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 [Divers] Problème : moins de dialogue dans mon roman

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Askah  /  Homme invisible


Hello !

Je viens poser ma première question, qui (à moins que je ne sois aveugle -et j'ai du mal à chercher donc pardonnez moi) n'a pas encore été posée.

Je trouve, personnellement, que j'ai trop de dialogues dans mon texte et j'essaye sans arrêt d'étoffer sans aucun résultat concluant... Donc, je me demandais comment vous faisiez pour ne pas avoir de dialogue, genre, toutes les dix lignes ou même moins ? Bon, il m'arrive d'avoir bien plus de lignes entre deux dialogues mais... pas assez de fois à mon goût.

Par exemple, ici, j'écris (au début de mon histoire) la fête après la cérémonie de mariage où il ne se passe presque rien à part de nouvelles rencontres... Et du coup, j'ai vraiment beaucoup de dialogues. Pour mon chapitre un : j'ai 58 lignes de textes et 43 lignes de dialogues... (oui j'ai vraiment compté Embarassed ).

Merci d'avance tout le monde !
Bisous <3

Askah ~
 
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Cyan  /  Autostoppeur galactique


Bonjour Askah

Je ne pense pas qu'on puisse décider a priori qu'il y a une "bonne" proportion de dialogues à avoir dans un texte. Tout dépend de ce que tu écris, du type de ton texte, des situations que tu évoques. Certaines scènes vont reposer presque naturellement sur des dialogues sans qu'il faille forcément voir ça comme un problème.

Si ces lignes de texte qui ne sont pas des dialogues (que tu évoques dans ton message) correspondent à des descriptions, l'exposé des ressentis des personnages, leur positionnement dans l'espace ou l'évocation de leurs actions, on peut concevoir que ces parties soient moins importantes à certains moment, voire même qu'elles soient superflues. 
C'est un peu difficile de te répondre sans avoir plus d'info sur ton texte ou au moins sur le type d'écrit.

Pour prendre un exemple, le livre que j'ai écrit repose essentiellement sur des dialogues, des mises en situation, avec du tiret cadratin partout, des répliques qui volent dans tous les sens. 
Les descriptions classiques sont plutôt peu fréquentes (sauf à certains endroits où elles sont nécessaires pour planter un décor inattendu, par exemple). 
J'ai eu des retours variés des ME. Un éditeur m'a répondu texto (dans une lettre de refus) :
Citation :
[...] Le texte est essentiellement composé de dialogues, sans qu'il puisse s'agir d'une pièce de théâtre. On pense parfois à un scénario de film. Ce n'est pas un roman. Il est essentiel de définir un genre, même pour le bousculer. [...]
Et bim ! Trop de dialogues ? Pas un roman ? Ça m'a fait un peu mal, sur le coup.
Et puis au final, j'ai eu 3 propositions de ME qui trouvaient que mon bouquin était très bien comme ça, et qui voulaient l'éditer. Comme quoi, l'appréciation du volume de dialogue, c'est très subjectif !  Very Happy

Le plus important, c'est que tu trouves l'équilibre propre à ton texte en tenant compte de ce que tu aimes écrire. 
Ecrire des dialogues, je trouve ça très stimulant, ça aide à avancer dans une histoire, ça facilite l'expression des émotions, ça permet de préciser les personnages. 
Il est nécessaire de faire aussi autre chose quand on écrit une histoire, mais les dialogues peuvent être un fil directeur qui va poser une base, autour de laquelle on pourra ciseler quelques descriptions. 
Il m'est déjà arrivé de fonctionner comme ça pour écrire certains textes. 

Donc première chose à te demander : est-ce qu'en fait ton texte n'est pas équilibré comme il est (au regard de ce que tu souhaites, de ce qu'il raconte, des situations). 
Ensuite, si tu le trouves réellement un peu déséquilibré, il faut te demander ce qui manque (Description de personnages ? Plantage de décor ? Récit des actions réalisées ? Focus sur des attitudes de personnages ?...) pour savoir quel type d'ajout tu peux envisager. 

