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 Sommes-nous bornés par les genres?

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isallysun  /  Double assassiné dans la rue Morgue


Voilà, ailleurs j'ai vu un texte que l'auteur avait classé en poésie, mais où nous sommes plusieurs à avoir trouvé qu'on le voyait plutôt en théâtre comme un monologue.

Du coup, je me demande si on ne se met pas des barrières lorsque nous n'aimons pas un genre, voire un registre.
Et est-ce que ce classement n'influence pas également notre perception du texte, notre appréciation de celui-ci? Est-ce que ces cloisonnements nuisent à la découverte?



Je n'ai pas trouvé de titre plus évocateur.
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Séléné.C  /  La femme qui tomba amoureuse de la lune


Si on pense à un genre en particulier quand on écrit, soit pour y entrer soit pour l'éviter, je suppose que oui, on se met des barrières.

On peut aimer ou ne pas aimer un genre en partant de l'image qu'il a (réputation), et de ce fait vouloir ou ne pas vouloir y entrer.

En ce qui me concerne, je ne suis pas fana de romance mais si on classait un de mes textes dans ce genre, il est possible que ma première réaction soit un éclat de rire, car j'apporte beaucoup d'attention à la composante romance de mes textes, que j'emploie selon "un peu d'amour dans un monde de brutes"
Et puis... j'aime tâter de tout. Découvrir, expérimenter...
Embarassed j'ai en ce moment une nouvelle "romance" en cours, et bien qu'assez dubitative sur la qualité du résultat, je la bichonne plus que la plupart de mes nouvelles pour AT. Parce que j'en ai le temps et pour me perfectionner. Placer une histoire d'amour en centre de l'intrigue, c'est hard !!

Une étiquette qui me déplairait, c'est la dark romance... et pourtant, Neutral une des saisons de DiscoBall pourrait se classer dans cette catégorie. DiscoBall étant un cas très particulier dans mes textes, bourré à craquer de personnages douteux ou barjos, et comme cela ne concerne qu'une saison, je ne m'en fais pas trop de ce côté. Par contre, sur mes autres textes, l'étiquette me déplairait profondément.

Comme je ne fais pas de théâtre ou de poésie, je n'ai pas besoin de me questionner sur une situation de monologue.
Cependant, le découpage de genres "poésie / théâtre / roman / nouvelle" me semble plus artificiel que celui "polar, romance, aventure (etc.)". Même si c'est la définition reconnue de "genre littéraire"

Dans tous les cas, établir un genre ne sert qu'à la recherche éditoriale et à la présentation au futur lecteur.

Smile
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Fatalité  /  Blanchisseur de campagnes


Je ne pense pas qu'il faille absolutiser genres, registres, etc. mais que nous en avons relativement besoin, selon. Je suppose que cellui qui se dit "je vais écrire un roman" avait besoin de la notion pour envisager d'en écrire un, sauf à en être l'inventeur ... ou le réinventeur par méconnaissance ... Bref, s'en tenir purement à cela, c'est s'empêcher d'avancer, mais les rejeter, c'est s'empêcher de penser. C'est qu'il faut bien situer les choses à un moment donné, serait-ce uniquement à un moment donné quitte à faire évoluer le sens. Ce qui est justement, je crois, ce qui se passe, mais il est vrai que les éditeurs en ont besoin, et que cela peut avoir tendance à créer des repères fixes attendus dans les publics (ça conditionne), jusqu'au point où un texte va être placé en Miscellanées comme résidu hélas.
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isallysun  /  Double assassiné dans la rue Morgue


Séléné: pourquoi dis-tu que le découpage roman/poésie/théâtre... te semble plus artificiel?

Fatalité: donc, pour toi, ça ne serait qu'une question de ce qu'attend le public?
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Séléné.C  /  La femme qui tomba amoureuse de la lune


Poésie / Théâtre / Roman / Nouvelles sont des découpages liés à la technique.
Technique qui a beaucoup évolué au cours du temps.
Les contes de Perrault sont en vers, et pourtant on ne les classe pas en poésie.
Les dialogues des Petites Filles Modèles sont sous une forme théâtrale mais on ne remet pas en cause le classement en roman.
La définition d'une nouvelle comme texte à un seul fil d'intrigue n'englobe pas forcément les mêmes textes que les critères des éditeurs qui sont en nombre de mots ou de caractères.
Enfin, tout texte à la forme inhabituelle se trouvera, comme dit Fatalité "miscellanées" ou plus simplement dit "inclassable", et cela durera autant qu'on aura pas inventé une forme nouvelle ayant assez d'adeptes pour lui accorder un genre. De même que les "mixtes" ne rentreront nulle part.
La forme ne disant pas grand-chose du fond, choisir un livre en fonction de cela revient à choisir les biscuits d'après la taille et la couleur de la boite.
Sans compte que le théâtre, la poésie etc. peuvent se tourner vers des thèmes identiques à ceux du roman et de la nouvelle (j'ai dit "peuvent").
Les classifications en Polar / Romance / Surnaturel etc. se croisent entre elles set subdivisent à l'infini. Il en apparait sans cesse. Certains s'oublient. Ou renaissent. On peut essayer d'en suivre les codes, ou les tordre volontairement. Je ne veux pas dire que personne ne s'en rend esclave, mais ils s'accordent mieux aux caprices de l'imagination que "théatre-poesie-roman-nouvelle"


