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 Votre phrasé m'émeut !

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Lohengrin  /  Chevalier au Pancréas


Hiroko a écrit:
Un exemple connu : le roman La route qui est très (trop) détaillé avec des mots vraiment inutilisés dans le langage courant.


Neutral C'est drôle, ça, je n'ai pas du tout eu cette impression personnellement. Le style de McCarthy est précis mais plutôt sobre, selon moi.

Sinon, j'ai l'impression en lisant ton post de départ que tu te focalises un peu trop sur les métaphores et les adjectifs qualificatifs, le recours à des images visuelles, plutôt qu'à certains rythmes ou structures de phrases/paragraphes/chapitres, etc. C'est oublier, je pense, qu'un roman est un ensemble d'idées et de phrases qui font sens en s'articulant les uns avec les autres,, et pas simplement une accumulation d'aphorismes.
 
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smicky  /  Tapage au bout de la nuit


art.hrite a écrit:
et encore Smicky, y'a toujours des mots en trop. j'oraliserais ça davantage à ta place, genre retirer une grande partie des "ne", et puis certains déterminants. Je taperais plus dans l'averbal aussi, rentrer dans le lard de la syntaxe,  accélérer tout ça, faire chanter cette violence.

exemple :

"Mais j’arrive vraiment pas à me calmer. J’ai envie de hurler. Mordre. Tout casser. Casser les objets de ma chambre. Me casser aussi, moi, la fragile poupée de porcelaine."
Merci :love: :love: :love: :love:
https://berdellages.wordpress.com/2017/03/23/pudu-a-disparu/
 
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Merci à celles et ceux qui m'ont répondu avec franchise. :)

art.hrite a écrit:
Mais ornementer constamment pour constamment faire joli, ça me semble être là une façon de combler (grossièrement) un vide, surtout dans des récits.

C'est justement l'impression que j'ai eue en lisant La route, et ça explique pourquoi son adaptation cinématographique est douteuse, parce qu'il ne se passe rien... comme dans le roman. J'ai pris cet exemple car il est l'archétype même des phrases pompeuses et complexes pour combler un vide, celui de l'histoire qui n'explique rien, car il n'y a pas d'histoire. Cela ne veut pas dire que je n'aime pas le roman, loin de là. Mais il a ce défaut d'ornementer un grand vide.

Volte a écrit:
Si tu as besoin de faire des périphrases, c'est que tu as un souci de vocabulaire, pour ma part.

Je vais classer ça dans mon best-of. Les pauvres écrivains d'une immense renommée que j'ai lus doivent se retourner dans leur tombe...

Bohr a écrit:
Question: est-ce bien ce public-là que tu vises? Et celui-ci aura-t-il envie de te lire, ou, à tout le moins, peux-tu le présumer?

Je peux le présumer d'une certaine manière puisque j'ai été éditée. Bien sûr que des gens apprécient ce style, comme beaucoup aiment la poésie, les contes, et autres, que moi-même je n'aime pas. Tout comme je peux adorer la narration classique si l'histoire est bien fichue.

Je rappelle que je n'aborde qu'un sujet parmi la narration et que cette dernière est un ensemble, comme le disait Volte. Je ne repose pas tout sur des figures de style ou autre.
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Trôme  /  Coquinou


Sujet très intéressant.

Hiroko, je rejoins certains avis au sujet de tes phrases, tu tends vers le lyrisme pompeux qui ennuie le lecteur parce qu'il a déjà vu ces expressions. Tu utilises trop souvent des expressions lourdes, et vieillies, qui maltraitent ta phrase. Chercher l'esthétique pour bien paraître n'apporte rien de bon, je ne dis pas de délaisser cet aspect, mais en user avec parcimonie devient tout de suite meilleur. Il y a ceux qui veulent à tout prix la sobriété, la spontanéité, quand j'écris un texte de mon côté, j'apprécie qu'il soit orné de lyrisme, mais pas trop. Si tu veux demeurer dans ce registre, essaie de rédiger des phrases concises et précises, chaque mot présent doit mériter sa place.

Je vais maintenant mettre des phrases que j'ai écrites, ça peut faire prétentieux, enfin quel individu ne l'est pas ?
Je ne prétends pas bien écrire, aussi bien elles seront maladroites, mais je présume qu'on peut lire encore pire.

Ce que j'ai écrit :

Citation :
La rivière se recroquevillait à présent, face au vent, face aux collines qui chantent. Elle avait un goût de larmes.

Citation :
On ne savait pas d'où naissait le fleuve. Il semblait descendre des étoiles.

