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 retour d'expérience pour auto-édition via Amazon/Kindle Direct Publishing aka KDP

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sosotess  /  Autostoppeur galactique


Nicolipo a écrit:

Je n'arrive même pas à saisir pourquoi les amateurs comme nous (où alors il y a des pros sur ce forum ? J'ai peut être rien compris) essayent de se faire éditer chez des éditeurs classiques.

Je vois que certains sur le forum essayent de faire publier un manuscrit pendant plusieurs années. J'ai du mal à saisir pourquoi ils font ça.

Ça me semble une dépense de temps énorme, avec des chances du succès très faibles.

C'est quoi, un amateur, en littérature ? Tous les "pros" n'ont-ils pas commencé par écrire chez eux, pour eux, quelque chose qui leur tenait à cœur, avant de glisser leur création dans une enveloppe et d'espérer ? Écrivain, c'est un métier, mais c'est avant tout un mode de vie. Où est la frontière entre amateur et professionnel ?

Moi, personnellement, si je parviens à la publication, c'est justement les chances faibles qui feront de moi la plus heureuse des autrices. Le sentiment d'être sortie du lot, d'avoir séduit des éditeurs exigeants, ça me booste. Savoir mon histoire portée par des gens du métier, ouais, je crois que ça me ferait bomber le torse, c'est un peu de l'orgueil.

Alors que l'auto-édition, sans la mépriser dans son intégralité, fait surnager une minorité de bons romans dans une mer d'autobiographies vaniteuses, de livres aux titres hasardeux, aux couvertures qui brûlent les yeux et à l'intrigue mal calibrée. Et puis vendre 1000 exemplaires, c'est plutôt correct, mais d'un livre à 1€, ce serait moins une fierté pour moi. Il n'y a pas de prise de risque, le lecteur collectionne les livres pas chers sur sa liseuse... Est-ce qu'il en lit seulement le tiers ?
 
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Nicolipo  /  Barge de Radetzky


Citation :
Où est la frontière entre amateur et professionnel ?

Ok, merci de ta réponse, je ne connais pas ce milieu.

Citation :
je crois que ça me ferait bomber le torse, c'est un peu de l'orgueil.

Je comprends, j'ai reçu un MP expliquant la même chose, donc je vois que tu n'es pas la seule à vouloir une validation par des professionnels. Encore une fois je ne connais pas cette industrie, ni auteur, ni éditeur, donc je n'arrive pas à avoir envie d'être validé par un milieu ou des gens que je ne connais pas.

Citation :
Et puis vendre 1000 exemplaires, c'est plutôt correct, mais d'un livre à 1€, ce serait moins une fierté pour moi.

Je comprends aussi. 1€ pour moi, c'est juste un prix symbolique qui paye le fonctionnement du site qui héberge. Je vois juste l'auto-édition comme un moyen de mettre les écrit sur une plateforme universelle.

Il y a une telle marge de progression en France pour la lecture. Le français moyen passe 8 heures par jour devant la télé + ordinateur. Si les français se mettent plus à lire, même à 1€ par bouquin, beaucoup plus d'auteurs pourraient vivre de l'écriture.

Quand j'étais jeune, et que je voyais les nouveautés sortir à 22€, je ne pouvais pas acheter. Je ne prenais que les classiques Poches à 2€, ou des livres d’occase dans les brocantes que je récupérais par carton à 10 centimes pièce Smile Maintenant, tout le monde n'a pas la chance d'avoir des marchés aux puces près de chez soi.

Il y a encore une bonne partie des français qui vivent loin des centres urbains, et pour qui ça coûte cher de s'acheter un livre.

Donc avec des livres maintenant à 1€ directement accessibles sur le net, je me dis que ça pourrait favoriser la lecture chez les jeunes...

Même si ça n'a pas l'air de décoller pour l'instant...Smile

Encore merci pour ton message, qui me fait plus comprendre l'état d'esprit de beaucoup j'en suis sûr, et bonne journée,
 
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Meg D.  /  Barge de Radetzky


Bonjour!
J'apporte ma petite contribution à ce sujet.
J'ai choisi de faire auto-édité mon premier roman avec Amazon, car je cherchais juste un moyen facile d'imprimer mon livre pour l'offrir aux membres de ma famille.
J'ai eu quelques ventes (quasiment que du papier!) et j'ai fini par me laisser prendre au jeu en faisant quelques dédicaces et salons.
Alors je suis ravie du service proposé par Amazon, c'est rapide, c'est pratique, c'est simple, mais...
Mais clairement, si j'avais la chance de voir mes écrits publiés par un éditeur, je serai ravie.
Par orgueil, il faut bien l'avouer, mais aussi parce que je n'ai aucune compétence de commerciale, d'attachée de presse ou d'illustratrice.
Et porter tout cela à bout de bras pour faire quelques malheureuses ventes, c'est épuisant.
 
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Nicolipo  /  Barge de Radetzky


Merci Meg,

Citation :
Et porter tout cela à bout de bras pour faire quelques malheureuses ventes, c'est épuisant.

