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 Est-ce que vous lisez les livres du "genre" de ceux que vous écrivez ?

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Je suis très surprise par ce topic (qui d'ailleurs, fait un peu doublon avec un autre topic qui parlait essentiellement de la même chose). Je ne lis pas plus que ça. C'est sûrement un défaut, mais ça ne m'empêche pas à proprement dit d'écrire. De même, je ne lis pas forcément des livres du même genre que ceux que j'écris. Je ne lis pas de SF, ni de Fantasy, et pourtant mes romans n'en sont pas moins riches et moins authentiques. Autre que la flemme, et les High Fantasy mal traduites, j'ai mes raisons pour ne pas lire des romans de mon genre. D'une, lire pendant que j'écris est assez néfaste à mes écrits. Consciemment et inconsciemment, ce que je lis se retrouvera forcément dans ce que j'écris à un moment donnée, ça va jusqu'à friser le plagia. De deux, pour moi, lire un genre donner, c'est surtout se conforter dans les clichés et les mécanismes du genre en question, sans chercher de nouvelles tournures et de nouvelles intrigues, de nouvelles approches. Cela vaut d'autant plus pour la romance qui souffre, de ce que j'ai pu lire (car oui, il m'arrive de lire de la romance, du coup) de beaucoup de lieux communs et de personnages imbitables, de réactions incohérentes, etc... Donc ne pas lire de Romance quand on en écrit n'est pas forcément une mauvaise chose Wink
Enfin, je sais que ça ne fait pas très écrivain, mais je tire beaucoup de mon inspiration des séries plus que des livres. Même problème que pour les livres, cependant, il faut que je fasse la part des choses entre simple inspiration et plagia pur et dur. Les livres, généralement, m'inspire plus un style qu'un contenu en particulier. Bref, faut-il lire forcément son genre pour écrire un genre en particulier ? Non, pas en soit. Est-ce que ça aide ? Peut-être, sûrement. Moi-même quand je peine à écrire je me retourne vers un livre, mais là encore, il ne s'agit ni de SF ni de Fantasy à proprement parlé.
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Citation :
Enfin, je sais que ça ne fait pas très écrivain, mais je tire beaucoup de mon inspiration des séries plus que des livres.

Je ne vois pas le mal dans cette affirmation. Si on devait comparer nos générations à celles des auteurs classiques, ou du XIX-XX, hormis la littérature ou le théâtre, ils ne possédaient pas tout ce que nous nous possédons, à savoir un cinéma extrêmement dense (que ce soit les films, les séries ou encore les animes), l'industrie du jeu vidéo, qui regorge littéralement d'idées, ou encore internet, qui est tout de même une plateforme où trouver de l'inspiration n'est pas difficile.
L'argument du "pour écrire il faut lire" me semble dès lors obsolète.
Et encore, je parle d'aujourd'hui mais je pourrais aussi citer l'exemple de Clark Ashton Smith, qui n'a reçu aucune éducation littéraire et qui a malgré tout fondé la dark fantasy.
À titre personnel, je puise énormément dans le jeu vidéo. Je me considère autant littéraire que gamer, et mon dernier-né témoigne parfaitement de cette ambivalence. Déjà car... Ce type de dark fantasy où l'horreur est abondante n'est pas si étendu dans la littérature (au contraire du jeu vidéo, qui l'exploite infiniment mieux). Et surtout pour la raison évoquée précédemment : je ne vois pas en quoi un concept né de la littérature serait plus légitime à figurer dans un livre que s'il provenait d'un autre support.

Pour répondre plus globalement à la question posée :
Oui, je m'intéresse à ce qui se fait dans le genre que j'écris, mais pas uniquement par le prisme du roman. What a Face
 
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En fait, il y a deux choses qui me dérangent profondément dans l'idée qu'il n'y a pas besoin de lire les œuvres du même genre que celles que l'on écrit/publie pour le faire (écrire/publier), c'est :

1) Le "faîtes ce que je ne ferai pas moi-même", alias "lisez mes romances, mes recueils de poésie, mes polars, mes sagas de fantasy, mes romans d'auteur francophone"... quand on ne lit pas soi-même de romances, recueils de poésie, polars, sagas de fantasy, romans d'auteur francophone. C'est attendre que les autres fassent  ce qu'on ne fait pas soi. Au pire, c'est même dénigrer le genre-même dans lequel on écrit (ça existe aussi). Après, je dis ça si on publie ses œuvres (que ce soit chez éditeur, en auto-édition ou sur le net). Si on écrit que pour soi, ma foi... c'est différent. Mais si on attend que les autres nous lisent quand soi-même on ne lirait pas ce qu'on écrit, il y a à mon avis des questions à se poser sur l'intérêt que l'on donne à ses propres écrits.

