PortailAccueilRechercherS'enregistrerConnexion
Le Deal du moment : -43%
Réduction de 43% sur l’appareil photo ...
Voir le deal
539 €

Partagez
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3 ... 9, 10, 11, 12  Suivant
 

 Micronouvelles pandémiques - Saison 2

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

 
jihel
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  123
   Âge  :  61
   Localisation  :  PERPIGNAN
   Pensée du jour  :  Le rêve t'offre des réalités que la réalité n'aurait jamais rêvé t'offrir
   Date d'inscription  :  08/09/2020
    
                         
jihel  /  Barge de Radetzky


Comme déjà dit, je lève le pied mais vous lirai et commenterai chaque fois que possible

coucou:
 
 
Josie
   
    Féminin
   Nombre de messages  :  371
   Âge  :  26
   Localisation  :  Dans la boîte VHS
   Pensée du jour  :  Chaque journée entamée et considérée comme terminée !
   Date d'inscription  :  20/10/2019
    
                         
Josie  /  Tapage au bout de la nuit


Merci Luci-le et Jihel pour vos petits mots, commentaires : ca fait chaud au coeur (contrairement au temps Sad ).
Jihel : j'avais pas vu la coquille ! merci !
On espère vous revoir ici I love you
Commentaires:
 

Citation :
Il était une fois ...

... un soir de novembre, je pris pour la première fois de mon existence un RER. J'avais vingt-deux ans. Je ne te l'ai jamais dit.
Je montai, le ventre nouée, vers une ville méconnue du Nord : Valenciennes.
Plusieurs fois, l’idée de me terrer chez moi gobant un somnifère m’avait effleurée … mais le trajet et le temps filèrent plus vite qu’espéré. J’avais eu le temps d’inventer des histoires autour du nom de ce lieu moqué par les lillois : Valenciennes – Valentiana – Valence ? Des origines ibériques ? Ou était-ce simplement le fruit du hasard ? Aujourd'hui encore, je n'ai pas trouvé la réponse.

Je sortis du wagon accompagnée de mes réflexions,  guidée par le flot humain ne formant qu’un corridor informe. Enfin, j’atteignis la sortie, allumai une cigarette profitant du temps encore doux en cette saison. Je composai un message pour te prévenir. Pas de réponse.
Une cigarette se consumait toutes les cinq minutes dans ma bouche : quatre perdirent la vie durant mon attente.

Soudain, tu arrivas  gesticulant dans tous les sens, t’excusant mollement, une clope au bec. Tu étais brun aux yeux marron, pas spécialement beau, grand ou athlétique mais confiant avec un air malicieux. Mes yeux ne contemplaient que ton sourire aux deux incisives bien présentes. Je me souviens que tu empestais l’alcool et la cigarette.
«  J’ai eu un enterrement aujourd’hui, j’ai déjà bu deux verres avec mon pote, j’aimerais boire mon troisième verre avec toi… si tu veux bien … j’sais que j’ai l’air ridi…
- Ca me va ! » coupai-je
C’était le premier rendez-vous d’une longue série qui sera accompagnée d’alcool, de covid et de confinement.
Cela aura eu raison de nous. Tu étais perdu du début jusqu’à la fin, à moitié amoureux et extrêmement seul. J’ai voulu combattre tes névroses, je t’ai finalement accompagné dans la descente. Lassé, tu m’as laissé et, de rage, je t’ai supprimé de ma vie en pensant : "Ils vécurent, à jamais, seuls mais avec le virus."

"Il faudra vivre avec le virus"


Dernière édition par Josie le Dim 22 Nov 2020 - 16:36, édité 1 fois
 
asicq
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  146
   Âge  :  54
   Pensée du jour  :  "Alea jacta Est" & "Le Sud au cul"
   Date d'inscription  :  09/12/2019
    
                         
asicq  /  Barge de Radetzky


Amis du samedi !

Spoiler:
 


Citation :
Le petit Tambourin

Dans la petite ville de Vallon-sur-Ornain, le club privé “Le petit Tambourin” affiche une façade triste ; étroite, pas plus large qu’une porte avec son enseigne posée en guise de chapeau. Un bâtiment que l’on croirait deviner tout en longueur mais non ; la porte ouvre sur un escalier qui plonge dans les entrailles de la terre ; à 10 m, un labyrinthe en sous-sols ; des petites alcôves s’alignent le long de ce boyau aux dégradés de rouge.

