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 Statut de l'écrivain dans le monde

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blandine15  /  Roland curieux


Hello les JE !

J'ouvre un topic ce jour, n'en ayant pas trouvé sur le sujet.
Actuellement en France, mon mari et moi visons à nous expatrier dans les années à venir, le choix du pays qui nous correspondra le plus étant en plein cœur des réflexions.

Je m'interrogeais donc sur le statut de l'auteur à l'étranger.
On le sait, en France, l'auteur n'a pas vraiment de bol.
( À ce sujet, je vous conseille vivement la vidéo de Samantha Bailly qui détaille son parcours houleux pour en être où elle en est désormais - non pas pour débattre de l'utilité d'un agent littéraire, autre thème de la vidéo, mais pour évoquer la situation de l'auteur en France : https://www.youtube.com/watch?v=B1Ko0A1Or84 )

J'ai beau me renseigner sur internet, je ne trouve RIEN, mais alors rien, concernant la situations des auteurs à l'étranger, ailleurs en Europe, ou dans le monde. certains d'entre vous vivent-ils outre frontières ? Si oui, peut-être pourriez-vous nous faire un retour avec quelques chiffres et els grandes lignes d'un tel statut ?

Merci par avance et bonne journée !
http://blandinepmartin.com
 
   
    
                         
Invité  /  Invité


Je n'ai aucune idée sur la question, mais un moyen détourné de trouver des informations sur le sujet serait peut-être de commencer par s'intéresser au droit des autres pays sur la notion de propriété intellectuelle et la défense des droits d'auteurs. Et accessoirement, chercher à connaître les statuts administratifs et régimes de protection sociale réservés aux créateurs (y-a-t-il dans d'autre pays d'équivalent à l'infâme maison des artistes française? xD).

Autre piste de recherche: tu te débrouille en anglais? Tu as cherché des pages dans cette langue sur la question? Peut-être y-a-t-il plus d'information qu'en français.
 
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Nordgia  /  Effleure du mal


Au risque d'énoncer une évidence, la loi à prendre en compte est celle du pays où tu résides. Si tu vas à l'étranger, tu respecteras les lois du pays d'accueil. Après, si l'idée est bien de vivre à l'étranger mais de continuer à solliciter l'édition française (ce qui, je crois, n'est pas l'objectif de ton message), alors tu seras auteur sur le sol où tu es publié. Il est évident que si tu édites en France, ton oeuvre sera enregistrée à la BNF, non dans le pays d'accueil.

À moins que tu voyais "statut" de façon moins juridique. J'ai uniquement mené quelques recherches sur le cas de l'Angleterre (étant donné que eh, je vais m'expatrier aussi). Il semblerait bien que la condition de l'auteur y soit meilleure, car tu touches le marché anglo-saxon, qui est le plus développé et diversifié. Il est notamment très favorable aux auteurs de SFFF : on le sait, la France a énormément de mal à développer ces genres, surtout l'horreur et la science-fiction, tout art confondu. Si tu fais partie de cette catégorie, tu ne t'en porteras -probablement- que mieux.
Autre point positif : le contrat. De manière générale, les à-valoir seront nettement plus élevés qu'en France, ce qui permet de vivre plus facilement de sa plume. Aussi, de très nombreux éditeurs proposeront d'office un contrat de traduction. Il est donc bien plus simple pour le roman de traverser la frontière de la langue, chose pas évidente du tout en France (et ce même pour les auteurs qui gagnent bien leur vie).
Deux points négatifs à souligner quand même, car tout n'est pas rose : la nécessité de passer par un agent littéraire. Ce n'est pas toi qui va directement à l'éditeur comme c'est le cas ici. Tu ne paies pas cash pour un agent, mais ce dernier prélèvera une part sur les droits d'auteur. Une ponction supplémentaire certes, mais comme les revenus ont une meilleure probabilité d'être plus élevés qu'en France, puisque le lectorat est sacrément plus étendu, ce n'est pas un si mauvais compromis.
Le second point négatif est que souvent, un auteur est égal à un genre. J'ai lu pas mal de choses sur la moins grande flexibilité pour un auteur d'éditer dans deux genres distincts. Ton identité littéraire sera plus difficile à diversifier. Tu peux très bien passer par un pseudonyme, cependant, avec tous les défauts que ça comporte.

