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 Les plus beaux poèmes JE

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   Pensée du jour  :  "Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire Seront à tout jamais tes esclaves soumis, Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire Tu seras un homme, mon fils" Rudyard Kipling
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Trôme  /  Coquinou


Citez vos coups de cœurs parmi les poètes JE.
 
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   Pensée du jour  :  Je n'ai jamais été seul, car j'erre sans cesse à travers mes souvenirs comme à travers une forêt enchantée.
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PlumeDeplumee  /  Pour qui sonne Lestat


J'ouvre le bal, parce que je ne me permettrai pas de ne pas citer ce poème.
Alors, c'est un poème d'Akëdysséril nommé : "La Laideur de ma mère" qui est tout simplement magnifique, et qui m'a mis les larmes aux yeux. Un des plus grands morceaux d'écriture que j'ai lus, en comparaison même avec nos plus grands poètes.
Sans doute que d'autres poèmes m'ont plu, et que j'en citerai d'autres plus tard. Mais je me devais de commencer par celui-là, tout simplement parce qu'il est celui qui me semble être le plus beau (les goûts et les couleurs, hein...), mais aussi parce qu'il est l'une des rares œuvres littéraires à m'avoir frappé au cœur (et rejoint donc le cercle très privé de "Booz endormi", Phèdre, Ruy Blas et Un long Dimanche de fiançailles).

Citation :
Parfois, je me souviens, quelqu’un frappait le soir.
Mon père allait ouvrir ; je me cachais pour voir,
Et j’écoutais, tremblante, à côté de la porte :
— Je vis tout seul. — Tout seul ? — Monsieur, ma femme est morte.
Je vis sans mon épouse ici depuis neuf ans. —
Et de ce regard doux qu’on a pour les enfants
L’inconnu m’observait, fillette qui pleurait,
Ignorant que mes pleurs protégeaient un secret,
Puis, ne s’attardant pas, quittait notre demeure :
On ne tourmente pas un innocent qui pleure.
La porte se fermait. Je me séchais les yeux
Et retournais jouer avec des bonds joyeux.

Je n’avais pas de mère.
                                            Elle était à la cave.

Mon père, chaque mois, mettait ce masque grave
Que seuls portent aux fronts les héros de roman,
Et qu’un seul mot de moi faisait tomber : « Maman ? »
Alors, je regardais s’effacer son sourire
Et, sans me regarder, sans même rien me dire,
Papa baissait les bras et me prenait la main.
On croyait qu’un fantôme avait chassé l’humain
Tant sa bouche rieuse était une grimace
Et ses doigts pleins d’amour faisaient des bouts de glace.
Moi, j’étais partagée entre joie et terreur
De tenir dans la main une telle maigreur
Et de savoir pourtant que j’allais voir ma mère.
Je coiffais mes cheveux pour chercher à lui plaire
Et je me demandais avec de grands frissons
Si maman voudrait bien écouter mes chansons.

Nous sortions, oubliant tous nos doux bavardages
Et descendions l’immeuble, étage après étage,
Sentant que pour papa, dans la cage de fer,
S’en aller aussi bas c’était toucher l’enfer.
Le silence complet, jamais il n’impressionne.
Dans le couloir très sombre où ne venait personne,
Ce qui m’intimidait c’était les quelques bruits
Qui rappelaient, distants, le triste vent des nuits.
Plus papa, clefs en main, déverrouillait les portes,
Plus les plaintes au loin montaient, devenaient fortes ;
Mais, comme après l’orage on voit tomber le vent,
Il ne restait plus rien quand on était devant
La cave. Et j’entendais après quelques secondes :
« Ma puce ? » Ses longs doigts dedans mes boucles blondes,
Papa, toujours muet, dégageait le verrou,
Et la porte s’ouvrait sur un immense trou.
Alors, se relevant dans de durs bruits de chaîne,
Je voyais une forme avancer avec peine,
Monstruosité noire aux contours indistincts
Qui mettait l’épouvante au fond des intestins.
Mais la forme avançait dans un trait de lumière,
Et le monstre effrayant prenait l’air de ma mère !
Qu’elle était douce, et belle ! Et ses cheveux salis,
Ses ongles pleins de crasse étaient pour moi jolis !
Et j’oubliais toujours — l’amour est un remède —
Que papa m’avait dit : « Puce, ta mère est laide. »
Sa bouche était à moi ! son nez était le mien !
Dans le creux de ses bras, moi je ne voyais rien
Que celle qui, un jour, m’avait donné la vie,
Que juste j’adorais serrer avec envie !

Mais papa m’attrapait et m’enlevait d’un coup
Quand maman m’aimait trop et me tordait le cou.
 
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PlumeSombre  /  Blanchisseur de campagnes


Joli ce sujet Smile

Moi, j'aime les poèmes de pas mal de JE, même si je n'en commente pas beaucoup.

Mes préférés sont ceux de Silence écrit et notamment celui-ci

Ta peau:
 

Il m'a séduit par sa simplicité et par la pertinence et la force du sentiment qu'il véhicule. Depuis que je l'ai lu, j'y suis revenue plein de fois. Il a une musicalité absolument magnifique.