Ce que j'éviterais d'écrire :

Citation :
La belle rivière livide se recroquevillait doucement et silencieusement à présent, face au murmure du vent, face aux vertes collines qui chantent harmonieusement. Elle possédait un amer goût de larmes qui coulaient au creux de son lit calme et tranquille.

Citation :
On ne savait véritablement pas d'où naissait le fleuve, large serpent d'eau qui traverse les vallées. Il semblait descendre du haut des étoiles, lucioles brillantes égarées dans la nuit.

Bon, c'est un langage courant, enfin pas de termes désuets, du moins je connais leur signification. J'abuse plutôt volontairement d'adjectifs, d'adverbes, et de pronoms relatifs.

Bon, j'ai assez parlé de moi, je vais citer :

Le Petit Prince, Saint-Exupéry.:
 

C'est un langage dépouillé, innocent, mais n'est-ce pas quand même magnifique ? On peut aimer, ou ne pas aimer, cela reste un chef d'oeuvre.

Même le mot le plus simple peut être le plus complexe, le plus descriptif, le plus émotionnel, et le plus fatal.
 
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Florence_C  /  Crime et boniment


Tu viens de me donner envie de relire le Petit Prince.
Mis à part, ça, entièrement d'accord.
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Hiroko  /  Barge de Radetzky


Merci Trôme pour ton apport. Je te rejoins évidemment sur le fait que trop de lyrisme devient effectivement davantage une plaie qu'autre chose.

Pourtant, et même si ça peut sembler étrange, je préfère 100 fois plus les versions que tu éviterais d'écrire plutôt que celles que tu gardes, pour la simple raison que ce lyrisme transporte le lecteur (ou que moi, enfin peu importe), alors que la version initiale est trop sèche, trop abrupte, et ce, malgré que les phrases soient très bien écrites !

Cependant, et c'est là que je rejoins l'avis de beaucoup, si tout un roman est comme ça, je décroche après 10 ou 20 pages.

(Par contre, l'œuvre du Petit Prince, chef d'œuvre ou pas... Je n'aime pas...)
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c'est drôle, on en revient toujours au dévorant problème du goût
 
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Hiroko a écrit:


Volte a écrit:
Si tu as besoin de faire des périphrases, c'est que tu as un souci de vocabulaire, pour ma part.

Je vais classer ça dans mon best-of. Les pauvres écrivains d'une immense renommée que j'ai lus doivent se retourner dans leur tombe...
Tu m'étonnes même pas en me disant qu'ils sont tous morts :mrgreen: et certainement depuis assez longtemps pour ne plus avoir grand-chose à retourner... Comme je l'ai souligné, ce n'est pas parce que ça avait une légitimité avant que ça en a une maintenant.
 
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Navrée par avance : ce topic m'inspire une anecdote hors-sujet.

Un jour, sur un autre forum, un membre ancien avec une réputation négative est venu nous présenter le roman tiré d'une de ses histoires ayant eu peu de succès.

La première phrase était quelque chose comme : "L'horizon nautique du levant se reflétait dans son regard".

On lui a demandé ce qu'il voulait dire par "horizon nautique du levant".

Il a répondu : "Bah c'est l'horizon sur la mer à l'est".

On lui a demandé pourquoi ne pas dire "l'horizon sur la mer à l'est".

Il a répondu : "Je veux que les gens achètent mon roman : il faut que j'y mette des mots qui valent cher."

Je suis toujours partagée sur la sagesse de cette considération.



Blāūg
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OrsonWilmer  /  Hé ! Makarénine


Citation :
Je veux que les gens achètent mon roman : il faut que j'y mette des mots qui valent cher.
C'est une super réponse en tout cas, pour un personnage de roman Very Happy
Je la note dans un coin !
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JuneZero  /  Petit chose


Hello

Ben personnellement je préfère tes phrases avant réécritures, parce que je trouve que le rythme est plus naturel.
Je les trouve plus poétiques que les reformulations qui sont kitschouilles à mon goût, et assez indigestes à la longue.

J'utilise pour ma part un style classique, mais je prends tout de même le temps de peaufiner mes paragraphes. Ne pas user d'ornementations, ou user d'un style plus brut, ne veut pas dire qu'on ne les travaille pas. Je consacre à me relire le triple du temps que je passe à écrire. Chaque mot est choisi avec soin plutôt qu'un autre, mais je privilégie le sens. Et parfois, quand le temps s'y prête, je m'accorde une ou deux phrases de mélo poétique mais ça reste simple, parce que y a rien de pire que des phrases pompeuses.