2) L'idée qu'on n'a rien à apprendre des autres. Un roman, ce n'est pas juste des personnages. Ce n'est pas juste une histoire. Chaque genre a ses propres difficultés. On n'écrit pas du polar comme de la romance, on n'écrit pas une histoire contemporaine comme on écrit de la fantasy... Il y a des problèmes de construction à résoudre, de rythme à trouver, de gestion des informations données (particulièrement dans les genres de l'imaginaire, pour ne pas soit noyer le lecteur, soit ne pas en donner assez)... Il y a des astuces à trouver. Il y a des idées géniales à découvrir. Il y a des approches novatrices ou intelligentes ou inspirantes ou décalées ou virtuoses à apprendre. Et c'est pareil pour les "types de formats" permettant de raconter ces histoires, ces personnages, aussi. On n'écrit pas un manga comme on écrit un roman, on ne réalise pas un film comme on fait une BD... Il y a des difficultés techniques propres à chacun de ces supports. Estimer qu'on n'a pas besoin de lire les œuvres du même type que celles que l'on écrit, c'est estimer qu'on n'a rien à apprendre du travail des autres auteurs, c'est estimer qu'on sait déjà tout ou que ce qu'on ne sait pas ne mérite pas d'être appris, exploré, découvert... D'ailleurs, il n'y a que dans l'écriture de romans que les auteurs pensent qu'ils peuvent se passer de l'examen du travail des autres. Je n'imagine pas quelqu'un se lançant dans le cinéma ou la peinture sans ne jamais voir de film ou regarder les films/les tableaux des autres.
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Le premier point évoque plus une sorte d'entraide entre auteurs, davantage que la nécessité d'enrichir ses connaissances sur un genre/thème. Ce n'est pas vraiment dans le sujet, à moins de considérer la littérature comme la base de toute inspiration. Ce qui est faux.

Le second traite de l'aspect formel d'une oeuvre, de la manière d'écrire et non des concepts employés, de l'identité à proprement parler d'une oeuvre. Dans ce cas-là, il n'existe pas de manière d'écrire propre à un genre. Oui, chaque genre aura tendance à traîner dans un champ lexical spécifique, mais au-delà du choix des mots, on ne va pas dire "la fantasy, ça s'écrit comme tel", la romance comme ceci, l'horreur comme cela". Il ne faudrait pas non plus confondre le genre et le registre.

Ce sujet me parait plus se tourner comme un tribunal où l'on juge les "mauvaises personnes" à coup de postulats, plutôt que d'amener un vrai débat sur la question. Je sais que nous sommes sur un forum de littérature, mais je ne placerai cet art au-dessus des autres pour autant. Et en terme d'idées, de concept, d'identité, bref, de cette recherche de ce qui se fait ailleurs, cet "ailleurs" ne se limite pas à l'écrit.
 
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Hum... Je n'ai pas dû m'exprimer assez clairement, alors.

Le premier point n'est pas une question d'entraide mais de, comme je l'ai détaillé, "intérêt" (voire estime) que l'on porte au propre genre/domaine dans lequel on écrit. Si on ne lirait pas son propre roman (parce qu'on ne lit pas le genre/domaine/format dans lequel il est écrit), c'est quand même quelque chose...
Et, pour le second, dire qu'il y a à apprendre des autres n'est pas dire qu'il n'y a qu'une seule façon de faire. Au contraire, même. C'est "des autres" qu'il y a à apprendre, et de leur variété. D'ailleurs, il y a à apprendre de tous les genres : se cantonner à un seul genre serait dommage aussi. Ne pas s'inspirer également de films, séries, mangas ou jeux vidéos, comme ça a été cité, serait dommage aussi (mon avis, du moins). Ne pas lire du tout le genre/domaine dans lequel on écrit reste quand même, là encore, quelque chose...

