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 Société littéraire

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Bosie  /  Il fut Bosie, il n'est plus


L'idée m'est venue ce matin, en lisant la biographie de Strindberg (de Michael Meyer, Biographies Gallimard, je vous conseille vivement).

Cette idée fait écho à une interrogation chronique, particulièrement pressante en cette rentrée 2017 où le temps consacré à la littérature m'est cruellement restreint : qu'est-ce que je fais ici ?

Je passerai sur le fil de ces 7 dernières années passées sur JE, en membre actif comme en ombre, sur le caractère chronophage et finalement improductif d'une présence assidue sur les réseaux sociaux. Non, je m'attarderai plutôt sur ce qui m'a toujours empêché de me désinscrire : une possible émulation.


Voilà plus de 3 ans que j'ai arrêté de travailler pour écrire. Pas seul sur un bureau au plateau râpé, à la lumière d'une bougie sous la mansarde d'un toit parisien. Non. Au milieu du torrent familial, des vicissitudes de la vie. Une fois les enfants partis à l'école et madame au boulot j'avais tout le temps pour écrire. Le rêve.

J'ai écrit un livre que je n'ai toujours pas terminé. 650 pages environ, réécrit 9 fois. Et le temps qui passe, les explications qui s'essoufflent (qu'est-ce que je fais dans la vie ? J'écris !) et le manque, l'étouffement d'être ainsi coupé du monde à chaque jour allumer son ordinateur, avancer de 25 pages pour tout recommencer, n'avoir plus rien à raconter aux autres, comme aventures, comme exploits, ou tout simplement comme histoire, toute simple, de celles qu'on s'échange le lundi, au retour des vacances et au retour de tout ce qu'on fuit sans pour autant reconnaître qu'il nous est vital : le quotidien.

Je n'en avais plus.

Alors j'ai entrepris d'écrire autrement, tâté du journalisme, multiplié les rencontres, construit des amitiés durables mais mon livre, lui, en est toujours à sa version 10, achevé aux deux tiers sans que je puisse avec assurance me dire qu'un jour oui, il sera fini.

A force de vivre sans contraintes, j'ai vécu au prisme d'une liberté artificielle car le travail, celui qui crée de mots de tête, des calculs sans solution et des réveils à 6 h du mat', ce travail là, me manquait.

Je retravaille. Loin de l'écriture, au plus proche du concret, des chiffres et ce que l'Homme a de plus constant au fond de lui même : l'urgence.

Je n'envisage donc pas de passer beaucoup de temps ici. Pas à salir mes pieds dans le bac à sable  ou fatiguer mes doigts dans l'Agora. Non.

Je dois mesurer mon temps et le rendre fertile, plus jamais éloigné du premier élan : écrire. Voilà où Strindberg refait son apparition.

Dramaturge célèbre, le bonhomme a connu la chambre mansardée, les saouleries d'étudiant en âge de ne plus l'être et surtout : la désillusion. Rêvant de briller sur scène, il retourne dans sa ville sans reconnaissance, avec la nécessité de travailler et de ne plus jouer. Mais écrire.

Il y a des gens qui écrivent ici. Bien. Certains sont même brillants. Pourtant ils n'iront jamais errer dans les couloirs d'un éditeur, ne verront jamais leur nom sur un livre. Sont-ils pour autant des non écrivains ?

Non. D'une vie passée à serrer des mains, cligner des yeux sous les projecteurs et sentir son cœur étouffer sa gorge de plaisir, il n'en ressort pas beaucoup de différences avec l'ombre tranquille d'un arbre aux racines patiemment et modestement grandies. Car à l'artiste les bilans, à 20 ans comme à 60, mentionnent les mêmes lignes : rencontres, création, jouissances, aspirations. Des inconnus débarquent et creusent à  jamais des sillons dans le champ de nos perspectives. Ces inconnus deviennent des âmes sœurs, aimées ou détestées mais tellement proches que les renier nous éloigne avant toute chose de soi.

Au plus bas, sans bien grande fortune ni avenir, Strindberg fonde "la société Runa". 9 membres maximum se réunissent à intervalles réguliers et lisent leur texte, analysent celui des autres, critiquent.

Pas besoin d'être meilleurs amis, l'impératif est le même : la volonté de s'accomplir. Une vision commune de la littérature, une estime réciproque et le reste du temps consacré à écrire. Voilà ce que je propose.