Plongé au plus profond, le club accueille des activités toutes libertines, bien à l’abri des regards et des oreilles ; rien ne transparait au dehors ; une particularité qui permet à ses membres de continuer leurs activités en toute illégalité pendant le confinement.
Un pseudo code permet l’accès par la porte dérobée, située 50 m plus loin, dans la boutique de la boucherie. D'ailleurs Simone et André se présentent à l’entrée principale, ils sonnent, quelques secondes plus tard, on répond à l’interphone :

— désolé nous sommes fermés à cause du covid.
— c’est pour une livraison
— nous n’attendons rien. C'est probablement une erreur, souvent on nous confond avec la boucherie.

Le couple sonne à la boucherie, fermée depuis 19 heures. On leur répond par l’interphone :

— nous sommes fermés, revenez demain, nous ouvrons à 7 heures.
— c’est pour une livraison, c’est le Petit Tambourin qui nous envoie.
— j’ouvre.

Au bruit de la gâchette électrique, l’homme pousse la porte qui donne sur un couloir, qui mène dans une cour intérieure où ils sont attendus.

— Entrez donc. Masques, gel, tests ?
— on a apporté les nôtres, merci. Et en préservatifs ?
— alors, XXL pour monsieur, de mémoire. Il me reste menthe, vanille, café.
— peu-importe. Ça fait quelques jours que je ne fais plus de différence. Chérie, choisis pour moi.
 
Néou
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  302
   Âge  :  27
   Date d'inscription  :  29/08/2019
    
                         
Néou  /  Tapage au bout de la nuit


Yop,

Allez c'est parti pour ce samedi !

Commentaire de vos oeuvres et réponses :

Spoiler:
 

Commentaires : ici


Uber Christmas

— Alors attend, je rentre les données GPS … latitude 64,  longitude 26 … Et là je clique sur « Expédier » … Euh attend voir, il est où le bouton … Voiiiilà … Bon … Heureusement que le reste est programmé en automatique ! C'est ça hein ?
— Pff … Oh Papa, tu peux me rappeller pourquoi tu livres pas tout ça toi même ?
— Eh oh ! T'as vu ce qu'ils ont dit à la télé ? Je suis « à risque ». Laisse-moi me concentrer plutôt …
— Non mais si je te laisse faire on en a pour trois jours là ! Dois-je te rappeler que tout doit être livré avant la fin de la nuit ?
— Ah mais tu m'agaces ! Regarde, ça marche très bien ce petit robot ! On en est déjà à sept maisons, à ce ryth... Merde ! La playstation 5 c'était pas ici, c'était pour le voisin.
— Oh merde ! Papa, tu viens d'expédier un snowboard en Jamaïque !
— Mais il fait n'importe quoi ce truc, il comprend rien de ce que je lui dit !
— Bon ça suffit, on arrête les dégats ici Papa. Je vais atteler les rennes au traineau. Passe-moi ton manteau.
— Non ! JE pilote MON traineau !

21/11/2020
 
Dawn_H
   
    Féminin
   Nombre de messages  :  10
   Âge  :  38
   Localisation  :  Tarne et Garonne
   Pensée du jour  :  La peur me bloque, mais ne m'arrêtera pas
   Date d'inscription  :  15/11/2020
    
                         
Dawn_H  /  Homme invisible


Bonjour à tous,

Alors trop malade pour écrire aujourd'hui (je ne voudrais pas salir mon clavier quand même... pas le corona, hein, on prend pas peur, je ne vous contaminerai pas), je n'ai pas pu écrire de nouvelle. Mais j'ai lu les vôtres.

Donc un petit coucou avant de retourner au lit et merci à vous, j'ai passé un agréablement moment à vous lire.

Spoiler:
 
En ligne
 
Profsamedi
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  898
   Âge  :  72
   Localisation  :  Paris
   Pensée du jour  :  Celui qui a atteint tous ses objectifs ne les a pas placés assez haut (Herbert Von Karajan). “Show, don’t tell” ou “Montrer au lieu de raconter.”
   Date d'inscription  :  27/01/2020
    
                         
Profsamedi  /  Double assassiné dans la rue Morgue


Commentaires:
 

Préambule :
— Le Sitar est l'instrument de musque traditionnel de l'Inde le plus connu.
— Le Kundalini Yoga est le yoga de l'énergie sexuelle dans lequel un exercice consiste à en retenir l'énergie au moment suprême.
— Le Svadisthana est le chakra où se concentre l'énergie sexuelle (pour faire simple).