j'aurais aimé fignoler plus mon post, mais on me fait signe === je file

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C'est bien parce qu'on a su faire des trucs un peu plus frais que juste "des vers" et juste "de la prose" qu'on ne peut plus se contenter de dire que "la poésie est en vers", "le roman en prose". Les genres ne sont pas exclusifs, comme certains l'ont évoqué avec la poésie en prose ou le théâtre poétique (de façon rigolote, j'ai pas l'impression que "des romans en vers" ça passe aussi bien).

Le théâtre a sans doute la particularité d'être un genre qui repose sur le lieu du théâtre et l'exécution de la pièce (réel ou virtuel, puisqu'il existe aussi du "théâtre de fauteuil") en plus d'une simple structure particulière en dialogues, apartés, didascalies, etc. (il existe d'ailleurs du théâtre sans ces codes, mais qui est dit "théâtre" malgré tout parce qu'il n'est pas juste fait pour être lu à part soi, mais bien joué au théâtre).

À distinguer les dimensions marketing-économiques-éditoriales du "genre" (il s'agit surtout d'indiquer au lecteur ce à quoi il peut s'attendre dans un bouquin) des dimensions plus épineuses de la critique littéraire (qu'est-ce qui fait le courant naturaliste, le courant post-moderniste, etc., etc.).

La clarté des connaissances et représentations de chacun sur les genres aide sans doute dans l'écriture, au même titre que la connaissance des tropes et des lieux communs aide à en jouer avec bien plus d'aisance qu'une très vague intuition de la chose (même si ça doit sans doute se faire également).

Les genres bornent. Les bornes sont nécessaires pour qu'une chasse à la libération et au dépassement soit possible.
 
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K.Holmes  /  Clochard céleste


Je pense qu'en aimant pas un genre on se limite dans ce qu'on lit et donc dans ce qu'on découvre, mais je ne pense pas que cela nous empêche d'en apprécier le contenue si on essaie.

Si tu n'aime pas le genre d'une histoire, mais qu'elle est bien raconté, et que tu l'essaies, je pense que ça passe tout seul
 
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Raven a écrit:


À distinguer les dimensions marketing-économiques-éditoriales du "genre" (il s'agit surtout d'indiquer au lecteur ce à quoi il peut s'attendre dans un bouquin) des dimensions plus épineuses de la critique littéraire (qu'est-ce qui fait le courant naturaliste, le courant post-moderniste, etc., etc.).
.
Malheureusement il faut faire jouer le "principe de réalité" qui fait qu'il faut passer la barrière  marketing-économiques-lignes éditoriales pour passer dans la classe supérieure celle dite d'un "courant" et de son appartenance. Du fric à l'artistique, bien dans cet ordre sinon...
Ce qui fait qu'en fait les courants littéraires comme tu dis sont surdéterminés par les choix des éditeurs qui ont un crible financier avant tout (est-ce que ça va se vendre en librairie ou pas?): une main sur le cœur et une autre sur le portefeuille et ils essaient de joindre les deux.
On peut s'étonner ou s'indigner de ce fait , que ce soit les éditeurs qui fixent les "genres" mais y'a pas grand chose à faire à moins de se faire éditer en numérique (ça a été mon cas et je suis en livre maintenant ouf!) ou à compte d'auteur et là, bonjour! Tout ceci c'est pour moi une espèce de dictature des éditeurs exercée sur l'écrivain (e) et délimitant complètement les choix des lecteurs et futurs acheteurs à la mode, ce qui se vend (bonjour Beigbeder et sa dénonciation du milieu de la pub-marketing lui qui en profite ) et à des produits dont le pire exemple du point de vue littéraire est à mon avis le best-seller. Le fast-food de la culture, ceci dit ça a toujours existé!
 