Une société littéraire, un cercle restreint, réel et exigeant. On se découvre ici, on fait connaissance et une fois l'atome crocheté, on passe aux choses sérieuses : une rencontre cadrée, IRL, un lieu, un programme et quelques règles impossibles à déroger :
1/ vision partagée
2/ respect
3/ rigueur

Une vision commune de la place de l'écriture dans notre environnement est primordiale. Une bonne plume aspirant au polar, à force de travail et d'analyse du marché, trouvera son éditeur. Un texte de genre bien construit et intelligemment  présenté trouvera sa place aussi.

Ce n'est pas ce type de littérature que je vise mais si le projet de société littéraire séduit des plumes plus axées sur cette littérature, tant mieux. Ce sera sans moi.

Je défends une littérature porteuse d'un message. De celle qu'on ne tape pas sur le clavier sans avoir vomi ses tripes. Je refuse le texte pour le texte. Ma littérature est avant tout une émotion, une vérité qu'on a vécu pour l'écrire. Qu'elle soit sublime ou ignoble, le texte doit prendre le contrôle des battements du lecteur.

J'ai écrit pour écrire, je ne veux plus. Si je n'ai rien à dire, je ne touche pas mon clavier. Si je tape pour remplir, j'effacerai. Si le texte doit être court, puis long, d'un mot puis de cent lignes, il l'est. J'absous les canevas, les formules et ponctuations : je nique le consensus. Et si je deviens consensuel, ce sera pure conjoncture.

Ecrire, des millions de français savent. Certains produisent de la littérature sans le savoir, sans même en avoir l'intention, ici, une humeur se pose dans l'HP et ce sont de belles  lignes. May en est une spécialiste. Comme quoi on peut travailler à produire de mauvaises choses et en créer d'autres sublimes de manière innée.

Le respect

Au diable ces foutus avatars, ces smileys à la con et les pseudo qui nous trompent nous mêmes. Je propose une société littéraire où le regard, les manies des mains et le timbre de la voix sont indissociables de l'écrit. Je désire admirer une adolescente boutonneuse où un vieillard puant du moment qu'ils me font vibrer. Une société littéraire n'est pas un club de rencontres mais un idéal porté par une vision. On peut tout se dire :

- ton texte c'est de la merde ! Tu as été fainéante sur ce coup là comme c'est pas permis.
- Et il est où le sens ? c'est bien joli ces effets de style mais le sens : il est où?

On ne pose pas, on se vide.  Et parce que l'on se fait violence, celle-ci doit être bienveillante. RESPECT.
- j'aime pas ce que tu nous lis mais je sais que tu es capable de m'éblouir.

Un temps d'approche sera nécessaire, il peut durer des années avant d'accepter de se rencontrer. Il se passera ici, dans l'espace dédié ou en MP, dans une ligne taquine comme un titre explicite, l'émulation doit se produire.

La rigueur.

Ben oui, j'ai deux minutes entre deux rames, je vais me connecter : non. Je propose un rendez-vous mensuel, hebdomadaire ou annuel, qu'importe ! C'est l'intention de la rencontre qui fixera son intensité.
Moi j'aime Thomas. J'ai envie de discuter avec lui, envie de lui dire yeux dans les yeux ce que je pense de tel ou tel texte. J'ai envie de construire une relation d'écrivain à écrivain, d'âme à âme puisque je ne conçois pas l'écriture autrement qu'une expression entière et puissante de soi.

Le respect c'est aussi répondre présent, se démerder pour trouver un train, ne pas compter ses heures et subir la mauvaise haleine du voisin si dans son souffle la sincérité sature. Moi je suis près de Paris, je peux recevoir une demi douzaine de personnes chez moi, trouver un pub aussi, une plage ou un coin de trottoir, du moment que la compagnie est bonne, respectueuse et inspirée.

Le projet est posé, avis à ceux qui se sentiront concernés.

Je reposte un roman* mets le blog de mes rencontres en signature histoire de me présenter dans le texte, parcourrai celui des autres, au gré d'une invitation, du souvenir d'une émotion (Nyjée, Marion...) ou d'un titre qui aura fait tilt. On se lit, on se fuit ou se séduit sans perdre de vue le but : l'émulation créative.