Enfin, chacun expose son avis ici, et personne ne dit qu'il ne "faut pas" écrire un genre/dans un domaine dans lequel on ne lit pas. Chacun fait ce qu'il veut, pour commencer, et chacun exprime juste son opinion. Personnellement, je pense que c'est se priver de beaucoup (et de trop), mais ça reste mon avis. Lilia et Red Scarf, pour citer des auteurs ayant expliqué pourquoi ils ne lisaient pas dans le genre/domaine dans lequel ils écrivent (et merci pour ça ^^), ont aussi exprimé de manière très intéressante le leur. Smile
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Il y a des exemples qui sont tout simples, par exemple: je suis en train de répondre à ce sujet alors que je n'ai lu que 80% des réponses - j'ai donc 20% de chances de dire des choses qui ont déjà été dites. Et si par manque de chance je tombe dans ces 20%, intérêt de mon intervention? Aucun. Bon après, la littérature est-elle une vaste conversation? Grande question :p

Au reste, il y a des choses qui sont méthodologiquement indiscutables: lorsque vous êtes en université et qu'on vous demande de rédiger un mémoire, on attend de vous que vous choisissiez un sujet, et que vous commenciez par lire un maximum de livres, essais et autres articles qui traitent tous du sujet que vous souhaitez aborder - il me semble assez évident que bien que différente de la rédaction d'un mémoire de recherche, l'écriture d'un projet littéraire doit nécessairement être soumise aux mêmes exigences.

Mais après tout cela, il y a malgré tout des contre-exemples qui peuvent très bien faire mentir toutes ces affirmations! Et le meilleurs de tous à ce niveau est probablement Games Of Throne: Martin a-t-il lu beaucoup d’œuvres d'Héroic fantasy pour la rédaction de son roman? Je ne le sais pas, n'ayant lu que peux d'articles ou d'interview à son sujet. Ce que je sais, par contre, c'est que cette série est principalement inspirée des Rois Maudits de Maurice Druon, et ça n'a rien à voir avec de la fantasy puisque c'est un roman historique. De fait, mélanger parfois les genres, s'inscrire dans une mouvance en puisant dans une autre, et faire se croiser des styles peut être très, très intéressant - encore faut-il avoir suffisamment de connaissances sur les genres en question pour être sûr que ça n'a pas déjà été fait.
 
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Azur a écrit:

il y a malgré tout des contre-exemples qui peuvent très bien faire mentir toutes ces affirmations! Et le meilleur de tous à ce niveau est probablement Games Of Throne: Martin a-t-il lu beaucoup d’œuvres d'Héroic fantasy pour la rédaction de son roman? Je ne le sais pas, n'ayant lu que peux d'articles ou d'interview à son sujet. Ce que je sais, par contre, c'est que cette série est principalement inspirée des Rois Maudits de Maurice Druon, et ça n'a rien à voir avec de la fantasy puisque c'est un roman historique. De fait, mélanger parfois les genres, s'inscrire dans une mouvance en puisant dans une autre, et faire se croiser des styles peut être très, très intéressant - encore faut-il avoir suffisamment de connaissances sur les genres en question pour être sûr que ça n'a pas déjà été fait.

George R.R. Martin? Quelqu'un a dit George R.R. Martin?  cheers

Pour répondre à la question en gras... Oui, il en a lu. Plein, et depuis tout petit. Pour plus de détails à ce sujet, voir le chapitre "The Heirs of turtle castle" dans Drreamsong vol. 1.
Et comme on a invoqué le maitre, autant lui donner le parole. Les premières phrases de la FAQ de son site web:

Q:  I want to be a writer. Can you give me any advice?

A:  The most important thing for any aspiring writer, I think, is to read! And not just the sort of thing you’re trying to write, be that fantasy, SF, comic books, whatever. You need to read everything. Read fiction, non-fiction, magazines, newspapers. Read history, historical fiction, biography. Read mystery novels, fantasy, SF, horror, mainstream, literary classics, erotica, adventure, satire. Every writer has something to teach you, for good or ill. (And yes, you can learn from bad books as well as good ones — what not to do)


Pour reprendre le fil du débat, je suis tout à fait d'accord avec Valéry K. Ça ne veut pas dire qu'on snobe les autres ou qu'il y a de bonnes et mauvaises attitudes, hein.

Mais les gens qui disent écrire, mais ne pas lire du tout, je trouve toujours ça étonnant. Comme un cuisiner qui n'aimerait pas manger.

Et les gens qui ne lisent pas du tout dans "leur" genre.. S'ils lisent pleins d'autres trucs, pourquoi pas, mais là encore ça m'étonne un peu. Pour reprendre mon analogie culinaire, pour le coup c'est comme un chocolatier qui ne regarderait pas ce que font les autres chocolatiers. Il fera peut-être du très bon boulot, mais il ne sera exposé à aucune influence extérieure, aucune remise en cause de son boulot, rien qui lui donnera envie de changer ses méthodes de travail, d'expérimenter, de se dépasser.  Après s'il est par ailleurs passionné d'autres ingrédients et de cuisine du monde, oui, il fera sans doute de l'excellent boulot.

