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 Les Jeunes Ecrivains et le Journal Intime.

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    Féminin
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Joliet  /  Du beau, du bon, du bonnet C


Les JE et le JI

Je me demandais combien d'entre nous tiennent ou ont tenu un journal intime?

Si vous n'en tenez pas / plus : Pourquoi?

Si vous en tenez un : Pourquoi?

Sous quelle forme? Un cahier basique, un fichier sur votre pc ou publiquement sur un blog, ou comme je l'ai découvert lors de recherches, sur une plate-forme dédiée? Peut-être une simple feuille volante que vous brûlerez une fois la passion passée?
Peut-être que vous ne le rédigez pas à proprement parlé, vous le dessinez? Le mettez en musique? Le photographiez? Vous le faites rimer?
A quel rythme? chaque soir depuis vos 8 ans ou plus épisodiquement?
Pensez vous qu'il est nécessaire pour être un "écrivain" d'être passé par cet exercice?

La liste des questions est aussi vaste que celle de nos réponses.

à vous!

(et à moi plus tard Wink )



 
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    Féminin
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Nemesis  /  Incoercible envie de bo bun


Tu as invoqué la CB, alors je m'exécute.
J'ai essayé quand j'avais onze ans (parce que j'avais onze ans) et puis j'ai vite abandonné quand je me suis rendue compte que c'était une forme un peu gonflante pour se parler de soi à soi-même (alors qu'il y a déjà toutes les autres formes pour ça). Je ne comprends pas trop le principe au delà du cliché du "cher journal", en fait.

 
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Ahava-brumes  /  Guère épais


J'ai essayé de tenir un journal intime. Mais franchement, je n'ai jamais tenu plus d'une semaine. Ma vie, je la vis, j'ai pas envie de l'écrire.
Quand j'écris, je veux m'échapper, déverrouiller mes horizons et parler d'autre chose que de mon quotidien au sens strict.
Peut-être que mes romans sont des journaux intimes à leur façon, après tout, ils disent beaucoup de moi. Mais d'une manière détournée, moins littérale qu'un "vrai" journal intime.
 
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Flora  /  Constance killer²


J'ai eu un journal intime quand j'étais petite mais ça n'a pas duré longtemps, car je n'étais pas assez rigoureuse pour écrire chaque jour... ou même chaque semaine.

Quand je me suis lancée à la recherche d'un cheval à acheter (ce qui était un moment très important pour moi vu que j'en rêvais depuis 15 ans), j'ai ouvert un journal de bord sur un forum équestre pour raconter mon avancée, avoir des conseils et des encouragements ; et comme il était difficile de garder 'pour toujours' un topic de forum, j'ai finalement écrit sur Word toutes les étapes de ma recherche, les visites, ce que j'en avais pensé, les détails de chaque cheval que j'avais vu... C'est un texte que je prendrai plaisir à relire dans quelques années, une fois que ma mémoire se sera un peu effacée : c'est un reminder, comme un album-photo. Je sais qu'en relisant mon propre récit, je me souviendrai plus nettement de ces moments.

Je pense que l'intérêt d'un journal intime peut être là : garder une trace des bons moments, ou au contraire des moments douloureux, pour se rafraîchir la mémoire ou (pourquoi pas ?) les partager avec d'autres. Écrire chaque jour oblige à une certaine rigueur, ce n'est pas un exercice inintéressant, même si je ne me verrais pas le faire sur une très longue période.


Dernière édition par Flora le Dim 22 Mai 2016 - 18:39, édité 1 fois


Perdus dans la section Romans ? Ce topic peut vous aider !

Je lis : Amazone, Apocalyptic Béru, La princesse du canton, La brigade des ombres, Le sang et l’ordre, Pas touche à mon F.A.U.V.E., La rivière des aspects et Le lycée des routes
 
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Lo.mel  /  Correcteur apolitique pour Sputnik


Joliet a écrit:
Je me demandais combien d'entre nous tiennent ou ont tenu un journal intime?

Tu veux dire en dehors de l'Horloge Parlante ?


Mon n'sorte de roman : Pionniers, tentative d'une Âme      :rain:


Recette pour faire un bon livre :
1) Écrivez un mauvais livre ;
2) Recopiez le contraire.

Spoiler:
 
 
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Laughing Laughing
 
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Not cool, dude.
 
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Erf. Pour le coup, le journal intime remonte à une période de ma vie où j'avais le sentiment que je devais cacher des informations. OK tout le monde a des choses à cacher mais là c'était pour de mauvaises raisons. J'en ai brûlé certains. Il m'arrive de devoir canaliser ma colère à l'écrit aussi, mais ça a un côté urgent et exceptionnel qui ne me semble pas très "journal".


Oui vous alliez avoir forcément une réaction d'ado émotif sur ce topic alors autant que ce soit moi comme ça vous savez à quoi vous attendre. Rolling Eyes



Blāūg
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Judie  /  Pippin le Bref


Bonjour !

