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 À quoi ressemblera la langue française de demain ?

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Marengo  /  Magicien d'Oz


Zoï !

Matrix a écrit:
Moira a écrit:
Et qu'est-ce que ça veut dire, aller dans le bon sens ?
C'est à dire réduire le taux d'analphabétisme qui s'accroit en France, alors qu'on est au 21e siècle...
Le problème d'analphabétisme en France est considéré comme réglé et est par défaut (sans réel décompte) fixé à 99% pour tenir compte des immigrés qui, soit n'ont effectivement pas reçu d'instruction, soit ne possèdent pas le français en première langue. Des programmes pour l'apprentissage du français lu, écrit et parlé, sont en place pour cette frange de la population.
Le problème de l'illettrisme quand à lui, existe malheureusement bel et bien. Si le taux d'illettrisme en France n'est pas catastrophique, il me semble qu'on doit être les mauvais élèves de la communauté européenne. Pour ce qui est de son évolution, même si ça ne va pas vite, ça ne s'accroit pas. Les dernières enquêtes donnent un taux de 7% en 2014 pour 9% en 2004.
Reste que les acquis de français,en moyenne chez les adolescents, sont de plus en plus fragiles... Rolling Eyes


Matrix a écrit:
Réhausser l'importance de la langue française dans le monde et de la vision qu'elle véhicule.
Suspect  Je ne pige pas.
Concrètement, comment fait-on pour rehausser l'importance de la langue française dans le monde ?
Une langue pourrait donc porter une vision, une image, une philosophie ?


Matrix a écrit:
C'est très important de lutter contre l'anglais et les anglosaxons qui cherchent à imposer leur vu, leur style de vie et leur langue au détriment de la notre au monde entier.
Je vois la chose un peu plus compliqué que ça, et surtout beaucoup plus mercantile, économique que philosophique. S'il y a lutte, attention de ne pas se tromper de combat.
Évidemment c'est la facilité de tirer une ligne blanche en guise de front, et de décompter de chaque côté. Ça donne l'impression de rassembler, d'unifier... Mais au fond c'est l'inverse, et pour finir il y aura un perdant et un gagnant. Accepter l'anglais, ce n'est pas abandonner le français. Promouvoir la langue française, ce n'est pas lutter contre l'anglais et encore moins les anglo-saxons. C'est avant tout la laisser vivre et évoluer dans son usage, pour qu'elle séduise, et non qu'elle rebute par ses difficultés, raideurs voir dogmes...

Matrix a écrit:
Aller dans le bon sens, c'est aussi savoir qu'à horizon de 2050/60 la langue française sera entre la 1er ou 3e (ça dépend des sources des études) langues la plus parlé au monde, en cause la démographie des pays d’Afrique francophone qui explose.
Bon là je passe mon tour, ce serait trop long de partir dans de l'anticipation, j'ai pas ma boule de cristal avec moi :mrgreen:
Mais j's'rais curieux de lire les sources quand même.
 
   
    
                         
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Le français est en perpétuel évolution ...
Dans 100 ans - 200 ans il se peut qu'il soit complètement différent.

Peut-être même que dans 2 000 ans si nous sommes encore présent et que le français existe toujours. La langue sera peut-être tellement simplifié que une phrase complète pourra se dire qu'en quelques syllabes... Pourquoi je pense ceci ? Car on va passer de plus en plus par l'audio/le verbal et non l'écrit. La technologie etc....

On retombera peut-être même à un stade de symbole à l'écrit pour synthétiser nos phrases.

Simple supposition.

Mais qui sait vraiment ce que notre langue sera dans les années à venir ?
Comme c'est déjà explicité plus haut, pas nous qui décidons mais c'est là haut.
 