Dernier point, et tirons l'analogie jusqu'au bout... J'adore les films, séries télé et jeux vidéo autant que tout le monde, mais là encore, je rejoins Valéry K. Médias différents, façons de raconter des histoires différentes. Le chocolat peut être la même matière de base pour un parfumeur, un cuisinier ou un photographe culinaire, mais ils en tireront des produits très différents. Les films et jeux vidéos de fantasy peuvent apporter plein de super idées sur le fond (intrigue, personnages...), mais pas grand-chose en ce qui concerne la forme (comment raconter l'histoire, obtenir les effets que je veux, garder l'attention du lecteur, rythmer mes phrases...).

En fait, pour moi lire (au-delà du plaisir certain que j'y trouve), c'est vraiment une question de "caisse à outils", comme le dit Stephen King: quand je vois des outils qui me plaisent, quel que soit le livre, je les emprunte. L'outil, ça peut être un système narratif, une façon de présenter un personnage par le biais d'un autre, une façon de cacher des indices qui en première lecture passent inaperçus, mais sautent aux yeux ensuite... Et je serais particulièrement paumé sans cela, en fait, à essayer de façonner seul dans mon coin des outils littéraires déjà inventés depuis belle lurette par d'autres.


Dernière édition par DNDM le Mar 14 Mar 2017 - 18:33, édité 3 fois
 
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Beaucoup de choses qui vont suivre ont été dites plus haut mais bon dieu j'avais préparé ma réponse depuis hier en attendant d'avoir du temps libre, hors de question que je ne partage pas ma façon de penser ahah.

Prépare toi à suffoquer. C'est vrai que je me suis toujours interrogé à ce sujet. Je ne lis pas de roman, ou vraiment peu ( <10 ) malgré le fait que j'ai toujours un livre sur ma table de chevet. Ma seule lecture se limite à des mangas. En revanche j’adore écrire. C'est très paradoxal.

Je ne pense pas qu'il faille absolument lire un genre pour prétendre pouvoir écrire dans ce domaine. Quand tu lances un débat à plusieurs réponses, attends toi à te heurter à un avis contraire au tiens.
Nordgia a écrit:
Ce sujet me parait plus se tourner comme un tribunal où l'on juge les "mauvaises personnes" à coup de postulats, plutôt que d'amener un vrai débat sur la question.
Je te rejoins la dessus, je n'irais pas jusqu'à dire "tribunal" mais l'image que tu renvois je te la traduis de cette façon  : Je me sens supérieure car je lis des livres et ceux qui ne lisent pas ne sont pas capable de faire un bon roman.
La lecture t'offre une corde supplémentaire a ton arc mais il n'y a pas que cela. Comme il a été dis, l'auteur peut faire appel à de multiples références. Histoire vrai, mythologie, cinéma, série, jeux vidéos. Tous ces supports sont des apports que dispose l'auteur pour trouver une histoire à partager. Il faut juste éviter de tomber dans le cliché, et quand bien même, un cliché bien traité sera toujours une réussite. (cf fast and furious )

Tim a écrit:
Ma disait un truc du genre "J'écris pour écrire le livre que j'ai toujours voulu lire". Ça m'a toujours paru une motivation parfaitement plausible, et du coup, ça me paraît tout comme à toi aberrant de porter comme un étendard le fait de ne pas lire le genre qu'on écrit ; ce serait comme avouer que si quelqu'un d'autre avait écrit notre texte, on ne l'aurait pas lu, pas aimé.
je te rejoins sur un point, sauf que dans mon cas c'est différent. J'écris un roman ou un texte que j'aimerais voir au cinéma.

Pour répondre à certaines comparaisons, bons nombres d'acteurs ne vont pas voir leur propre film. Sont ils de mauvais comédiens pour autant ?

Je ne lis pas parce que je trouve les histoires nulles ou bien que j’estime mes histoire supérieures, je n'ai pas cette prétention la. Au contraire, j'aimerais lire, j'en ai souvent envie, c'est juste que je priorise toujours mes activités et la lecture passe en dernier.

J'avais encore deux trois points à éclaircir mais ma tête est toute brouillés, je vais m’arrêter la.
 
