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 Le désir et les sexes

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J'aime beaucoup ce sujet et ce qu'il essaie d'atteindre et je vous répondrai des choses intelligentes plus tard ou demain (surtout que je n'ai pas fini de tout lire), mais:
Mâra a écrit:

en tant que fille, je pense que la culture a beaucoup influencé mon désir dans la direction d'un idéal de soumission.

Je me reconnais à 10000% là-dedans, et j'irai même dire que ça c'est joué très tôt, dans des représentations auxquelles j'ai été exposée entre 0 et 10 ans. Ne serait-ce qu'un exemple (totalement SFW):
Spoiler:
 
 
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Mâra  /  Mérou


J'y pensais suite au topic sur le rejet du féminisme: la thèse qui veut que la violence masculine soit en partie expliquée par une volonté de répandre ses propres gamètes ne marche-t-elle pas qu'à condition que les hommes aient conscience de leur propre rôle reproductif? Comme ça n'a pas toujours été le cas et pas partout, est-ce que ça n'invalide pas un peu les thèses de cette femme dont Lo a posté des vidéos? L'universalisme en psychologie évolutionniste (c'est bien ça?) est-il réaliste?
 
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Bohr  /  Gloire de son pair


Pas forcément: la violence et l'agressivité sont liées à des hormones clairement identifiées, dont certaines jouent aussi dans les relations interpersonnelles (sociales, amoureuses ou sexuelles), comme l'ocytocyne.
Du coup, je ne vois rien de choquant à présumer que ça repose au moins en partie sur des comportements instinctifs, animaux, et pas du tout sur une pensée rationnelle et consciente.
https://lestresrichesheuresdelagalaxie.wordpress.com
 
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Lo.mel  /  Troll hunter un jour, troll hunter toujours


Salut Mâra,

En fait c'est une mauvaise interprétation du mécanisme évolutif qui mène à ces doutes.

L'évolution n'est jamais un mécanisme conscient. Jamais un homme ne se dit "tiens, aujourd'hui, je dois penser à diffuser mes spermatozoïdes."

Je vais essayer de t'illustrer ça, en schématisant bien sûr :

Imagine que tu as quatre mâles préhumains qui ont hérité:
- Le premier d'une constitution faible
- Le second d'un intérêt faible pour le sexe (ça ne lui procure pas de plaisir)
- Le troisième d'une tendance à la violence
- Le quatrième d'une grande taille et d'une position droite, une intelligence, bref, un mâle alpha, très porté sur le sexe.

On postule, pour simplifier, que ce sont des stéréotypes réussis, c'est à dire que leurs prédispositions génétiques se sont réalisés : la prédisposition à la force a donné un mâle fort, celle à la violence, un mâle violent, etc. Dans les faits, ce n'est pas le cas. Ce n'est qu'une tendance statistique.

Il y a un groupe de 20 femelles pour lesquelles les mâles sont en lutte (d'autant plus que chez les primates, c'est souvent un mâle dominant qui féconde la plupart des femelles. Peu de mâles fécondent quasiment toutes les femelles).
Ces femelles sont issues d'une longue lignée où la sélection a déjà opéré sur elles (je dois commencer par postuler ce que je détaillerai plus loin, paradoxe de l'oeuf et de la poule).
Chez les femelles actuelles, la plupart sont attirés par des mâles forts.
Pourquoi ? Simplement parce leurs ancêtres sont des femelles qui ont survécu (qui se sont reproduites avant de mourir).
Parmi les innombrables facteurs qui font qu'elles ont survécu se trouve un trait particulier pour beaucoup d'entres elles : leurs pulsions sexuelles allaient vers des mâles forts et malins, capables de les protéger des autres clans, des prédateurs, de la famine, etc, et de protéger, surtout, leur descendance.
Ces femelles ont donc eu un avantage évolutif par rapport aux femelles qui n'avaient pas le goût des mâles forts et malins, qui ont en tendance moins survécu.
Et parmi leur descendance... beaucoup des 20 femelles actuelles... donc elles mêmes issus de mâles forts, et qui ont hérités de la prédispositions maternelle à aimer les mâles forts.

Donc on se retrouve avec une population de femelles où l'attrait sexuel pour le mâle puissant s'est plus transmis que celui pour le mâle moins puissant, même si ça reste schématique, et qu'on retrouve un peu de tout chez ces femelles. Mais la tendance est là.

