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 Mon héros doit-il être extraordinaire ?

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Elsa
   
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Elsa  /  Clochard céleste


Bonjour à tous,

Je vous écris pour poursuivre la réflexion sur les personnages, que j'avais démarrée plutôt. Pour rappel, je travaille sur un recueil de nouvelles d'urban fantasy, dont le personnage principal est un policier possédant la capacité de voir les monstres. Jusque là tout va bien. J'avais eu des difficultés à le fixer, ce n'est toujours pas vraiment résolu, mais ça va mieux. Mon nouveau problème.

Dans mon univers, le don que possède Eliott (mon personnage principal) fait de lui un Pendragon, ce pouvoir n'est pas inné, on ne naît pas pendragon, on le devient. Seuls les humains issus de la lignée de Seth peuvent devenir des pendragons. Et les humains sont divisés en trois lignées humaines, Adel (les réfractaires à la magie, qui on la capacité de l'annuler.), Caïn (les sorciers, capables de la maîtriser) et Seth ( les entre-deux, la magie les influence, ils peuvent subir des malédictions, mais ne peuvent maîtriser la magie. C'est la majorité de l'humanité.)

Si vous suivez encore voilà mon problème. En même temps que j'écris ce recueil. Je suis entrain de pensée à la suite de mon histoire et aux romans que j'ai envie d'écrire. Mon problème est de faire d'Eliott un sorcier. Cela restera cacher, mais on finira par l'apprendre ou de le laisser purement humain. Ce qui m'embête dans ce choix, c'est de casser l'idée que les héros peuvent être des gens normaux. Il y a quelques jours sur Twitter une autrice demandait si c'était embêtant que l'on apprenne qu'en faîte les pouvoirs de son héroïne proviennent de sa mère. J'ai répondu que les histoires de lignée, c'était un peu cliché. Mais je me demande si je ne suis pas entrain de tomber dans ce même travers.

Voilà. Je vous emmerde encore avec mes angoisses existentielles.

Bonne journée.
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Silence écrit
   
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Silence écrit  /  Péril 666


Il y a d'innombrables romans qui mettent en jeu un héros "normal", même dans la plus pure fantasy. Et il y a d'innombrables romans qui mettent en jeu un héros surhumain, béni par les dieux, objet d'une prophétie millénaire ou doté de pouvoirs à nul autre pareils.

Il n'y a pas de règle, l'essentiel est dans la façon dont tu vas écrire ton histoire.
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Trôme
   
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Trôme  /  Coquinou


Je rejoins l'avis de Silence écrit.

Personnellement, j'aime les personnages ambigus, paradoxaux, ceux qui ne sont ni tout noir ni tout blanc. Tu peux jouer avec l'ambiguïté de ton personnage, lui donner une profondeur plus importante. C'est tout de même une tâche difficile je pense, comme l'écrit Silence, cela réside dans la manière de traiter ton intrigue, et ton/tes personnage(s).

Tu peux éventuellement jouer avec les codes en mélangeant des attributs de super-héros/héros ordinaire. Mais dans ce cas ce serait plutôt un roman sur un ton parodique, je présume que ce n'est pas ce que tu cherches.
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lili-orionis
   
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Deux petites citations à méditer :
De Gérard de Nerval : « Le premier qui a comparé une femme à une rose était un poète, le second, un imbécile », complété très justement par Roger Caillois : « ... et le troisième un classique ».

Je pense que le quatrième serait également un imbécile s'il n'apportait aucune valeur ajoutée à la comparaison^^

Je m'explique : il me semble qu'il est compliqué (voire impossible) d'être vraiment original, surtout en Fantasy. On ne peut pas écrire vierge de toute influence.

De même, pour ton héros, il sera difficile d'éviter les schémas-types :
1) Un être banal qui a finalement un destin exceptionnel (type Bilbo).
ou bien
2) Un personnage déjà exceptionnel par sa naissance (type Harry Potter, puisqu'il a survécu tout bébé à Voldemort) et qui accomplira de grandes choses.
ou alors
3) L'anti-héros : figure parodique du héros ou alors personnage très sombre qui par son attitude pose des questions sur le Bien et le Mal.
Dis-toi que ce qui va rendre réaliste ton personnage, ce sont les détails de sa personnalité (ses aptitudes, ses peurs, ses qualités et ses défauts...) et sa capacité à évoluer au fil des expériences. L'important finalement, c'est sa complexité et son épaisseur.
Plus globalement, c'est par le traitement original de certains lieux-communs, par la singularité de ton univers et par les questions que ton livre pose que ton œuvre se démarquera et prendra réellement consistance.