A ceux qui y voient un aveu d'échec, je dis oui. Echec de vouloir se faire publier à tout prix. Echec de trouver sa voie au succès dans le parcours des autres. Sa vie, on la construit. Et surtout on l'éprouve.
Et si un jour cette société dont j'ai le projet fait reconnaître le talent de plumes que je respecte, ce sera un succès. Si un jour, à l'instar d'un Ginsberg, je me retrouve nu à danser ivre sur une plage entouré d'amis, ce sera un succès.

Une amie est convaincue que les rencontres nous construisent. Elle dit aussi que le seul acte d'écrire justifie qu'on écrive. J'aspire à être bousculé pour rendre plus forte mon écriture, ouvrir les yeux et ceux des autres sur des vérités qui nous freinent pour grandir. J'aspire à vivre l'écrit autant qu'à écrire la vie. @+



*le roman en question


Dernière édition par Bosie le Mar 12 Sep 2017 - 16:23, édité 1 fois
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Menerva  /  Autostoppeur galactique


Une bonne idée, effectivement trouver des gens avec qui pouvoir "parler boulot", se motiver, échanger sur d'autres sujets, ça aide, ça enrichit... 9 personnes, cela fait peut-être beaucoup, mais enfin. Je n'en ferais pas partie, mais je te souhaite de trouver les bonnes personnes... ce n'est pas évident de trouver ne serait-ce qu'une personne avec qui on s'entend bien, et avec qui pouvoir parler de ses écrits...
Perso n'ayant pas très envie pour le moment de montrer mes écrits à des gens extérieurs à ma vie, j'avais trouvé pendant un temps une collègue avec qui simplement me motiver chaque semaine (on s'échangeait des mails parlant de nos objectifs pour la semaine, et parfois elle me demandait mon avis sur ses écrits). Mais bon, la motivation varie, et ce n'est pas toujours évident de garder le courage !
Je pense à ton roman que tu traînes depuis des années : peut-être pourrais-tu le laisser de côté un temps, et t'attaquer à un autre projet ? ou à des nouvelles ? enfin tu as peut-être, sans doute, envisagé tout cela.
Bonne chance en tous les cas ! Il est vrai qu'avoir du temps libre est essentiel pour écrire, mais que ce n'est pas toujours facile d'avancer pour autant...
 
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Bohr  /  Pour qui sonne Lestat


Après, l'émulation peut se trouver un peu partout, je pense, à la machine à café en parlant de la rentrée littéraire ou d'un classique, du scénario bâclé d'un film malgré ses bonnes idées, ou bien encore en pensant à des personnes, des connaissances intimes ou plus distantes.
Ca va faire un peu "cucul-les-petits-oiseaux", ce que je vais énoncer, mais je considère comme un poil réducteur de ne considérer les perspectives d'émulation que dans le seul cadre littéraire. Il n'y a pas que les Auteurs (avec un H majuscule) qui peuvent sortir des idées poétiques ou des intrigues passionnantes, même s'ils peuvent faire des retours pertinents, ayant eux-mêmes un regard de créateurs. Mais se cantonner à l'avis littéraire de littérateurs, en excluant donc le public (comprendre: les gens qui ne sont pas eux-mêmes écrivains), je trouve que ça induit un gros risque d'entre-soi et d'esthétisme technocratique.
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Bosie  /  Il fut Bosie, il n'est plus


Bonjour,

@Menerva : merci. Je crois qu'on s'égare un peu alors je vais préciser. J'ai présenté l'idée, maintenant elle fera -ou pas- son chemin. La semaine prochaine ou dans 5 ans, va savoir... le tout est qu'une plume qui accroche avec la mienne ait envie d'aller plus loin que l'écran.

@Bohr : oui, l'émulation on la trouve où l'on se retrouve. Et ça peut être n'importe où, n'importe quand avec n'importe qui. Mais le simple fait d'être inscrit ici témoigne déjà de quelques ambitions communes, être lu et lire notamment. L'idée d'une société littéraire en chair et en os est de s'y tenir. Pas de se perdre dans une connexion de routine. Et surtout, avec la sincérité qu'un échange réel suppose. Les échanges seraient tellement différents s'ils se faisaient les yeux dans les yeux...

