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 Une vidéo intéressante sur l'accès à l'édition

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    Féminin
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MaddyForeigner  /  Fiancée roide


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Asyne  /  Sang-Chaud Panza


intéressant, merci :-)
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Séléné.C  /  La femme qui tomba amoureuse de la lune


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Nica  /  Petit chose


Étrange "industrie du livre" qui ne survit que grâce à une astuce comptable (les livres présents en librairie seront retournés, mais en attendant, ils ont généré une trésorerie entretenue par un ballet perpétuel de nouveautés/retours/nouveautés/retours). Le grand perdant me semble être l'auteur, de plus en plus mal rémunéré. Parce que même si quelqu'un me rappelle que tous les acteurs du livre "en vivent de plus en plus mal", ils en vivent, à la différence de l'auteur qui n'en vit plus du tout.

L'auto-édition, le lien direct avec les lecteurs (même peu nombreux mais de toute façon, comme la vidéo le souligne, ils ne seront pas nécessairement moins nombreux que si le livre est édité dans une ME, même prestigieuse) semble être une voie de plus en plus attirante, même si cela représente un travail titanesque.

Cette idée que les livres ont une durée de vie de plus en plus courte en librairie (on parle de 5 semaines je crois) est particulièrement déprimante.

Aïe, je crains de relancer un éternel débat autoédition / édition classique (!) Je suis d'accord avec François Bon, le système actuel de l'édition me semble à bout de souffle, "hors d'âge". Au delà d'un comparatif en terme de nombre de ventes, il est intéressant de se poser la question de la singularité de son travail, d'un univers à peaufiner, à développer. Dans ce parcours du combattant pour décrocher un contrat d'édition, l'idée du plaisir lié à la création finit par passer au second plan (à mon avis), dans l'attente d'une "validation" dont la valeur est à relativiser.
 
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MaddyForeigner  /  Fiancée roide




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Nica  /  Petit chose


Sur la vidéo intitulée "infantilisation des auteurs, ça suffit": je pensais quand même que ce genre de pratiques n'existaient pas dans des ME aussi prestigieuses que celles qui sont citées: les délais, les courriers qui contiennent trois lignes. J'ai déjà lu que la rétention d'informations sur le nombre d'exemplaires vendus est presque systématique. Cela me semble injustifiable.

Le problème de la rémunération des auteurs est le même que celui des illustrateurs ou des graphistes. Tout le monde (même des grosses boîtes) cherche :" un étudiant qui me fera mon site internet pour 300 euros, voire gratos : c'est bien pour lui, ça lui fera une bonne pub" - évidemment, personne n'a jamais décroché de nouveaux clients de cette façon, ça ne marche pas comme ça. Il est de plus en plus difficile de faire accepter l'idée qu'un travail mérite une rémunération.

Un exemple très récent avec l'Unesco https://www.payetonauteur.com/2018/04/20/unesco/
 
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Raven  /  ☠ Corps ☠ Beau ☠ Blond ☠


Merci pour le partage, Maddy.


And being alive is pretty much a constant stream of embarrassment.
— Pod 153.
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WILHAM  /  Clochard céleste


Oui merci, ce sont là des vidéos très instructives !
 
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Dr Ray  /  Tapage au bout de la nuit


Je partage pleinement les avis de François Bon : l'édition telle que nous la connaissons n'est pas intéressante pour les auteurs.
C'est difficile à comprendre pour tous les auteurs qui peinent à se faire éditer et pensent qu'après avoir signé avec une ME, ils "sont arrivés" : ils n'obtiendront, dans l'immense majorité des cas, pas plus de considération, d'assistance ou de succès qu'en se débrouillant tout seul (ou plutôt en utilisant seuls les multiples possibilités d'édition personnelle).
Résumons nous :
- Une toute petite ME vous éditera, elle aura tous les droits sur votre livre, en fera un joli (si vous avez de la chance) livre papier et une version numérique pas meilleure que celle que vous auriez réalisée, et... vous en vendrez deux. Vous toucherez royalement quelques dizaines d'euros annuels. Vous devrez faire tout seul la promo.
- Une ME moyenne vous éditera, elle aura tous les droits sur votre livre, en fera un livre papier acceptable à sa façon et une version numérique pas meilleure que celle que vous auriez réalisée, et... vous en vendrez quatre. Vous toucherez royalement quelques dizaines d'euros annuels. Vous devrez faire (presque) tout seul la promo.
- Une grande ME... ne vous éditera pas. Si par extraordinaire elle le fait...elle aura tous les droits sur votre livre, en fera un livre papier correct à sa façon et une version numérique pas meilleure que celle que vous auriez réalisée, vendue très cher et... vos ventes se feront sur les trois semaines après la parution. Après, vous n'existerez plus. Vous devrez alors faire tout seul la promo.