Je pense que ta réponse conclue bien cette discussion.

J'ai maintenant une meilleure vue sur le sujet. Je pense que je vais continuer comme ça au début, et le jour où je sentirais que j'ai un écrit qui a des chances d'être publié par un éditeur, je tenterais le coup.

Encore merci pour tous ces éclairages simples et clairs, j'ai beaucoup appris de ces échanges.

Bonne journée,

 
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Azaby  /  Tycho l'homoncule


Nicolipo a écrit:
Merci Meg,

Citation :
Et porter tout cela à bout de bras pour faire quelques malheureuses ventes, c'est épuisant.

Je pense que ta réponse conclue bien cette discussion.

J'ai maintenant une meilleure vue sur le sujet. Je pense que je vais continuer comme ça au début, et le jour où je sentirais que j'ai un écrit qui a des chances d'être publié par un éditeur, je tenterais le coup.  

Encore merci pour tous ces éclairages simples et clairs, j'ai beaucoup appris de ces échanges.

Bonne journée,


Tu n'as rien à perdre à tenter des envois par mail. A part un peu de temps passé avec une chtite luciole d'adrénaline en attendant les retours :p

On ne peut pas savoir à l'avance quel récit aura ses chances et lequel ne les aura pas. A moins d'avoir étudié les tendances des ventes du moment (mais dans ce cas, on est plus dans le même ton d'écriture x) ) ou de connaître pertinemment les goûts de chaque éditeur à qui tu vas l'envoyer, de tous les membres du comité de lecture... tu ne peux pas savoir à l'avance. Au pire, tu ne recevras pas de réponse ou que des refus types, au mieux tu décrocheras une publication et entre les deux, tout un spectre de possibles : des refus argumentés, des redirections, des échanges avec des professionnels... rien ne doit t'empêcher de tenter et surtout pas la peur d'échouer ou la carence en confiance en soi :p
 
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Florence_C  /  Fiancée roide


Je rejoins Azaby...
J'ai auto-édité un seul texte, qui avait été accepté et corrigé par une ME... qui a fermé avant d'ouvrir réellement.
J'ai besoin de passer par une validation autre que personnelle (ou familiale, ou amicale) avant qu'un texte soit publié. J'ai besoin de ce regard professionnel extérieur, sans concession, qui me dira que mon texte a une valeur "réelle". (Après, il y a tout l'aspect montagnes russes qui va avec les refus, et qui n'est pas forcément facile à gérer.)
http://fcochet.wix.com/fcochet
 
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Azaby  /  Tycho l'homoncule


Florence_C a écrit:
Je rejoins Azaby...
J'ai auto-édité un seul texte, qui avait été accepté et corrigé par une ME... qui a fermé avant d'ouvrir réellement.
J'ai besoin de passer par une validation autre que personnelle (ou familiale, ou amicale) avant qu'un texte soit publié. J'ai besoin de ce regard professionnel extérieur, sans concession, qui me dira que mon texte a une valeur "réelle". (Après, il y a tout l'aspect montagnes russes qui va avec les refus, et qui n'est pas forcément facile à gérer.)

En ce qui me concerne je suis peut être un peu algomane sur les bords, mais j'aime rester dans l'attente des retours de ME. Very Happy
Voir un retour postal ou un mail d'une ME ça me refile des papillons dans le ventre, même si c'est pour se solder par un refus. Si je pouvais (et si ma productivité le permettait) je serais tout le temps dans l'attente de retours de maisons ! x)

Après, comme de vraies montagnes russes : on aime ou on aime pas x)
 
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Nicolipo  /  Barge de Radetzky


Citation :
qui me dira que mon texte a une valeur "réelle"

Je me demande... Tu parles bien de "valeur commerciale réelle" n'est-ce pas ? Ou je t'ai mal compris Smile ?
 
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Florence_C  /  Fiancée roide


Pas commerciale, non. Littéraire. 😉
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Nicolipo  /  Barge de Radetzky


Citation :
Pas commerciale, non. Littéraire. 😉

Ok...je me demande...

Si tu écris un bouquin sur la vie d'une petite fille pendant la guerre d'Indochine, tu ne trouveras personne pour publier ça en 2017. Qui voudrait lire un truc pareil de nos jours ? A part une poignée de français qui ont une histoire personnelle ou familiale avec le Vietnam. Je trouve pourtant que c'est un livre qui pourrait bien avoir une valeur littéraire réelle :

_ Donner un point de vue nouveau sur un conflit méconnu
_ Faire réfléchir le lecteur sur des grandes questions (les vraies victimes de la guerre, les vraies raisons de la colonisation...)

Je vois les maisons d'édition comme des entreprises commerciales : quand ils envoient une réponse négative, ce n'est pas que le bouquin n'a pas de valeur littéraire, mais bien pas de valeur commerciale.

Mais je ne connais pas ce milieu, donc je suis peut être à côté de la réalité des choses.

