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 Les plus beaux poèmes

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    Masculin
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   Localisation  :  va voir sur La Carte si j'y suis.
   Pensée du jour  :  On ne caillasse pas des gens avec des chats, sinon on les chaillasse.
   Date d'inscription  :  06/10/2013
    
                         
Aomphalos  /  Double assassiné dans la rue Morgue


Celui-là est terrible, je me souviens de lui...
https://aomphalos.wordpress.com/ En ligne
 
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    Masculin
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art.hrite  /  Chantre brahmane ज्ञानयोग


n'est-ce pas...
(!)

-

La neige a mis une silencieuse nappe sur toute chose.
On ne perçoit rien que ce qui se passe à l'intérieur de la maison.
Je m'enveloppe dans une couverture et je ne pense pas, fût-ce à penser.
Je ressens un plaisir tout animal et vaguement je pense,
Et je m'endors sans moins d'utilité que toutes les actions du monde.

*

C'est peut-être le dernier jour de ma vie.
J'ai salué le soleil, en levant la main droite,
Mais je ne l'ai pas salué pour lui dire adieu,
J'ai fait signe que j'aimais bien le voir encore: rien d'autre.

extraits de ses poèmes désassemblés.
 
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    Féminin
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Lion piteux  /  La Papesse


DERNIÈRE LETTRE

O, imprudent compagnon,
mon ami jaloux et inquiet,
tu n'es pas venu ici pour moi,
septembre, chagrin et froid,
le retour aux villes mystérieuses
est impossible -
L'une ou l'autre est toujours pareille
à sa sévère beauté,
bonne pour ma mémoire bénie
et consacrée par ton sourire.
Tu es insupportable et fantasque,
mais on ne sait pourquoi, le plus aimé.
je ne supporte plus ici de souffrir,
d’égrener mon chapelet
et de savoir que mon voisin
viendra à ma table.
Songe, le jour succède au jour,
la neige est tombée, il dégèle ce soir,
et avec les dernières grues,
mon espoir est parti.
Et habitué à ma tristesse
le voisin ne cesse de soupirer :
"pardon, cela me ronge et m'embête".
Pardi ! Lui-même est amoureux.
Au jardin, sous le bruissement des bouleaux de Carélie,
je songe aux jours de Tsarskoë,
à nos longs entretiens, aux poèmes
et à tes lèvres séduisantes.
Je sens ta main sur mon coude,
qui me guide jusqu'à chez moi,
et j'entends encore une fois
que tu ne peux supporter la séparation ;
ma faute est-elle si terrible
pour que j'aie mérité cet ennui ?
Quand un feu flambe au salon
et que mon élégant invité ne se hâte pas
de commander sa calèche,
mais, comme s'il se rappelait quelque chose,
regarde la flamme sans plisser les paupières,
alors j'aime me souvenir...
Déjà, amis, vous étiez las de voir
vide ma petite armoire à icônes,
tandis que chacun reconduit sa nouvelle reine
à sa porte dorée.
Et toi, en fin de compte le plus habile,
Ton élue est la plus soumise ;
bientôt l'encens enveloppera ses pieds...
Alors rappelle toi l'heure unique,
cette heure lointaine du soir,
le cri de détresse d'un cygne,
le regard d'adieu de mes yeux.
Je n'ai plus besoin de rien -
Ce m'est une juste consolation.

A.A
 
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    Féminin
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   Pensée du jour  :  Je voudrais du soleil vert, des dentelles et des théières...
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Hel  /  Pour qui sonne Lestat