Dernière édition par lili-orionis le Jeu 13 Fév 2020 - 10:40, édité 2 fois
 
Tengaar
   
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   Pensée du jour  :  CI-GÎT TENGAAR QUI SUCCOMBA À UNE SURDOSE DE FANFICTION Elle ne l'a pas volé, on l'avait prévenue, déjà que la fantasy c'est pas de la littérature, alors la FF, bon... enfin, c'est triste quand même
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Tengaar  /  (de Dunkerque)


Sinon, tu peux trouver un moyen pour que le héros ordinaire par son travail et son abnégation apprenne une compétence que tous pensaient réservée aux caïns en mode "toi aussi si tu travailles, tu peux atteindre tes rêves, yeah".
 
Silence écrit
   
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Silence écrit  /  Péril 666


Et pour rajouter un élément de réflexion :

Elsa a écrit:
Dans mon univers, le don que possède Eliott (mon personnage principal) fait de lui un Pendragon, ce pouvoir n'est pas inné, on ne naît pas pendragon, on le devient. Seuls les humains issus de la lignée de Seth peuvent devenir des pendragons.

Eliott, tel que tu le décris, n'est déjà pas "un humain normal". Même si la lignée de Seth est majoritaire, il est clairement différent du paysan du coin.
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Elsa
   
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Elsa  /  Clochard céleste


Silence écrit a écrit:

Eliott, tel que tu le décris, n'est déjà pas "un humain normal". Même si la lignée de Seth est majoritaire, il est clairement différent du paysan du coin.
Le pouvoir des pendragons est offert par une entité plus puissante. Elle n'est pas issue d'un apprentissage, mais c'est une malédiction transmise comme la morsure d'un vampire ou d'un loup-garou.
Ce qui me plaît, c'est que ce pouvoir de voir les monstres, n'est pas un pouvoir qui lui donne une grande puissance. Il est en permanence sauvé par sa meilleure amie.
L'idée de ce changement de statut repose sur des couches successives d'effacement de la mémoire. Un peu à la Total Recall. Elliot oublié qu'il était un sorcier et devient un humain lambda qui devient un pendragon.
En tant que pendragon, il perd la mémoire et ces souvenirs de sorcier vont lui revenir avec un petit changement de personnalité et Eliott va devoir choisir s'il veut être un sorcier ou un pendragon.
Mais le lecteur suit l'histoire où Eliott se croit humain et Pendragon.
S'il n'y a pas ce passé, Eliott sera juste un humain qui a oublié le monde magique.
Le fait qu'il soit un sorcier m'aide  à mieux expliquer pourquoi au départ, il est choisi pour être un pendragon. Ce qui pose d'autres problèmes très intéressants puisque les pendragons ne peuvent être ni des réfractaires ni des sorciers. Car si les réfractaires et les sorciers savent que le monde magique existe, ce n'est pas le cas des simples humains, ce qui permet l'apparition d'un vrai arbitre.
Voilà, je parie que vous êtes encore plus perdue ^^
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lili-orionis
   
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lili-orionis  /  Gloire de son pair


J'aime bien l'idée de Tengaar (c'est d'ailleurs l'option pour laquelle j'ai opté dans mon roman). On l'oublie souvent mais la plupart des compétences s’acquièrent par le travail.

On ne naît pas badass, on le devient Mon héros doit-il être extraordinaire ? 3029968519  
 
Elsa
   
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Elsa  /  Clochard céleste


Tengaar a écrit:
Sinon, tu peux trouver un moyen pour que le héros ordinaire par son travail et son abnégation apprenne une compétence que tous pensaient réservée aux caïns en mode "toi aussi si tu travailles, tu peux atteindre tes rêves, yeah".

lili-orionis a écrit:
J'aime bien l'idée de Tengaar (c'est d'ailleurs l'option pour laquelle j'ai opté dans mon roman). On l'oublie souvent mais la plupart des compétences s’acquièrent par le travail.
On ne naît pas badass, on le devient Mon héros doit-il être extraordinaire ? 3029968519  

Le problème, c’est la cohérence. Que Sherlock Holmes soit extraordinaire, c’est cohérent, car ses histoires sont racontées par Wattson qui on le sait tous est secrètement amoureux du détective.  : mrgreen:

Mais dans ma fan fiction de 4e quand mon personnage nommé Victoire à passé sa vie à vivre en module, sans pouvoir, dompte l’orcrucs que sa meilleure amie qui meurt dans ses bras et obtiens des capacités extraordinaires et parvient à vaincre Voldemort en duel et sauve Gregorie # Marie Sue. : mrgreen:  (ne me jugez pas ! Embarassed )
Vous allez me dire, ce n’est pas possible. Les raisons qu’il fond que ça ne marchent pas. Elle est inexpérimentée et son statut de module devrait la faire échouer.
Mais dans l’univers que J.K Rowling a créé, les modules ne maîtrisent aucune magie. Elle aura beau s’entraîner. Elle ne peut y arriver. Sauf si on révèle qu’en faîte elle est la fille illégitime de Dumbledore, c’est encore plus une Mary sue, mais il y a une logique.