Je n'ai jamais tenu de vrai journal intime. Il m'est arrivé de tenir une sorte de journal de bord lors de vacances. Le but était de retenir des sentiments, des impressions surgies surtout d'un paysage inconnu, de relations sans lendemain. Je regrette un peu de n'avoir pas tenu de journal le reste du temps : si j'avais su la vitesse à laquelle allaient changer certaines choses, j'aurais sans doute écrit, de manière à conserver de meilleurs souvenirs. Notre passé, nous le reconstruisons sans cesse (ainsi saint Augustin dit qu'il vécut une expérience mystique et qu'il la regarda d'abord de manière incrédule, en doutant de la réalité de la chose, avant de se convertir : dès lors, son expérience était devenue un déclencheur). J'aurais aimé avoir trace de ma première impression face à certains événements. Je parlais sur le forum de Claude Simon, de son style et du « tissu de mémoire » (Dallenbäch) : les personnages sont réduits à répéter la même histoire en tâchant toujours de mieux la dégager du mythe, adoptant tour à tour tous les points de vue, comblant les vides sur des présomptions, saisissant des sentiments, découvrant des sens secrets qu'ils n'avaient pas perçu. Nous pouvons par le souvenir revivre inexactement les choses. Nous pouvons par la langue (et le journal) tenter de conjurer la reconstruction nécessaire et les trahisons du souvenir. Je suis sensible à l'importance de l'oubli ; le mot de Nietzsche associant le bonheur terrestre à la faculté d'oublier, dans les Considérations inactuelles, me semble très juste. Et pourtant la vie insouciante (« après moi le déluge » / « il ne faut pas regarder derrière » / « il faut vivre au lieu de se regarder vivre ») ouvre au bonheur animal de ne rien regretter ni présager, tout en sacrifiant la douleur humaine d'être essentiellement temporel. Le genre littéraire du journal intime a peu d'intérêt pour moi, mais j'y vois comme un auxiliaire utile dans l'approche du temps comme enjeu littéraire.

J'espère avoir respecté le cadre de la réflexion...
 
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May  /  Amphigouri holistique


Lo.mel a écrit:
Joliet a écrit:
Je me demandais combien d'entre nous tiennent ou ont tenu un journal intime?

Tu veux dire en dehors de l'Horloge Parlante ?

C'est vrai qu'à force d'années ici, c'est là que se trouve mon journal intime et mes pires craintes. Je compile depuis le début mes interventions de dessus, j'avais aussi compilés les interventions de Graesch et Mushroom du temps où ils étaient présents. C'est un endroit étrange, je n'irais pas faire lire ce que j'y écris à mon entourage, j'ai toujours refusé de donner le lien du forum à mes amis proches. Ceux que j'ai ici, je me les suis fait à travers ce média.

L'Horloge Parlante, ce journal intime m'a permis de me rassurer, de discuter et d’appeler à l'aide tout en me sentant normale, elle m'a permis à force de sous entendu, de parcourir un chemin qui me semblait trop difficile. Elle me permet de retourner en arrière parfois de voir ce qui a évolué et ce qui n'a pas changé.  Une catharsis avec jugement social. Plus je vais mal, plus je poste. Plus je suis indécise, plus je poste. Meilleure est ma vie, plus je reste à quelques mois sans rien écrire de plus que quelques phrases.


Explétif par principe.
http://fabriquetoi.tumblr.com/
 
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Quod  /  Pouyoute (© Birdy)


On dit que ce qui se conçoit bien s'énonce clairement.
Lorsque j'étais enfant et ado, je pense que c'est ce qui m'a poussée à essayer (je dis bien essayer) de tenir un journal : mettre des mots sur mes ressentis m'aidait à les comprendre.
Mais ces tentaitves ont toujours suivi le même rituel autodestructeur : de façon périodique, je me lassais du journal rapidement et le laissais tomber, puis quelques mois (ou années) plus tard, je le reprenais mais en arrachant les pages déjà écrites pour repartir sur un cahier vierge (vierge, mais de plus en plus "déplumé" !).
Ce geste était probablement ma façon à moi de faire table rase du passé. Ou peut-être que, comme dit Némésis, parler de moi-même à moi-même finissait par me gonfler. En relisant ce que j'avais écrit plus tôt, je me faisais honte. Ce n'était pour moi que nombrilisme et pleurnicheries existentielles, servis dans un style affreusement sérieux (et donc qui sentait la charogne).
Vers mes vingt ans, j'ai mis un terme à tout ça.

Aujourd'hui, tout ce que je regrette, c'est de ne pas avoir gardé de catalogue précis des dates des événements de ma vie (déménagements, relations, voyages...), des noms des lieux que j'ai visités (à une époque je voyageais beaucoup grâce à ma famille) et des gens que j'ai croisés. Ma mémoire est déplorable et si je voulais raconter au cours d'une discussion informelle certains de mes souvenirs, je serais incapable de les dater...