Les fenêtres

Du rouge au vert tout le jaune se meurt
Quand chantent les aras dans les forêts natales
Abatis de pihis
Il y a un poème à faire sur l'oiseau qui n'a qu'une aile
Nous l'enverrons en message téléphonique
Traumatisme géant
Il fait couler les yeux
Voilà une jolie jeune fille parmi les jeunes Turinaises
Le pauvre jeune homme se mouchait dans sa cravate blanche
Tu soulèveras le rideau
Et maintenant voilà que s'ouvre la fenêtre
Araignées quand les mains tissaient la lumière
Beauté pâleur insondables violets
Nous tenterons en vain de prendre du repos
On commencera à minuit
Quand on a le temps on a la liberté
Bigorneaux Lotte multiples Soleils et l'Oursin du couchant
Une vieille paire de chaussures jaunes devant la fenêtre
Tours
Les Tours ce sont les rues
Puits
Puits ce sont les places
Puits
Arbres creux qui abritent les Câpresses vagabondes
Les Chabins chantent des airs à mourir
Aux Chabins marronnes
Et l'oie oua-oua trompette au nord
Où les chasseurs de ratons
Raclent les pelleteries
Étincelant diamant
Vancouver
Où le train blanc de neige et de feux nocturnes fuit l'hiver
Ô Paris
Du rouge au vert tout le jaune se meurt
Paris Vancouver Hyères Maintenon New-York et les Antilles
La fenêtre s'ouvre comme une orange Le beau fruit de la lumière

Guillaume Apollinaire
 
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    Masculin
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art.hrite  /  Chantre brahmane ज्ञानयोग


La cloche fêlée

Il est amer et doux, pendant les nuits d'hiver,
D'écouter, près du feu qui palpite et qui fume,
Les souvenirs lointains lentement s'élever
Au bruit des carillons qui chantent dans la brume,

Bienheureuse la cloche au gosier vigoureux
Qui, malgré sa vieillesse, alerte et bien portante,
Jette fidèlement son cri religieux,
Ainsi qu'un vieux soldat qui veille sous la tente !

Moi, mon âme est fêlée, et lorsqu'en ses ennuis
Elle veut de ses chants peupler l'air froid des nuits,
Il arrive souvent que sa voix affaiblie

Semble le râle épais d'un blessé qu'on oublie
Au bord d'un lac de sang, sous un grand tas de morts,
Et qui meurt, sans bouger, dans d'immenses efforts.







Le goût du néant

Morne esprit, autrefois amoureux de la lutte,
L'Espoir, dont l'éperon attisait ton ardeur,
Ne veut plus t'enfourcher ! Couche-toi sans pudeur,
Vieux cheval dont le pied à chaque obstacle butte.

Résigne-toi, mon cœur ; dors ton sommeil de brute.

Esprit vaincu, fourbu ! Pour toi, vieux maraudeur,
L'amour n'a plus de goût, non plus que la dispute ;
Adieu donc, chants du cuivre et soupirs de la flûte !
Plaisirs, ne tentez plus un coeur sombre et boudeur !

Le Printemps adorable a perdu son odeur !

Et le Temps m'engloutit minute par minute,
Comme la neige immense un corps pris de roideur ;
Je contemple d'en haut le globe en sa rondeur
Et je n'y cherche plus l'abri d'une cahute.

Avalanche, veux-tu m'emporter dans ta chute ?
 
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    Masculin
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   Pensée du jour  :  du-per
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Le Quartmajan  /  Gloire de son pair


Lente me

Ik zing je, ik refrein je
Ik sherry je, ik wijn je
Ik speel je en ik vleugel je
Ik Rembrandt en ik Brueghel je

Ik koffie en ik thee je
Ik strand je en ik zee je
Ik spel je en ik blader je
Ik moeder en ik vader je

Maar ik wil jou zo graag iets vragen
Dat gaat veel verder dan een zoen
Ik wil jou zo graag iets vragen
Zou je voor mij wat willen doen

Lente me, zomer me
September me en winter me
Want ik heb je onophoudelijk lief
Morgen me, middag me
Avond me en nacht me
Met andere woorden
Blijf bij me, alsjeblieft

Ik wil in je ogen weer de bloem zien van de appelboom
En je zomers wil ik voelen op mijn wang
Ik wil de bladeren zien vallen op mijn stille droom
En de lichtjes van de kerst weer zien bewegen op het behang