Si vous vous décidez tout seul, vous aurez :
- tous les droits sur votre oeuvre. À vie.
- la capacité unique de la mettre à jour après parution
- la promo à faire tout seul (tiens, ça ne change pas)
- une couverture et un papier que vous aurez choisi
- un ebook qui sera vendu à votre prix, là ou vous le voulez.
- et... vous en vendrez deux (si vous avez de la chance). Par contre, 100 % du bénéfice sera pour vous.
- et, j'oubliais... la joie de faire voler en éclat la chaine du livre qui assujetti les auteurs à ne former qu'un sous-prolétariat.


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WILHAM  /  Clochard céleste


Bien vu Dr Ray. Après je crois que ce que nous recherchons aussi à travers l'approche des ME, c'est la reconnaissance de son travail par un pro.
Je pense ainsi que c'est plus facile pour un auteur ayant déjà été édité par des ME de décider une fois pour toute de passer par l'autoédition.
C'est en tous cas, comme ça que je vois les choses….
 
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Nedjma  /  Double assassiné dans la rue Morgue


Il y a du vrai dans ce que tu dis, Dr Ray, mais pour moi, il y a une différence tout de même importante entre l'édition (même par une petite ME) et l'auto-édition, c'est la possibilité de faire des corrections éditoriales avec l'éditeur, d'échanger et de modifier le texte. Travailler complètement seul, ça exige un recul sur son travail que je ne suis pas sûre de pouvoir avoir, pour ma part en tout cas. Après, il faut encore trouver un éditeur qui fera des remarques pertinentes et constructives, certes, mais il y en a, tout de même.
 
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Dr Ray  /  Tapage au bout de la nuit


Je partage les avis de William et Nedjma. Toutefois, le travail de correction éditoriale peut être minime. On peut en faire beaucoup entre auteurs, comme sur ce forum !
Maintenant, et je le comprends très bien pour le vivre, être édité, ou recevoir plusieurs propositions d'édition, permet de se trouver conforté dans son ressenti, de se sentir valorisé en tant qu'auteur.
Toutefois, très vite, on se rend compte que, finalement, c'est payer fort cher pour quelques corrections...
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fleur-de-lyss  /  Autostoppeur galactique


C'est marrant que la vidéo parle d'une décadence de l'édition. Quand on lit "Les illusions perdues" de Balzac, on voit que rien n'a changé depuis le 19e siècle. Les critiques ne lisaient déjà pas les livres et ne fonctionnaient qu'au réseau, les libraires n'avaient déjà pas de place pour tout le monde et se lassaient vite. A partir du moment où l'art entre sur le marché économique, il en subit les lois cruelles.
De moins en moins d'acteurs parviennent à en vivre. Pour avoir été me promener dans les bureaux des gros comme des petits éditeurs, c'est la crise partout et tout le monde regarde à ses dépenses. Un premier roman coûte en moyenne 3000€ à l'éditeur qui, de plus en plus multi-tâches, gère tant les corrections, la mise en page, les BAT, les coûts de productions, le service de manuscrits que les contrats, les contacts avec les clients, les contacts avec la presse, etc. Beaucoup de petits éditeurs sont obligés de prendre un second métier pour s'assurer une viabilité économique. Un éditeur gagne en moyenne 12% sur la vente du livre, l'auteur 8%. Ils sont finalement dans le même bateau.