Au tour de ces femelles de choisir avec qui s'accoupler.

- Le premier singe, pendant sa vie, se peu : les femelles le repoussent car il ne correspond pas à ce qu'elles recherchent. Et puis les autres mâles le battent pour s'accaparer les femelles.
Disons qu'il y arrive un petit peu quand même, à force, sur plusieurs années, il parvient à avoir une descendance très peu nombreuse : 1 ou deux individus.
- Le second singe, cet individu frigide, préfère aller bouffer des mangues que de renifler des abricots. Il ne se reproduit pas du tout.
- Le quatrième singe, le fort, se reproduit beaucoup, c'est le plus convoité des femelles. Disons que 80% des petits des 20 femelles sont les siens. Et puis il a la force pour repousser les autres mâles qui convoitent les femelles : n'oublions pas qu'il n'y a pas possibilité de coït pour tout le monde : les femelles sont dispo seulement, disons, deux fois par an chacune... Plus de sexe pour lui, c'est moins de sexe pour moi. Et les mâles sont toujours prêts à copuler.
Hop, 7 jeunes
- Le troisième singe, le violent, le violeur, va, en loucedé, forcer de temps en temps des femelles à avoir des rapports sexuels avec lui. Parfois il se fait défoncer par le singe n°4, mais parfois, il isole une femelle, et hop, un petit coup  de dedans dehors. Hop, 4 gosses.

Du coup, sur la prédisposition déjà existante des femelles à aimer les mâles forts (j'ai expliqué ceci plus haut), un a su tirer son épingle du jeu, le mâle fort, n°4.
Ces femelles (elles mêmes issus, pour la plupart, de mâles forts, j'ai expliqué plus haut en quoi) vont faire en majorité des petits fort X fort = des jeunes forts en tendance. Il y en aura donc pas mal dans le groupe, et ce sont eux qui auront les faveurs des femelles de la génération suivante et vont continuer à se reproduire en donnant en tendance une lignée toujours plus prédisposée à la force.
(car les nouvelles mutations spontanées qui prédisposent à encore plus de force seront un autre avantage évolutif et se transmettront aussi, du coup le groupe ira vers des individus de plus en plus forts, sur des millions d'années).

Le violeur s'en tire pas mal, avec une stratégie immorale mais efficace. La prédisposition au viol, à la violence va se transmettre marginalement, mais quand même remarquablement, chez les petits, et des lignées de petits violeurs potentiels vont se créer.

Le singe faible, numéro 1, n'aura transmis que très peu de son patrimoine génétique au bout de quelques génération. deux lignées faibles de singes qui se reproduisent peu contre  toutes celles de l'alpha qui se reproduisent beaucoup, fait que ses gènes se font de plus en plus rare.
Si tous les faibles font en moyenne deux gosses :
Génération un : 2 gosses, génération 2 : 2 X 2 gosses, génération 3 : 2x2x2 gosses génération Z : 2 puissance Z gosses
Si tous les forts, les convoités, font 7 petits en moyenne :
Génération 1 : 7 gosses, génération 2 : 7 x 7 gosses. Génération Z : 7 puissance Z gosses.

A la génération 6 : on a 2 puissance 6 = 64 jeunes de la lignée du faible
et 7 puissance 6 = 117649 jeunes de la lignée du fort.
En première génération, le fort s'est reproduit 3 fois plus que le faible.
En sixième génération, le fort a une descendance 117649/64 = 1838 fois plus nombreuse que celle du faible...

(En vrai c'est plus compliqué , car plusieurs de ces lignées descendent des deux singes, par croisement ultérieur... mais là je simplifie. En tendance, les gènes du fort prennent le dessus sur ceux du faible, même sur une lignée issue des deux. Car ceux qui auront hérité des gènes du fort dans une même fratrie se reproduiront mieux que chez ceux qui ont les gènes du faible.)

Il a donc transmis des gènes 1838 fois plus que l'autre, et a imposé à presque tout le groupe son avantage génétique qui procurait la force en quelques décennies...

De la même manière pour la lignée du violeur : 4 puissance 6 gosses : 4096 gosses, donc quand même une proportion marginale mais sympathique du total du groupe...


Voilà comment les traits physiques, mais aussi comportementaux, se transmettent selon les avantages génétiques.

