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 Comment mettre beaucoup de soi dans ses écrits ?

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Hiroko  /  Barge de Radetzky


Hey everybody!

Pour reprendre le sujet de Zetta à l'envers, j'aimerais savoir comment parler de soi pour que toutes les émotions que nous voulons transmettre soient ressentis dans les moindres détails par les lecteurs.

J'écris actuellement une sorte d'autobiographie se basant sur une toute petite période de ma vie où j'avais pris ce qu'avait pris Eva Braun. Je ne veux pas entrer dans les détails, je veux juste faire comprendre que le message que j'ai à faire passer est très lourd et je veux que ça se ressente.

C'est un sujet que j'aborde très facilement dans la vraie vie, mais qui me bloque dans l'écriture. J'ai donc décidé de demander à mes parents de me faire une reconstitution de cette période pour que tout soit réel. Chaque mouvement, chaque action, chaque réplique et chaque intervenant est réel (sous un faux nom). Il n'y a pas une once de mensonge et on ressent de la pitié dans mon récit ; c'est le but.

Malgré ça, j'ai toujours ce doute qui persiste. On connaît (peut-être) tous "Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée" ou encore "L'Herbe bleue", "J'avais douze ans...", "Ne le dis pas à maman", "Le Journal d'Anne Frank" et "3096 Jours".

Qu'est-ce qui fait que ces récits soient aussi populaires ? Est-ce que le tampon "HISTOIRE VRAIE" est l'élément déclencheur de l'intérêt que va porter le lecteur à une histoire qui n'est plus une fiction, mais une réalité ? Évidemment, la question est bête, mais quelle est la recette qui permet de faire comprendre aux lecteurs que ce qu'ils lisent n'est pas du bullshit, ni du sensationnel, mais une vérité crue et exhibée ?

Faut-il bien préciser, comme dans les films "Histoire vraie", "Basé sur des faits réels", "Autobiographie", etc. ? Est-ce suffisant pour attirer l'œil ou c'est uniquement le contenu de l'œuvre et le désespoir des victimes qui font la différence ? Ou alors c'est simplement la médiatisation d'une affaire qui rend une victime "plus importante" qu'une autre alors que leur histoire est très similaire ?

Je vous remercie par avance pour vos messages.

Et bon week-end. :)
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Hel  /  Gloire de son pair


Citation :
Qu'est-ce qui fait que ces récits soient aussi populaires ? Est-ce que le tampon "HISTOIRE VRAIE" est l'élément déclencheur de l'intérêt que va porter le lecteur à une histoire qui n'est plus une fiction, mais une réalité ? Évidemment, la question est bête, mais quelle est la recette qui permet de faire comprendre aux lecteurs que ce qu'ils lisent n'est pas du bullshit, ni du sensationnel, mais une vérité crue et exhibée ?
Je trouve étrange ce parti-pris, cette idée, on a pas à faire comprendre au lecteur, justement. Si tu penses recette à mon sens l'authenticité est déjà biaisée, comme si tu penses déjà à provoquer telle ou telle réaction chez le lecteur. Après je ne sais pas ce que tu as voulu dire exactement, mais tel que je le lis là, ça me fait grimacer un peu.
Par ailleurs je crois qu'une histoire n'est jamais lue de la même façon, il n'y a pas un ressenti universel, unanime, sur une seule et même histoire.
Citation :
Faut-il bien préciser, comme dans les films "Histoire vraie", "Basé sur des faits réels", "Autobiographie", etc. ? Est-ce suffisant pour attirer l'œil ou c'est uniquement le contenu de l'œuvre et le désespoir des victimes qui font la différence ? Ou alors c'est simplement la médiatisation d'une affaire qui rend une victime "plus importante" qu'une autre alors que leur histoire est très similaire
Même stupéfaction.
Citation :
Il n'y a pas une once de mensonge et on ressent de la pitié dans mon récit ; c'est le but.
comment peux-tu au final savoir ce qu'on ressent, il faut comprendre que ton intention est de provoquer la pitié du lecteur ? j'avoue que j'ai du mal à comprendre ce que tu veux dire là.