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Pour revenir au coeur du coeur du début du topic :

Citation :
- La romance. C'est fou le nombre d'auteurs qui méprisent le genre-même dans lequel ils écrivent : ils en écrivent, mais en lire ce n'est pas possible parce que ce qu'écrivent les autres n'est pas assez bien (WTF ?)

Parce que bon, oui, la romance (ou la new romance, comme vous voulez) a un statut un peu particulier dans les genres. C'est typiquement ce qu'on a jamais lu, parce que c'est forcément nul : c'est de la romance.

Étraaaangement, à mesure que des pavés de romance en cinq tomes déploient leurs affiches aux arrêts de métro, de plus en plus de gens vont en écrire.

Mais sans avoir changé d'avis sur la qualité du genre tout entier.

Élargir le sujet à la SF était peut-être une erreur - mais reconnaissons la situation pour ce qui est de la romance. En tant que genre, elle réussit, elle est méprisée, et les biftons qu'elle brasse sont convoités. Pour les vrais aficionados du genre dont je ne suis pas, ça doit un peu piquer.



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DNDM : Très intéressant, ce que tu relèves sur G.R.R. Martin ! C'est l'une de mes idoles (entre autres, hein ? Mais je suis vraiment fan de ses romans) et j'aime aussi beaucoup l'analogie que tu fais avec le fait de cuisiner.
Le mot "caisse à outil" est bon, je plussoie. C'est ça le truc : il faut, à mon avis, sortir de l'idée que l'on n'a pas besoin d'"apprendre" à écrire : que tout le talent créatif est en nous et qu'on n'a qu'à le faire sortir. Le talent c'est d'abord bosser, et bosser c'est aussi apprendre des autres. Smile

Necrophobia : Alors... Bon, je vais avoir du mal à te répondre sinon en te disant que je vois que le sujet ce topic passe mal et probablement est-il mal introduit (sans doute, même !). Si on peut éviter le procès d'intention pour se centrer sur le fond du sujet, c'est tout de même plus intéressant. ^^
Juste là-dessus, du coup :
Citation :
je te rejoins sur un point, sauf que dans mon cas c'est différent. J'écris un roman ou un texte que j'aimerais voir au cinéma.
Personnellement, j'ai toujours pensé que, si ce qu'on vise est de voir son histoire à l'écran, écrire un roman n'est pas la meilleure voie. Il vaut mieux se tourner alors vers le milieu du cinéma en écrivant directement un scénario (il y a des filières, notamment, qui mènent à ça), plutôt que prendre des voies détournées qui sont bien moins efficaces. Je ne dis pas que ce soit facile ! Mais ça ne l'est pas plus en passant d'abord par le stade du roman en espérant que 1) il devienne un best-seller, 2) il soit repéré par un réalisateur qui aura alors envie de le réaliser et embauchera donc un scénariste pour en faire un film. Autant aller direct à la case "scénariste". Mais ça reste mon avis. Smile

Now@an : c'est exactement ça. Je suis moi-même en partie dans le domaine de la romance et je crois que c'est vraiment le domaine où on voit ça le plus souvent, tellement c'est fréquent. Je trouve, en tout cas, très triste de dénigrer le genre-même dans lequel on écrit.


Dernière édition par Valéry K. le Mar 14 Mar 2017 - 6:36, édité 1 fois
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@now@n a écrit:
du coup ça m'emmerderait un peu de découvrir que ces idées ont déjà été assemblées exactement de la même façon dans un autre roman.

C'est pas un peu autruche, ça ? Razz Est-ce qu'il ne vaudrait pas mieux savoir avant d'avoir écrit 1000 pages que ce qu'on souhaitait écrire a déjà été fait quasi tel quel par quelqu'un d'autre ?

"C'est vraiment pas mal votre histoire d'extraterrestres qui débarquent dans des machines à 3 pieds à la fin du XIXème, et qui sont finalement vaincus par la faune microbienne. Mais sinon vous n'avez jamais lu H. G. Wells ?"


Sur le fait d'écrire en ressentant qu'on s'inspire plutôt de séries que de lectures massives, je ne peux pas m'empêcher de voir poindre le risque de se mettre à écrire involontairement des synopsis et pas des romans.
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Tim a écrit:
@now@n a écrit:
du coup ça m'emmerderait un peu de découvrir que ces idées ont déjà été assemblées exactement de la même façon dans un autre roman.