317 mots sans le titre.

Avertissement : Ça va choquer les moins avertis.
Citation :
Appartement 1604 - 16e étage - Tour “Evasion” — J-17"

Samedi 14 novembre 2020 07h00.

Au réveil, des bribes de rêve flottaient encore dans sa tête. Le ventre dans un étau, elle avait trempé le drap. Alain, appuyé sur un coude, la regardait, amusé.
— Tu sais que tu parles en rêvant ?
Elle rougit.
— Qu... qu'est-ce que j'ai dit ?
— J'ai juste compris "encore", puis "Christian", puis plusieurs fois "Nathalie".
Elle se cacha le visage dans les mains.
— Je note que tu ne parlais pas de moi, fit-il en se collant à elle.
Elle ne le repoussa pas. Malgré tous ses efforts, elle n'arriva à se souvenir que de bribes de ses songes. Seule une grande excitation la tenaillait encore.
— Aurais-tu fait des rêves roses ?
— Un peu plus foncés que ça, avoua-t-elle en riant.
— Vraiment ?
Il alla vérifier. Elle le laissa faire. Il rejeta la couette au pied de la couche avant rouler sur elle. Elle l'attira pour le sentir peser de tout son poids.
— Je te dois une contrepartie, admit-elle dans un murmure en s'ouvrant telle Sésame à la voix de son maître, évoquant sa récente nuit avec son amie.
Il investit la place, tout aussi émerveillé que le jeune voleur du conte par les trésors qui lui furent révélés.
— Tu ne seras pas délaissée, gémit-il au moment où tous les sitars de l'Inde résonnaient dans sa tête en pensant à la soirée annoncée.
Elle allait exploser quand, au prix d'une savante maîtrise, il dompta le feu Kundalini qui serpentait de son Svadisthana vers le sommet de son crâne. Il stoppa sa progression, la laissant sur sa faim. Elle émit un râle de dépit.
— Réservons notre énergie pour ce soir, souffla-t-il, très fier de lui en roulant sur le côté.
Tendue comme un arc, elle se jeta sur lui, mais n'en obtint rien de plus. Ils se taquinèrent un moment avant de s'enlacer.
— Tu as raison, admit-elle, le cœur encore battant. J'en aurais certainement bien besoin.
— Oh ! lança-t-il faussement offusqué.
 
LuigiR
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  464
   Âge  :  53
   Date d'inscription  :  30/10/2018
    
                         
LuigiR  /  Pour qui sonne Lestat


Bon dimanche !
Ma petite histoire :

Citation :

Le nid vide


Ça m’a fichu un coup lorsque notre dernier enfant a quitté la maison pour faire ses études.
À l’autre bout de la France.
On se retrouve tous les deux, mon mari et moi dans cette grande maison silencieuse et vide.
Avec trois chambres d’ados vides.
J’ai l’impression que c’est ma vie qui est vide maintenant.
Ça a un nom il paraît : le syndrome du nid vide.
Depuis quelques mois, j’appréhendais un peu.
Mais mon mari m’avait rassurée :
« Ne t’en fais pas. On retrouvera notre vie d’avant les enfants.
On sortira.
On ira plus souvent au restaurant.
On retournera au cinéma.
Et au théâtre.
Tu pourras t’investir davantage dans ton boulot.
Et on fera des voyages ! »
Tu parles : reconfinement !
On a tout juste le droit de sortir une heure de la maison. Et encore avec un papier.
Saloperie de virus !

22/11/20

Commentaires :
 
En ligne
 
jihel
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  123
   Âge  :  61
   Localisation  :  PERPIGNAN
   Pensée du jour  :  Le rêve t'offre des réalités que la réalité n'aurait jamais rêvé t'offrir
   Date d'inscription  :  08/09/2020
    
                         
jihel  /  Barge de Radetzky


Salut les Gars !
Ouais, bon, je m’y recolle déjà.
On ne se défait pas comme ça d’une addiction !
L'idée est venue me choper au milieu d'une insomnie, je ne pouvais pas la snober !