Bon courage ! Very Happy
 
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Lanya  /  Pour qui sonne Lestat


Bonne question. Il est vrai que trouver le bon dosage entre les dialogues et les paragraphes descriptifs n'est pas toujours évident. Chacun a sa façon d'écrire. Certains peuvent faire des pages de descriptions (rapporter le récit de cette manière avec très peu de dialogues), d'autres miseront sur le dialogue à la place. Et l'histoire sera tout aussi captivante d'une façon ou de l'autre. Il n'y a pas, pour reprendre les mots de Cyan, de règle dans ce domaine. Tout dépend des goûts de chacun.  

J'ai du mal moi-même à bien doser par moment. Tout dépend des scènes que j'ai à écrire. Par contre, qu'ils soient longs ou courts, j'ai pris le réflexe pour mes dialogues (tout comme pour mes descriptions) de vérifier si ces derniers apportent quelque chose d'important soit à l'histoire, soit pour en apprendre plus sur les personnages. Si je m’aperçois que dans ce dernier mes personnages ne disent que:

«-Bonjour!
-Salut!
-Comment vas-tu?
-Bien et toi?»

Si mes personnages demeurent figés là comme des statues et que rien ne se passe d'intéressant, je coupe et je retravaille ma scène. Je visualise la «mise en scène». Ce qui se passe autour, ce qui est intéressant à rapporter.  

Si je reprends ton exemple de la fête après un mariage, si je m'en tiens à un simple échange de: «Salut, moi c'est Marc. Ça va? » La scène va me paraître longue et peu intéressante à écrire et lire.

Même chose si je produis un long paragraphe où je raconte que Myriam la bouquetière est retournée s'asseoir parce que son partenaire de danse lui a marché sur les pieds trop souvent au cours des dernières minutes.

Par contre,  un mixte de dialogues et de paragraphes descriptifs peut être intéressant et servir à exposer la situation, l'ambiance et distiller les informations ici et là sur les personnages sans que cela devienne trop lourd à lire.  

Par exemple (je préviens c'est écrit à la va-vite et pas très travaillé):
Spoiler:
 

Ne te décourage pas. Pour t'aider, tu peux garder ton idée de départ et réécrire cette même scène de différentes manières. Tu peux garder des détails que tu aimes de ta version originale, en supprimer ou en ajouter d'autres qui te viennent.  N'aie pas peur de jouer avec ton texte. C'est à force de pratique que tu trouveras ce qui te satisfait.
 
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Askah  /  Homme invisible


Je vous remercie toutes les deux. Mes dialogues apportent quelque chose à l'histoire, je vais essayer de retravailler la scène pour ajouter quelques lignes de ressenti et quelques lignes de descriptions. Par contre, trouver l'équilibre va être très difficile parce que même si j'arrive à faire quelque chose de bien et que mon amie me le confirme, je n'en serais toujours pas convaincue ( ô le peu de confiance en moi Sad )

Merci beaucoup de m'avoir donner des pistes, j'en prends bonne note pour la réécriture Smile
Bisous <3
 
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Ne te décourage pas, tu es déjà sur la bonne voie. Et souviens toi que tout vient avec la pratique. La confiance en toi également! Wink Il faut apprendre à lâcher prise un peu. Je sais que ce n'est pas évident. On veut que notre texte soit le meilleur possible.

Pour l'instant tu trouves que ton texte a trop de dialogues pas assez de descriptions, mais si tu me dis que ceux-ci sont essentiels à la progression de l'histoire et qu'ils ne te paraissent pas superflus, c'est qu'ils ont tout à fait leur place à cet endroit.

Lorsque ton texte sera plus avancé et que le moment de la réécriture sera venue, tu pourras réajuster le tir. Après avoir laissé reposé ton texte un peu, bien entendu pour avoir un recul sur ce dernier.