J'écris pour l'émotion. Une émotion ça se vit. Les mots trop recherchés ça se regarde. Je veux que mon lecteur soit absorbé dans mon univers.

Si je dois relire le début de la phrase une fois à la fin pour en comprendre le sens, je ferme le bouquin et je passe à autre chose.

Après, l'argument d'être édité...Eragon aussi a été édité, j'ai arrêté après dix pages tellement y avait de fautes dans mon edition x).

Quand j'étais ado emo-kikoo j'aimais bien ça les longues phrases romanesques... Maintenant j'aime bien aller à l'essentiel, aux émotions brutes et directes.

Puisque c'est à la mode de se citer voilà à quoi je me limite quand je décris un paysage (attention spoiler du chap 3 pour ceux qui me lisent) x)  ;
Citation :
"Devant nous, sur la dalle de marbre, se dessinait un paysage, tout en reliefs comme si nous y étions. Au travers d’un brouillard épais, une lande sinistrée s’offrait à nous — notre destination, lorsque nous partirions en mission. Des ruines émergeaient par endroits de la fange, autant de vestiges d’un passé que nul d’entre nous n’avait jamais connu. Nous irions, dans une voiture que piloteraient Van et Sydney qui, pendant ces dix ans à Citadelle, avaient appris tout ce qu’il fallait savoir pour mener à bien ce genre d’expédition. Nous explorerions ces havres ayant un jour abrité l’humanité, alors qu’elle se relevait péniblement d’une première apocalypse. Notre objectif : trouver des ressources laissées là par nos ancêtres, voire, avec de la chance, des gisements de minerai exploitables sur le long terme. Une question me brûlait les lèvres, que je n’osais poser. "

Et sinon, quand je m'essaie à des trucs censés être poétiques ça donne ça :
Citation :
"« Il est beau le Soleil, pas vrai ? Rouge, Mauve, Jaune. Quelqu'un m'a dit une fois que mes yeux avaient la même couleur – regarde-les, Enfant du Jour, et raconte-moi si c'est vrai. Laisse-moi plonger dans ta mémoire, et voir comme est ce Monde que j'ai oublié depuis si longtemps. Parle-moi de ton ciel, comme il est bleu quand les anges rient et comme il devient gris quand ils pleurent. »

La main retombe, lasse, et lâche la plume qui l'occupait. Un peu d'encre tombe sur le bord de la table, une tache noire s'étend sur le bois précieux et verni comme la gangrène envahit un corps. Les yeux se détournent du papier jauni et se posent sur le ciel du dehors. Le Monstre se lève, s'approche de la fenêtre, au sommet de sa tour d'ivoire, bâtie en-haut d'une colline qui surplombe la plaine. Elle sort sur le balcon, observe la ville endormie qui se distingue en contrebas dans les ténèbres. Quelques lumières vacillent, les yeux du Monstre se ferment sur la Nuit. Une de plus dans l'Eternel.

Des images se forment doucement au sein même de son esprit rongé par le temps. Ses membres se crispent alors qu'elle revoit les flammes emporter tout autour d'elle. Les cris, la chaleur, l'odeur... et puis les cendres. La cire de la bougie mourante qui lui brûle la main.

Le sang coule, noir et épais, du coin de ses yeux clos.

« Et toi, Monstre, pourquoi ton ciel est noir ?
— Parce que Dieu est en colère, Enfant du Jour.
— Pourquoi tu pleures, Monstre ?
— Parce qu'à cause de toi, je vis dans les Ténèbres, Enfant du Jour.
— Tu es fâchée contre moi, Monstre ?
— Non, Enfant du Jour, tu ne savais pas … »"

Je préfère le ton "enfantin" et sinistre du conte que les gloubiboulgas de mots vintage
 
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Hiroko a écrit:
Volte a écrit:
Je vais classer ça dans mon best-of. Les pauvres écrivains d'une immense renommée que j'ai lus doivent se retourner dans leur tombe...
Tu m'étonnes même pas en me disant qu'ils sont tous morts.

Ils sont morts de leurs abus de périphrases, ou plutôt devrais-je dire : la grande Faucheuse a levé sa faux et les a entraînés par-delà les Cieux. xD

Bon, plus sérieusement, j'ai compris ce que toi et les autres vouliez dire, je crois que je m'étais mal exprimée et je vais le refaire de manière simple et directe (tout en bas), sans chichi et sans bla-bla, droit au but. Bam.