Mes Commentaires:
 

Citation :

MAUVAISE TÊTE
Dans un coin de la pièce, un tas de Lego et une tour en construction.
Au pied un long cortège de voitures miniatures escortées de motards Playmobil.
De l’autre côté se déroule une bataille improbable mêlant cow-boys, indiens, soldats d’époques révolues, super héros et même quelques extra terrestres. Nombre d’entre eux gisent au sol au milieu de mares de sang made in ketchup.
Le champ de bataille est construit avec des vieux dossiers empilés, de feuilles mises en boule et modelées pour en faire des éléments de paysage.
Sur le petit canapé-lit installé pour la circonstance, des Barbies dénudées, écartelées, décapitées.
Il est là dans un coin.
Il m’a vu, me piste du coin de l’œil sans me regarder en face.
Je tente un timide :
- Bonjour.
- J’te cause pas à toi, t’es pas mon copain.
- Allons, sois raisonnable. Tu sais qu’il faut y aller maintenant.
- Nân ! T’es rien qu’un tricheur d’abord.
- Je…
bats en retraite parce qu’il s’est levé et se précipite vers moi en postillonnant :
- Tu peux pas m’approcher. Je suis malade, malade. Je suis confiné. Tu peux pas m’obliger à sortir !
Je quitte précipitamment la pièce, referme la porte et m’y adosse.
Les autres attendent le verdict.
- Alors ?
- Pas d’évolution.
- On fait quoi alors ?
- Deux personnes pour surveiller la porte. Il finira bien par sortir, ne serait-ce que dans 4 ans pour battre la campagne. Et installez mon bureau dans une autre pièce. Tant pis pour le protocole et les traditions.
- OK Mister President !
 
asicq
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  146
   Âge  :  54
   Pensée du jour  :  "Alea jacta Est" & "Le Sud au cul"
   Date d'inscription  :  09/12/2019
    
                         
asicq  /  Barge de Radetzky


En ce dimanche, jour de repos du Seigneur...
Je tente, vous me direz.

Spoiler:
 


Citation :
Terriens d’en bas
 
— Dites père. vous avez vu le bordel en bas.
— ce n’est pas nouveau, fils.
— je ne vous parle pas des guerres, de la famine, des génocides, …
— Ho ho. Comment tu y vas ! Tu vas bientôt me faire des reproches si tu continues comme ça.
— Non. Mais je trouve que vous les avez bien chargés, en ce moment ce n’est...
— Si tu insistes je t’y renvoie.
— Ah non père. Pas ça. D’ailleurs je trouve gentil ce geste pour Biden avec ce petit coup de pouce dans les comptages ; fini le Trump ; bien que cela s’est probablement vu, manque de discrétion...
— Jésus. Où veux-tu en venir ?
— Le covid et...
— Hé. J’ai envoyé Pasteur pour le vaccin. Qu'ils se débrouillent avec.
— il est mort, père. Depuis plusieurs années, déjà.
— Ah merde. Font chier ses humains à vivre si peu.
— fallait les faire plus résistants, père...
— tu vas te taper une deuxième résurrection !
— non non. Attendez père. Pas ça. Je voulais dire, entre covid et attentats... (silence)
— oui ?
— Le covid est en phase d’être maîtrisé, père. Mais si vous pouviez éradiquer le concept du martyr pour stopper les attentats suicides qui en découlent. Un petit pas pour vous, un grand pas pour l’Humanité.
 
Josie
   
    Féminin
   Nombre de messages  :  371
   Âge  :  26
   Localisation  :  Dans la boîte VHS
   Pensée du jour  :  Chaque journée entamée et considérée comme terminée !
   Date d'inscription  :  20/10/2019
    
                         
Josie  /  Tapage au bout de la nuit


Commentaires:
 

Citation :
"Vaccin de toi"

Dans le canapé, un film en guise de fond sonore, le couple de sexagénaires se bécotait. Elle profitait de ces moments tendres devenus si rares depuis que la monotonie s’était installée entre eux. Cette ennemie au départ invisible quand le couple était jeune avait fini par écarter leur corps, espacer les instants charnels, allonger les silences dans leur conversation.