Faut peser le pour et le contre. Je ne sais pas dans quel genre tu comptes publier, et je n'ai pas vu du tout la place du réalisme outre-Manche. Peut-être qu'avec un récit réaliste, l'édition française est devant. Je parle surtout pour la SFFF, et plus encore pour l'horreur (ayant analysé la situation par rapport à ce genre).
 
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blandine15  /  Roland curieux


Merci pour vos retour.

J'utilisai le terme statut, pas dans son sens juridique mais plus littéraire : la place occupée par les auteurs dans la société, leur reconnaissance, ect.

En réalité je profitais de ma situation pour ouvrir un sujet sur la situation de s auteurs dans le monde, pas forcément dans mon cas précis...
Cela ne remettra pas du tout mon expatriation déjà pesée depuis un an en réflexion, en doute. je souhaitais juste avoir des retours d'auteurs vivant ailleurs qu'en France, voir comment cela se passe pour eux.
Donc non, ce n'était pas dans l'optique : ce que moi j'écrirai, dans quelle langue, dans quel genre ect Smile Mais bien pour ouvrir le sujet quand à ce qu''il se fait ailleurs. Smile
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Invité  /  Invité


Ok! A un moment j'ai effectivement pensé que le mot 'statut' pouvait référer non pas au côté juridique mais plutôt la reconnaissance. De ce point de vue dur de savoir. En France les créateurs sont peu considérés c'est un fait... Faut voir avec les J.E. francophones, Canada, Belgique, Suisse et autres... Je suis curieux de voir ce qui va se dire.
 
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[ merci pour le partage de cette chaine ]
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Valéry K.  /  Gloire de son pair


J'ai un témoignage pour toi (et qui rend bien envieux des anglais Wink ) : http://clementinebleue.blogspot.fr/2014/05/ecrire-pour-la-jeunesse-en-france-et-en.html
http://www.baran-tiefenbrunner.com/
 
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Matrix  /  Gloire de son pair


On est pas des anglo saxon, tant mieux pour nous Smile
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Nordgia  /  Effleure du mal


Tout dépend du secteur visé. On n'appréhende pas tous l'édition de la même manière, selon le genre notamment.
 
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Dr Ray  /  Barge de Radetzky


Sur la "valeur sociale" de l'auteur, quelques idées :
Chez nous, elle est "immense", rattachée au statut d"'intellectuel", mais réservé à quelques happy few, comme chacun sait, dont les noms sont imprimés en plus gros caractères que else titres de leurs livres. En dehors de ces rares "aristocrates", nous sommes vus comme de la m...

Angleterre / USA : l'auteur est presque un "travailleur" comme un autre, mais il est assez valorisé socialement, même si le succès n'est pas au RDV. On peut parfois vous considérer comme un candidat potentiel au jackpot du bestseller.

Dans le pays scandinaves, être un auteur, même peu édité, est extrêmement bien vu, socialement parlant. Il faut dire que le marché est minuscule (si l'on écrit qu'en suédois ou en finnois....), donc beaucoup d'auteurs publient aussi (ou essayent) en anglais, à l'international. Ne pas "vivre" de sa plume est presque considéré comme une norme.
 
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Duvodas  /  Buffalo Bic


Ne pas vivre de sa plume, c'est également considéré comme une norme en France, tellement c'est exceptionnel. Ce n'est pas parce que l'on vend bien ses livres et qu'on jouit par là d'une reconnaissance dans le milieu qu'on peut en vivre. les sommes générées sont trééés souvent insuffisantes.
 
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DC  /  Gueule d'ange et diable au corps


Il y a vivre de sa plume et vivre de sa plume.

Il y a vivre de sa plume en étant rentierE avec la cagnotte des droits d'auteur, et vivre de sa plume dans le sens où on a pu trouver un boulot à coté de ça dans une maison d'édition,un poste dans un journal ou un magazine - littéraire ou non - et tout ce qui tourne autour de ces milieux.
C'est autre chose que le facteur qui retourne à son centre de tri entre deux séances de promotion
 

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