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 L'écriture inclusive

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Mikaroman  /  Jeune et fringant retraité


Je vous partage un article paru sur Libération au sujet de l'écriture inclusive.

http://www.liberation.fr/france/2017/09/27/pretes-a-utiliser-l-ecriture-inclusive_1598867

Du coup je me demande, dans votre perception des choses, si ce type d'écriture augmente les possibilités de la langue ou les réduit.

En ce qui me concerne, j'aurais tendance à trouver qu'elle n'empêche pas de penser les concepts, mais qu'elle permet de lever des ambiguïtés en précisant quand le sexe ou le genre est signifiant et quant il ne l'est pas.

Du coup, contrairement à la Novlangue décrite dans 1984, elle enrichit les possibilités de la langue en cessant d'automatiser le recours à un genre de référence pour des groupes comprenant des personnes de genres et sexes variés.

Et vous ? Qu'en pensez vous ?
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Anya  /  Petit chose


Article très intéressant ! Je ne savais pas que l'on nommait ce concept ainsi.
Je ne suis pas particulièrement féministe mais j'ai toujours tenu à l'égalité dans ce domaine. Sur mon contrat de travail et mes fiches de paies, je suis "développeur web" alors que je suis une femme... et ça m'a toujours bien agacé.

L'idée de l'écriture incluse est vraiment bonne en soi mais je trouve que ça pique un peu les yeux... j'imagine mal que l'on puisse l'utiliser sur de longues phrases. Pour un mot ou deux ça passe, mais plus, ça va devenir très illisible j'en ai peur.

Citation :
«grâce aux agriculteur·rice·s, aux artisan·e·s et aux commerçant·e·s, la Gaule était un pays riche».

Franchement ça pique un peu, non ? :woowoo:
Après, c'est sans doute une question d'habitude, quand on aura lu des lignes et des lignes avec ces petits points, j'imagine que l'on ne les remarquera même plus Very Happy

Je crois que la règle énoncée qui me plait le plus est celle-là :

Citation :
Pour la conjugaison et les accords, là aussi, on abandonne la primauté masculine au profit de la proximité. Le nom le plus proche du verbe l’emporte. Ce qui donne : «les maires et les mairesses sont satisfaites» et «les plombières et les plombiers sont occupés».

C'est vrai, quoi, je trouve ça bien plus juste !!

Franchement, je suis plutôt pour.
 
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Bohr  /  Gloire de son pair


Il y a clairement un avantage linguistique, mais qui me paraît plus pertinent pour des essais que pour du de la littérature.
En effet, cet alourdissement de la graphie me donne l'impression de lire dans une voiture qui roule sur une route pleine de pelades et d'affaissements: je bute, chaque fois que je le vois, et ça marque une interruption de ma lecture (je dis ça en toute subjectivité). Du coup, ça casse le rythme.
Mais, sinon, dans l'absolu, si besoin, je zappe et passe au mot suivant, ce qui me permet de ne pas briser le rythme de lecture. L'effet pervers en est que ça invisibilise cet effort, qui est louable, mais à mon sens, mal placé.

En effet, je pense qu'une solution serait de créer (quitte à réinvestir quelque chose de préexistant, comme les anglo-saxons qui recourent au pluriel) un véritable "neutre" qui ne permet pas de présumer des genres en toute élégance formelles, car, au delà des intentions louables, soyons honnêtes, c'est quand même très laid et inconfortable. En effet, il y a une question que j'ai vu soulevée, mais à laquelle je n'ai vu aucune réponse satisfaisante: "Comment le lire à haute voix?"
Imaginons un discours prononcé en public: si cette écriture inclusive doit être "voisée", il risque d'y avoir plein de points d'arrêt où le locuteur risque de de taper toutes les déclinaison du mot avant de pouvoir passer au suivant. Le public aura décroché bien avant la fin, femmes ou hommes.
Donc OK pour un essai à l'écrit, moins à l'oral, où c'est, à mes yeux, un inconfort certain, et, quitte à aller au fond des choses, témoin d'une certaine paresse linguistique.

Car, allez, tant qu'à faire, pourquoi caractériser les gens en tant que, simplement, homme ou femme? Quid des "gender fluid", des queer, des trans etc? Et puis, j'ai l'impression que la règle n'est pas totalement complète.
Un homme trans pourra ainsi être désigné comme il·le, mais une femme trans? Elle·il? Il·elle? E·il·lle?
Et un gender fluid?
On dirai "ça"? "il·le·s" pour rendre la multiplicité?
Et les asexuels?
Et les hermaphrodites? En particuliers ce·lles·eux qui se reconnaissance dans un genre plutôt qu'un autre? Ou qui récusent tout genre?