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Moira  /  Tapage au bout de la nuit


Durendal a écrit:
Comme c'est déjà explicité plus haut, pas nous qui décidons mais c'est là haut.
Bah, non. Y'a personne qui a plus d'autorité sur une langue que les autres.
En ligne
 
   
    
                         
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Moira a écrit:
Durendal a écrit:
Comme c'est déjà explicité plus haut, pas nous qui décidons mais c'est là haut.
Bah, non. Y'a personne qui a plus d'autorité sur une langue que les autres.

On est d'accord, mais c'est nos politiques qui nous guident sur une ligne à suivre. ou plutôt la plus part suivrons cette ligne.
Sauf s'il y a une révolution linguistique et que le peuple n'est pas d'accord lol :cookies:
Bref ce n'est bien sûr que spéculation... Embarassed
 
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Aomphalos  /  Hé ! Makarénine


Marengo a écrit:
Une langue pourrait donc porter une vision, une image, une philosophie ?

Oui bien sûr qu'une langue porte une certaine image du monde et que penser en allemand ce n'est pas penser en français ou en anglais. La langue n'est pas juste le véhicule passif de la pensée et je suis assez d'accord avec le vieux Hegel qui considérait qu'il ne pouvait y avoir de pensée sans langue. Je ne sais pas si "promouvoir" une langue veut dire quelque chose, mais l'idée que la langue colporte une certaine manière d'appréhender le monde, construit une certaine culture, ça je pense que c'est assez juste...

De mon côté, il y a plusieurs choses qui m’interpellent dans cette vidéo et qui nourrissent des questionnements que j’ai depuis longtemps (et qui ne sont pas très originaux). Je me demande toujours dans quelle mesure la littérature, la poésie, sont liés à un état actuel de la langue, jusqu’à où peut-on indexer la création littéraire avec le bain grammatical, syntaxique, etc. Il est évident que les deux sont fondamentalement liés, mais je ne sais pas trop à quel point. Peut-on dire que Rimbaud n’aurait pas pu être poète aujourd’hui ? Peut-on dire de Verlaine qu’il n’était poète que pour la langue de son temps ?

Au-delà de ces interrogations, très naïves et assez stupides sur le fond, je trouve le propos de la vidéo un peu ambigüe sur un point. Pendant l’ensemble de son analyse, on a le sentiment qu’il considère une forme de progrès dans l’évolution des formes du langage. J’imagine que c’est un parti pris qui vise à mettre en relief le caractère absurde de la position inverse selon laquelle le français s’appauvrirait. Toutefois, je trouve l’angle un peu biaisé parce qu’il ne considère la dimension instrumentale du langage. Dans ce cadre, peut-être effectivement qu’une simplification des formes, qu’une rationalisation de la syntaxe et de la grammaire, peut apparaître comme un progrès allant vers un mieux.

Mais la langue n’est pas qu’un instrument, elle n’est pas qu’un outil à adapter à la main et il y a une créativité, une poétique des aberrations qui est un peu oubliée dans l’analyse ici. Tout ceci n’implique pas que rationaliser les formes d’une langue appauvrit nécessairement sa richesse poétique, mais au moins qu’une langue ne peut pas être considérée uniquement que comme l’instrument d’une pensée. On peut dire d’un marteau qu’on l’améliore si on l’équilibre mieux, si on le fait plus facile à prendre en main, etc. parce qu’un marteau ne vise a priori pas autre chose que l’efficacité (et encore, il y a sans doute une poétique des gestes parasites et de l’inefficacité technique), mais je ne crois pas possible de dire qu’on améliore une langue, qu’elle s’équilibre mieux, parce qu’elle ne vise pas strictement l’efficacité. L’impuissance du langage à formaliser clairement une pensée, ou son incohérence interne, ses "défauts", sont, je pense, essentiels et j’aimerais bien entendre quelqu’un me parler des nouvelles incohérences, des nouvelles difformités du français. J’adorerais que l’on me parle de ce qui, dans le français de demain, sera aussi aberrant que les exceptions d’aujourd’hui. Je me demande si ce n’est pas dans ces nouvelles aberrations que l’on pourra trouver quelque chose de ce qui sera, demain, poésie.