J'ai donné des exemples bateau. Mais tu peux réfléchir comme ça sur la jalousie : un singe jaloux va tellement taper sur ses concurrents qu'ils lui laisseront ses femelles, et tellement sur ses femelles quand elles vont vers les concurrents qu'elles hésiteront à ne pas rester son exclusivité.
Donc la jalousie sexuelle devient un trait masculin très intéressant dans l'évolution.

Voilà, voilà.

Très schématiquement, ça se fait sur des générations, le jaloux, le faible, le fort, le violeur et le frigide ne sont pas forcément issus de la même génération, et aussi plusieurs mutations différentes au cours de l'évolution vont entraîner des forts qualitativement différents, des jaloux qualitativement différent, etc.

Au bout du compte, on aura sur des millions d'années conservé les lignées des mieux adaptés, qui se sont forcément croisées. Donc on aura des forts, intelligents, jaloux qui flamberont en boîte pour ken chaque soir, et des faibles laids et bêtes et pour eux, ce sera vraiment difficile Smile

Et au milieu, toutes les combinaisons, tout le spectre. Ceux du dessus, ce sont les minorités du spectre, car les extrêmes, qui ont accumulé tous les avantages évolutifs et toutes les tares. Mais les plus nombreux seront les :
plutôt forts, plutôt intelligents, plutôt jaloux, plutôt violents. L'homme de la rue. (Qui d'ailleurs constituera, par son nombre, la norme).

Difficile à expliquer car c'est une logique circulaire et qui se complexifie à chaque génération. Mais tu as l'esprit.

Et puis il faut ajouter que les avantages pour les mâles n'en sont pas forcément pour les femelles, donc il vaut mieux que ces caractéristiques ne se transmettent qu'aux mâles.
Un seul moyen pour ça : que les gènes de ces prédispositions se situent sur le chromosome sexuel Y, celui qui détermine dans l'énorme majorité des cas, le sexe physique de l'individu.

Voilà comment le dimorphisme sexuel apparaît.

Et voilà pourquoi on estime que, chez les ancêtres des hommes, les femelles se sont reproduites 2 X plus que les mâles... toujours cette tendance : toutes les femelles se reproduisent ou presque, mais seulement fécondées par quelques mâles du groupe.
 
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Mâra  /  Mérou


Ok ok! Je me demandais aussi comment cela se passe dans d'autres espèces, dont la vie en communauté est légèrement différente de la notre. La meute des canidés est assez similaires à celle des clans primates non? De ce que j'en sais, il n'y a pas un mâle avec son harem mais un couple alpha (et les autres peuvent toujours aller voir ailleurs si les lapins sont plus juteux). 
Est-ce qu'en conséquent les dimorphismes sexuels seraient moins marqués? Est-ce que la violence serait moins valorisée chez les loups, ou plutôt (puisque la lutte pour la position alpha est commune aux deux sexes), est-ce qu'elle serait également favorisée chez les femelles? On parle souvent des combats de mâles chez les loups, mais comment ça se passe chez les femelles, est-ce que c'est pareil? Est-ce que le mâle dominant choisi sa femelle? Est-ce que le couple alpha se forme naturellement en fonction du meilleur élément de chaque sexe? Est-ce que le couple survit à une dégradation de l'un des membres? Etc etc.

(ça me fait penser à une anecdote à propos des chiens: j'ai ainsi appris que, dans une meute, seul le mâle dominant levait la patte, et que les autres s'accroupissaient pour pisser. Or, ma propre chienne, qui est une femelle, lève fréquemment la patte. On dirait qu'inconsciemment elle reproduit un marqueur social, et qu'elle se positionne ainsi comme femelle dominante. D'ailleurs, dans tout bon manuel de dressage canin, il est expliqué que, mâle ou femelle, le chien risque de croire que c'est lui le chef (puisqu'on le nourrit, le promène, le caresse) et qu'il est indispensable de maintenir une hiérarchie claire.)
 
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Lo.mel  /  Troll hunter un jour, troll hunter toujours


Oui, les avantages évolutifs sont relatifs à l'espèce.

Et oui, il y aura aussi des choix dans l'autre sens. Mais moins. La sélection sexuelle reste, chez les mammifères proches de nous, l'apanage des femelles, du fait que la transmissions des gènes de la femelle se fait en semaines / mois chez la femelle, et en minutes / heures / jours chez le mâle.
Le facteur limitant est la femelle, le mâle, c'est un forceur, il est en concurrence.