Bref, pour moi, cette écriture inclusive est insuffisamment pertinente pour ce qu'elle entend promouvoir, en ce sens qu'elle propose une avancée, inclure femmes et hommes dans une même graphie (intranscriptible à l'oral, pour autant que je sache) tout en validant une stricte délimitation entre homme et femme, et sans questionner le moins du monde le rapport genre/sexe (de naissance).
Elle répond à une question, et sa réponse en soulève dix autres en même temps.

Voilà pourquoi, en ce sens, l'invention d'un genre neutre, comme ça existe par exemple en allemand (avec une utilisation moins sexiste quand même) me paraît une meilleure solution que commencer à marquer les esprits en assénant qu'il y a des hommes, qu'il y a des femmes, que la frontière entre les deux est strictement hermétique et qu'il n'y a pas d'entre-deux ou d'alternatives.
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Sème-Lys  /  Symbiose ténia


 
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Pangolin  /  Très premier degré


Pour la première fois dans mon roman j'ai utilisé "iel". C'est bien pratique.
 
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@now@n  /  @n, bête @lph@


Citation :
"Comment le lire à haute voix?"
Imaginons un discours prononcé en public: si cette écriture inclusive doit être "voisée", il risque d'y avoir plein de points d'arrêt où le locuteur risque de de taper toutes les déclinaison du mot avant de pouvoir passer au suivant. Le public aura décroché bien avant la fin, femmes ou hommes.
L'art oratoire a su rendre moins chiantes bien des contraintes du langage ; faisons confiance aux rédacteur·rices de discours officiels pour développer des bons trucs à repiquer.

Citation :
Un homme trans pourra ainsi être désigné comme il·le, mais une femme trans? Elle·il? Il·elle? E·il·lle?
Un homme trans est un il, une femme trans est une elle. C'est hors des hommes et femmes que ça devient sportif.

Citation :
Et un gender fluid?
Les gens gender fluid ou agenres ou, en règle générale, non-binaires, n'attendent pas passivement l'évolution du français et se posent la question ! Certain·es switchent leur accord de base pour l'autre histoire de marquer leur écart à leur genre assigné, d'autres conservent leur accord de base souvent par souci d'éviter la complication, d'autres encore pratiquent le point médian (ou le tiret, ou le point bas qui sont plus faciles à trouver sur le clavier) pour elle·eux-mêmes, d'autres encore recourent à des graphies alternatives.
Exemple 1/2 : Je suis saoulé. Je suis saoulée. Exemple 3 : Je suis saoulé·e. Exemple 4 : Je suis saoulæ.
Je dois encore rencontrer læ non-binaire qui trouve l'écriture inclusive hostile envers les personnes non-binaires. Iel existe sans doute quelque part, car le truc avec le spectre politique, c'est qu'il est large.

Citation :
Et les asexuels?
Les asexuel·les sont des personnes qui ne ressentent de désir sexuel ni pour les hommes, ni pour les femmes, ni pour les personnes non-binaires. Cette absence d'attirance ne les empêche pas d'être hommes, femmes, ou personnes non-binaires. Le pronom suit. Tu pensais peut-être aux personnes agenres, ou aux personnes intersexes.

Citation :
Ou qui récusent tout genre?
Une personne qui refuse définitivement d'être genrée est probablement appelée par son prénom, si on ne peut lui attribuer un pronom. Il doit être possible de parler de cette personne en utilisant des adjectifs invariables comme "débonnaire" ou "serviable", mais c'est une sacrée plaie. Je n'en connais personnellement pas, mais le spectre des possibilités est vaste.

Citation :
Voilà pourquoi, en ce sens, l'invention d'un genre neutre, comme ça existe par exemple en allemand (avec une utilisation moins sexiste quand même) me paraît une meilleure solution que commencer à marquer les esprits en assénant qu'il y a des hommes, qu'il y a des femmes, que la frontière entre les deux est strictement hermétique et qu'il n'y a pas d'entre-deux ou d'alternatives.
Et c'est pourquoi l'écriture inclusive n'est jamais présentée autrement par celles·ux qui l'ont développée (à l'origine, pas juste reprise maintenant) que comme une proposition transitoire pour habituer la langue française à ce que le masculin ne l'emporte plus. Une étape sur le chemin de cette création du neutre Smile



Blāūg
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Valéry K.  /  Hé ! Makarénine