Elle profitait… Elle savourait, vivait pleinement ce qui lui arrivait. Lui qui était devenu si hermétique à ses avances semblait bouillir. Ses mains parcouraient chaque millimètre de sa peau comme s’il le découvrait pour la première fois. Tel un aventurier, ses yeux brillaient face à ce trésor qu’il contemplait, touchait et serrait contre lui. Elle ferma les yeux et pria pour que cela ne s’arrête jamais… Il jeta ses lèvres sur son cou, ses oreilles et son front puis la regarda fixement. Il lui sourit.
« Okay alors maintenant, j’ai un super compliment pour toi… et c’est vrai !
- J’ai un peu peur … Pourquoi on n’en parlerait pas après ? s’inquiéta t’elle
- Non… J’y tiens. »
Malgré sa gêne palpable, il gardait dans ses yeux l'étincelle.
« … Bon… En fait, il semblerait que je sois « à risques ». Mon médecin m'a dit que dans 50 – 60 % des cas, le vaccin contre la COVID m’aiderait réellement. Mais moi, je déteste les vaccins. Ils sont horribles, importent des choses inconnues dans nos corps... ils te crèvent à petit feu… Bref, je n’y vois aucun intérêt et je dirai même, je les hais. Oui… J’utilise le mot haïr et j’en ai conscience. Tu te souviens de ma mère qui avait choppé la sclérose en plaques suite au vaccin contre l’hépatite B ? Tu peux donc comprendre mon aversion... Bon… Récemment, j’ai remarqué que tu faisais les courses seule, que tu désinfectais chaque boîte pour éviter que le virus « entre » ici, qu'il me contamine et me t… Hum... Je me suis trouvé con quoi. Alors j’ai été me faire vacciner hier…
- Je ne vois pas en quoi c’est un compliment…
- Tu me forces à devenir un homme meilleur et plus seulement un vieux fardeau… »
Emue, elle resta silencieuse, les yeux remplis de larmes qui refusaient de tomber : c’était le plus beau compliment qu’on lui avait fait.
 
Néou
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  302
   Âge  :  27
   Date d'inscription  :  29/08/2019
    
                         
Néou  /  Tapage au bout de la nuit


Salut la foule,

Et voici pour ce dimanche Wink

Commentaire de vos oeuvres et réponses :

Spoiler:
 

Commentaires : ici


Non-agression

Pour le deuxième confinement, c'était juré, pas de vengeance ! Le procès avait tout remis à plat. Messieurs Dupont et Bonnet étaient quittes.
La querelle avait commencé à la petite école, des grenouilles dans le sac à dos aux coussins péteurs. Les voisins de classes étaient ensuite devenus voisins de quartier et avaient poursuivit leur dynamique. Des fausses annonces sur « leboncoin » aux limaces dans les géraniums.
Le premier confinement avait sonné la fin des farces innocentes, où plutôt du début des ennuis. Car les deux frères ennemis n'avaient eu rien d'autre à faire que de faire preuvre d'imagination, chacun pour leur plus grand malheur. Les farces s'étaient faites plus malicieuses, plus nombreuses, puis plus malsaines. La fausse accusation de séquestration de Monsieur Dupont avait conduit à la descente de police de trop. Le tribunal avait eu raison de leurs désirs de revanche. Jusqu'au deuxième confinement …
En effet ce matin là, Monsieur Dupont, songeur, s'affairait sous la voiture de Monsieur Bonnet. Armé d'une clé de 13, d'une pince coupante et d'un sourire malsain.

« J'suis sûr qu'il mijote un truc ! Faut qu'j'le devance ! Ça fait trois semaines qu'on est enfermés, il a forcément quelqu'chose en tête ! »

22/11/2020
 
Profsamedi
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  898
   Âge  :  72
   Localisation  :  Paris
   Pensée du jour  :  Celui qui a atteint tous ses objectifs ne les a pas placés assez haut (Herbert Von Karajan). “Show, don’t tell” ou “Montrer au lieu de raconter.”
   Date d'inscription  :  27/01/2020
    
                         
Profsamedi  /  Double assassiné dans la rue Morgue


Commentaires:
 

332 mots sans le titre. (J'espère qu'on me pardonnera ce léger dépassement).
Avertissement : On tombe dans le rouge grenat triple X, mais avec délicatesse.  Même les plus avertis risquent de moins bien résister.
Citation :
Appartement de Nathalie — J-17bis

