PortailAccueilFAQRechercherS'enregistrerGroupesConnexion

Partagez|
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
 

 Réalité du monde de l'édition...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

 
avatar
   
    Féminin
   Nombre de messages  :  223
   Âge  :  32
   Date d'inscription  :  13/12/2014
    
                         
Ombelle  /  Autostoppeur galactique


Nordgia a écrit:
Ce n'est pas le principe de "l'herbe est plus verte ailleurs", mais par chez nous, j'ai la sensation que les productions sont très orientées dans un seul sens. Du roman réaliste sur fond fantastique avec une touche de romance semble le cocktail qui marche le mieux, au détriment des genres ne faisant pas partie de cette alchimie.

Et encore, d'après cet article, en France, on fait quand même moins dans le commercial qu'outre-Manche (et j'imagine que ça vaut également pour l'outre-Atlantique): http://clementinebleue.blogspot.fr/2014/05/ecrire-pour-la-jeunesse-en-france-et-en.html
 
avatar
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  1232
   Âge  :  26
   Localisation  :  Sous l'éclipse
   Pensée du jour  :  Ô Satan, prends pitié de ma longue misère.
   Date d'inscription  :  08/12/2015
    
                         
Nordgia  /  No fun allowed


Elle évoque la littérature jeunesse, dont je ne fais pas partie. Je ne saurais dire du coup, mais je pense que la France donne plus de libertés aux auteurs jeunesse oui.
Après, outre-Manche, tu es suivi par un agent. C'est quand même un gros avantage.
 
avatar
   
    Féminin
   Nombre de messages  :  655
   Âge  :  38
   Date d'inscription  :  12/07/2016
    
                         
Valéry K.  /  Hé ! Makarénine


Rulae a écrit:
Je n'ai jamais dit ça Wink
Ce n'est pas ton commentaire qui m'a fait dire ça, Rulae. xD
Il faut se méfier de la sensation de se sentir visé, sur internet, surtout quand les intervenants sont nombreux. Et si j'avais voulu répondre à quelqu'un de particulier, j'aurais cité son commentaire. Smile

Citation :
Oui, ça dépend évidemment de nos expériences personnelles. Ceux ayant décroché un -bon- contrat très vite auront du mal à critiquer l'édition. Quant à ceux n'ayant jamais eu de bonnes expériences, eh bien, il leur sera difficile d'y trouver du positif.
Pas forcément non plus... Je pense même que c'est le contraire : les gens décrochant de très bons contrats se montrent souvent très critiques, justement parce qu'ils voient le système de près (mais ils ne le disent pas forcément, du moins en public). Enfin, en tout cas, il y a de tout. Smile

Citation :
Après, c'est peut-être simplement moi qui n'ai pas ma place au sein de ces éditions. Je ne sais pas à vrai dire.
Hou là, non. L'édition, c'est un commerce, il y a des modes, aussi. Quand tu vois tous les refus qu'a eu JK Rowling, autant pour Harry Potter que pour ses romans policier sous un autre pseudo, ça fait relativiser concernant les refus des éditeurs...
Le souci, je pense, c'est beaucoup la question de la mode. Il y a des genres qui vendent suuuper bien !!! Pendant une période. Viens trop tôt, aucun éditeur te signera, viens trop tard, tu auras du mal à décrocher un contrat parce que l'éditeur saura que ton œuvre se vendra mal... C'est pénible, mais c'est comme ça.
Bref, il y a le critère de la qualité de l’œuvre, et il y a une foultitude d'autres critères qui interviennent.
Et merci pour le lien vers le reportage de Strip Tease ! J'aimais bien regarder cette émission il y a fort fort longtemps. Je le regarderai quand j'aurai un peu de temps. ^^

Et l'article de Clémentine Beauvais est top ! Je l'avais lu aussi, quand il est sorti, et je le conseille à chacun : il est ultra intéressant.
http://www.baran-tiefenbrunner.com/
 
avatar
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  48
   Âge  :  27
   Localisation  :  Lyon
   Date d'inscription  :  04/09/2016
    
                         
Gelana  /  Petit chose


Nordgia a écrit:

Après, outre-Manche, tu es suivi par un agent. C'est quand même un gros avantage.