En ce qui concerne ce que tu dis Molly, je pense que le sentiment de perte que l’on ressent en ce moment à propos de la langue française et même de la culture en général, est très fortement lié à un problème de perspective historique. Je ne dis pas qu’il n’y a aucun problème et il est sans aucun doute possible de pointer des défaillances dans la transmission du langage et de ses bases à l’école (je ne parle même pas de la littérature, dont il faudrait peut-être questionner l’enseignement), mais je crois que les différences dont tu parles ne sont pas nouvelles et qu’elles ne sont pas regrettables en soi. Je ne vois pas, en tout état de cause, en quoi on perd en musicalité et en poésie avec les nouvelles formes. Je pense que le discours décliniste est aussi fallacieux que le discours progressiste. Peut-on dire qu’il y a une perte de musicalité entre les textes de Du Bellay et les textes d’Aragon ? Je ne pense pas, et je crois qu’on est seulement incapable, à cause de notre ancrage historique, de percevoir ce qu’il y aura d’Aragonesque dans la langue d’aujourd’hui. Fondamentalement, et aussi en tant que prof, le discours sur la déperdition du français me fatigue. Il ne me fatigue pas parce que le diagnostic est mauvais, même si je pense qu’il l’est, mais parce que regretter un hypothétique passé bienheureux où tout le monde savait écrire une belle langue, c’est négliger de penser le rôle de l’écriture, de la parole et de la pensée dans notre modernité. Finalement, je me moque de savoir si notre logosest moins soutenu qu’avant, ce que je veux savoir c’est comment je peux penser et créer à partir de lui, ce qu'il engage comme regard sur le monde.
https://aomphalos.wordpress.com/
 
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Zoï !

Aomphalos a écrit:

Marengo a écrit:
Une langue pourrait donc porter une vision, une image, une philosophie ?

Oui bien sûr qu'une langue porte une certaine image du monde et que penser en allemand ce n'est pas penser en français ou en anglais. La langue n'est pas juste le véhicule passif de la pensée et je suis assez d'accord avec le vieux Hegel qui considérait qu'il ne pouvait y avoir de pensée sans langue. Je ne sais pas si "promouvoir" une langue veut dire quelque chose, mais l'idée que la langue colporte une certaine manière d'appréhender le monde, construit une certaine culture, ça je pense que c'est assez juste...
C'est fichtrement intéressant ce que tu dit. Il y a d'ailleurs actuellement une petite polémique de spécialistes sur l’interaction de la langue et de la civilisation, voir le documentaire sur Arte: http://www.replay.fr/la-langue-cachee-d-amazonie-2887643
En fait je conseille ce documentaire à tous.

Ceci dit, une langue est effectivement loin d'être qu'un outil passif permettant de véhiculer des pensées. Il est des langues plus fines que d'autres (si si tongue ). Et en l’occurrence, la langue française ou francophone, nous fait honneur.
Sans la rhétorique, la sémantique n'est qu'une fugace idée personnelle. Sans la langue, rien n'est possible, et il est vrai que la francophonie a largement permit de diffuser des pensées aux endroits les plus reculées.

Mais il serait terrible de croire que le français soit le vecteur exclusif d'une idée. Si une idée n'existe plus parce qu’elle est exprimée dans une langue ou une autre, alors que valait-elle ? En français ou autres.
Une langue ne peut être un étendard. Elle ne peut être qu'un indice, au mieux une carte d'identité. J'aspire que toutes nos Lumières soient lus dans toutes les langues.

L'usage de "promouvoir" est uniquement contextuel. Il m'a paru être une bonne transition prudente face aux mots "lutter", "détriment" et "exploser". Toutes mes excuses.

Oui la " langue colporte une certaine manière d'appréhender le monde, construit une certaine culture", oui et encore oui. L'idée est véhiculée par la langue... quel quelle soit ! (la langue ou l'idée) Mais l'idée ne dépend pas de la langue, elle dépend de la société qui use de la langue. Tous les pays de la francophonie aurait-il donc la même appréhension du monde  grâce à leur langue ?


