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 Les Jeunes Ecrivains et le Journal Intime.

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   Pensée du jour  :  "Et à l'intérieur j'ai tellement mal que je ne peux pas croire qu'il y aura un temps soulagé, un jour"'
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Mâra  /  Mérou


Je tiens un journal, ça fait quatre ans.
J'ai commencé beaucoup plus jeune, mais je n'avais pas de constance.
Je ne sais pas pourquoi, un jour, ça a marché. Je crois que j'avais beaucoup de rancœur à déverser.

J'ai envie de garder des "moments". J'avais affreusement conscience, à l'époque, de l'intangibilité de ma propre vie, j'avais l'illusion de pouvoir la "garder".
Maintenant je sais que c'est un peu vain parce que mes souvenirs les plus vifs et les plus précieux ne sont pas écrits.

Mais parfois, je suis content d'avoir les dates, les lieux, les noms des gens.
Il m'arrive de me dire "ah mais oui, c'est vrai qu'il m'est arrivé ça, j'avais oublié". C'est étrange, à vrai dire, comme sensation
J'y raconte beaucoup mes rêves (la nuit, je veux dire).

Ce qui est intéressant, c'est le point de vue évolutif.
À court terme: "tiens, ce cycle de déprime a duré trois mois, il précède une période euphorique de deux". "Tiens, cette relation amoureuse a commencé à se dégrader ici, on voit bien dans l'écriture que je me voile la face."
À long terme: j'ai rouvert il y a peu mon journal d'il y a trois ans. M'a foutu un coup. Sur le coup, ce que j'écrivais me tenait vraiment à cœur, mais en me relisant, j'ai honte de moi, je me trouve narcissique, futile et haineuse. Je crois surtout que j'étais très malheureux, et ça se voit

Parfois, j'ai l'impression que cette consistance physique de ma vie (ça commence à faire quelques centimètres d'épaisseur!) me sauvera du néant. Si je deviens un écrivain connu, on publiera mon journal j'imagine Laughing 
Parfois j'ai juste envie de me relire et d'éprouver de la tendresse envers moi-même
Il m'arrive d'être contente de cette futilité, de ces détails, cette petite vie triviale. Je me donne de la consistance. Je ne suis pas qu'un problème existentiel posé au présent, j'ai un passé.

Sinon, j'écris sur des cahiers. La forme détermine assez le fond. Il est trop tôt pour que je fasse une typologie, mais j'ai déjà remarqué que les touts petits carnets me rendaient plus efficace, que j'appréciais les papiers épais/mous (mmh le stylo qui s'enfonce délicieusement, traçant une ligne ronde et pleine)... Typiquement, Alibabette Editions est mon support préféré. Mais tout cela coûte cher, donc j'écris sur ce qu'on m'offre.
 
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Gemili  /  Tapage au bout de la nuit


Techniquement, si on passe l'essentiel de sa journée à penser à une histoire et qu'on passe à la rédaction, n'est ce pas un journal intime ?

Je sais que je joue sur les mots mais je viens de me poser la question en lisant les réponses. Dans un roman il peut y avoir toutes nos préoccupations, nos rêves, nos peurs et même un peu de notre histoire. On retrouve la même valeur exutrice. Sauf que c'est déguisé dans la fiction.

Après c'est pas le cas de toutes les oeuvres. Je pensais surtout à la poésie en fait.
 
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Le Panseur de Mots  /  Clochard céleste


Alors je suis complètement amoureux de la vision du Globe d'Argent. C'est vrai que tout cet aspect caché, crypté et codé est quelque chose qui me fascine beaucoup, même si je n'ai jamais tenté de faire quelque chose comme ton journal intime indécodable !

Sinon j'ai déjà eu un journal intime avec un petit cadenas et une clé lorsque j'étais en primaire, mais je ne marquais pas ma vie dessus, mais plutôt les opérations mathématiques que j'avais crées ( oui avant de créer des histoires fictives avec des lettres, j'inventai des opérations fictives avec des nombres )

Mais étant poète, je ne puis qu'acquiescer avec Gemli ! En dehors de poèmes que j'écris pour le Petit Mercure et ceux que j'écris pour mes fictions poétiques, j'écris beaucoup de choses que l'on pourrait trouver dans un journal intime. Car ces poèmes sont des œuvres que je montrerais surement à personnes et qui regroupent beaucoup de passages de ma vie, que ce soit ce que je ressens sur le moment, ce que je pense de la vie à cet instant précis, mes rêves et mes désillusions.... ! Par ailleurs, je regroupe tous ces poèmes personnels dans un fichier word intitulé "poésie autobiographique".

