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 Débattre

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Hiroko a écrit:
j'attendais surtout l'intervention de Raven qui allait m'écraser pour satisfaire son ego et me faire hausser un sourcil avant de soupirer et de passer à autre chose. Ç'aurait encore été un débat qui n'aurait mené à rien, de toute façon, j'ai d'autres occupations.



🖌 The Soul of the Rose (1908), John Williams Waterhouse.
 
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Sarah Froidure  /  La Papesse


https://soundcloud.com/manuel-j-grotesque/ya-de-bat
 
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Fatalité  /  Blanchisseur de campagnes


Lion piteux a écrit:
https://soundcloud.com/manuel-j-grotesque/ya-de-bat

Le problème effectivement avec la notion de débat, comme souligné par Manuel J. Grotesque grotesquement, c'est que les médias officiels disent débat pour dispute, controverse, interrogatoire, simulacres, où les intervenants se complètent moins qu'ils ne se confrontent et cherchent à se confronter, le plus souvent en traquant leurs petites bêtes vous savez, ce que Jean Baudrillard - dans la Société de consommation, 1970 - appelait déjà "le plus petit dénominateur différentiel" (ou un truc du style). En gros, et pour le dire simplement : ça piétine, ça ne veut pas dire grand chose, ça ne se distingue pas, ça ne mène à rien.

En fait, la notion de débat télévisé avait peut-être encore un sens dans les années 70, mais les années 80 auront tout dégénéré progressivement, avec entre autres des émissions telles que Bouillon de culture qui, comme son nom l'indique, et comme elle fut parodiée par les Deux minutes du peuple, fait brouillon. Et vous la sentez venir, l'émission Touche pas à mon poste, là ?

Comment se fait-il qu'auparavant, en mai 68 ou autre, le débat était ressenti comme libérateur, et que désormais il est senti comme soumetteur à un seul ordre d'idées ? ... A cause de ce que je viens dire, au moins en partie. Et puis, élevés dans cette inculture, nous ne mettons plus d'autre sens sous ce terme.
Aussi bien, parler de discussion en le chargeant de connotations positives comme voulait Aomphalos Page 1 Ven 24 Nov 2017 16:41, pourrait être une solution. C'est vrai après tout : quand il y a de la discussion, sémantiquement, on sent moins la pression du ya débat, pression qui débilite au point que Manuel J. Grotesque en révéla la débilité, à travers ledit grotesque ...
... mais au final ça revient au même, du moment qu'au bout on a été poussé à raisonner personnellement (pas forcément à évoluer dans le sens des autres intervenants, mais du moins grâce aux autres intervenants) voire à se décider collectivement.

Hélas, quand j'entends parfois des discussions s'envenimer, et quelqu'un s'exclamer du style : "eh, on ne faisait que discuter ! je ne faisais que discuter ! ça ne mange pas de pain, y'a pas mort d'homme !" dans ces moments, eh bien, j'ai le sentiment que débat ou discussion, c'est tout comme : "les gens" ne veulent plus s'affronter sur le terrain des mentalités, et se vexent de simples mots, en croyant être victimes de tentatives d'inception (comme je disais plus haut) ...
... peut-être aussi parce que nous avons été élevés par la publicité qui, en effet, est une tentative d'inception (action de vente) de ce qu'elle mobilise toutes les rhétoriques - et pas que les rhétoriques.
Du coup, dès que quelqu'un "veut discuter", "ça nous fait chier", et encore pire s'il dit "débattre", parce qu'aussitôt on ressentirait inconsciemment tout le pénible 1. des faux débats télévisés, 2. des tentatives d'inception publicitaires ...
... or nous préférons (ce qui est de bon sens émotionnel, mais pas intellectuel) nous prémunir contre "toutes ces conneries", même s'il nous arrive de zapper dessus ou de nous amuser d'une pub.
Bref : "nous sommes soûlés".

Seulement, il y a amalgame inconscient, et comme ça on n'avance plus du tout, en livrant le monde commun (au sens de Hannah Arendt) à des bureaux d'études technocratiques d’État et d'entreprise associés, en nous contentant de vivre sans exister, et au mieux en ayant l'impression d'exister quand on fait partie desdits bureaux d'études - alors qu'on en est les particules managériales.

La bise
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Sarah Froidure  /  La Papesse


fait amusant, je vois dans l'étymologie avec de gros sabots débattre viendrait de battuo (battre, frapper, rosser, piler) qui serait entre autres apparenté au verbe verbe gaulois andabata qui partagerait le même étymon indo-européen que le latin fatuus (idiot), lui même provenant de for (qui parle pour ne rien dire) .

tirez-en les conclusions que vous souhaitez à propos du mot débat
mais l'amalgame inconscient ne vient pas de nulle part
 
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Fatalité  /  Blanchisseur de campagnes


Il y a un lien avec le mythos, aussi, qui ne se distingue pas si bien du logos, contrairement à ce distinguo très occidental, alors que chez Platon il y a encore pas mal de mythos que la tradition aurait eu tendance à écarter.
Cf. Paul Feyerabend, Adieu la raison - abstraction faite de tes odieuses dérisions que tu crois disqualifiantes, alors que pas du tout en fait. Bref : tu ne savais pas si bien dire.


EDIT: au fond, comme dit la sagesse populaire, "tout ça, c'est de la littérature ..." - rationalisme compris. Nul-le ne saurait parler au nom de la Raison.
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Fatalité  /  Blanchisseur de campagnes


Lion piteux a écrit:
lui même provenant de for (qui parle pour ne rien dire) .