Dernière édition par Marengo le Lun 31 Oct 2016 - 20:50, édité 1 fois
 
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Marengo a écrit:

Mais il serait terrible de croire que le français soit le vecteur d'une idée. Si une idée n'existe plus parce qu’elle est exprimée dans une langue ou une autre, alors que valait-elle ? En français ou autres.
Une langue ne peut être un étendard. Elle ne peut être qu'un indice, au mieux une carte d'identité. J'aspire que que toutes nos Lumières soient lus dans toutes les langues.

C'est pourtant le cas de beaucoup de jeux de mots expressions ou rapprochements de mots qui ne se traduisent pas et qui pourtant permettent des associations.

En psychanalyse, les français se sont longtemps rengorgé sur l'idée/concept du non/nom donné par le père.
Les sonorités propres de mots permettent des rapprochements, d'idées qui semblent plus naturels dans une langue que dans une autre. Certaines langues possèdent plus de nuances pour certains concepts que d'autres.
Il est amusant de voir qu'en science, l'émergence de nouveaux concepts entraine l'émergence de nouveau mots. (Et à quel point c'est le bordel pour expliquer un concept quand on utilise des mots qui ont déjà un sens. Exemple : la saveur des quarks)
http://romainmikam.free.fr/ En ligne
 
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Vidéo intéressante, par contre le fond bleu scintillant genre vapeur matrix glitchée on aurait pu s'en passer.
http://cargocollective.com/lucaslejeune
 
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+1 Nanobouc

Peut-être que l'écrit et le parlé se sépareront en deux branches? Ce ne serait pas la première fois

Sinon, y'a une évolution dont on peut-être certains, c'est l'utilisation grandissante de noms à la place d'adjectifs et ce sans articles ni tiret.
Exemple: "ma pause bien-être" "la solution bonheur" "mon espace santé"
Pour l'instant c'est surtout dans la pub mais vu l'influence de celle-ci j'ai peur que ça passe dans le langage courant, les magazines s'y mettent déjà.
Je ne sais pas s'il s'agit d'un anglicisme...
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Marengo a écrit:

Matrix a écrit:
Réhausser l'importance de la langue française dans le monde et de la vision qu'elle véhicule.
Suspect  Je ne pige pas.
Concrètement, comment fait-on pour rehausser l'importance de la langue française dans le monde ?
Une langue pourrait donc porter une vision, une image, une philosophie ?
Si tu ne sais pas ça, tout en trainant sur ce genre de forum, c'est assez inquiétant à mon sens.

Une langue c'est une vision du monde


Marengo a écrit:

Je vois la chose un peu plus compliqué que ça, et surtout beaucoup plus mercantile, économique que philosophique. S'il y a lutte, attention de ne pas se tromper de combat.
Évidemment c'est la facilité de tirer une ligne blanche en guise de front, et de décompter de chaque côté. Ça donne l'impression de rassembler, d'unifier... Mais au fond c'est l'inverse, et pour finir il y aura un perdant et un gagnant. Accepter l'anglais, ce n'est pas abandonner le français. Promouvoir la langue française, ce n'est pas lutter contre l'anglais et encore moins les anglo-saxons. C'est avant tout la laisser vivre et évoluer dans son usage, pour qu'elle séduise, et non qu'elle rebute par ses difficultés, raideurs voir dogmes...
Je pense que tu te trompes, cf réponse précédente.

Marengo a écrit:

Bon là je passe mon tour, ce serait trop long de partir dans de l'anticipation, j'ai pas ma boule de cristal avec moi :mrgreen:
Mais j's'rais curieux de lire les sources quand même.