C'est pas un peu autruche, ça ? Razz  Est-ce qu'il ne vaudrait pas mieux savoir avant d'avoir écrit 1000 pages que ce qu'on souhaitait écrire a déjà été fait quasi tel quel par quelqu'un d'autre ?

"C'est vraiment pas mal votre histoire d'extraterrestres qui débarquent dans des machines à 3 pieds à la fin du XIXème, et qui sont finalement vaincus par la faune microbienne. Mais sinon vous n'avez jamais lu H. G. Wells ?"


Sur le fait d'écrire en ressentant qu'on s'inspire plutôt de séries que de lectures massives, je ne peux pas m'empêcher de voir poindre le risque de se mettre à écrire involontairement des synopsis et pas des romans.

Mais Tiiiim, j'explique dans tout mon message que j'essaie d'avoir une culture SF exactement pour cette raison, qu'est-ce que le quoi ?



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Pour rejoindre Valéry,  l'idée qu'on puisse écrire dans un genre qu'on n'aime pas particulièrement et dont on n'apprécie pas la lecture me paraît très surprenante. Pas seulement pour le côté "apprentissage", mais aussi et surtout pour une question de goût. Un écrivain de Fantasy qui n'aurait lu ni Tolkien, ni d'autres "classiques/grands noms" de ce genre, je trouverais ça étrange. Après, on ne peut pas tout lire, même dans une seule catégorie, et le risque d’écrire quelque chose de "déjà vu" existera toujours, quoi qu'on fasse.

Donc si on ne lit jamais de Fantasy (par ex.), où trouve-t-on l'envie et l'inspiration pour écrire dans ce genre ? Mystère. Bon, les séries, le cinéma et les jeux vidéo/jeux de rôle peuvent, effectivement, nourrir l'imagination, je ne sais pas... du moment qu'on lit en général, dans d'autres genres, cela peut se défendre/comprendre (comme le soulignait DNDM). On n'est pas forcément obligé de respecter tous les codes du genre dans lequel on prétend écrire, et un peu de nouveauté/fraîcheur peut aussi faire du bien et renouveler un genre un peu trop formaté. *Ok, je n'ai pas fait avancer le débat, mais je crois que ça résume*

(Comme l'a dit @now@n, la romance est à part, surtout la romance érotique, vu que c'est ce qui se vend le mieux sur internet. Il semblerait donc qu'on puisse en écrire non par goût et par amour du genre, mais uniquement dans une perspective financière. Certains éditeurs l'ont bien compris et, avides d'avoir leur part du gâteau, guettent les plateformes d'auto-édition pour proposer des contrats aux auteurs qui affichent les meilleurs scores, quelle que soit la qualité de leur "œuvre". Ma foi, si les lecteurs suivent (= sont assez cons pour acheter, même un truc écrit avec les pieds et archi rebattu), pourquoi pas ?)
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Molly a écrit:
(Comme l'a dit @now@n, la romance est à part, surtout la romance érotique, vu que c'est ce qui se vend le mieux sur internet. Il semblerait donc qu'on puisse en écrire non par goût et par amour du genre, mais uniquement dans une perspective financière. Certains éditeurs l'ont bien compris et, avides d'avoir leur part du gâteau, guettent les plateformes d'auto-édition pour proposer des contrats aux auteurs qui affichent les meilleurs scores, quelle que soit la qualité de leur "œuvre". Ma foi, si les lecteurs suivent (= sont assez cons pour acheter, même un truc écrit avec les pieds et archi rebattu), pourquoi pas ?)

J'abonde dans le sens de cet argument de Molly. Il doit surement se trouver pas mal d'auteurs publiés qui écrivent à contre-cœur sous la pression de leur éditeur qui souhaite capitaliser sur la notoriété d'un écrivain. Business is business, et nul doute que ces auteurs se soumettent à cet exercice "alimentaire" pour faire vendre, tout en écrivant secrètement à côté pour leur compte des choses qu'ils aiment... mais qui ne plaisent pas à tout le monde. Si cela leur permet de vivre de leur plume, rêve ultime de tout écrivain, je comprend la démarche.
 
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@now@n a écrit:

Mais Tiiiim, j'explique dans tout mon message que j'essaie d'avoir une culture SF exactement pour cette raison, qu'est-ce que le quoi ?


Certains conditionnels de ton message et un flou sur si tu parles du fait d'écrire ou de lire par moment me fait comprendre exactement l'inverse même après relecture :'-)
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 Est-ce que vous lisez les livres du "genre" de ceux que vous écrivez ?

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