@now@n a écrit:
On lui a demandé ce qu'il voulait dire par "horizon nautique du levant".

Il a répondu : "Bah c'est l'horizon sur la mer à l'est".

Dommage qu'il écrit pour les autres avant d'écrire pour lui. Mais une certaine poésie n'est pas toujours sans défaut s'il en use avec parcimonie. S'il le fait pour chaque mot (le soleil, la mer, les arbres, les cacahuètes, etc.), ça risque d'être emmerdant, mais comme c'est son roman... à lui de voir.

JuneZero a écrit:
Ne pas user d'ornementations, ou user d'un style plus brut, ne veut pas dire qu'on ne les travaille pas.

Merci pour ton intervention, JuneZero !

Loin de là l'idée de faire croire qu'une phrase sans bigoudis n'a aucune valeur. Je me souviens du roman Déchirés où ça parle de zombies et de méthamphétamine, il n'y a aucune harmonie poétique tant le roman est concentré sur l'action des 7 ou 8 protagonistes et c'est génial !

C'est pour ça que je crois que je m'étais mal exprimée en ouvrant le sujet, je ne dis pas qu'il faut utiliser des périphrases à outrance, mais qu'en utiliser au bon moment et suffisamment souvent tout en faisant en sorte que ça reste discret est un très gros avantage dans les moments-clefs d'un récit.

Tes deux extraits sont très bons. La description des paysages ne tourne pas dans une succession d'énigmes du style "des milliers de dards aux points légères" pour dire le mot "aiguilles".




Voilà ce que j'en pense plus en détails :

La périphrase/circonlocution exprime en plusieurs mots ce qu'on pourrait dire en un seul mot. La périphrase sert à rajeunir et à embellir une idée commune qui peut porter sur la mort, l'aube, ou tout autre sujet. Corneille, Racine, Mellevoye, La Fontaine, Boileau, Voltaire et même Henriade utilisaient les circonlocutions.

(Jean Racine en abusait, par ailleurs.)

Il faut être sobre de la périphrase qui rend le style prolixe, traînant, quand elle ne produit pas une beauté. Elle ne doit pas être recherchée. Le mot propre est parfois préférable, et même s'il y a de belles tournures de phrases ingénieuse, elles ralentissent le mouvement du discours et plusieurs deviennent des énigmes qu'il faut deviner :

"Et les dons de Pomone et les présents de Flore." Pomone est la divinté des fruits. Flore, celle des fleurs. C'est lourd et usé, alors pourquoi ne pas dire simplement : "Et les fruits et les fleurs." ?

Cette figure perd de sa beauté en perdant de sa nouveauté ; les meilleures périphrases s'usent à la longue et deviennent pompeux, ennuyeux et incompréhensibles. Elles cassent le rythme si elles sont mal utilisées.

Il en va de même pour les tropes comme les allégories, métaphores, hyperboles et les métonymies.

Voilà ce que je voulais dire.

Bisous ! :D
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Pour ajouter une intervention plus pertinente que celle que j'ai pu faire à la page précédente --- je garde tout de même une affection particulière pour les romans d'Emile Blyton qui ont bercé mon enfance --- j'aurai tendance à dire que ton style doit avant tout être "honnête".

Faire du lyrique pour des banalités, ou du simple et terre-à-terre pour décrire des situations extraordinaires, c'est dommage. Mais je pense qu'il ne s'agit pas non plus que de s'adapter à l'histoire que tu racontes. L'auteur n'est pas passif, c'est lui le créateur. Il est tout aussi important d'être "honnête" avec sa voix intérieure, celle qui retranscrit notre vision du monde à travers nos différentes histoires. Et la façon de les raconter importe.

Louis-Ferdinand Céline a écrit:
Évidemment Alcide évoluait dans le sublime à son aise et pour ainsi dire familièrement, il tutoyait les anges, ce garçon, et il n’avait l’air de rien. Il avait offert sans presque s’en douter à une petite fille vaguement parente des années de torture, l’annihilement de sa pauvre vie dans cette monotonie torride, sans conditions, sans marchandage, sans intérêt que celui de son bon cœur. Il offrait à cette petite fille lointaine assez de tendresse pour refaire un monde entier et cela ne se voyait pas.

Il s’endormit d’un coup, à la lueur de la bougie. Je finis par me relever pour bien regarder ses traits à la lumière. Il dormait comme tout le monde. Il avait l’air bien ordinaire. Ça serait pourtant pas si bête s’il y avait quelque chose pour distinguer les bons des méchants.
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