Il ne s'agit pas de croyance, ou d'opinion mais de science par l'extrapolation de données mathématiques : http://www.francophonie.org/Estimation-des-francophones.html


Petit rappel pour la route : https://www.youtube.com/watch?v=Ic4SROdwLRY&t=9m17s (j'ai ciblé le passage sur la langue)
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J'apporte un peu d'objectivité

 
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Bonjour, bonjour ! Quel topic intéressant ; je vais tenter d'apporter quelques réflexions...

Tout t'abord, il tiendrait à définir "la langue" dont on parle depuis le début dans ce topic. Parlez-vous de la langue comme un seul système, comme c'est le cas chez des auteurs comme Saussure ? Ou parle-t-on de "la langue" comme plusieurs système ? Un système pour le français, l'anglais, etc... ? Mais encore, au sein même d'un sous-système ne peut-il pas y avoir plusieurs systèmes ? L'anglais des affaires, l'anglais d'Oxford, l'anglais de la campagne...

Toutefois, les langues ne sont pas en concurrence. Certes, d'autres ont l'air de dominer certaines par leur expansion à la masse mais, la langue en elle-même est un moyen de domination (symbolique). Ne parlons-nous pas de langue dominante héritée des classes dominantes ? Cf. Bourdieu.
Ainsi, les analphabètes ou illettrés sont souvent exclus, et cela est bien dommage. C'est pour ça, qu'il existe des associations souvent hyper bondées car de nos jours, de nombreuses personnes ne maîtrisent pas la langue.

Maîtriser la langue... Qu'est-ce que cela veut d'ailleurs ? Faisons-nous référence à Chompsky et ses performances/compétences linguistiques faisant le distinguo entre parole et création d'une syntaxe correcte ?

La langue, la linguistique, la sociolinguistique posent encore tant de questions... Parfois sans réponse... La seule chose qui est sûr, de moins point de vue et celui d'Austin, la langue n'est pas à réformer : elle a vécu des millénaires alors pourquoi, ne pas lui faire confiance... D'autant plus que comme je l'ai lu plus haut, la norme (les normes ?) vienne(nt) de "la-haut"... Peut-être... A nuancer... Revenons des siècles en avant et n'oublions pas que ceux sont les traducteurs qui ont fait le lien entre langue "officielle" et patois.
 
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Citation :
Toutefois, les langues ne sont pas en concurrence.
Je comprends pas comment tu affirmes ça, surtout que tu te contredis la phrase d'après :
Citation :
la langue en elle-même est un moyen de domination

J'ai pas du bien suivre ton raisonnement^^
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Matrix a écrit:
Citation :
Toutefois, les langues ne sont pas en concurrence.
Je comprends pas comment tu affirmes ça, surtout que tu te contredis la phrase d'après :
Citation :
la langue en elle-même est un moyen de domination

J'ai pas du bien suivre ton raisonnement^^

Tu soulignes, les problèmes de la linguistique/socio-linguistique qui si on étudie, plusieurs auteurs, montrent qu'il n'y a pas unanimité sur la question. Ici, je ne fais que souligner différents points de vue d'auteurs.
"Tu affirmes"... Je n'affirme rien, ceux sont les auteurs...
J'aurai dû préciser... Les langues ne sont pas en concurrence pour des auteurs comme Labov, alors que pour Bourdieu, la langue est un instrument de domination symbolique. Tu avais d'ailleurs oublié ce dernier point...
Pour moi, on ne peut faire le tour d'une question qu'avec différents points de vue, qui plus est divergents.

Pour en revenir à Labov, et le fait que les langues ne sont pas en concurrence, c'est son point de vue ! Les langues coexistent entres elles. Elles sont souvent des dérivées des unes et des autres. Elles sont compréhensives les unes les autres. Dans son cas, il parle de l'anglais et ses dérivées (anglais oxford, VNA, etc) ; non de langues différentes (anglais et français).

Pour Bourdieu, la langue est un moyen de domination symbolique. Cf. n'importe quel vulgaire cours de sociologie.
 
   
    
                         
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