Chez les femelles (dans un groupe de primates), ça se fait plutôt dans l'autre sens : Presque toutes les femelles seront fécondées, mais les moins intéressantes des moins intéressantes, une toute petite partie, ne le seront peut être pas. Ou moins, quoi.
Et même si elles se reproduisent autant dans le groupe, les petits mâles hériteront de certaines tares et désavantages de leur mère, et c'est peut être ces petits mâles qui seront moins capables de se reproduire à leur tour, et donc de transmettre les caractéristiques maternelles.

A noter que tous les mâles portent un chromosome sexuel de leur mère. Mais qu'aucune femelle (ou vraiment des exceptions, des cas particuliers très marginaux) ne porteront leur chromosome sexuel de leur père.
(En ça, au moins génétiquement, le vrai sexe neutre, c'est le sexe femelle Wink )
Donc : tout de la mère peut être transmis par le mâle. Mais pas tout du père par la femelle. C'est donc essentiellement par les petits mâles que  la sélection des gènes de la mère se fera.
Tu me diras "oui mais les femelles continuent à les transmettre." Oui. Mais pas les mâles, donc en tendance, ces caractères seront moins transmis, et à force de génération, la différence de proportion deviendra énorme entre la descendance d'une femelle mal-intéressante, et celle d'une intéressant.
Mais ensuite il ne faut pas oublier autre chose : il y a une sélection naturelle hors-compétition sexuelle. La femelle robuste vivra plus longtemps, et procréera davantage, en tendance.

Pour les autres espèces, change juste ce qui favorisera la perpétuation de l'individu pour reproduire les mêmes schémas. Pour le phasme, ce sera, par exemple, son apparence qui s'approche du végétal. Car un animal qui se cache est un animal protégé, qui peut se reproduire plus longtemps, donc plus. Donc d'un truc qui, au départ, ne ressemblait pas plus que ça à une feuille, au bout de millions d'années, on a des insectes qui ressemblent parfaitement à des feuilles.  Je ne connais pas assez les comportements des animaux.
Il faudrait étudier un cas chez un animal où la femelle est la dominante, ce doit être intéressant (exemple des hyènes.)

Chez le chien, ça doit être relativement semblable au primate. Violence valorisée, etc.
Je doutes que tous les mâles puissent se reproduire dans une meute de chiens. Et même si une plus large proportion de mâles se reproduisent, sur le long terme, la petite proportion qui ne se reproduit pas va presque disparaître. Ce serait plus une sélection négative que positive, mais le principe reste le même. Ce sera juste plus lent.

Mais oui, j'imagine que chez le loup, une certaine violence de la femelle est valorisée aussi, parce que les loups sont itinérants, chassent... La femelle doit pouvoir se défendre elle et ses petits plus facilement toute seule, c'est un prédateur au départ, un carnivore.
Contrairement au singe qui est une proie... qui a du évoluer en prédateur pour s'adapter à un bouleversement de son environnement.

Et oui, des femelles dominantes chez les chiens, on en rencontre souvent.
La chienne que j'avais étant petit est devenue dominante en vieillissant également, et plus agressive aussi (j'avais expliqué quelques postes plus haut que chez de nombreuses espèces, surtout les plus proches de nous, il y a un processus hormonal de masculinisation qui agit chez la femelle après la ménopause... qui se répercute aussi sur le comportement. Cf. les poules qui chantent comme des coqs).

Mais il y a d'autres choses : les traits de caractère de l'individu, une femelle peut avoir des prédispositions à dominer, même si en tendance, statistiquement, il y en a beaucoup moins que chez les mâles.

L'appel de la Forêt, Croc-Blanc tout ça. D'ailleurs je suis sûr que chez les chiens, la femelle chef de meute ne doit pas être si rare. D'ailleurs le dimorphisme sexuel est moins marqué chez les chiens que chez les humains, je crois (mais il y a aussi l'effet de la sélection humaine... ? Finalement, le loup reste un sujet plus comparable)

Et puis, hors meute, ces prédispositions chez les femelles s'expriment peut être plus facilement. Quand tu es seul à faire un devoir, c'est toi qui doit te faire violence pour obtenir un résultat. Quand c'est un travail en groupe, tu peux te reposer sur les autres, vaquer à d'autres occupations.
Et dans un groupe sans leader naturel évident au premier jour, un leader apparaît toujours par la force des choses.