edit: en fait rapport à ton titre, ce n'est pas comment mettre de soi dans son écrit, mais comment sensationnaliser son écrit/le rende accrocheur, tel que tu l'as expliqué jusque-là, en tout cas. Du coup j'ai plus l'impression que cela touche à "l'enrobage" qu'à l'écrit vraiment. De mon sentiment, tu n'es pas dans la démarche d'écriture dans ce questionnement, mais dans la projection de l'écrit.
 
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Menerva  /  Autostoppeur galactique


Je n'ai lu aucun de ces livres, donc ma réponse est peut-être bancale, mais j'avais lu quelque part que les gens comprenaient mieux quelqu'un quand c'était un personnage de fiction, que une personne réelle genre dans un documentaire (ou à fortiori une autobio).
Ca tient peut-être au fait que l'auteur d'une fiction va beaucoup parler du ressenti du personnage, et ne pas hésiter à introduire un peu de lui (ses ressentis, qu'il ait vécu la même situation ou l'ait observé et interprété). Alors que dans une "histoire vraie", il y a le risque de rester trop dans "les faits, rien que les faits", et d'oublier qu'il y a un coeur palpitant derrière, et que les détails techniques importent finalement peu, mais plutôt la cause de cet état, et ses conséquences... Je ne sais pas si je suis très claire ni très juste, mais c'est ainsi que je l'interprète un samedi matin. Wink

Je pense que tu peux écrire une "autobio" en parlant de tes ressentis tel un personnage, puisque tes parents semblent parfaitement au courant, tu n'auras sans doute aucun mal à t'exprimer sans filtre sur les causes et conséquences.
Après, je ne sais pas ce que tu as vécu, évidemment il ne faut pas trop faire dans le pathos (tu parles de ressentir "de la pitié" dans ton récit, je ne sais pas ce que tu veux dire par là, si c'est genre que le lecteur se dise "oh mon dieu pov' petite !!", faut pas en faire trop non plus, c'est comme les films trop larmoyants, perso ça me fatigue, il vaut mieux que ce soit suggéré avec subtilité, que ce soit clair, mais sans trop en faire.

Et bien sûr qu'il faut utiliser en base la reconstitution de tes parents, mais après il faut un peu le mettre en scène, sans pour autant travestir la réalité, simplement il faut la "sublimer", faire en sorte de ne pas aborder tous les détails absolument, mais plutôt d'en retirer la "substantifique moelle"... Je ne sais pas quelle est ton expérience de l'écriture de fiction, si tu as l'habitude de faire un plan ou pas, mais je pense que ce serait bien d'en faire un, minimal (tu connais les faits, pas besoin d'entrer dans les détails sur ton plan), mais qui te permet de voir "l'histoire" dans sa globalité, avec début, milieu, fin... bref, comme si tu étais un personnage... Wink (enfin c'est ainsi que je le vois ! mais je n'écris pas d'autobio alors finalement je ne suis peut être pas la mieux placée ^^)

(bon j'ai écrit un peu tout ça dans le désordre, pas le courage et le temps là de tout bien remettre et résumer, j'espère que tu trouveras un ou deux trucs intéressants dans tous ces mots Wink )
 
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Zetta  /  Effleure du mal


Haha ! C'est drôle de faire le pendant. OK, je ne peux pas ne pas répondre, et en même temps je suis bien en peine...

Je ne vois pas l'intérêt de forcer le trait. Ça risque de rendre le truc indigeste. L'authenticité, ce n'est pas quelque chose d'outré. Ça me paraît étrange de vouloir reprendre les moindres détails exactement conformes à la réalité. Ce n'est pas ça qui fait l'émotion. Je ne suis pas sure que transmettre la vérité d'une émotion (puisque apparemment c'est la pitié que tu veux provoquer) passe par ce souci du détail.