Samedi 14 novembre 2020 19h00

Apéritifs, bons vins, digestif. Nathalie savait recevoir. Cinq heures à boire et discuter souvenirs. Joues en feu, volubiles, leurs inhibitions tombaient comme feuilles en automne.
— Alain et Vivi, je vous interdis de prendre le volant dans votre état. Vous dormez ici.
— C'est une proposition malhonnête ? plaisanta l'interpellé en serrant contre lui sa compagne assise à ses côtés dans le canapé.
— À vous de voir… rétorqua leur hôtesse, énigmatique, avec une œillade équivoque en se frottant contre Christian dont un bras entourait ses épaules.
— Chiche ? lança Vivianne le regard brillant avec un clin d'œil à Christian.
En silence, chaque couple s'interrogea du regard. Pas longtemps. Ils s'y étaient préparés.
— En miroir ? proposa Nathalie.
Qui ne dit mot consent. Elle commença à défaire lentement les boutons de la chemise de Christian. Vivianne, le rouge aux joues, l'imita sur son compagnon. Puis, ce fut leur tour. Chaque couple imitant l'autre prit l'initiative tour à tour. La disparition de chaque effet vestimentaire était ponctuée de longs intermèdes sensuels. Le peu qui les vêtait s'amoncela sur le tapis jusqu'à ce qu'il ne reste que peu de chose comme rempart à leur vertu.
Les cordonnés de dentelles inutiles, rejoignirent un à un pull ou chemisier à leurs pieds. Tels deux Adams et deux Èves, de concert, ils croquèrent la pomme avec allégresse.
Sans se concerter, elles prirent l'initiative. Abandonnant leurs Adams, elles se rejoignirent au milieu de la pièce. Debout, belles, nues comme au premier jour, face à face, mains dans les mains, elles se sourirent un instant. Ignorant le serpent, elles s'enlacèrent lascivement en s'offrant mille baisers et caresses comme seules deux amantes savent le faire. La beauté des gestes n'eut d'égal que l'émoi qu'ils suscitaient. Le ballet féerique de leurs mains par monts et par vaux, survolant ou précis, ne cessa qu'aux extrêmes bords de l'abîme.
Après un dernier baiser, chaque Eve rejoignit l'Adam de l'autre. Sans un mot, mais l'œil brillant, bras dessus, bras dessous, chaque nouveau couple gagna une chambre distincte.


Dernière édition par Profsamedi le Lun 23 Nov 2020 - 0:44, édité 3 fois (Raison : Correction de fautes d'orthographe (honte à moi, il en reste encore certainement))
 
LuigiR
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  464
   Âge  :  53
   Date d'inscription  :  30/10/2018
    
                         
LuigiR  /  Pour qui sonne Lestat


C'est lundi, une nouvelle semaine reconfinée commence  !
Mon texte du jour :

Citation :

Gestes barrières


Dans ce lycée de province, ces étudiants de BTS ont cours tous les jours avec port du masque, gel hydroalcoolique et gestes barrières. C’est l’heure de la pause méridienne.

— Eh, les gars, on mange à la cantine ?
— Non, c’est nul, ils ont écarté les tables, on ne peut même plus discuter tranquillement. Ça vous dit de manger McDo ? On file au drive ?
— Ouais, cool. T’as combien de places dans ta voiture ?
— Ben, quatre places en plus de moi…

Retrouvons-les tous les cinq, un peu plus tard, dans la voiture, après leur trajet et le retrait de leur commande.

— C’est cool, on a la bouffe maintenant, mais on mange où ?
— Pas dehors, ça caille. On va manger dans la voiture ! Je vais me garer là-bas.
— Eh, ferme-moi cette fenêtre, il fait froid dehors, on va tous tomber malade.
...
— Ah, c’est bon un burger. C’est autre chose que les nouilles de la cantine.
— Ouais, bof, moi je trouve qu’il n’a pas de goût mon burger !

22/11/20

Commentaires:
 

Pour moi, ca devient dur d'écrire tous les jours. Au premier confinement j'avais fait 50 textes. Là j'attends les annonces de Macron. Mardi, on en sera peut être un peu plus !
En ligne
 
asicq
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  146
   Âge  :  54
   Pensée du jour  :  "Alea jacta Est" & "Le Sud au cul"
   Date d'inscription  :  09/12/2019
    
                         
asicq  /  Barge de Radetzky


Spoiler:
 

Citation :
Toutes voiles dehors

A l’approche des côtes françaises, l’équipage se mobilise à manœuvrer. Le capitaine dirige les marins. Quelques instants suffisent au bateau pour mouiller l’ancre. Commence alors la mise en quarantaine, selon les consignes sanitaires covid. Le dernier jour, le capitaine rassemble l’équipage avant de rejoindre la terre ferme.