Enfin, ce post n'a pas vocation à créer le débat. J'ai proposé, je reste à l'affût des plumes que j'aimerai connaître. Et comme Hel me l'a demandé sur le topic de mon roman, il justifie la présence de ce dernier.

(formule de politesse)


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yahiko  /  Pour qui sonne Lestat


Je salue l'initiative.
Lorsque j'ai commencé à écrire dans mon coin, j'ai eu quelques difficultés, et c'est un euphémisme, à trouver des personnes partageant mon intérêt pour l'écriture. Ma famille n'est pas vraiment portée sur la Culture avec un grand C, mes amis me regardaient de travers... Et il ne valait mieux pas que j'en parle au boulot. Pour qui m'aurait-on prit...
Néanmoins, de fil en aiguille, en fréquentant la toile, je suis parvenu à trouver d'autres personnes avec qui échanger. Des personnes de confiance, positives, sans pour autant tomber dans l'obséquiosité. Ces personnes se comptent sur les doigts d'une seule main pour ma part.
C'est en cherchant des bêta-lecteurs que j'ai fait connaissance avec ces personnes qui depuis sont devenues des ami(e)s. Et à cause des grandes distances qui nous séparent, l'essentiel des échanges se fait par voie électronique, ce qui est ma foi suffisant et relativement satisfaisant. Nous partageons ainsi notre passion et uniquement notre passion, y comprit lorsqu'il s'agit de discuter, par l'écrit.
Je ne sais pas par conséquent si je peux me permettre d'émettre un conseil, mais pourquoi ne pas commencer par rechercher une ou deux personnes avec qui vous échangeriez vos textes pour relecture ? Parce qu'à partir de deux, c'est déjà une société.
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Bohr  /  Pour qui sonne Lestat


Yahiko, tu es légitime!
Ton idée est presque évidente, mais je pense qu'il fallait la formuler. On pourrait peut-être la résumer par: une sorte de forum JE à taille humaine, intime. Le vrai défi, c'est de déterminer qui y admettre.
Personnellement, les retours les plus pertinents que j'ai me viennent d'amis qui sont, pour l'un, "écrivain-qui-n'ose-pas", l'autre faisant partie du public et se sentant bien comme ça (pas de légitimité "technique" revendiquée, uniquement celle de public "lambda").
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yahiko  /  Pour qui sonne Lestat


C'est à dire que j'ai dû mal m'exprimer à un endroit car mon propos était simplement d'inviter Bosie à trouver un bêta-lecteur avec qui il pourra nouer une relation durable et échanger sur leurs projets littéraires respectifs. Commencer par se faire sa petite "société littéraire" à soi en quelque sorte, comme beaucoup d'entre nous l'ont déjà fait, tel M. Jourdain, sans vraiment le savoir Wink
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Bohr  /  Pour qui sonne Lestat


Il me semblait l'avoir compris plus ou moins comme ça. Enfin, bref, a priori, on est raccord!

Anecdote:
 
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amysdream  /  Pour qui sonne Lestat


Pendant un moment j'écrivais dans mon coin et je ne partageais mes découvertes et frustrations qu'à travers les forums.

Je te recommande de te faire un emploi du temps, de surfer sur le net pour dénicher des salons littéraires et t'y rendre.

C'est ce que j'ai fais et je suis plutôt satisfaite de mon entreprise puisque j'ai su faire des rencontres et surtout mettre en place des amitiés durable.

Tu peux aussi tenir un blog si ce n'est déjà fais, cela peut aider =)

Bon courage en tout cas ! Very Happy
http://mchevalier.canalblog.com/
 
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Hel  /  Tycho l'homoncule


Bosie ton témoignage est hyper intéressant tout autant que l'idée que je trouve chouette, et je crois beaucoup aussi à l'émulation créative, mais je trouve aussi que c'est quelque chose qui ne se commande pas, qu'il faut des affinités qui sont présentes au départ entre plusieurs personnes, déjà, et comme tu le dis en plus une vision plus ou moins commune aussi, et ça ça se capte quand même au fil d'échanges sur des plateformes comme celle-ci même si y'a plein de façon et j'imagine que de toute façon pour beaucoup d'entre nous l'acte créatif passe par l'émulation et que ça prend différentes formes, mais sur un forum ça commence parfois sur des bacs à sable et des trucs qui paraissent tout bébêtes. Je veux dire que je crois que c'est quelque chose qui émerge spontanément entre un noyau de personnes qui au fil du temps se nourrissent un peu les unes les autres. Et si on regarde bien, JE c'est une multitude de petites sociétés littéraires, une multitude de petits cercles.
Je te souhaite en tout cas de pouvoir former ce cercle, selon ton idéal  et que se soit chouette.
 