Toutes nos émotions sont ambivalentes, multicolores. C'est plutôt justement ce côté humain, complexe qui permet l'identification, donc l'émotion. La vérité crue et exhibée... risque de provoquer plutôt l'ennui ou l'indifférence, non ? Je ressens ça en lisant Christine Angot.

Des livres que tu cites je n'ai lu que le journal d'Anne Franck. La force de ce journal c'est pour moi son humour, le contraste entre la situation et un espèce d'esprit d'aventure, entre la grandeur de l'Histoire et la petitesse des anecdotes... c'est ce qui est humain.

Ce que tu mets de toi n'est pas dans la vérité des faits que tu racontes, mais dans la façon de la raconter, dans ce que tu mets en avant, dans ce que tu tais aussi.

Aussi je ne pense pas qu'il faille mettre des avertissements ou des espèces de labels. Enfin je ne sais pas, ça peut fonctionner je suppose, mais ça dépend comment c'est fait. Je suis en train de lire un livre ou l'auteur commence en disant : "j'ai eu une vie difficile, c'était dur blabla", je ne doute pas que ce soit vrai, mais ça me saoule.
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Nemuyoake  /  Tycho l'homoncule


Les histoires vraies qui vendent bien sont celles qui satisfont les gens sur le côté voyeur. "Ouhlàlà, 13 ans, prostituée ?!" *va zieuter pour essayer de choper des scènes hard, la misère des autres etc*

Anne Frank, son journal est complètement inintéressant pour beaucoup de gens (mais chut! faut pas oser le dire, sinon on est mal vu et en plus on risque d'atteindre le point Godwin très rapidement), mais comme elle est morte dans les camps alors ses écrits prennent de la valeur (le quotidien banal d'une jeune fille avant sa mort prématurée qui survient après sa description de sa vie dans une cachette).

Sous couvert de lire des "histoires vraies" et donc de s'instruire, prendre conscience de la réalité de certaines vies, c'est surtout par pur voyeurisme et satisfaction d'avoir une vie pas si mal que ça finalement qui pousse les gens à lire ces livres. Ou par snobisme.

Un bouquin d'une vie normale ne se vendra pas bien. Par contre, les bio de gens célèbres, ça oui car ça fait rêver. Bah, c'est humain, faut juste comprendre que c'est pas la qualité littéraire ou du contenu qui pousse les gens à les acheter.

Après, il y a toujours des lecteurs qui apprécient sincèrement ces livres, pour le style de l'auteur ou car le sujet leur parle.
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Hiroko  /  Barge de Radetzky


Merci pour vos réponses et de ne pas m'avoir jugée sur l'évènement qui s'est produit (pour ceux qui ont compris).

Hel a écrit:
Je trouve étrange ce parti-pris, cette idée, on a pas à faire comprendre au lecteur, justement. Si tu penses recette à mon sens l'authenticité est déjà biaisée, comme si tu penses déjà à provoquer telle ou telle réaction chez le lecteur.

Le but d'une histoire est bien de provoquer une réaction chez le lecteur, quelle qu'elle soit, et mon but est que ça interpelle. C'est une nouvelle écrite par une rescapée (moi) qui sera en licence Art Libre pour la prévention.

Hel a écrit:
Du coup j'ai plus l'impression que cela touche à "l'enrobage" qu'à l'écrit vraiment. De mon sentiment, tu n'es pas dans la démarche d'écriture dans ce questionnement, mais dans la projection de l'écrit.