Bonne journée.
 
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sosotess  /  Autostoppeur galactique


Pourquoi un livre sur la vie d'une petite fille en Indochine ne pourrait pas avoir un public ?

Si tu regardes les prix littéraires les plus notables de 2016, tu verras que les histoires qui n'ont pas forcément vocation à se vendre le plus selon tes critères sont celles qui ont été mises en avant par les maisons d'édition et qui devaient certainement être publiables à leurs yeux. Qui, de nos jours, voudrait lire un livre sur la vie d'un petit garçon pendant la guerre du Rwanda ? Plus de 200 000 personnes à fin décembre : Petit pays, de Gaël Faye.

Il y a bien sûr la valeur commerciale qui prime parfois sur la valeur littéraire : JC Lattès n'a pas publié 50 Nuances de Grey pour la plume de son auteure. Mais les bons éditeurs font encore des choix en fonction de leur conviction profonde et de la qualité littéraire des textes qu'ils reçoivent. S'ils sentent qu'ils peuvent (et qu'ils veulent, surtout) défendre un roman qui leur a plu, ils y vont, le thème n'étant souvent que secondaire à la manière de le raconter.
 
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Nicolipo  /  Barge de Radetzky


Merci SOSOTESS,

Je devrais peut-être aller faire un tour sur un salon une fois, pour rencontrer plus de personnes du milieu, et me faire une idée Smile
 
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Florence_C  /  Fiancée roide


90% des textes reçus par les éditeurs ne sont pas publiables. Syntaxe, orthographe, style, orthographe déficients pour le 1er tri.
Si tu veux, j'ai posté le témoignage d'un éditeur sur mon site et je le pense assez représentatif.
http://www.florence-cochet.com/point-de-vue-editeur
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Zelia  /  Bile au trésor


Je suis assez d'accord sur le fait qu'un roman correctement écrit et un minimum intéressant trouvera forcément une maison d'édition. Bien sûr, il y a les goûts et les couleurs, les tendances du moment, les ME qui vont privilégier une histoire à forte valeur commerciale, d'autres qui vont miser sur le style, l'originalité d 'un texte etc...
Par exemple tu as les ME comme Michel Lafon qui ne prennent même pas les manuscrits d'auteurs inconnus, qui vont draguer les auteurs dont le bouquin auto édité cartonne sur Amazon : eux, on s'en doute, ne sont là que pour le chiffre, pas pour la beauté de la littérature. Mais certaines ME sont encore prêtes à prendre "des risques" en éditant de jeunes auteurs ou des textes qui sortent de l'ordinaire (bon, j'ai dit deux fois la même chose, en fait)
Pour moi aussi, même si ça fait chier parce que dieu sait que j'en ai reçu, des refus, la validation d'une ME (disant par là : vous écrivez "assez bien" pour être un auteur) est primordiale. Sinon n'importe qui se met à écrire et s'édite (c'est déjà un peu le cas, même si bien sûr il y a du bon aussi là dedans) Et bien que cela ait pu etre motivé par d'autres choix (juste celui par exemple, de garder la main sur tout, de ne pas vouloir donner autant de droits à une ME, de vouloir se faire un meilleur pourcentage etc...raisons que je comprends très bien) il subsiste pour moi toujours un petit côté "Personne n'a voulu de mon roman mais au lieu de me dire que y'a peut etre une bonne raison et au lieu de le reprendre, le corriger etc... je vais juste m'auto éditer, bim"
Or pour moi, auteur, c'est du boulot. Suffit pas juste de pondre son texte et de l'envoyer sans même s'être relu en pestant ensuite contre les refus. C'est un peu ce que je faisais avant, et maintenant, évidemment, je comprends les refus que j'ai eu. Et je pourrais même pousser jusqu'à dire que : heureusement que j'ai pas auto edité ces manuscrits pas très aboutis, je n'assumerais pas aujourd'hui.
 
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Nicolipo  /  Barge de Radetzky


Citation :
Je suis assez d'accord sur le fait qu'un roman correctement écrit et un minimum intéressant trouvera forcément une maison d'édition.

Merci de ton message Zelia. La suite est aussi riche d'expériences, c'est cool que tu ais pris le temps d'écrire tout ça.  

Du coup, j'ai pas mal fureté sur les sites web des grandes et des petites maisons d’édition. Et je vois que beaucoup indiquent sur leur site qu'ils ont déjà trop de manuscrits et qu'ils ne lisent plus les nouveaux. Même "Tonton Roger Edition" à Coucoumelle-les-Berloules, a fini par demander à son webmaster de fermer la page web pour envoyer les manuscrits.

Donc je me dit qu'il doit y avoir une dichotomie terrible en ce moment entre ce qui est écrit et ce qui est lu Smile

Je suis même tombé sur une ME qui avait sur son site : "plus de manuscrit jusque début 2018" !

Bref, ça n'a pas l'air facile tout ça, je continue de creuser et de suivre les journaux de bord d'édition des autres membres Smile
 

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