Anya a écrit:
Après, c'est sans doute une question d'habitude, quand on aura lu des lignes et des lignes avec ces petits points, j'imagine que l'on ne les remarquera même plus Very Happy
Oui, c'est vraiment une question d'habitude : je me suis mise à utiliser l'écriture inclusive depuis quelques temps, et c'est non seulement quelque chose que je fais très facilement, pas à chaque fois mais souvent, et qui m'est en plus devenu très "normal" à lire. Mon œil glisse sur les petites démarcations particulières, comme  "lecteur.rice.s" pour lire le mot comme un tout, et ça passe très bien. Et puis, après tout, on s'est bien habituées, nous, femmes, à nous voir qualifiées la plupart du temps au masculin, pourquoi les gens ne pourraient pas s'habituer avec ces petits signes supplémentaires dans un mot ? C'est déjà beaucoup plus naturel que de se reconnaître dans un terme qui n'est pas accordé avec son genre. xD
Pour la petite remarque, je n'en retrouve pas le lien, mais j'avais été choquée en lisant, à l'occasion de la dernière journée des droits de la femme, un article sur un sujet qui n'avait rien à voir avec la femme, les droits, ou quoi que ce soit du même genre, mais qui parlait d'oiseaux, et dont le site avait choisi, pour cette journée particulière d'écrire simplement tous ces articles sous le mode "le féminin l'emporte". Et, franchement, ça m'avait fait quelque chose... L'article parlait des oiselles, et des visiteuses, et des passantes et... c'est vraiment dommage que je ne le retrouve pas, parce que ça m'avait mis une claque dans la figure. J'ai vraiment pris conscience de la façon dont ce "tout masculin" était tout sauf anodin, parce que le tout féminin me donnait à voir une vision du monde tellement différente, c'en était même choquant. Donc ouais, l'écriture inclusive, franchement... c'est cool.
Après, d'ici que ça rentre dans la littérature...
Mais oui, ce type d'écriture ouvre des portes. Montre un monde différent. Et augmente les possibilités de la langue, en effet. C'est comme deux portes qui s'ouvrent sur un monde avec beaucoup de possibles qu'aujourd'hui. Smile
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Bohr  /  Gloire de son pair


@now@n a écrit:

Citation :
Et les asexuels?
Les asexuel·les sont des personnes qui ne ressentent de désir sexuel ni pour les hommes, ni pour les femmes, ni pour les personnes non-binaires. Cette absence d'attirance ne les empêche pas d'être hommes, femmes, ou personnes non-binaires. Le pronom suit. Tu pensais peut-être aux personnes agenres, ou aux personnes intersexes.


Exact, mon clavier a fourché. Laughing

Bref, le lien de Sème-Lys est super intéressant.

Cependant, j'ai du mal à voir comment je pourrais investir tout ça dans ma prod'. Car, on est bien d'accord qu'au final, qu'il s'agisse d'écriture inclusive ou de neutre, il s'agit avant tout de ne pas prendre parti, n'est-ce pas?
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Tengaar  /  Tapage au bout de la nuit


Je suis partagée sur cette écriture inclusive. Je trouve que c'est un peu ... "ah merde, on a oublié les femmes, mettons les entre des petits points". Je ne suis pas vraiment sûre de l'avancée que cela constitue.

Par contre, revoir les règles d'accord, ça me parait plus pertinent sauf que ... on met les femmes en premier si on est galant donc l'accord se fera toujours au masculin :mrgreen:
 
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Eyre  /  Petit chose


Article super intéressant, le langage influe sur notre perception du monde et je trouve que la représentation est importante. Pour ma part les points ne gênent pas du tout ma lecture. J'apprend le norvégien et leur "genres" sont différents, au lieu d'un masculin d'un côté, et féminin de l'autre, ils ont ce qu'on appelle dans mes cours le genre neutre et le masculin-féminin.
 
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Mikaroman  /  Jeune et fringant retraité


Tengaar > en fait, dans l'article il est précisé que celui qu'on met en premier est en fait simplement décidé par l'ordre alphabétique et non par une priorisation en fonction du genre.

Citation :
Mais met-on d’abord les métiers féminins ou masculins ? C’est l’ordre alphabétique qui va primer : «les maçonnes et les maçons», «les décorateurs et décoratrices», «les maires et les mairesses», «les plombières et les plombiers». Il est aussi possible de condenser le tout dans un seul mot, en séparant par un point, comme l’a fait Hatier dans son manuel en écrivant que, «grâce aux agriculteur·rice·s, aux artisan·e·s et aux commerçant·e·s, la Gaule était un pays riche».
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Tengaar  /  Tapage au bout de la nuit


Mikaroman a écrit:
Tengaar > en fait, dans l'article il est précisé que celui qu'on met en premier est en fait simplement décidé par l'ordre alphabétique et non par une priorisation en fonction du genre.