Gout perso hein Wink
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Trôme  /  Coquinou


Rien ne nous sauvera de l'amour, Noxer:
 
 
   
    
                         
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Poème de Noxer du 13 janvier 2017

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Akëdysseril, avec son style emphatique à la Victor Hugo, me semble très au-dessus des autres.
 
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Don Rumata  /  Effleure du mal


Elles sont où les rimes
 
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Miromensil  /  Autostoppeur galactique


Estuaire, les Impromptus, dont notamment

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Hel  /  Gloire de son pair


FIN DE SIÈCLE

quand on était de petits animaux
tout tournés vers la musique
vers les plaisirs tout neufs

j’avais les cheveux plus longs que l’âme
les jambes toutes bleues dans la cour de l’école
et je chantais sans le savoir
la fin d’un siècle

toi tu étais différent tous les jours
je ne t’appelais jamais du même nom
Clément Jabir Gaétan
Idriss Mickaël Henry
Romain Maxime Jordan
on s’embrassait tous les jours
la bouche sèche d’avoir couru partout

ma petite âme courte
contre ta main sous l’escalier
— des baisers de chiffon

le cœur troqué pour quelques billes
mais, bien serré, dans les remous de la poitrine
ce que je ne savais pas nommer

on dira plus tard
avec des mots qui feront des manières
fidélité, ou bien foi, ou encore
fureur

quand on était encore de petits animaux
aux regards comme des murs blancs
qu’un rien salit
avant que nos âmes s’allongent
(comme une bougie vite soufflée)
des fins de siècle

Roman Russe

 
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Lo.mel  /  Correcteur apolitique pour Sputnik


Hel > c'est aussi un de mes préférés de Romaradoxe Russéant.


Mon n'sorte de roman : Pionniers, tentative d'une Âme      :rain:


Recette pour faire un bon livre :
1) Écrivez un mauvais livre ;
2) Recopiez le contraire.

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Trôme  /  Coquinou


Poème du dimanche 11 mars - 22h13, FINAMOR:
 
 
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Miromensil  /  Autostoppeur galactique


Les Lyriques de Solstice (http://jeunesecrivains.superforum.fr/t49661-lyriques)
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art.hrite  /  Chantre brahmane ज्ञानयोग


J’ai toujours été en retard
Je me rappelle ce jour au collège où des filles m’avaient demandé si je me branlais en pensant à elles
Je ne l’avais jamais fait.
Il y eut un long silence
Elles comprirent tout de suite la nature de ce malaise…
Les garces !
Elles en ont beaucoup rigolé et crièrent à toute la classe
Que j’étais un puceau et un petit enfant
Qui ne savait même pas à quoi lui servait son pénis.
LOL
A faire pipi quand même ! Merci
Je ne suis pas con,
Je sais qu’un autre genre de vie existe pour cet organe
On m’en parle depuis la primaire
Je n’ai juste jamais compris comment ca marchait
Ce n’est pas comme si on naissait avec la méthode tatouée sur le ventre.
Et puis tout le monde se tait en plus à ce sujet
C’est le grand secret qui réunit les hommes
Je le vois ils se réunissent dans la cour en cercle
Ceux qui connaissent le secret
Ils parlent de leur jouissance et s’échangent des cd pornos
C’est comme s’ils se masturbaient depuis qu’ils pouvaient se souvenir.
Sincèrement, je ne comprenais pas ce qu’il se passait
J’étais amnésique
Ou aveugle
Je ne sais pas
Je jouais encore au ping pong à la main et faisait des tournantes.
Alors cet après-midi, après cet incident fâcheux avec les filles
J’ai pris mon courage à deux mains
Et j’ai demandé à Maxime
L’affaire de cette histoire.
C’était un bon copain Maxime
Il ne rigolerait pas lui.
Tout gênait il me murmura à l’oreille le secret

Il fallait se caresser le pénis
Quand il bandait
Et penser à des filles que l’on aimait.


plouf aka givre aka bisoumari aka ynos
 
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dartyXXXI  /  Adjointe sérénissime à la modération reconnaissante


Si tu veux nous nous aimerons

Si tu veux nous nous aimerons
Avec tes lèvres sans le dire
Cette rose ne l'interromps
Qu'à verser un silence pire

Jamais de chants ne lancent prompts
Le scintillement du sourire
Si tu veux nous nous aimerons
Avec tes lèvres sans le dire

Muet muet entre les ronds
Sylphe dans la pourpre d'empire
Un baiser flambant se déchire
Jusqu'aux pointes des ailerons
Si tu veux nous nous aimerons.

Stéphane MALLARME (1842-1898)

J'ai vraiment adoré ce poème !

Sinon, j'en avais à moi des beaux aussi, et celui de Damien-là n'est pas de ses meilleurs, ça c'est qu'on fini par écrire en traînant trop sur les forums de poèsie... Sad
 
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plouf  /  Effleure du mal


art.hrite a écrit:

plouf aka givre aka bisoumari aka ynos

MAIS NON CA S’ÉCRIT COMME CA AKA
LA HONTE

très touché Embarassed bien que je te soupçonne de l'avoir mis davantage pour me faire cette petite farce hihi
http://lefauxrhum.forumactif.org/
 
   
    
                         
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