C'est ainsi que pour des projets qui ne m'intéressaient pas, je me suis surpris à secouer les puces des autres, au risque de foncer dans le mur tous ensemble.

Chez les chiens, ce doit être comparable. Mais ce sont des suppositions, je ne connais pas assez le fonctionnement de la meute pour en parler clairement.
 
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Mâra  /  Mérou


Concernant Croc-blanc, c'est ce à quoi je pensais à propos des combats de mâles: dans le bouquin, la meute est temporaire, chaque petit couple se forme et s'éloigne, ne reste bientôt plus que la louve et trois loups, qui se combattent à mort jusqu'à ce que remporte N'a-qu'un-œil.
Mais je crois que ça ne se passe pas comme ça dans la réalité. La meute est plus permanente que ça. Les combats n'ont pas lieu à mort. Il y a des femelles bêta comme alpha. Toute la troupe s'occupe des petits, pas seulement les parents.
Du coup, je me demande sincèrement quel est le processus de sélection de la femelle alpha.
 
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Holopherne  /  Autostoppeur galactique


Je poste ici trois articles assez techniques, mais qui pourront peut être faire avancer le débat.

Dans les deux premiers articles, la thèse de l'auteur est en gros que les arguments "scientifiques", en particulier de psychologie évolutionniste, utilisés par certains anti-féministes ou féministes différentialistes pour défendre l'idée que la différenciation psychologique - et sociologique, entre hommes et femmes est le fruit de l'évolution biologique et donc innée, sont le plus souvent contestables. L'approche est épistémologique; il s'agit de montrer 1) les travestissements journalistiques d'études scientifiques - entre autre un bon passage sur les interprétations douteuses que fait Peggy Sastre d'une étude scientifique 2) les problèmes épistémologiques intrinsèquement liés à la psychologie évolutionniste.

http://allodoxia.blog.lemonde.fr/2012/04/25/psychologie-evolutionniste-et-biologie/

http://allodoxia.blog.lemonde.fr/2014/07/23/camion-poupee-jeux-singes/


Le deuxième article, toujours dans une veine épistémologique, s'emploie à montrer que le lieu commun "inné acquis pour la génétique c'est la même chose" est faux. Et qu'au contraire, cette distinction inné/ acquis est de première importance à être pensée pour des raisons politiques.

http://allodoxia.blog.lemonde.fr/2012/05/30/debat-inne-acquis/

Bonne lecture!
 
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Pangolin  /  Très premier degré


Sur l'hymen.
 
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J'avais vu ça mais un truc m'y avait choqué:

"Quelle est donc la cause du saignement lors du premier rapport sexuel?
La plupart du temps, il s'agit d'un déchirement général causé par le manque de lubrification. Il peut donc être évité utilisant du lubrifiant."

Réaction n°1: "déchirement général"!? D: D: D: D: 


Réaction n°2: "utiliser du lubrifiant"!? Minute, si une personne est sèche comme le mois d'Août lors de son premier rapport sexuel, la cause en est le plus souvent à chercher dans le manque d'excitation. Alors c'est quoi ce conseil à la noix d'utiliser du lubrifiant? Simplement prendre en compte l'état émotionnel des participants, ce serait pas un bon début?
 
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@Mâra : c'est vrai que le conseil d'utiliser du lubrifiant ressemble plus aux fiches Leroy Merlin à la sortie des caisses.
Un autre lien un peu plus complet sur l'hymen :
http://www.konbini.com/fr/tendances-2/hymen-virginite-feminine-analyse-construction-sociale-retrograde/

Il y a quand même quelques avancées :
https://www.franceculture.fr/societe/clitoris-pourquoi-avoir-attendu-2017-pour-le-representer-dans-les-manuels-scolaires
 
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Et bien, ce message totalement aléatoire m'a permis de tomber au pif sur ce sujet qui m’intéresse fortement, au niveau sociologique, c'est un vrai trésor de réflexion.

Étant moi-même homme, et, je l’espère, assez tolérant envers tout les genres que notre superbe espèce compte, je me sens toujours gêné par rapport aux idées-reçues/clichés/injustices.