 
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On est tellement focalisés sur ces histoires de "normes littéraires" chez nous dans notre beau pays avec une réputation littéraire qu'on se pose des questions qu'à mon sens on devrait pas se poser quand on écrit.
En tout cas pas au début ou dès le début comme ça... Ça prend du temps d'arriver à une forme qu'on juge "définitive" de son roman et encore moi j'ai corrigé des trucs en élaguant beaucoup de choses lorsque mon roman est passé du format e-book au format livre, et imprimable à la demande via Amazon.
J'ai eu un premier exemplaire "livre" entre les mains en Novembre et j'ai cherché si par hasard il y avait pas des coquilles. Et là j'ai trouvé qu'il y avait des tas de choses à enlever en fait dans mon texte même. Je suis finalement arrivé à passer de la position "auteur (e))" à celle de "lecteur (trice)" qui découvre ou fait semblant de découvrir un texte pour la première fois.
Je sais  pas trop ce que vous en pensez ici les auteurs et auteures mais je trouve que c'est particulièrement difficile de passer d'un statut à l'autre. Ça a à voir avec le théâtre: en ayant fait du théâtre comme comédien pendant une bonne période il faut oublier sur scène ou avant de rentrer sur scène comment on a joué la dernière représentation. Et surtout oublier ce qui va se passer dans la pièce après !
Quand on a été plongé dans l'écriture pendant 6 mois voire un an voire plus, de se dire "j'oublie mon roman et je vais essayer de le lire de façon neutre."
Finalement j'y suis arrivé vraiment que 3 ans après !
Donc la question que tu poses finalement tu te la poseras peut-être différemment dans qq temps. Si tu trouves que tu t'exprimes mieux ou que t'arrives à exprimer mieux des trucs par des dialogues ou avec plus de dialogues (c'est mon cas!), pourquoi s'en soucier ?
Par contre tu peux laisser décanter cette question que tu te poses et de toute façon le cerveau travaille tout le temps même quand on dort. Et voir, attendre que ça murisse...
Je crois qu'il est important quand on écrit de suivre son envie : tant pis si ça correspond pas aux critères et normes.
Je sais que je suis pas et serai jamais un écrivain de best-seller genre Musso. Par contre savoir si quand on lit mon roman c'est lisible, et si ça donne envie de continuer de lire oui ça me semble important quel que soit le genre ou style! Ça me semble faire partie aussi du respect dû au lecteur/lectrices encore qu'il y en a qui s'en foutent de ça !
Ils (elles) écrivent comme ils ont envie.
En plus ça m'est arrivé (probablement à vous aussi) de lire des livres qui se vendent ultra-bien, sur le rayon "nouveautés" de la Fnac ou dans les rayons d'écrivains qui sont déjà connus (es) et me dire "comment un éditeur a-t-il pu publier cela ?"
Et c'était pas purement subjectif comme impression: les défauts étaient répétitifs et se voyaient à l'œil nu. Il y a des gens, des lecteurs/trices qui achètent des livres parce que c'est "distractif", parce qu'ils connaissent le nom de l'auteur qui en a déjà publié plusieurs, pour ceci ou pour cela...
Parce que c'est une nouveauté. Ou parce que s'il a été publié c'est que c'est forcément bon!
C'est pas forcément chez les éditeurs qu'on trouve les meilleurs lecteurs/trices mais y'a pas moyen de faire autrement que passer par eux si on veut se faire éditer alors...
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   Pensée du jour  :  CI-GÎT TENGAAR QUI SUCCOMBA À UNE SURDOSE DE FANFICTION Elle ne l'a pas volé, on l'avait prévenue, déjà que la fantasy c'est pas de la littérature, alors la FF, bon... enfin, c'est triste quand même
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Ah ! ah ! Moi j'ai le problème inverse, je n'ai quasiment aucun dialogue. Je peux faire des pages sans que mes personnages n'échangent plus de mots et je n'arrive vraiment pas à rendre les dialogues intéressants. Je trouve que cela rend vite soit artificiel soit inintéressant.
 
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Il y a plein de bons, très bons bouquins sans aucun dialogue. J'ai pas les noms en tête, ça me reviendra peut-être mais j'en ai lu. Je crois que dans le nouveau roman, Sarraute, Robbe-Grillet et Butor on en trouve...
Une sorte d'âge d'or pour la littérature avec l'Oulipo aussi... Dans certains romans de Perec je crois qu'il n'y a strictement aucun dialogue.
Désolé j'ai pas les noms en tête.
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Cyan  /  Autostoppeur galactique


Citation :
je n'arrive vraiment pas à rendre les dialogues intéressants. Je trouve que cela rend vite soit artificiel soit inintéressant.
Oui, tout à fait d'accord, les dialogues, surtout quand c'est très formalisés (avec les tirets), ça a quelque chose de très artificiel quand on les regarde d'une certaine manière. 