Prise en flagrant délit de lecture en diagonale Laughing

 
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JuneZero  /  Petit chose


L'écriture inclusive sur le fond je trouve ça bien.
Dans sa forme avec les ... je trouve ça dégueulasse.
En vrai j'ai rien contre «le masculin l'emporte» dans les textes, parce que je fai une diffèrence entre l'écrit et la vie. Suis peut-être une victime du patriarcat hein, surement, mais ça me choque pas d'etre integree a un Ils.

Bref c'etait les 50cts non constructifs
 
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Pasiphae  /  Truquage geniphasien


Je regrette de lire si mal l'anglais, mais apparemment il y a des travaux de recherche menés, en psychologie, sur l'impact de la langue (donc, du choix d'une écriture inclusive) sur les représentations (ce qui permet de sortir des débats d'opinion oiseux, qui au fond sont seuls possibles sur ces sujets)

ici, si quelqu'un de motivé / à l'aise en anglais peut synthétiser ?


Miettes - Elèves - Nouvelles -Poésie mietteuse
 
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Bohr  /  Gloire de son pair


Conclusion a écrit:
Pour conclure, les recherches passées ont montré que l'usage du Gender Fair Language a le potentiel de contribuer significativement à la réduction des stéréotypes et discriminations de genre. Mais comme l'ensemble de preuves est fondé sur différents paradigmes expérimentaux et différents systèmes de mesure, les futures recherches devraient examiner de plus près le langage réel qu'ilisent les gens dans la vie quotidienne (dans les conversations, en classe, sur les réseaux sociaux ou dans le communication organisée). Il sera, de plus, fructueux d'examiner d'un point de vu trans-linguistique et trans-culturel la dynamique du GFL et de son usage (voir Marie Curie Initial Training Network - Language, Cognition, and Gender, ITN LCG qui peut être considéré comme une première étape dans cette direction). La volonté du locuteur d'utiliser le GFL dans la vie de tous les jours est cruciale pour que l'usage en soit profitable sur le traitement linguistique et social des hommes et des femmes dans la société. Mais un effort délibéré est nécessaire pour que cela devienne une habitude. L'éducation et la politique peuvent faciliter ce processus. Employé sur une longue période, en particulier lorsqu'il est soutenu par des débats bien informés, le GFL contribuera encore plus à la réduction des stéréotypes et des discriminations, et pourrait ainsi fonctionner comme un baromètre du changement (comme le déclin des stéréotypes de genre dans la perception sociale du leadership).

A noter que ce qui précède est une étude portant en partie sur les stratégies existantes (et pas forcément rationalisées comme GFL) de non-discrimination, comme le recours systématique à la 3ème personne, en particulier du pluriel, en suédois et en anglais. Ce sont des solutions élégantes, car autorisées par l'existence du neutre comme genre grammatical à part entière dans le langage.
L'autre partie est une réfutation des objections au GFL, ou, à tout le moins, son usage. Je n'ai pas tout bien compris.

De ce que j'en vois, cet usage est particulièrement prégnant dans les communications officielles (on est dans le registre de la précaution oratoire, une assignation est si vite arrivée), mais pas très visible dans le casual speaking. Pire: un mouvement quasiment inverse se fait concernant les animaux. En effet, lorsque le sexe de l'animal n'est pas connu (on vient de le recueillir, on ne sait pas forcément le sexer), les anglo-saxons ont de plus en plus recours au féminin ("she") plutôt qu'au neutre ("it"). Par ailleurs, canoniquement, n'importe quel animal devrait être du neutre, grammaticalement, mais - sans doute dans un souci d'anthropomorphisation - leurs maîtres tendent à décliner les pronoms.

Ca me fait mal aux fondations de le dire, mais là, les anglo-saxons (et d'autres, mais c'est plus facilement visible chez eux) ont sur nous une supériorité linguistique: le neutre, ou du moins l'adoption d'un pronom désigné comme neutre ou neutralisant, alors que l'écriture inclusive à la française est une contorsion graphique dont l'usage écrit est lourd et l'usage oral à déterminer.

Rosbif a écrit:
When a customer is not satisfied with one of our products, they can return for refund.

Froggy a écrit:
Quand un.e client.e n'est pas satisfait.e d'un de nos produits, il.le peut nous le retourner pour être remboursé.e.

La version "outre-Manche style" est tout de même plus élégante, non?
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