C’est ça que j’entends. Je ne puis pas juste dire, mon personnage est devenu un pendragon parce qu’il est l’élu. Pose pas de question ! Ta gueule ! C’est magique !

Et Bilbon n’était pas un gars banal, même si l’histoire veut nous le faire croire. Il a été choisi par Gandalfe et Gandalfe ne choisit pas à la légère.  : mrgreen:.

Je me rends compte que c’est compliqué de comprendre quand on ne connaît rien à l’univers et que celui qui essaie de se faire comprendre n’a pas de réponse au dixième des questions qu’il se pose.
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CorailN  /  Petit chose


Mais pour reprendre ton exemple des moldus dans Harry Potter, ils peuvent devenir sorciers. Ça n'arrive qu'à certains qui sont un peu des élus, et on ne sait pas trop pourquoi.
C'est un bon exemple du héro qui travaille pour acquérir ses capacités car regarde Hermione, elle est puissante parce qu'elle a travaillé plus que quiconque (elle a failli être l'héroïne à la place de Harry d'ailleurs).

Ton histoire me fais penser à ça, parmis les humains on a une multitude d'élus, les pendragons (pourquoi eux d'ailleurs ? Est ce que tous les seth deviennent pendragons ?) Et c'est par le travail qu'ils se démarquent. Du coup, ça ne fait pas de ton héro l'élu avec un grand E, il fait partie d'une multitude d'élus.
 
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Séléné.C  /  La femme qui tomba amoureuse de la lune


Elsa a écrit:
Le problème, c’est la cohérence. Que Sherlock Holmes soit extraordinaire, c’est cohérent, car ses histoires sont racontées par Wattson qui on le sait tous est secrètement amoureux du détective.  :mrgreen:
Ah ben... moi qui ai lu tous les romans / nouvelles / pièce que Conan Doyle a écrits avec ces personnages, je n'ai jamais trouvé le moindre indice probant là-dessus !
scratch Sauf peut-être le fait qu'après l'ellipse de la fausse mort de Holmes (trois ans), il est très bizarre que Watson, qui s'était marié quelques années avant, revienne habiter avec son ancien colocataire. Très bizarre aussi qu'on n'entende plus jamais parler de sa femme, même pour évoquer un veuvage.  Quant à Sherlock, il conserve précieusement la photo d'une certaine dame. Il est vrai que sur 61 enquête, il n'y en a que 4 où il n'ait pas gagné la partie, et cette dame fait partie des 4 personnes ayant réussi à lui échapper, si bien qu'elle mérite au moins un peu d'estime (en plus, c'était une saleté d'histoire de couple où chacun des deux craignait que l'autre lui fasse du chantage, situation en laquelle la dame ne peut avoir tort, si on est un peu galant).
Il est vrai qu'écrivant dans l'Angleterre victorienne, Doyle se serait donné une image très sulfureuse, avec des allusions HH...
Holmes est extraordinaire parce qu'il est extraordinaire, et que c'est sa première caractéristique majeure aussi bien en importance qu'en chronologie.
Un point c'est tout (comme ta gueule c'est magique)
La personne qui les présente, quand ils cherchent tous deux un colocataire, avertit Watson à l'avance : le mec est stupéfiant de sagacité, mais très bizarre dans ses habitudes. Watson n'est pas le premier à rester baba devant lui. Il est juste celui qui a l'occasion de l'observer à l’œuvre et essayer de comprendre. Et si Conan Doyle les a remis en colocation, c'est parce que cela facilite le rôle d'observateur de Watson (et tant pis pour sa femme).

L'imagination des lecteur peut les imaginer en couple (ça a souvent été fait)... mais elle peut aussi leur imaginer des aventures à chacun, voire des confidences (ah ça non, du moins s'il faut suivre fidèlement les personnages établis... car Holmes est très discret sur sa vie privée et sa famille)

Citation :
Je me rends compte que c’est compliqué de comprendre quand on ne connaît rien à l’univers et que celui qui essaie de se faire comprendre n’a pas de réponse au dixième des questions qu’il se pose.
Effectivement.
C'est comme essayer de trouver les pièces d'un puzzle quand on n'est même pas sûr que celles qui sont déjà posées sont à la même place

Citation :
Il y a quelques jours sur Twitter une autrice demandait si c'était embêtant que l'on apprenne qu'en faîte les pouvoirs de son héroïne proviennent de sa mère. J'ai répondu que les histoires de lignée, c'était un peu cliché. Mais je me demande si je ne suis pas entrain de tomber dans ce même travers.
Les clichés ne sont pas diaboliques par essence. Il ne faut pas jeter une idée de prime abord parce qu'elle comporte un risque de cliché. C'est dans son traitement qu'elle sera cliché ou originale.
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fleur-de-lyss
   
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fleur-de-lyss  /  Hé ! Makarénine


Salut!