Après je me demande quand même pourquoi certaines personne désirent cacher leurs secrets en un livre alors qu'elles pourraient juste les cacher en leurs têtes, à l'abris des regards indiscrets.
Il y a certes le besoin d'écrire ce que l'on ressens, chose que j'expérimente beaucoup en tant que poète. Et encore je n'écris pas de poèmes sur des secrets trop intimes.
Il y a aussi l'envie d'avoir quelque chose de caché et de dissimulé, mais là, c'est plus par plaisir de cacher des choses que par envie de protéger nos secrets du regard des gens, c'est plus pour faire primer la forme sur le fond comme le Globe d'Argent l'a dit !
Mais en dehors de cela, les gens qui prennent un journal intime uniquement pour y cacher les secrets qu'ils ne veulent pas que l'on découvre et un concept assez bizarre !

Mais bon je part dans trop de tergiversation intellectuel et vais m’arrêter là ! En esperant que vous arriverez à comprendre ce que j'ai voulu énoncer ! =)
http://le-petit-mercure.weebly.com
 
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Joliet  /  Du beau, du bon, du bonnet C


À mon tour de répondre à mes questions.

Depuis que j'ai 8 ans je tiens des journaux intimes, par période. Dans de jolis cahiers, puis dans des agenda, que j'ai quasiment tous gardés.
J'ai tenu des blogs personnels, mais malheureusement soit j'en ai perdu les identifiants/mdp soit ils se sont crashés avant que j'en sauvegarde les données.
J'ai tenu aussi des cahiers de vacances quand je partais en colonie de vacances.

J'ai eu très tôt le besoin de laisser quelque part une trace de mon histoire, pour moi, peut-être pour mes petits enfants. Encouragée à l'exercice par ma mère , encouragée par le récit des souvenirs de mon arrière-grand-mère.

Depuis que je travaille j'ai besoin d'un agenda, petit à petit il s'est substitué à mon journal, j'y note mes jours et horaires de travail à venir, mais aussi les événements marquants passés.
Mais il me manque un truc que je ne retrouve que dans un journal: la possibilité de mettre noir sur blanc ce que je ressens, prendre du recul, m'éclaircir les idées.

Alors j'ai repris un cahier, je l'ai décoré et je me suis à nouveau lancée. Après quelques semaines ça a pris la forme d'une introspection sur mon processus créatif, de réflexions à moi-même, parfois émaillée d'instantanés sur ma journée, plus qu'un journal intime c'est un carnet de ressenti.

D'ailleurs, faut que j'aille y raconter mes impressions sur les réponses de ce topic, avant de faire un pavé indigeste Wink
 
   
    
                         
Invité  /  Invité


Panseur: You can call me globy Smile Ou Globe.

Y a plein de choses sur lesquelles j'ai envie de rebondir maintenant. C'est marrant parce qu'au début, le sujet du Journal intime me paraissais assez fermé, car limité à une image que j'avais personnellement en tête, celle du "Cher journal..." et pour moi c'était plié. Mais rien qu'avec l'intervention de Raven j'ai l'impression de découvrir qu'un simple glissement vers quelque synonymes me révèle une dimension que j'avais complètement zappée: oui, c'est vrai, il n'y a pas QUE le journal intime au sens de ce carnet auquel on confie ses pensées les plus personnelles, il y a le cahier d'idées, le carnet de notes, et comme l'a dit Quod, on peut tout aussi bien rédiger une chronologie des dates principales de notre existence (je crois que je vais faire ça dans mon délire codé merci pour le filon :p).

Parce si on accepte une définition étendue de journal intime, au final, j'ai peut-être genre une vingtaines de journaux intimes... Moi qui pensais n'en avoir aucun sorti de mes grimoires capillotractés! (que je considérais comme mes vrais journaux intimes - c'est dire à quel point je suis inversé dans ma tête). Car j'ai de nombreux carnets de brouillon, où je jette toute sortes d'idées, de croquis, de textes, d'essais parfois abscons, parfois plus aboutis... Ce sont des cahiers souvent dans un état de conservation absolument lamentable, celui que j'utilise le plus souvent actuellement n'a plus du tout de couverture, il n'y a que la spirale, et il perd ses feuilles au fur et à mesure de mes maltraitances. Au début de ce carnet on trouve un brouillon de fiche de lecture pour à Rebours de Huysmans, j'ai dû faire ça quand j'étais à la fac... ça fait un bail! Et ensuite, des chiffres, des listes de courses, des idées de textes, des gribouillages... C'est le chaos, et des cahiers comme ça j'en ai pléthore, j'aime traîner ce genre de chose avec moi partout, j'aime bien qu'ils soient usés, une fois qu'ils sont à bout et qu'il n'y a plus un seul espace de libre, j'ai le sentiment de quelque chose d'accompli. Je n'ai jamais jusque là eu l'envie de considérer ces cahiers comme des journaux intimes, et pourtant, si jamais quelqu'un s'aventure à me les prendre pour lire dedans, je vois rouge très vite, et je lui arrache des mains, donc ils contiennent en somme quelque chose que je n'ai pas envie de dévoiler - il y a de l'intimité dans ces cahiers qui ne se veulent pas journaux intimes... Donc bref, grâce à ce topic, je découvre qu'en fait j'ai plein de journaux intimes... Très différents les uns des autres.