Pas vraiment. Le récit est déjà terminé et quasiment (je dis bien quasiment) prêt à la publication. J'ai juste besoin de savoir si j'ai besoin de mettre une mise en garde sur l'authenticité des faits qui sont réels pour éviter que le lecteur lise le récit et se dise "quelle triste histoire" et passe à autre chose. Ce n'est pas tout à fait ce que je veux provoquer chez le lecteur, je veux qu'il comprenne que l'évènement qu'il lit est réel et qu'il soit prévenu de la réalité des émotions de tous les protagonistes, des lieux réels, des actions réelles, des dialogues réels jusqu'à la moindre virgule. J'ai passé 13 mois à l'écrire et c'était vraiment difficile de revoir tout le corps médical pour avoir tous les détails de tout ce qui s'est passé. Il n'y a aucune imagination là-dedans ; aucun enrobage.




Menerva a écrit:
Après, je ne sais pas ce que tu as vécu, évidemment il ne faut pas trop faire dans le pathos (tu parles de ressentir "de la pitié" dans ton récit, je ne sais pas ce que tu veux dire par là, si c'est genre que le lecteur se dise "oh mon dieu pov' petite !!", faut pas en faire trop non plus, c'est comme les films trop larmoyants.

Haha, je te comprends parfaitement, je suis du même avis. Les dénouements de série Z américaines, ce n'est pas pour moi. Le fait intéressant, si j'ose dire, c'est que je n'ai pas besoin d'exagérer mon récit : il n'y a que la vérité, et rien que la vérité. Je n'ai pas besoin de rajouter des détails croustillants ni des périphrases mielleuses pour dire "voyez ma souffrance" ou "la vie s'est acharnée sur mon petit cœur, pleurez sur mon sort s'il vous plaît". xD

Menerva a écrit:
Et bien sûr qu'il faut utiliser en base la reconstitution de tes parents, mais après il faut un peu le mettre en scène, sans pour autant travestir la réalité.

Oui, évidemment. Comme dit pour Hel, l'histoire est terminée et a nécessité 13 mois de labeur pour mêler le réalisme à la narration pour éviter que ce soit trop ennuyeux.




Zetta a écrit:
Toutes nos émotions sont ambivalentes, multicolores. C'est plutôt justement ce côté humain, complexe qui permet l'identification, donc l'émotion. La vérité crue et exhibée... risque de provoquer plutôt l'ennui ou l'indifférence, non ? Je ressens ça en lisant Christine Angot.

Tu le penses ? Je trouve justement les films basés sur des faits réels très captivants, prenant des exemples "récents" et très populaires : les films "Lion" (4,5/5), "Du sang et des larmes" (4,3/5) ou encore l'explosion de "Deepwater" Horizon (3,9/5). Ils sont crus et très exhibés, c'est ce qui en fait leur force et les notations sur Allociné ou IMDb sont très élevées. Ces films rendent hommage aux victimes et aux survivants, car tout s'est réellement passé, ce ne sont pas des acteurs qui jouent des personnages fictifs pour faire joli. C'est ça qui fait leur beauté.

Zetta a écrit:
Je suis en train de lire un livre ou l'auteur commence en disant : "j'ai eu une vie difficile, c'était dur blabla", je ne doute pas que ce soit vrai, mais ça me saoule.

L'un de mes auteurs favoris commence l'un de ses livres par "tout ceci est réel, je n'ai rien changé, ni les noms, ni leur caractère, ni leur âge, etc." et il précise toutes les 30 pages que ce qu'il raconte est authentique. On n'y croit pas une seconde... et ça perd tout l'intérêt de son "livre authentique". :/




Merci Nemuyoake pour ton franc-parler. C'est mot pour mot ce que je ressens et je n'ai rien à rajouter. Je pense que c'est le côté voyeuriste qui interpelle.

Le journal d'Anne Frank, je l'ai lu en diagonale, mais en toute franchise... ce n'est pas intéressant. C'est mon avis. C'est juste un journal intime déprimant d'une enfant qui n'a pas eu de chance, mais le but du livre n'était pas d'être publié, c'est du voyeurisme. Un journal intime, c'est intime. Le respect des morts, surtout de notre famille, devrait être respectée. Honte à son père.