Et moi je reviens à la charge pour demander si l'on parle bien pour dire quelque chose, si de manière générale dire quelque chose est parlant - à mettre en relation avec mon EDIT, juste ci-dessus.

Fatalité a écrit:
EDIT: au fond, comme dit la sagesse populaire, "tout ça, c'est de la littérature ..." - rationalisme compris. Nul-le ne saurait parler au nom de la Raison.

Sur quoi l'intervention de Jdoo sur Pourquoi préserver la biodiversité?, Page 3 Sam 20 Jan 2017 13:10, donne la clef de tout cela :

jdoo a écrit:
Après si tu raisonne "dans le à quoi bon ?" (je suis pas sûr que ça soit ta position du reste), tu peux te dire que dans 5 milliards d'année (ou 7) le soleil va s'éteindre et que donc de toute façon tout va disparaitre. Tu peux même te dire que tu vas mourir bientôt et que à priori cette mort est inévitable. donc à quoi bon vivre ? pourquoi ne pas se suicider tout de suite ? etc. etc..

Je pense que c'est le privilège des espèces vivantes terrestres d'essayer de survivre à tout, quoi qu'il arrive, même si c'est désespéré, même si ça n'a aucun sens. Privilège que l'on a hérité nous l'humanité  au terme de 1 milliards d'année d’évolution. Personnellement j'entends user de ce privilège, ça n'a peut être aucun sens d'écrire ce message, ça n'a peut être aucun sens d'avoir eut un enfant, ou d'aider une personne dans la merde, ou de me battre contre une maladie, ou d'essayer de sauver notre planète qui crèvera quoi qu'il arrive. ça n'a peut-être aucun sens, mais j'use de mon privilège acquis.
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Noxer  /  Let's flood until the next one


je remonte un topic pourri par fatalité juste pour partager l'article suivant qui est génial, à propos d'une technique rhétorique très usité dans les débats contemporains (lol)

extrait a écrit:
Quand j’étais petit, j’étais assez insupportable (les mauvaises langues diront que je le suis toujours). Parmi les personnes qui ont eu à subir mon arrogance et mon manque d’empathie, il y avait mon petit frère, qui subissait mes lubies avec la sagesse d’un moine bouddhiste. Il faut dire que j’étais déjà contrariant. Par exemple, je n’avais aucun respect pour les vieilles traditions qui avaient cours dans la maison quant au contrôle de la télécommande du salon. Dans ma famille, une règle non-écrite voulait que la personne déjà en train de regarder la télé soit prioritaire sur la télécommande par rapport aux nouveaux venus. C’était un principe de courtoisie, principalement voué à obtenir la paix sociale : quand tu es en train de regarder ton émission ou ton film, tu n’as pas envie d’être dérangé par quelqu’un qui passerait par là en réclamant un changement de chaîne. Mais, ce principe, j’en contestais les fondements : après tout, au nom de quoi est-ce que l’ancienneté dans les canapés donnerait un quelconque droit sur le choix du programme ?

Dans la pratique, mon combat contre ces règles et ces hiérarchies injustes, je le menais surtout quand c’était moi qui en étais victime : alors que je débarquais dans le salon, j’interrompais mon frère et je réclamais instamment qu’il me cède la télécommande. Devant son refus, je protestais alors en me plaçant, debout, entre lui et la télévision. Quand il me demandait de dégager de son champ de vision, je répondais alors quelque chose de vraiment irritant : « Ben quoi ? Je me tiens seulement debout quelque part. J’ai bien le droit de me tenir debout quelque part, non ? Si je te cache la vue, c’est ton problème, pas le mien, moi, je ne fais rien de mal. Tu veux m’interdire d’aller et venir où je veux, c’est ça ? ». Voilà, c’est aussi simple que cela, la technique de la station debout.

https://blogepervier.wordpress.com/2018/06/13/la-technique-de-la-station-debout-avec-jordan-peterson/?fbclid=IwAR2sADNeHsRagG0X9wsWi3ErRY44vHhD2v2wmvgFfA8wGY4fLh3ctojTVAU
 
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Kid  /  Un talent FOU


Pas étonné du tout de voir que cette démonstration atterrit sur Jordan Peterson :p


       
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Milolaidus  /  Clochard céleste


Je viens justement d'acheter son bouquin : 12 règles pour une vie. Very Happy

Je ne l'ai pas encore commencé, mais je ne devrais pas tarder à m'y mettre.

Je pourrais essayer de faire un compte rendu si ça intéresse.

J'en avais entendu parler par le Youtubeur "les philogynes". Un homme qui crie son amour des femmes jusque dans le nom de sa chaîne, ça ne peut être qu'un type bien non ?
 
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Noxer  /  Let's flood until the next one


Citation :
J'en avais entendu parler par le Youtubeur "les philogynes". Un homme qui crie son amour des femmes jusque dans le nom de sa chaîne, ça ne peut être qu'un type bien non ?

... C'est surtout un bon gros mascu m'enfin. D'ailleurs son argumentaire tombe bien souvent (ô hasard des rhétoriques masculinistes) dans ce qui est critiqué dans l'article.
Du coup non je crois pas que ça intéresse mais merci.
 
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Milolaidus  /  Clochard céleste


Very Happy
 
   
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pehache  /  Hé ! Makarénine


Sur mythos et logos chez Platon (cf. plus haut) LE livre de référence (pour éviter de dire des conneries) c'est "le renversement platonicien" de Henri Joly.
 
   
    
                         
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