C'est encore plus flagrant quand ils apparaissent dans un récit fait par un narrateur, là, ça fait même un peu bizarre, surtout quand on lit le texte à l'oral. 
Quand on raconte quelque chose à l'oral, on ne retranscrit jamais les dialogues in extenso, on va dire "machin m'a dit qu'il aurait bien aimé boire un coup", on ne dit pas "Machin m'a dit : ah ben dis donc, je boirais bien un coup, là, dis !"

Cela dit, c'est toujours une affaire très subjective. 
Ce qui pourrait t'aider, Askah, ce serait de poster quelques extraits de ces passages qui te font douter, et de demander aux gentils membres du forum de te donner leur avis. Tu auras peut-être des opinions différentes, mais ça pourra t'éclairer sur ce que as vraiment envie de faire. 
En gardant à l'esprit, comme le disent Lanya et Shub, que ta propre perception de ton texte peut évoluer avec le temps.
 
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Askah  /  Homme invisible


Il est vrai que je pourrais poster des extraits, mais ce n'est que mon premier jet... Donc merci les répétitions et tout le tralala qui va avec ^^ Je vais tâcher de terminer cette scène et peut-être que je serais un peu plus satisfaite de moi (ô joli espoir ne me déçoit pas).
Ayant un gros manque de confiance en moi, c'est déjà pas facile... Et comme je lis beaucoup, je peux comparer aisément... et voilà : je doute du coup :/
Si j'ai le courage dans un avenir plus ou moins proche (car avec les examens qui approchent j'ai beaucoup de boulot) je retravaillerais et posterais... Ou peut-être que je le ferais plus vite. Je ne sais pas à voir Smile

Merci beaucoup en tout cas !
 
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Cyan a écrit:
Citation :
je n'arrive vraiment pas à rendre les dialogues intéressants. Je trouve que cela rend vite soit artificiel soit inintéressant.
Oui, tout à fait d'accord, les dialogues, surtout quand c'est très formalisés (avec les tirets), ça a quelque chose de très artificiel quand on les regarde d'une certaine manière. 


Sympa pour les théâtreux ça !
Ceci dit il existe du théâtre purement visuel comme faisait Bob Wilson une époque (Einstein on the beach)
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Cyan a écrit:
Citation :
je n'arrive vraiment pas à rendre les dialogues intéressants. Je trouve que cela rend vite soit artificiel soit inintéressant.
Oui, tout à fait d'accord, les dialogues, surtout quand c'est très formalisés (avec les tirets), ça a quelque chose de très artificiel quand on les regarde d'une certaine manière. 
[...]
Cela dit, c'est toujours une affaire très subjective. 
[...]

Effectivement il existe plusieurs avis et sans aller dans le théâtre, les dialogues ne sont pas forcément superficiels lus à l'oral. Cela dépendant effectivement de comment on amène la discussion. Et avoir des extraits pourrait aider.

Donc, sans extrait, je vais reprendre l'exemple d'"aller boire un coup".
"Machin m'a dit :
- Ah bah dis donc, je boirais bien un coup, là, dis!"
Contre "machin m'a dit qu'il aurait bien aimé boire un coup". Je propose ceci :
"Je regardais le pauvre Machin, la joue sur la table, le regard vague dans l'espace entre son pif et la bouteille vide. Il marmonnait plus à lui-même qu'à moi.
- Je boirai bien un coup, là...
- Brillante idée, Machin ! Dis, c'est la bouteille qui te l'a suggéré ?
Je lui retirai la bouteille des yeux et la jetai dans la corbeille du bureau. Derrière, Machin me souriait, le majeur levé..."

J'ai fait ce que j'ai pu, mais je trouve que dans ce cadre, le dialogue n'est pas totalement superficiel. Là, on apprend que le narrateur fait de l'ironie, et que Machin ne pète pas la forme. Après, c'est sur qu'on peut enlever le dialogue, mais ça permet un changement de rythme bienvenu si on apprend quelque chose. Et on montre l'ironie du narrateur sans avoir à l'écrire de façon explicite "répondis ironiquement".

Pour savoir si les dialogues sont utiles ou pas, on peut marquer ce qu'on apprend dans le dialogue dans la marge. Si on apprendre un truc sans importance et que ça fait une page, on peut passer en discours indirect, sinon, on peut garder le discours direct. De toute façon, au final, on fait ce qu'on veut, du moment qu'on aime son texte Smile
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Cyan  /  Autostoppeur galactique


Citation :
Sympa pour les théâtreux ça !
Oula ! Je voulais pas dire ça ! D'ailleurs j'écris du théâtre ! L'idée, c'était seulement de dire que quand c'est lu à voix haute, ça peut parfois faire bizarre (mais parfois seulement). 