En ce qui concerne le calvaire de Natascha Kampusch séquestrée 8 ans dans une cave en Autriche, c'est extrêmement triste, mais le livre ne m'a pas touchée. Je ne l'ai même pas lu en entier. On sent bien qu'elle n'a pas écrit le livre, elle n'est pas écrivaine, tout ce qui est écrit n'est pas de sa main. Qu'en penser ?

Pour Christiane F., mon avis est très mitigé. On suit le parcours de pleins de personnages secondaires et d'une déchéance qui devient de plus en plus lassante, à se demander comment elle a su se souvenir d'autant de détails, de chaque lieu, chaque rave, chaque prénom, chaque soirée, chaque shoot d'héroïne, chaque prix de chaque dealer... ça, c'est de l'enrobage. Elle a réinventé sa propre histoire.

Peut-être que les gens aiment l'exagération... ou ils aiment les livres qu'on leur dit d'acheter.

Des milliers d'enfants disparaissent chaque mois dans le monde, mais personne n'en parle. Par contre, pour l'affaire Fiona ou l'affaire Maëlys, c'est toute la France (et le monde entier) qui sont focalisés sur ces 2 filles, et uniquement ces 2 filles. Pas les autres. Elles. C'est tout. Pourquoi ?
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Menerva  /  Autostoppeur galactique


Citation :
Des milliers d'enfants disparaissent chaque mois dans le monde, mais personne n'en parle. Par contre, pour l'affaire Fiona ou l'affaire Maëlys, c'est toute la France (et le monde entier) qui sont focalisés sur ces 2 filles, et uniquement ces 2 filles. Pas les autres. Elles. C'est tout. Pourquoi ?
C'est le principe de proximité. En journalisme, les profs apprennent à leurs étudiants à trouver un angle proche pour que le lecteur soit intéressé... Tout simplement parce que plus c'est proche de nous, plus on se projette, on ressent, et on s'intéresse.
Ainsi tu seras plus touchée si ta tante a un accident de voiture, que si c'est un voisin que tu connais à peine, ou encore qu'un inconnu...
Ou si tu envisageais de passer tes vacances quelque part, et que tu vois une info disant qu'il y a eu un attentat à cet endroit : tu te projettes en te disant que ça aurait pu arriver au moment tu y aurais été... Etc.

Concernant ton écrit, je n'avais pas compris qu'il était fini (je pensais que tu en étais au début). Oui je pense que tu devrais dire que c'est une histoire vraie, simplement pour l'information. Après, ce n'est pas parce que c'est vrai que ça nous touche, la fiction peut nous toucher durablement.
Quoi qu'il en soit une fois qu'il est bien relu, par toi et quelques lecteurs, tu verras bien ce que les ME en disent...
 
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Oui, tu as raison. C'était presque une question rhétorique. Par exemple, nous voyons bien que les attentats prônant le salafisme au Moyen-Orient et en Afrique n'ont que peu d'intérêt pour nous puisque ça se passe loin de chez nous.

Mais même en France, des disparitions, il y en a beaucoup pour l'exploitation sexuelle. Je ne peux pas croire une seconde qu'il n'y a qu'une ou deux disparitions d'enfants signalées sur les grandes chaînes de télévision, c'est un sujet pourtant extrêmement grave et qui interpelle énormément les téléspectateurs pour plusieurs raisons :

  1. parce que l'enlèvement d'enfants est insoutenable ;
  2. et parce que ce n'est pas de la fiction.

Je dis tout ça parce qu'un enlèvement d'enfant fictif dans un film ou un bouquin est incomparable à la réalité.

Et ma nouvelle parle de la réalité. J'ai vraiment besoin que les lecteurs comprennent ça, parce que mon récit parle non seulement d'un passage horrible de ma vie, mais qu'il permet de prévenir les gens des méfaits de certains actes, certaines décisions et certaines croyances.

L'expérience vécue est authentique et propre à l'auteur, donc moi-même.