M'enfin, on en apprend tous les jours.

Je trouve assez intéressant ce qu'ont dit Lo.mel et May d'ailleurs, car l'air de rien, ça m'a fait cogiter plein de choses, et j'ai trouvé plein de trucs qui pourraient vous intéresser. En effet, partager des éléments de sa vie privée sur un forum peut sembler étrange, mais en même temps, cela questionne cette notion de "l'intimité" à l'ère d'internet et des réseaux sociaux. Car au final, qu'est-ce que vous propose Facebook, si ce n'est créer un journal intime en ligne qui est partagé avec des personnes triées sur le volet: vos proches, amis et famille? Seulement, peut-être avez-vous eu la même expérience que moi de ce réseaux social: partager des éléments de sa vie privée peut rapidement se transformer en véritable cauchemar, vous regardez les profils des autres, vous en voyez certains qui ne font que geindre et trouvent oreille à toutes leur complainte... Vous, de votre côté, vous avez le malheur de publier, une fois, un seul un message qui semble un tant soi peu plaintif, et vous vous prenez parfois une pluie de sermons et de remontrances désagréables. J'avoue avoir toujours eu beaucoup de mal avec les réseaux sociaux, je déteste ça même. Et à côté de cela, si ici je poste un message même pour me plaindre de mon travail, de ma journée à venir, ou simplement du fait que je m'ennuie, et bien, jusqu'à aujourd'hui, jamais cela n'a suscité de réaction négative... Du coup effectivement, moi aussi j'avoue balancer pas mal de phrases, de références à ma vie privée sur l'horloge parlante, comme si c'était une sorte de journal intime, partagé avec les autres membres du forum.
La seule chose qui ici diffère de Facebook, c'est assez simple: c'est le pseudonyme. Nous parlons sous couvert d'une identité virtuelle inventée de toute pièce, accompagnée d'un avatar qui à lui seul envoi déjà toute sorte de messages différents, appuyé par une signature qui en ajoute encore plus. Mais ces pseudonymes sont très loin d'être parfaitement anonymes, bien au contraire ici beaucoup de membres ont finit, par connaître mon nom et prénom, parfois même à connaître mon adresse... Et sans aller jusque là, j'écris d'une façon telle, j'ai des réactions telles que, quand bien même je supprimerais mon compte et que j'en créerais un autre deux mois après, je serais probablement reconnu sous deux semaines. Les forums contrairement à Facebook sont régis par la règle du pseudonymat: il ne s'agit pas d'une identité complètement cachée, mais elle n'est pas non plus entièrement dévoilée. J'ai trouvé deux définitions très bonnes de l'expression:

Wikitionnaire a écrit:
Le pseudonymat est quelque chose de naturel sur les réseaux, et même une prudence élémentaire face à un support hypermnésique. Il est temps que l’on cesse de le trouver suspect, et cela commencera en cessant de le confondre avec l’anonymat. — (Eolas, Journal d’un avocat, www.maitre-eolas.fr, 2011)

Wikitionnaire a écrit:
Le pseudonymat peut être considéré comme une approche qui concilie les avantages pour l’utilisateur de l’identification et de l’anonymat. — (Lexique "Identités actives" - Terme n°17 : Pseudonymat, www.identitesactives.net, 2008)

Au final, je pense que l'idée du journal intime, sans que l'on s'en rende compte, a peut-être énormément changé avec l'émergence d'internet et des réseaux sociaux, et avant cela encore avec la folie des blogs qui, même si elle s'est largement tassée aujourd'hui, a probablement mis un terme au "Cher journal.." pour les quinze prochaines années. Désormais, il semble plus intéressant et c'est en tout cas beaucoup plus couramment pratiqué, d'avoir un journal intime partagé avec d'autres, que d'avoir un simple cahier secret que personne n'a le droit de toucher. A ceci près que cette intimité ouverte pose toute sorte de problèmes et l'on voit bien que selon le site sur lequel on s'épanche, les réactions ne sont pas du tout les mêmes si l'on parle en son nom, ou si l'on utilise une identité virtuelle.