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Bosie  /  Il fut Bosie, il n'est plus


Merci. La bouteille est posée sur la plage, à portée des vagues.  Elle stagnera, ensablée, ou voguera, trouvera son rivage. A ceux qui ont tout lu, je connais bien JE. J'y ai découvert des auteurs, acheté des livres. Beaucoup passent, posent un peu d'eux mêmes et repartent, par pudeur ou démotivation. J'ai "rencontré" un type ici, dont la relecture a été stimulante et le mot est faible. "Emulation" étant usée à présent, vous comprenez de quoi je parle : j'écrivais au fil du regard d'un autre. Il a fait son apparition sur mon topic de com ici

Un autre un peu trop érudit dans la correction pour être tout à fait amateur : il a fini par me confier qu'il était correcteur professionnel. Lui n'avait aucun texte à proposer mais du caractère à revendre et une connaissance pointue de la Langue et des usages dans l'édition.

Seulement voilà, le travail a pris le dessus, j'ai pas tenu la distance, je postais à intervalles trop longs, le type a fini par quitter le fofo avant que je ne livre une fin potable.

Ca a été une belle expérience. Il y a aussi les nombreuses lectures, relectures de Marion ("Ludwig" maintenant, de Pomcassis (qui a changé de pseudo elle aussi) et d'Elenita, devenue une amie.

Ouais. Mais mon projet va plus loin. Un peu comme un magazine avec une ligne éditoriale. Une sorte de "nouvelle vague". Et sur ce plan, j'en connais deux ou trois avec qui je crois que ce serait possible. Ceux là se manifesteront, ou pas, j'attends les autres, patiemment, ici ou ailleurs, JE est une plage, il y en a tant d'autres. "Bosie was here"... voyez l'idée...
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Menerva  /  Autostoppeur galactique


Citation :
Et sur ce plan, j'en connais deux ou trois avec qui je crois que ce serait possible. Ceux là se manifesteront, ou pas, j'attends les autres, patiemment, ici ou ailleurs, JE est une plage, il y en a tant d'autres.
S'il y a une chose que je sais des relations humaines, c'est que si quelqu'un t'inspire, que tu as envie de discuter davantage pour voir où cela vous mènera, tente une approche plus directe que de planter un panneau "Discussion ouverte par ici à qui veut"... Peut-être que la discussion tournera court pour diverses raisons, que ça ne donnera finalement rien (et cela peut être frustrant, oui), mais tu as davantage de chance de "rencontrer" quelqu'un ainsi...
Tu as fait un pas, ce topic, mais ce n'est qu'un pas, et il ne sera peut-être pas suffisant... Attendre patiemment pour ne pas brusquer les choses ou les gens, c'est louable, mais ça ne marche pas forcément bien... Et le temps passe, passe, passe... Oui, on a encore quelques années sur cette Terre, mais elles passent très vite. Il ne faut pas trop perdre de temps.


Dernière édition par Menerva le Mer 13 Sep 2017 - 17:00, édité 1 fois
 
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D'accord avec Menerva. T'as envie de réinventer les salons littéraires? Fais-le. Invite les gens qui te plaisent, vois qui vient, dis à chacun d'amener 10 pages, et ouvre une bouteille.

Perso j'ai un copain et une copine, rencontrés lors d'un concours d'écriture, avec qui on a instauré un déjeuner chaque mois, pour causer littératures de l'imaginaire. Et c'est cool. Parfois ça nous motive pour participer à des concours, parfois pour se relire l'un l'autre (y compris sur internet, entre les déjeuners), parfois on oublie de parler littérature... N'hésitez pas à faire ça, tous, du bon en sortira.
 
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Bosie  /  Il fut Bosie, il n'est plus


Faut croire que mon premier message déborde de timidité... ! m'enfin je me répète : je vais lire, me faire lire, et on verra.
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