      Marins, je suis fier de vous. Nous avons dompté les vents du Cap Horn. Passés les tempêtes du triangle des Bermudes. Vaincu les pirates de la Corne d’Afrique.

Il passe en revue les hommes alignés sur le pont supérieur. Il avance en continuant son discours.

      De tous les bateaux de la flotte de notre beau pays, nous sommes le plus valeureux ! le plus redoutable !

Les hommes le suivent des yeux, sans soutenir son regard. Il fait demi-tour et revient vers le poste de commandement.

      Nous avons résisté à la peste ! subi la malaria ! affronté la lèpre.

Il prend place et toise l’ensemble des marins.

      De tous les hommes de la flotte de notre beau pays, nous sommes les plus résistants ! les plus endurants !

Il marque un silence ; le regard soutenu ; l’allure fière ; il ménage son effet d’annonce. Puis il termine :

      Nous avons eu de la visite la nuit dernière ! Ce matin. On a trouvé un préservatif dans le tonneau. Quelqu’un n’a pas respecté la quarantaine !


Surprise générale ; quelques paroles basses fusent, inaudibles et forment un bruit de fond, que le capitaine stoppe alors :

      Silence !

Un marin avance et ose :

      Capitaine, pourquoi pas un amour entre deux matelots… aujourd’hui…

Le capitaine l’interrompt sèchement.

      Certes, matelot. Certes. Pourquoi pas.

Il tourne autour du matelot, se fige devant lui, le regard droit :

      Mais il y avait aussi un masque. Modèle inconnu, non réglementaire. Quarantaine pour tout le monde.


J'avoue que de mon côté je prévois de m'arrêter cette semaine.
 
jihel
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  123
   Âge  :  61
   Localisation  :  PERPIGNAN
   Pensée du jour  :  Le rêve t'offre des réalités que la réalité n'aurait jamais rêvé t'offrir
   Date d'inscription  :  08/09/2020
    
                         
jihel  /  Barge de Radetzky


Eh oui…
Bon, je pense que vous verrez le chute venir de loin mais je me suis fait plaisir !

Mes Commentaires:
 

Citation :

Le viager

- Oh ! Des gâteaux ! Comme c’est gentil.
- Je les ai faits moi-même, Madame Martinet. De mes propres mains. Keuf-Keuf.
- Vous avez attrapé du mal ?
- Pensez-vous, juste un petit rhume. C’est de saison. Bon, c’est pas le tout. Il faut que je file, mon mari m’attend dans la voiture. On est juste passés en coup de vent pour vous donner ces quelques douceurs. Un petit câlin quand même. Keuf-Keuf.
- Oh oui, un câlin bien sûr. Smack-Smack.
- Allez bonne journée Madame Martinet, prenez soin de vous. Keuf-Keuf
- Oui, et vous soignez-vous ! A bientôt

- Alors comment ça c’est passé ?
- Elle a rien vu venir la vieille. Le crime parfait.
- T’as bien craché dans la pâte ?
- Oui, et tu verrais comme je lui ai bavé dessus en l’embrassant, cette fois son compte est bon à la vioque.
- Pas trop tôt. Quarante ans qu’on paye pour son viager…
- Ouais mais là c'est du tout cuit. 95 ans, diabétique, en surpoids, et cancéreuse de surcroît, le corona va se régaler.
- Croisons les doigts. Bon et maintenant, faut que tu ailles te reposer.
- Oh, ça va, je suis en pleine forme. On pouvait quand même pas louper l’occasion.

- Comment ça va, Madame Martinet ?
- Oh ça va, ça va. Mais ces pauvres Beliveau quand même. Ils étaient si gentils. La semaine dernière encore elle m’a fait des gâteaux. Le mari et la femme, en plus.
- Des gâteaux ? Méfiez-vous quand même, faites vous tester !
- Moi ? Vous voulez rire. Avec toutes les maladies que je couve, le coronabidule, s’il se risque à l’intérieur, sûr qu’il crève aussi sec.


 
   
    
                         
Contenu sponsorisé  /  


 

 Micronouvelles pandémiques - Saison 2

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 10 sur 12Aller à la page : Précédent  1, 2, 3 ... 9, 10, 11, 12  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum des Jeunes Écrivains :: Communauté :: Cocooning en communauté :: Activités littéraires-