Lente me, zomer me
September me en winter me
Want ik heb je onophoudelijk lief
Morgen me, middag me
Avond me en nacht me
Met andere woorden
Blijf bij me, alsjeblieft

Lente me, zomer me
September me en winter me

Toon Hermans
http://www.publier-un-livre.com/fr/le-livre-en-papier/451-beaux-
 
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Moira  /  Pour qui sonne Lestat


On aimerait bien comprendre Sad
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Brutu  /  Hé ! Makarénine


"Il se disait que lui, Tony, il aurait voulu savoir comment on fait pour aimer les autres sans qu'aimer les autres ce soit d'abord penser à soi.
Il aurait bien aimé savoir ça. Parce que, peut-être, s'il avait su comprendre comment on peut s'oublier, il aurait pu, ce jour où en rentrant chez lui, bien avant tout ça, quand il a mis la clef dans la serrure, quand, après qu'il a ouvert la porte et que de nouveau son coeur a battu fort, qu'il est entré et que, en robe jaune, les jambes pliées sur le canapé où elle était assise, il a vu Pauline rire au téléphone, oui, s'il avait su comment on fait pour penser moins à sa propre douleur - comme si elle n'avait su se taire que pour se ressourcer et mieux revenir - alors il aurait pu être heureux de la voir si calme, riante. Il aurait pu être heureux comme pour lui-même de savoir qu'elle était au téléphone avec l'homme qu'elle aimait."

Laurent Mauvignier, Seuls

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Aquae  /  Autostoppeur galactique


Je connais le désespoir dans ses grandes lignes. Le désespoir n'a pas d'ailes, il ne se tient pas nécessairement à une table desservie sur une terrasse, le soir, au bord de la mer. C'est le désespoir et ce n'est pas le retour d'une quantité de petits faits comme des graines qui quittent à la nuit tombante un sillon pour un autre. Ce n'est pas la mousse sur une pierre ou le verre à boire. C'est un bateau criblé de neige, si vous voulez, comme les oiseaux qui tombent et leur sang n'a pas la moindre épaisseur. Je connais le désespoir dans ses grandes lignes. Une forme très petite, délimitée par un bijou de cheveux. C'est le désespoir. Un collier de perles pour lequel on ne saurait trouver de fermoir et dont l'existence ne tient pas même à un fil, voilà le désespoir. Le reste, nous n'en parlons pas. Nous n'avons pas fini de deséspérer, si nous commençons. Moi je désespère de l'abat-jour vers quatre heures, je désespère de l'éventail vers minuit, je désespère de la cigarette des condamnés. Je connais le désespoir dans ses grandes lignes. Le désespoir n'a pas de coeur, la main reste toujours au désespoir hors d'haleine, au désespoir dont les glaces ne nous disent jamais s'il est mort. Je vis de ce désespoir qui m'enchante. J'aime cette mouche bleue qui vole dans le ciel à l'heure où les étoiles chantonnent. Je connais dans ses grandes lignes le désespoir aux longs étonnements grêles, le désespoir de la fierté, le désespoir de la colère. Je me lève chaque jour comme tout le monde et je détends les bras sur un papier à fleurs, je ne me souviens de rien, et c'est toujours avec désespoir que je découvre les beaux arbres déracinés de la nuit. L'air de la chambre est beau comme des baguettes de tambour. Il fait un temps de temps. Je connais le désespoir dans ses grandes lignes. C'est comme le vent du rideau qui me tend la perche. A-t-on idée d'un désespoir pareil ! Au feu ! Ah ! ils vont encore venir... Et les annonces de journal, et les réclames lumineuses le long du canal. Tas de sable, espèce de tas de sable ! Dans ses grandes lignes le désespoir n'a pas d'importance. C'est une corvée d'arbres qui va encore faire une forêt, c'est une corvée d'étoiles qui va encore faire un jour de moins, c'est une corvée de jours de moins qui va encore faire ma vie.

Le Verbe Être, André Breton
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