D'ailleurs, à bien y repenser, je sais pas vous, mais moi, je me demande régulièrement, et je me suis toujours demandé pourquoi 97% des gens utilisent de leur plein gré leur véritable nom et prénom sur Facebook. c'est un véritable mystère!!! Facebook n'est pas une institution étatique et n'a strictement aucun droit d'imposer à ses utilisateurs de divulguer leur identité (ils se permettent d'envoyer des messages demandant aux usagers de donner leur identité, mais légalement ils n'en ont pas le droit).
 
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Le Panseur de Mots  /  Clochard céleste


Ta réponse est vachement intéressant et c'est vrai que cela remet totalement ce que l'on peut penser lorsque l'on dit le mot journal intime.

Après pour ta question final sur Facebook, je pense que la raison pour laquelle nous mettons notre prénom et nom de famille est d'abord par conventions. Tout le monde le fait donc nous pensons que c'est la règle. C'est d’ailleurs la raison pour laquelle mon profil Facebook contient mon prénom et mon nom de famille.
Mais je pense aussi que c'est pour mieux se retrouver entre ami. Il est plus facile pour un de mes amis de m'inscrire sur Facebook si mon profil Facebook contient mon prénom et nom de famille. Il n'a juste qu'a marqué mon nom et il me trouve instantanément. Alors que si j'avais mis un pseudonyme complexe, il aurait été obligé de me demander avant si j'avais Facebook et quel est mon pseudonyme. Alors que grâce au nom tu peux retrouver tes amis directement.
C'est en tout cas les raisons qui me viennent en tête lorsque je réfléchit au sujet !
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Reka  /  Barbare en mousse


J'ai tenu plusieurs journaux. Le premier, vers 15 ans (2000). Comme Globy, j'avais malmené un carnet à coup de perceuse pour y mettre un cadenas digne de ce nom (autre chose que ces carnets fournis avec une camelote de cadenas et des mini-clés standards dont l'ouverture ne résistait pas même à l'insertion d'un stupide cure-dents). J'ai alimenté ce journal pendant 3 mois, assez régulièrement. En me relisant au terme de cette période, je me suis trouvée tellement pathétique, j'ai considéré mon style tellement déplorable que j'ai émietté ledit journal en quelques milliers de morceaux.
Sans regret.

J'ai repris quelques années plus tard (2004) une autre forme de "journal". J'y traduisais en dessins mes impressions et ce que je vivais en allégories.
Spoiler:
 
Ca a duré plus de 3 ans (avec des périodes intenses et frénétiques et d'autres nettement plus relâchées), puis je n'ai plus eu envie ni d'exprimer mes états, ni de dessiner.

Depuis lors, je n'ai plus jamais envisagé de reprendre un "journal intime" qui ressemble à ceux que j'ai préalablement tenus. Plein de choses m'en dissuadent : mon exigence (rien n'est jamais écrit avec la précision que je voudrais), ma lenteur, mon mode de vie – le rythme métro boulot dodo est usant, et ça demande des ressources en énergie que de créer, même si, souvent, le cercle est vertueux et tend à régénérer au bout du compte... –, etc.

J'ai envisagé plus d'une fois aussi d'alimenter un agenda et d'y inscrire un seul mot par jour pour prélever la substantifique moelle de mes journées (vécu, états d'âme). C'est un exercice que j'ai tenté de réaliser durant une semaine, à vrai dire, mais le processus d'abstraction est hyper complexe et demande un effort qui m'a très rapidement lassée/agacée.

En revanche, seule constante : je tiens des "carnets de rêves" depuis 1999. J'y note les rêves (songes de nuit) les plus significatifs. J'ai entamé mon deuxième carnet en 2015 et commencé à les illustrer (pour ce faire, le format dudit carnet est idéal parce que les pages au verso sont vierges, et celles au recto sont lignées).

Pour répondre à la question de Joliet, je ne pense pas qu'il soit nécessaire pour être un "écrivain" d'être passé par cet exercice. Je pense qu'il y a mille façons de s'exprimer, mais que le JI n'est pas en soi un instrument incontournable pour s'avancer sur le chemin de l'écriture. Certes, c'est une stimulation, mais on n'est pas obligé de passer par l'écriture de soi pour pouvoir conter l'autre ou l'ailleurs. Je crois.
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    Féminin
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Jana-Ships  /  Barge de Radetzky


Mes longs récits sont peut-être une forme de journal intime, des mots qui reflètent mon pessimisme inégalable. Mais pas trop, non plus, parce que je considère que ces papyrus ne sont pas faits pour décrire mes états d'âme.

