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 L'élitisme des classes scientifiques

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Noxer  /  Effleure du mal


Idem que Moira, j'ai plutôt tendance à penser qu'il s'agit d'un "élitisme" qui reste très centré sur la question du baccalauréat et du lycée, et qu'il y a très peu de répercussions pour le reste (d'ailleurs même pour entrer dans certaines écoles/prépa on commence à s'en foutre un peu quel bac tu as fait). D'où le décalage (je pense aux interventions de Jezebeth) entre l'apparente scission des matières et le vrai choix de spécialisation et d'approfondissement derrière (je veux dire, assumé de manière sérieuse).

Moi j'ai fait un bac S avant de m'orienter en prépa littéraire parce qu'on m'a fait culpabiliser les choix que je voulais faire à coup de "réfléchis bien", "la S ouvre toutes les portes" et d'autres venant des profs comme de la famille. Je ne sais pas comment on peut espérer que cela se passe bien à partir de là, mais je voulais juste dire que cet élitisme, non seulement il ne mène à rien concrètement, il ne s'actualise pas, mais en plus il est toxique. J'ai gâché deux ans de lycée à me demander pourquoi j'allais en cours, et à complexer sur mes capacités alors que c'est juste que ça ne me plaisait pas, et je sais en ayant parlé avec d'autres que je ne suis pas le seul dans ce cas là.

Bref, je trouve ça totalement stupide ; je ne sais pas exactement comment ça marche dans les détails, mais à une époque, j'avais entendu d'une connaissance québéquoise que leurs spécialisations se faisait après l'équivalent du bac, et en deux années, j'ai trouvé ça intéressant, mais je sais pas vraiment ce que ça vaut concrètement.
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Joe monsters  /  Barge de Radetzky


Aux USA, c'est un peu la même chose : ils passent un diplôme assez simple en fin de lycée et non spécialisé. Eux se vocalisent surtout sur le fait d'aller dans un super "college" comme ils l'appellent. (Une grande université en somme.)
Les universités, eux, se spécialisent. C'est d'ailleurs une raison pour laquelle le bac français a bien plus de valeur que le diplôme des lycées américain : il est bien plus spécialisé et bien plus dur.
Personnellement, je trouve le système américain (et aussi donc, comme j'ai pu le lire ici, le système belge et québecois) bien plus équilibré. Je trouve ça effectivement crétin de focaliser les études sur une spécialisation aussi tôt.
Je trouve, qu'à la fin, ça déstabilise plus que ça ne focalise.
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Mâra  /  Mérou


D'autres argueraient qu'une spécialisation précoce permet à des enfants à vocation manuelle par exemple de ne pas se taper un parcours inadapté, qui sape leur confiance en eux et leur fasse perdre de précieuses années d'apprentissage...
 
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Joe monsters  /  Barge de Radetzky


Mais le souci, pour moi, est que cette spécialisation est tellement inadaptée à notre société, comme beaucoup le soulignaient plus haut, qu'elle mène tout de même à une longue période de confusion.
Peut-être que c'est ce type de spécialisation qui pose problème alors et qu'il faudrait faire une sorte de réforme.
Après, une spécialisation après le bac est peut-être avantageuse dans le sens où non seulement on a eu le temps de mûrir (choisir son avenir à 15 ans, c'est assez précoce selon moi), mais, aussi, on a la possibilité de changer d'une année à l'autre si ce que l'on prend de nous plaît pas.
Quand on décide de se lancer dans un bac, c'est généralement une décision d'au moins deux années.
J'ai l'impression qu'en école supérieure, du moins à la fac, on a plus la possibilité de se réorienter rapidement.
Je me trompe peut-être après. J'étais dans une école privée, donc c'est plus une idée que je me fais de loin qu'un véritable constat.
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Noxer  /  Effleure du mal


Oui, Mâra (je voulais ajouter ça dans mon précédent post mais j'ai pas su l'intégrer). Le problème c'est pas forcément qu'on ait une spécialisation plus ou moins tardive, mais c'est la façon dont celles-ci sont perçues et intégrées au système éducatif. Typiquement, l'élitisme "toxique", mais aussi tous les préjugés sur le parcours professionnel, les pressions sociales/familiales/et aussi des enseignants...
Et puis je pense que lorsqu'on parle de spécialisation on imagine des parcours vraiment clivants, on imagine (combien de fois on a ce schéma en tête à cause des idéologies de """l'orientation""" qu'on nous sert au collège et au lycée, avec le champ de possibilités qui se réduit au fur et a mesure qu'on se specialise) ue sorte de point de non-retour à quelque chose de plus général. Mais dans les faits il n'y a pas tant de distinctions (mais se repose du coup l'intérêt d'une base commune de l'enseignement : Jusqu'où ?) parce que du coup pour que les gens s'épanouissent dans leur spé et soient toujours intégrés socialement dans un ensemble large, il y a besoin de cette base commune. (ou la remplacer par autre chose mais les mentalités ne sont pas prêtes pour ça)
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Tim  /  Morceau de musique survitaminé


Noxer a écrit:
je ne sais pas exactement comment ça marche dans les détails, mais à une époque, j'avais entendu d'une connaissance québéquoise que leurs spécialisations se faisait après l'équivalent du bac, et en deux années, j'ai trouvé ça intéressant, mais je sais pas vraiment ce que ça vaut concrètement.

Le CEGEP, c'est deux ans qui correspondraient niveau timing français à la terminale et la première année de fac. C'est un diplôme à part entière entre le secondaire et les universités.

Je n'ai lu qu'en diagonale, mais je rejoins l'idée que si élitisme il y a, il s'estompe bien vite en post-bac. J'en voudrais pour argument les innombrables manifestations de vulgarisation organisées par les labos universitaires et auxquelles prennent part (bien souvent avec grand plaisir) profs et thésards, pour faire naître la fibre scientifique chez des enfants de tous horizons. Recherche universitaire où se mêle d'ailleurs en général les sujets de sciences humaines, qui ne sont alors pas traitées différemment (quand bien même le quotidien et les méthodes d'un chercheur de ce domaine sont à des années lumières des sciences appliquées).
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Jezebeth  /  Fiancée roide


C'était trop tentant alors je balance cet article qui je pense résume assez bien ce qui a été dit sur le niveau au bac :
http://etudiant.lefigaro.fr/article/les-profs-de-prepas-alertent-sur-le-faible-niveau-en-sciences-du-bac-s_002642a2-cae1-11e7-ac0b-8b4fc3fa242a/
 

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