La vidéo que tu nous montres Pango, c'est exactement ce que je vois, quasiment à chaque fois, avec des copains en soirée. Nous qui avons des voix fortes, et souvent parlons de sexe, ce qui est normal, quand on vient nous voir en nous disant, "bon les ptits gars, calmez-vous, personne ne veux savoir ce qu'il se passe dans le lit de chacun.", je me dis, oui, désolé, on s'est laissé emporter par la beauté du sujet. Et on joue table rase après.

Et quel sujet, je veux dire, quelque soit l'orientation de chacun, en général on est là pour s'amuser, et laisser l'autre s'amuser.

Quand des femmes parlent entre-elles de ces sujets là, plutôt que de m'outrer, j'aurais plutôt tendance à tendre une oreille indiscrète et curieuse. Mais ça gêne parfois, à tort ou par manque de recul, ceux qui sont présent avec moi. Je pense, pour ma part, que comme l'humour, la sexualité, ou les discussions sur des sujets intimes, sont universels. Plutôt que de partager avec tout ses followers, le mec dont parle cette femme dans cette vidéo, ce jeune homme aurait mieux fait de s'en fiche. Ou encore mieux, si cela le dérangeait vraiment, de dire aux personnes qu'il écoutait, puisqu'il ne les entendaient pas, il les écoutaient clairement, qu'il pouvait entendre leurs conversation et que ça le rendait mal à l'aise.

C'est surtout le fait de "partager" le : "Rhooo lol il i a 2 meufs à coter el parlent de leur frifri, lol." ça, ça me choque vraiment, déjà que ce ne sont pas tes oignons, ne te sert pas de ta notoriété pour en faire un fromage, chacun son petit jardin, qu'il soit secret à diverses mesures.

Et, pour revenir sur un sujet un peu plus ancien, l'hymen et la première fois, je me permet de vous montrer cette vidéo, très drole, d'un auteur que j'admire, et qui peut couper l'herbe sous le zizi de beaucoup de mâle en chasse de "première fois".

 
   
    
                         
Invité  /  Invité


Il est vraiment super intéressant ce topic.

http://buzzly.fr/le-festival-du-penis-au-japon-un-defile-de-phallus-en-tous-genres.html
vs
http://m.20minutes.fr/amp/a/1842103

désir et racisation, le sujet qui n’est jamais abordé (+ il faut connaître Amandine Gay)
http://heteroclite.org/2017/09/amandine-gay-ouvrir-la-voix-entretien-46725
 
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Lo.mel a écrit:
EDIT : il y a une féministe très contestée (pas forcément pour de bonnes raisons je trouve, mais ses titres provocateurs n'aident pas) qui bosse sur ça, sur la "psychologie évolutionniste".
Malheureusement, ce n'est pas une femme de l'oral, du coup elle se laisse facilement marcher sur les pieds par des détracteurs sur des malentendus. Je compte lire ses livres pour me faire un meilleur avis, mais en tant que scientifique, ça me parle.
Cette femme, c'est Peggy Sastre.

Oui, je la trouve intéressante aussi !

Mâra a écrit:
Je me suis aussi aperçue que je n'avais aucun mal, en les écoutant, à imaginer leurs sensations, leur ressenti, leur vision de leur corps, leur façon de désirer, de prendre du plaisir. Je pense qu'on idéalise beaucoup le fossé entre corps masculin et corps féminins. Il n'y a pratiquement rien de l'un qu'on ne puisse transposer chez l'autre. Le pénis, ça peut être un clitoris à une dizaine de centimètre du corps et qu'on peut enfoncer. Les lèvres, c'est la même peau que celle du scrotum... Etc etc.

Je suis d'accord : il y a possibilités d'empathie. D'ailleurs sans cela, comment feraient les auteurs, pour développer des personnages du sexe opposé de façon crédible ???

D'ailleurs ça m'étonne que sur un forum de littérature cela ne passe pas pour une évidence : l'empathie possible entre les personnes, peu importe leurs caractères. Sans elle, pas de littérature je crois ! Inutile de nous croire hermétiques ! Sinon on ne voudrait pas s'aimer ni faire l'amour ... nous désirer, justement, puisque c'est le sujet ... indépendamment de nos caractères mentaux, comportementaux et expérimentaux.