Le gros problème, c'est finalement une immense surproduction d'écrits. Il n'y aura jamais de solutions miracles pour arriver à vendre parce qu'il n'est pas possible que tout le monde puisse vivre de l'écriture. Chacun tire son épingle du jeu de son mieux Smile

Quant à savoir si l'autoédition présente plus ou moins d'avantages que l'édition traditionnelle, c'est vraiment au cas par cas. J'ai vu des auteurs qui n'ont pas été capables d'en vendre plus de 10 parce que leur mise en page était mal faite ou qu'il restait des fautes. J'ai vu des éditeurs délaisser des auteurs parce qu'ils ne rapportaient pas assez les premiers mois. Mais j'ai aussi vu des éditeurs passionnés qui produisent à perte et travaillent tous les dimanches, jusqu'à faire gagner des prix aux bébés qu'ils ont accompagné. Il y a une multitude de possibilités et je pense que ni l'autoédition ni l'édition traditionnelle ne peuvent répondre à l'ensemble des projets que nous créons chaque année.
 
   
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Nica  /  Petit chose


Citation :
Quand on lit "Les illusions perdues" de Balzac, on voit que rien n'a changé depuis le 19e siècle.

Je dirais plutôt qu'on est revenu au 19è siècle. Entre aujourd'hui et le 19è siècle, il y a tout de même eu une période où cela fonctionnait mieux pour tout le monde. Les chiffres indiquent clairement que les ventes et les a-valoir ont fondu depuis quelques années. Alors, bien sûr, cela s'explique par différentes raisons et il n'est pas question de dire que tout est de la faute des éditeurs, loin de là. Mais c'est faux de dire que rien n'a changé depuis deux siècles: il y a eu des changements, des évolutions positives, puis négatives.

Citation :
Le gros problème, c'est finalement une immense surproduction d'écrits. Il n'y aura jamais de solutions miracles pour arriver à vendre parce qu'il n'est pas possible que tout le monde puisse vivre de l'écriture.
Quand on dit ça, j'ai toujours l'impression qu'on suggère que la surproduction est due aux auteurs qui sont trop nombreux. Tout le monde veut écrire, blabla... Or, cette surproduction est plutôt la "créature" de la fameuse "chaîne du livre". Elle fonctionne un peu comme une bulle financière et elle me semble surtout être le fait des éditeurs et des distributeurs. L'auteur n'a rien à gagner là-dedans, et il n'a pas le pouvoir de forcer un éditeur à le publier. Si on publie trop, c'est parce que la machine s'est emballée et que l'industrie du livre est prisonnière d'un cercle vicieux.
A ce sujet, je recommande le strip très bien fait de l'auteur de la BD Maliki : http://maliki.com/strips/a-croisee-chemins/

Citation :
Un éditeur gagne en moyenne 12% sur la vente du livre, l'auteur 8%. Ils sont finalement dans le même bateau.
Mettre ces deux pourcentages côte à côte ne veut pas dire grand chose à mon avis : l'éditeur cumule ces 12% sur l'ensemble de son catalogue. Il "amasse" ainsi une somme qui lui permet de se verser un salaire,de payer ses employés, ses locaux, ses cotisations patronales, etc... Un auteur ne touche ces 8% qu'une seule fois, et cela représente la plupart du temps quelques centaines d'euros, quelques milliers tout au plus, bien insuffisant pour en vivre.

Citation :
Un premier roman coûte en moyenne 3000€ à l'éditeur qui, de plus en plus multi-tâches, gère tant les corrections, la mise en page, les BAT, les coûts de productions, le service de manuscrits que les contrats, les contacts avec les clients, les contacts avec la presse, etc.

Sur ce point, c'est la même chose : bien sûr que l'éditeur assume une part déterminante du travail et qu'il assume des coûts divers. Mais je rappelle que l'auteur produit lui aussi un travail, des centaines d'heures de travail qui ont un coût elles aussi. Alors évidemment, c'est un coût plus difficile à évaluer que dans le cas d'une entreprise qui peut présenter les factures de ses fournisseurs ou les fiches de paye de ses employés. Mais l'auteur fournit un travail au même titre que l'éditeur. Il devrait pouvoir en vivre, mais aussi payer ses cotisations sociales pour avoir une retraite, une sécu et des congés payés.
 
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    Féminin
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MaddyForeigner  /  Fiancée roide


Un contrat d'édition n'est pas un contrat de travail.
Bizarrement, l'auteur, en France, n'existe pas au niveau des Prud'hommes, de la retraite, de la sécu ou des congés payés, mais il existe au niveau des impôts, comme tous les artistes, d'ailleurs.
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