Spoiler:
 


 
 
   
    
                         
Invité  /  Invité


Journal intime, pour moi ce n'est pas un texte c'est un objet, un objet entouré de mystère, et c'est plus sa forme, son volume, et la façon dont il protège l'intimité dont il est le garant, que son contenu, qui m'intéresse.

Lorsque j'étais adolescent, j'étais passionné par les codes et les techniques de dissimulation en tout genre. Mon rêve était de posséder un de ces livres dont la couverture est fermée par un cadenas, voire, une serrure. J'ai massacré pas mal de cahier à essayer en vain d'ajouter un dispositif de fermeture bricolé en système D. J'ai réussis quelque fois, j'avais créé des espèces de mutants fragiles à la résistance précaire. Mais peu m'importait que le livre ne résiste pas à une éventuelle violation: le simple fait de sortir ma petite clef, d'ouvrir le cadenas que j'avais réussi à greffer sur mon livre mutant, me procurais la sensation d'ouvrir un espace fermé, qui n'étais réservé qu'à moi et moi seul. Ou encore, parfois, sans chercher à fermer le livre à clef, le simple fait de soulever le matelas et de le dissimuler sur les lattes me procurais beaucoup d'excitation. Mais sitôt que je passais à la rédaction, tout tournait à vide, et se terminait par l'inachèvement... Car au fond, si dissimuler est excitant, encore faut-il avoir vraiment quelque chose à cacher, ce qui n'a jamais été mon cas.

En fin de compte, ce qui me passionnait, et me passionne toujours, c'était les codes, les codes secrets, le fait de rédiger un livre entier dans un langage que moi seul connais, que moi seul peut lire. Ce journal secret ainsi codé devient un objet mystérieux, une sorte de grimoire au contenu étrange et magique, à l'instar d'artefacts très connus comme le manuscrit de Voynich. J'avais parlé de ce projet dans le topic sur la calligraphie, actuellement je rédige l'un de ces journaux avec des symboles qui ressemblent aux glyphes mayas.

Voici le livre mystérieux:
 

Je pense que dans mon esprit au final, la forme prime désormais sur le fond quand il s'agit de journal intime. J'ai tenu beaucoup de journaux par le passé, mais quand je les ai relus, je les ai tous détruis, j'avais honte, le texte me semblais ridicule ou inepte. En créant ces petits grimoires, au moins, le texte en lui même ne compte plus vraiment, ce qui importe, c'est la beauté de l'objet.

Cette vision est peut-être très excentrique, mais lorsqu'on prend le temps d'y penser, peut-être que c'est un peu la même chose pour beaucoup de monde. Car lorsqu'on dit "Journal Intime" tout de suite vous viennent en têtes ces séquences de sitcom mielleuses où un stylo touche le blanc de la feuille pendant qu'une voix off prononce ces quelque mots "Cher journal, aujourd'hui j'ai...". Comme si au fond le fait de tenir un journal était aussi superficiel et auto-fictionnel que de prendre un selfie. Des milliards de journaux intimes commencent chaque année par cette phrase et ne se terminent jamais parce que leur auteur ne donne pas suite à la première entrée - le journal intime est un concept extrêmement creux.
 
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C'est intéressant, comme dans les réponses on voit le lien entre “journal intime” et “écriture de soi”. Après, forcément, l'idée de “journal” (qu'on noircit chaque jour) “intime” (qui parle principalement de soi) véhicule tout ça… — Que Globy a évoqué admirablement bien dans le post qui me devance, « cher journal… ». Laughing

D'où ma préférence pour le terme de “cahiers” ou de “carnets” (à la Valéry (non, l'ego va bien)).

Assez souvent, je ne mets pas la date. J'essaie de me limiter en écrivant mes entrées. Ce sont souvent des réflexions sur des thèmes plus ou moins généraux, plus que des récits d'épisodes de vie. Parfois il y a des coups de colère (de ceux qu'on a envie de rayer ou de brûler ensuite). Souvent, ce sont des morceaux de projets, de trucs à incorporer à des écrits, etc.

La question de la finalité est assez cruciale, en fait, dans l'écriture de soi (ou pour soi, whatever), parce que c'est le manque de fin qui va faire “tourner à vide” l'écriture et la faire aboutir à quelque chose d'inachevé — et pour toujours inachevé, parce que n'allant nulle part. Ça peut être intéressant, au niveau du ressassement, m'enfin ! si c'est fait sans ambition littéraire, hé bien, le ressassement, c'est juste du ressassement.


Avatar : On the Seashore (détail), George Elgar Hicks, 1879.
 
   
    
                         
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J'ai déjà fait un journal intime. Il a duré deux jours. Et encore, j'enjolive.

Personnellement, je garde tout pour moi, comme ça, lorsque que quelqu'un me dit un mot de travers je fonds en larmes ou je lui arrache le visage jusqu'au sang :mrgreen: Je me réfugie en moi-même, c'est honnête :')
 

 Les Jeunes Ecrivains et le Journal Intime.

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