En revanche, j'ai trouvé un autre format! Mon agenda se transforme régulièrement en...bah, en un truc qui n'a pas de nom. Tantôt des dessins immondes gribouillés en noir, tantôt mon état émotionnel écrit en gros et en majuscule, comme ça, après je colorie l'intérieur. Ca fait des couleurs, c'est bien! Et enfin, le reste quand ce n'est pas des devoirs, c'est des pages noircies de mes états...pas le genre de trucs qu'on a envie de lire, d'ailleurs.

J'ai cette pratique depuis, oulàlà, au moins quatre ans! J'ai même gardé mon agenda/journal intime de troisième et seconde, que j'ai eu le malheur de relire...

Pourquoi j'écrivais là-dessus, alors qu'un agenda n'a pas cette fonction d'ailleurs? Une nécessité de faire sortir ces pensées de ma tête au risque de virer plus folle que je ne le suis. Et comme l'agenda est personnel et que personne n'aurait l'idée de venir fouiller dedans contrairement aux feuilles de cours, eh bien je ne me prive pas. C'est discret et je prends soin de ne pas empiéter sur les pages futures: je prends la place restée libres du début d'année. Sorte de thérapie, qui ne m'aide pas forcément mais au moins ça m'anesthésie un moment.

Ah, truc très important! Je répugne cette formule "Cher Journal". Jamais utilisé. Quant à ce site que j'avais créé pour explorer ma relation à l'écriture et mes avancées, bah, comment dire? Je ne sais même plus comment je l'ai nommé...j'ai tenu deux mois avant de l'oublier, et pourtant, je le tenais à jour...
 
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Nathalie  /  Clochard céleste


Bonjour,

Moi j'ai tenu un journal intime pendant quelques années: cadeau offert par ma grand-mère avec un cadenas.
Puis j'ai lu "Le journal d'Anne Frank" et à l'époque je me souviens de ma réflexion d'enfant: "Elle a des choses à raconter beaucoup plus intéressantes que moi". J'ai donc abandonné le journal intime , il s'est transformé en fiction.
 
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Eva.Chrisline  /  Gloire de son pair


Bonjour à tous !

Pour ma part, je tiens un Journal Intime depuis mes 17 ans, année de terminale. Aujourd'hui, ça fait 10 ans, et j'adore me replonger dedans, constater l'évolution de ma vie, de ma personnalité, et même de la vie de mes proches car il n'y a pas que du JE dedans. C'est large.

Je me revois adolescente, indifférente, éternelle célibataire, très timide et mal dans sa peau; puis les années qui passent, LA rencontre, les épreuves de la vie, le bonheur etc... Un vrai récit de vie, intéressant pour moi, indigeste pour quelqu'un d'autre ^^ Mais je trouve intéressant de ne pas oublier qui on a été, dans le passé. Car on change sans s'en rendre compte, on a une autre vision de la vie, plus mature, par certains égards. En ce qui me concerne, il y a énormément de choses que j'avais occulté. Parfois, je me surprends moi-même avec certains souvenirs :p

Et tous les ans, à la fin de l'année, je fais le bilan de l'année écoulée ainsi qu'une liste de souhaits pour l'année à venir. Et c'est l'éternel recommencement Smile En ce moment, j'y note l'excitation face à mon premier emploi et mon premier emménagement avec le chéri, et aussi le premier envoi aux éditeurs ! Je ne doute pas que dans 10 ans, je serai heureuse d'avoir immortalisé ces émotions que j'aurai à coup sûr oublié ^^

Voilà pour mon petit témoignage Smile Bonne journée !
 
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Orhias  /  Homme invisible


Bonjour à tous,

Personnellement, je tiens un journal intime depuis des années, mais je ne le remplis qu'au gré des mes humeurs. J'entends par là qu'il me sert essentiellement à vider mon sac quand tout va mal et parfois à féliciter la vie quand tout va bien.
Récemment, j'ai créé un journal littéraire en ligne pour décrire quotidiennement chaque étape de l'écriture de mon nouveau roman. J'espère que cela me permettra de prendre du recul en relisant certains passages aléatoirement.

Voilà pour moi. Smile
https://erikorhias.wordpress.com/
 

 Les Jeunes Ecrivains et le Journal Intime.

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