Citation :
"Je regardais le pauvre Machin, la joue sur la table, le regard vague dans l'espace entre son pif et la bouteille vide. Il marmonnait plus à lui-même qu'à moi.
- Je boirai bien un coup, là...
- Brillante idée, Machin ! Dis, c'est la bouteille qui te l'a suggéré ?
Je lui retirai la bouteille des yeux et la jetai dans la corbeille du bureau. Derrière, Machin me souriait, le majeur levé..."

J'ai fait ce que j'ai pu, mais je trouve que dans ce cadre, le dialogue n'est pas totalement superficiel. 

C'est chouette, j'aime bien. Smile 
Cela dit, le fond de ma pensée c'est que si on est dans un récit purement oral, et rapporté par une personne unique, et qu'on lit le texte à voix haute, on n'a pas les tirets pour signaler les changements de locuteur. 
A moins de changer la voix pour signaler qu'on passe d'un personnage à un autre (ça peut être rigolo Very Happy ), ça peut faire peu naturel.
Mais c'est vrai qu'il faut être bizarre pour lire à voix haute. :mrgreen: 

J'ai voulu essayer parce que je visualisais la scène, genre dans un film, et j'essayais de voir, ou plutôt d'entendre, ce que ça pouvait donner. Et je me suis posé la question de savoir s'il ne fallait pas que j'enlève les tirets et que je fasse le rapport des dialogues autrement. 
Le narrateur est une vieille femme, qui parle avec une voix chevrotante. Certains répliques font un peu bizarre dans sa bouche, même si c'est un discours rapporté. 
Pas simple... Neutral
 
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Hello! Very Happy

C'est un chouette sujet que tu amènes ici. On est tous d'accord sur le fait qu'il n'y a pas de réelles normes à atteindre (ce serait tellement plus simple si on connaissait la formule magique, mais aussi bien moins rigolo!).

Je pense en revanche qu'il est essentiel que tu te poses la question de la pertinence des dialogues. Ca ne doit pas devenir une facilité ou un tic d'écriture. Voici quelques réflexions auxquelles je suis arrivées sur mes propres textes:

-Je déteste les répliques que j'appelle "parasites", tout ce qui tombe sous le sens: les "allo", "Bonjour", "Qu'est-ce que je peux vous servir?". Pas facile à éviter, cela dit. Du coup, je recours parfois (voire souvent) à l'ellipse. On a tendance à être très linéaire dans nos premiers essais d'écriture. Un exemple pour t'illustrer ça:
Spoiler:
 

-Je pratique beaucoup l'économie. J'essaye d'aller à l'essentiel (souvent je le fais trop). Si ça peut être dit en trois répliques bien tourner, je préfère ça qu'un long discours.
Spoiler:
 

-Je préfère quand le dialogue sert à connoter qu'à dénoter. Autrement dit, ce que je recherche, c'est plutôt ce que le dialogue démontre de la personnalité que ce qu'il dit spécifiquement. Ainsi, j'évite tous les dialogues qui sont purement informatifs, présentent les personnages, la situation, etc. C'est pratique par moments, mais ça ne doit pas devenir automatique. J'essaye de faire passer cela par ce que j'appelle "des descriptions vivantes".
Un exemple (celui-ci n'est pas de moi)
Citation :
Une auteure sur un forum expliquait ainsi qu'elle voulait expliquer dans un extrait qu'un personnage était jeune papa. Plutôt que le dialogue, elle a utilisé le fait qu'il gratte une tache de panade sur sa manche pendant la discussion et qu'il se frotte les yeux et dissimule un bâillement. Ainsi, ton personnage bouge, vit, et tu évites les longues lignes de dialogues statiques qui servent juste à disséminer des infos

Voilà! Sorry pour les exemples issus de mon propre texte, ce n'est pas pour faire ma pub, mais je n'explique pas toujours très bien et ça dépend tellement d'un projet à l'autre que ça me paraît plus simple de te montrer précisément comment je travaille Smile
 
   
    
                         
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