Mais je ne veux pas faire non plus un récit "j'ai souffert, aimez-moi", ce n'est pas le but, je me fous de la pitié des gens. Je veux juste partager un bout de ma vie et que les gens fassent leur propre jugement, sans quiproquos.

PS : comme déjà dit, je le publierai en licence Art Libre. Pas de maison d'édition.
Le savoir ne vaut que s'il est partagé par tous, gratuitement.
\o/

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On ne doit pas avoir la même différence de "cru et exhibé". Le film Lion est sans doute un peu exhibé mais pas cru même si c'est une histoire vraie... il est bien enrobé de violons pour susciter l'émotion, ça fonctionne très bien, et ça aurait fonctionné aussi bien si l'histoire n'était pas vraie. OK peut-être pas aussi bien car il faut ajouter le petit côté voyeuriste.

La présentation fait qu'une histoire non vraie bien présentée touche bien davantage qu'une histoire vraie mal présentée. Tu dis qu'un enlèvement d'enfant fictif dans un film ou un bouquin est incomparable à la réalité, c'est vrai pour les proches évidemment mais pour le spectateur ? Non, certainement pas. Je te fais le pari que plus de gens ont pleuré en lisant que le parrain de Harry Potter est mort qu'en lisant les news de l'enlèvement de ces réelles petites filles... Et si les news touchent tout de même, c'est parce que les journalistes sont habiles à les enrober en histoire, justement.
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Je pense que tu te prends la tronche pour rien. Je vais me faire très sentencieux (mais j'adore, c'est hyper dramatique).
Des choses te paraissent importantes à raconter? Raconte-les. Une forme, une manière, une façon de raconter semble s'imposer à toi? Adopte-la. Essaie de compacter cette écriture, n'abandonne pas le clavier tant que ça coule.
Après, laisse reposer un moment, et puis relis-toi.
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Tu parles à qui, Bohr ? Mais sinon tu as raison. Mais bon si on se prenait pas un peu le chou yaurait pas le forum, ce serait dommage, non ? :mrgreen:
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Quelque chose qui je crois n'a pas té dit mais qui revient un peu au premier post : le journal d'Anne Franck est un ... journal (si ! si ! ). C'est-à-dire qu'il a été écrit sur l'instant, que ce n'est pas une reconstitution des faits après coups. La mémoire varie d'une personne à l'autre mais par exemple, je serais bien en peine de vous raconter ma rencontre avec telle ou telle personne alors que cette dernière s'en souvient parfaitement. Ce que je pourrais raconter dans mon autobiographie n'est que la reconstitution de cet événement à partir des souvenirs de cette autre personne et éventuellement des miens plus ou moins déformés. Dans ce cas, est-ce encore "véridique" ? Alors que si j'avais écris cette rencontre dans l'heure qui avait suivi, j'aurais eu un récit plus authentique mais sans recul sur l'événement.
Tout dépend de l'effet que tu cherches produire : quelque chose de "bouleversifiant" ou plus une démonstration par réécriture des événements après coup.
 
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Zetta a écrit:
Tu parles à qui, Bohr ?
A Hiroko, oeuf corse, mais tu m'as ninjaté! What a Face

Zetta a écrit:
Mais sinon tu as raison. Mais bon si on se prenait pas un peu le chou yaurait pas le forum, ce serait dommage, non ? :mrgreen:
Certes, mais il me semble en l'espèce que Hiroko ne se prend pas le chou sur le bon sujet. Cela dit, je ne peux pas me prétendre crédible en rejetant la tétracapillotomie. :mrgreen:
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Ton éditeur jugera, non ? Ou si tu veux t'auto-éditer, tu peux l'indiquer : basé sur une histoire vraie. Sinon, ce qui se fait beaucoup aujourd'hui, c'est l'auto-fiction, soit des fictions basées sur le vécu de leurs auteurs, mais il n'y a alors pas d'indication et je ne pense pas que ce soit utile : ce qui compte, c'est l'aspect "vérité" qui ressort de ces romans à la lecture.
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