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isallysun  /  Double assassiné dans la rue Morgue


Séléné.C a écrit:

La forme ne disant pas grand-chose du fond, choisir un livre en fonction de cela revient à choisir les biscuits d'après la taille et la couleur de la boite.
Sans compte que le théâtre, la poésie etc. peuvent se tourner vers des thèmes identiques à ceux du roman et de la nouvelle (j'ai dit "peuvent").


Et mais c'est important la couleur de la boîte! Design power :head:

Pourquoi seulement peuvent? Il me semble qu'on peut tout aborder peu importe le genre

Raven a écrit:

de façon rigolote, j'ai pas l'impression que "des romans en vers" ça passe aussi bien

Est-ce que ce ne serait là qu'une question de longueur? de redondance dans la forme?

Raven a écrit:

Les bornes sont nécessaires pour qu'une chasse à la libération et au dépassement soit possible.
Donc, franchir les limites permettraient de se renouveler selon toi?

K.Holmes a écrit:

Je pense qu'en aimant pas un genre on se limite dans ce qu'on lit et donc dans ce qu'on découvre, mais je ne pense pas que cela nous empêche d'en apprécier le contenue si on essaie.

Si tu n'aime pas le genre d'une histoire, mais qu'elle est bien raconté, et que tu l'essaies, je pense que ça passe tout seul
En fait, je ne suis pas du genre à me limiter. J'aimerais bien tout découvrir, tout lire. Mais il faut faire des choix. C'est vrai que je lis peu de poésie hors forum. Pourtant, j'en écris. Est-ce parce que ce genre n'est pas mis en évidence dans les librairies et bibliothèques? Je ne crois pas puisque les BDs le sont souvent, et pourtant, comme pour la poésie, je n'en lis pas souvent.
Mon questionnement venait plus du fait qu'un avait mentionné qu'il appréciait le texte quand il se mettait dans la tête de le lire en monologue, mais que ça ne passait pas tant si on le lui imposait comme de la poésie. D'où mon questionnement sur la perception.

Shub a écrit:

Tout ceci c'est pour moi une espèce de dictature des éditeurs exercée sur l'écrivain (e
Et excepté le numérique, comment ferais-tu pour contourner cela? Qu'est-ce qui crée un courant pour toi?
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Fatalité  /  Blanchisseur de campagnes


Fatalité a écrit:
Fatalité: donc, pour toi, ça ne serait qu'une question de ce qu'attend le public ?

Non par contre les attentes du public et le besoin de vendre, vont faire qu'on va flatter plus logiquement les attentes du public. On ne touche pas impunément à des repères, ou bien il faut bien le faire. Du moins est-ce un mode de penser mercatique.
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Séléné.C  /  La femme qui tomba amoureuse de la lune


Re....
Tout à l'heure, je n'ai même pas pris le temps de relire (ben oui, quand on vous demande ailleurs...)
Oui, la poésie aussi  évolue.
Et il n'a pas fallu attendre qu'on torde le cou aux formes versifiées pour qu'il en existe des sans pieds et sans rime... les vers avec pieds comptés n'ayant pas toujours existé.
Mais si on prend un poème science-fiction, une nouvelle fantasy et une nouvelle SF, est-ce que le lien n'est pas plus évident entre les deux éléments SF ?
oui.. encore faut-il un poème SF à placer dans l'expérience.... c'est une façon d'illustrer, rien de plus
on pourrait alors dire que la poésie se rapporte aux émotions et la  prose à l'action, mais dans ce cas, quid du roman japonais ou des nouvelles de Maupassant ?

Shub = En quoi le fait d'éditer en numérique épargne-t-il la question des genres ?
N'est-ce pas plutôt des éditeurs généraliste / non-spécialisés que tu parles ? (et des "petits" de cette  catégorie, vu la comparaison avec l’auto-édition)

Smile
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isallysun a écrit:

Shub a écrit:

Tout ceci c'est pour moi une espèce de dictature des éditeurs exercée sur l'écrivain (e
Et excepté le numérique, comment ferais-tu pour contourner cela? Qu'est-ce qui crée un courant pour toi?
Je comprends pas bien ta question. Ou alors je comprends quelque chose comme... Avant je pensais que les courants littéraires ou les genres, comme le nouveau roman était le pur produit des écrivains et d'une réflexion de leur part ou issue d'un groupe (comme les dadaïstes ou surréalistes) autour de la littérature, son évolution, ce qu'elle a été avant et ce vers quoi elle devrait tendre maintenant. Démarche un peu idéalisée dans ma tête même si de tels courants ont existé par le passé. Maintenant c'est quoi les courants littéraires durant ces 20 dernières années? Incarnés par des gens comme Houellebecq, blasé, frustré, nihiliste, se fichant totalement de la politique et du social ? Des bobos brimés par le système comme Beigbeder qui se révoltent pas vraiment mais dénoncent le système ce qui s'apparente à un courant peut-être genre politico-littéraire genre je-dénonce-le-système-mais-j'en-profite-à-fond ? Non franchement je vois pas actuellement de courants littéraires ni avant ni pendant ni un qui poindrait peut-être... Tu en vois toi ?
Je sais pas mais l'époque est furieusement en manque d'idéaux (ça date pas d'hier), avec l'inquiétude stressante du lendemain comme seule perspective je trouve... Les jeunes qui angoissent de pas trouver de travail, les seniors qui se plaignent de leurs retraites, la dislocation du politique et des vieux clivages avec des gens qui finissent par voter contre qq à défaut de trouver qq pour ui voter quand ils s'abstiennent pas tout court mais sur le plan littéraire y'a quoi ?
Y'a qqq chose que tu caractériserais comme courant dans la littérature ? La Fantasy avec le Seigneur des Ados peut-être hahahaha!
Oui ça marche bien, ça se vend: j'ai vu un Harry Potter, j'ai trouvé cela marrant mais j'en verrais pas un second, encore moins lire des bouquins de ça...
 
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Séléné.C a écrit:

Et il n'a pas fallu attendre qu'on torde le cou aux formes versifiées pour qu'il en existe des sans pieds et sans rime... les vers avec pieds comptés n'ayant pas toujours existé.

Et mon copain qui juge pauvre toute chanson qui ne rime pas Contre les Caliens

Shub; Dénonce le système?
Je n'ai jamais lu Beigbeder, mais on dirait que tu le réduis à cause de cela. Pourtant, je pense à Anna Karénine et Les trois mousquetaires qui justement dénonçait la politique, le système

En fait, ma question revient à ce que Séléné a posé
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J'ai pas lu Beigbeder le personnage hante les plateaux de télé et est très médiatisé. Il a annoncé le gagnant du prix Goncourt de l'année, plus il se lisse les plumes tant qu'il peut ("l'écrivain" avec un E majuscule) et déploie son ego partout: un ego qui n'a pour moi rien d'intéressant je l'avoue.
Peut-être il écrit très bien j'en sais rien
 
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Citation :
Maintenant c'est quoi les courants littéraires durant ces 20 dernières années? Incarnés par des gens comme Houellebecq, blasé, frustré, nihiliste, se fichant totalement de la politique et du social ? Des bobos brimés par le système comme Beigbeder qui se révoltent pas vraiment mais dénoncent le système ce qui s'apparente à un courant peut-être genre politico-littéraire genre je-dénonce-le-système-mais-j'en-profite-à-fond ? Non franchement je vois pas actuellement de courants littéraires ni avant ni pendant ni un qui poindrait peut-être... Tu en vois toi ?
Je sais pas mais l'époque est furieusement en manque d'idéaux (ça date pas d'hier), avec l'inquiétude stressante du lendemain comme seule perspective je trouve... Les jeunes qui angoissent de pas trouver de travail, les seniors qui se plaignent de leurs retraites, la dislocation du politique et des vieux clivages avec des gens qui finissent par voter contre qq à défaut de trouver qq pour ui voter quand ils s'abstiennent pas tout court mais sur le plan littéraire y'a quoi ?
Y'a qqq chose que tu caractériserais comme courant dans la littérature ? La Fantasy avec le Seigneur des Ados peut-être hahahaha!
Oui ça marche bien, ça se vend: j'ai vu un Harry Potter, j'ai trouvé cela marrant mais j'en verrais pas un second, encore moins lire des bouquins de ça...
C'est quand même un peu incroyable cette presque "haine" au tout venant, le nombre de clichés empilés à la ligne, et les jugements "faciles" qui vont avec.
D'autant de souligner que tu parles de ce que tu n'as pas lu ! Comment peux-tu donc savoir alors ?

Pour ma part je trouve que c'est l'étiquette du genre qui borne lui-même l'écrit, que selon tel ou tel lecteur peut-être ne s'apposera pas la même étiquette, que l'auteur lui même en a une vision qui peut être autre, le sentiment de faire ceci ou cela.
La question est intéressante aussi au terme de conception, pour cela que je n'essaie pas de définir(en terme de genre) ce que je fais, écris, j'ai l'impression que cela me tiendrait à une ligne de conduite, m'empêcherait de certaines libertés ensuite, alors peut-être que oui, que définir le genre borne un peu. Et dans l'étiquetage réduit, oui, il y a des œuvres qui peuvent cocher à tout un tas de genre d'étiquettes.
Peut-être que cela dirige dans une certaine mesure nos choix de lecture aussi.


 
   
    
                         
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