Au-delà de la question d'une éventuelle originalité du héros extraordinaire et des lignées, je trouve qu'il y a une dimension plus structurelle à prendre en compte. Comme je l'avais déjà dit pour les récits avec des "races", ce qui m'embête, c'est le déterminisme qui en découle et conditionne les caractéristiques des personnages, jusqu'à parfois étouffer leur priorité.
Même problème pour moi pour les pouvoirs en lignée et les prophéties: le personnage semble conditionné par son hérédité. J'aime que le personnage ait de l'épaisseur, un vécu, des choix, un caractère et, comme Tengaar, qu'il ait plutôt travaillé qu'obtenu un don externe.

A toi de voir ce que tu veux finalement faire passer au niveau des thèmes et des valeurs Smile
 
Shub
   
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Ça me paraît dévié comme problématique: encore si tu écrivais un roman, on pourrait te citer des héros ordinaires comme Roquentin dans La Nausée ou Bartleby chez Melville.
Ou des personnages banaux dont on montre leur extra-ordinarité souvent par la folie...
Le problème est que dans la Fantasy (genre que j'exècre car tout le monde ici ou là se précipite là-dessus sachant que c'est vendable et qu'il y a un lectorat acquis d'emblée à la cause, pardon!) on est déjà dans un univers fantasmagorique. L'auteur est un démiurge qui nous fait rentrer dans une histoire, son monde et des personnages complètement fictionnels.
Donc extra-ordinaire au sens premier du terme
voilà c'est tout
 
Agent Seven
   
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Agent Seven  /  Gloire de son pair


Fleur-de-lyss a écrit:
ce qui m'embête, c'est le déterminisme qui en découle et conditionne les caractéristiques des personnages, jusqu'à parfois étouffer leur priorité.
Ah ben... ça me rappelle vaguement quelque chose...
Spoiler:
 
Sinon, si un personnage est l'élu d'une prophétie qui dit qu'il va sauver le monde et qu'il décide ne pas l'accomplir, il est moyen salaud (oui, les prophéties sont cliché, mais quand même). Enfin, ça peut faire une histoire intéressante et il en existe déjà. Personnellement, ce qui m'exaspère dans les histoires réalistes où on traite de personnages et de leurs problèmes. c'est qu'on a toujours l'impression qu'ils sont en dépression pour pas grand-chose. Ils ont raison de ressentir ce qu'ils ressentent, mais lire 150 pages de ça, sans action digne de ce nom... Bon, ça dépend du public.

Désolée pour le hors-sujet. Passons.

Elsa, pour répondre à ta question, je dirais que ton personnage est déjà extraordinaire. mais dans le cotexte présenté, il est ordinaire. Il a été choisi pour être Pendragon, mais il y en a d'autres comme lui. Ce qui me dérange, c'est qu'il deviendrait sorcier. Il serait Pendragon et sorcier? Extraordinaire ou pas, il va falloir que tu manoeuvres pour trouver une bonne explication à tout ça.
Concernant l'hérédité, ça me dérange moins que quand ça apparait de nulle part. Au moins, avec les histoires de lignée, il y a la composante génétique, voire biologique, qui donne une raison.
Maintenant, à propos des clichés, il y en aura toujours et ils parsèmeront à peu près tous les romans écrits, oui parce qu'il n'y a pas que dans la catégorie SFFF que l'on en retrouve. Moi, il y a des clichés dont je ne suis plus capable, dont le monde pseudo-médiéval ou médiévale tout court. Donc, quand je vais à la librairie, j'écarte les romans qui comporte les clichés que je ne supporte plus. Quand j'écris, je n'intègre pas non plus ces clichés. En revanche, il m'arrive d'acheter des romans avec des clichés, mais si je les achète, c'est que ces clichés ne me dérangent pas tant que ça, ou même pas du tout. Quand j'écris, il se peut que j'en incorpore et ça ne m'embête pas plus que ça.
Elsa a écrit:
J'ai répondu que les histoires de lignée, c'était un peu cliché. Mais je me demande si je ne suis pas entrain de tomber dans ce même travers.
Si tu empruntes toi-même ce chemin, c'est peut-être parce que ce genre d'histoires te plaît? Donc ta réponse à cette autrice et la question que tu poses ici reflètent plutôt ta volonté de renier (à tout prix?) les clichés au nom de la sacro sainte-originalité, ce qui, selon moi, n'avance pas à grand-chose.
 
   
    
                         
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