Par contre dans le vécu en effet, il faut quand même se dire que les femmes ont une expérience sexuelle qui les confrontent à la possibilité de la grossesse et de l'enfantement idoine ! sans parler du handicap des règles, serait-il minime pour certaines ... C'est-à-dire que les hommes peuvent être bien plus insouciants : je n'apprends rien à personne, et c'est peut-être simplement pour ça aussi, que les femmes ont tendance à être plus sélectives. Et d'ailleurs en cela, elles peuvent éduquer les hommes à prendre leurs responsabilités, ce qui n'est pas au goût de tous ! Hahaha. Ce qui a le chic d'en énerver plus d'une !!! "Tous les mêmes", et patati et patata.

Techniquement toujours, il faut savoir que le clitoris, comme organe interne, peut se permettre d'être des centaines de fois plus sensible que le pénis (sinon messieurs, vous ne vous en sortiriez pas même en caleçon ! Hihihi), et qu'il (le clitoris) englobe l'utérus pour aider à rendre agréable l'expérience de la grossesse ! L'enfant, toutes proportions gardées, "fait jouir" la mère, dans une expérience qui ne saurait appartenir qu'à elle, et que nous sommes nombreuses à appréhender autant qu'à ... désirer ... justement, même singulièrement dans un rapport de haine et d'amour mélangés, avec les fantasmes parasitaires qui vont bien, alors que tout se passe comme si un petit alien, un petit monstre, se développait là malgré nous, bien qu'on en ait assez bien le contrôle contraceptif ... Je crois que ça a de quoi rendre ambigu le rapport au désir ! Du moins pour certaines, au grand dam de certains qui râlent alors "toutes les mêmes", et patati et patata. C'était sans parler des zones érogènes déconcentrées sur le corps ... Nous avons moins besoin de coït, c'est un fait.

Les femmes ont un rapport au monde naturellement plus sensuel que les hommes, plus volontaristes quant à eux du coup ; un rapport au monde plus sensuel que les hommes, donc moins tendu aussi, dans son genre, sauf à nous bourrer le crâne avec des conneries. Cela n'empêche pas que nous en souffrions parfois, de ce "sensualisme" ! et cela n'empêche pas que le "volontarisme" masculin ait une sensualité et cause des souffrances ! ... Ne me caricaturez pas je vous en prie ... Tout ce que je veux dire, c'est que moins sujet au plaisir et au déplaisir, le tempérament masculin a des chances d'être plus direct, au risque d'être plus brut, aussi, sous l'effet de la testostérone, et selon l'éducation. Je ne parle pas de sensibilité à la douleur, qu'on soit clair : je parle juste de sensations liées au plaisir et au déplaisir, de plaisance, pour quoi il y a l'homme-cliché vautré salement dans son canapé comme un grudu de sport à ingurgiter de la mauvaise bière. Ce n'est pas que les femmes ne peuvent pas endurer ces vautreries ... c'est juste que ça leur est forcément moins plaisant, sans que ce soit forcément invivable. Etc. Je vous en prie ne caricaturez pas : je prends ces exemples pour essayer de faire sentir l'idée, pas pour dire qu'ils sont essentiels. Je suis sûre que des représentations vous traversent l'esprit, à vous aussi, pas forcément stéréotypiques ... puisqu'en fait, il s'agit effectivement de sensibilité au plaisir.

D'ailleurs, c'est aussi pour cela que les hommes auront tendance à se focaliser sur le coït, sans renier que - comme disait Mâra - certains préfèrent s'en passer. Je pense quand même que ce n'est pas la majorité, et pas seulement à cause du sexisme. C'est juste que la zone de plaisir masculine la plus intense, corporellement, c'est la verge. Après, selon l'expérience, les traumas, les choix de plaisir, etc. les sources de plaisir peuvent ... diverger (lol) ...

En tout cas, en termes de désir, tout cela est au fond purement technique. Je vois mal comment cela orienterait quelqu'un dans le choix d'un partenaire, sauf à vouloir faire un enfant, pragmatiquement. Les homosexuels, par exemple. J'en connais d'ailleurs un, qui déteste l'effémination et qui, sans sombrer dans le cliché du bourrin, n'hésite pas à traiter son monde de "tapette, lopette, mauviette", sans se sentir concerné le moins du monde, et même s'il me semble que la loi devrait lui tomber dessus pour insultes homophobes !!! Bref.


Dernière édition par Fatalité le Mer 15 Nov 2017 - 16:57, édité 1 fois
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 Le désir et les sexes

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