Pour le coup, je me demande vraiment quel est l'impact de l'agent dans le processus de publication. Dit comme ça, j'ai l'impression qu'on transfert la charge de la lecture : au lieu d'envoyer directement son manuscrit à la maison d'édition, on passe par un agent auquel il faut plaire et qui est alors chargé de convaincre un éditeur. Ça rajoute un intermédiaire, mais la rémunération de l'agent étant indexée sur celle de l'auteur lors de la signature du contrat, l'agent fait de son mieux pour dénicher le meilleur contrat possible.
https://gilleselana.wordpress.com/
 
avatar
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  542
   Âge  :  41
   Localisation  :  Morbihan
   Date d'inscription  :  16/01/2014
    
                         
Kamandi  /  Gloire de son pair


Un vrai agent, logiquement, permet de franchir pas mal de barrières dans les ME. J'imagine que c'est un peu le but : faire un pré tri de manière à cibler les auteurs avec des écrits vendables et publiables à moindre frais. Mais la concurrence doit être acharnée.

Si vous voulez réellement vous rendre compte de la réalité de l'édition en France, il suffit de vous rendre dans n'importe quelle librairie et de constater le nombre de livres entreposés. Même si écrire n'est pas donné à tout le monde, le fait qu'il existe des centaines de millions de livres à travers le monde. Un libraire ne peut évidemment pas tout proposer, donc le tri se fait aussi là, même lorsqu'on croit avoir fait le plus dur (trouver un éditeur).
 
avatar
   
    Féminin
   Nombre de messages  :  16
   Âge  :  35
   Date d'inscription  :  03/10/2016
    
                         
sandraloiguet  /  Homme invisible



Quand j'ai une période de doute, il suffit de me rappeler que j'ai près de 10000 ouvrages sur mon lieu de travail dont certains (la plupart?)  n'ont jamais quitté leur étagère. On a un classement des coups de cœur, je voulais lancer le classement des coups de gueules, mais ma chef n'a pas voulu.
 
avatar
   
    Féminin
   Nombre de messages  :  321
   Âge  :  36
   Date d'inscription  :  19/05/2014
    
                         
paty  /  Tapage au bout de la nuit


Comme cet article me parle !
J'avoue qu'après trois années d'incursion dans ce milieu, je suis assez pessimiste de l'ensemble.
L'image de la ME qui fait tout pour toi est assez utopique, grande ou petite. Effectivement très peu font le maximum pour votre livre. Tu penses que si tu es choisi, c'est que tu en vaux la peine et qu'on va s'arracher le cul pour ton bouquin, mais que neni ! Tu agrémentes juste un beau catalogue et potentiellement améliores leur trésorerie.
C'est vraiment devenu un "advienne que pourra". Et je suis assez d'accord avec certains sur la descente de qualité des ME : des coquilles énormes, des promos inaperçues, un travail edito sur antidote... ça fait très peur car au final, toutes les garanties que tu espères avec les ME se détériorent.
Reste la distribution...mais comme l'a souligné l'article, là aussi tu déchantes, car tout est fait à l'arrache : on trouve pas ton bouquin, retards d'apparition dans les catalogues, couverture qui n'apparait pas sur les fiches, nom d'auteur erroné...
Plus le temps passe et plus les retours que j'ai me rendent amère  Crying or Very sad
http://jeunesecrivains.superforum.fr/t36114-creations-infographi
 
avatar
   
    Féminin
   Nombre de messages  :  655
   Âge  :  38
   Date d'inscription  :  12/07/2016
    
                         
Valéry K.  /  Hé ! Makarénine


Paty : Ça dépend des ME, je dirais. Gallimard n'est pas connue pour ses coquilles et son absence de sérieux sur les livres, par exemple. Smile
Il est vrai cependant qu'il y a deux "flux" dans les parutions des éditeurs : les livres mis en vedette, qui vont bénéficier d'une grosse mise en avant/promo, et sur lesquels les éditeurs décident de parier pour récolter le plus de recettes, et le peloton, derrière, qui constitue l'immense masse des "sorties du mois", balancées à la façon de bouteilles à la mer (marchera, marchera pas...) que l'éditeur promeut un peu, mais sans trop en attendre. Et comme ce détail-là n'est jamais indiqué sur les contrats, c'est hélas la loterie !
http://www.baran-tiefenbrunner.com/
 
avatar
   
    Féminin
   Nombre de messages  :  5653
   Âge  :  36
   Pensée du jour  :  "Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux."
   Date d'inscription  :  27/05/2012
    
                         
Quod  /  Pouyoute (© Birdy)


Valéry K. a écrit:
Gallimard n'est pas connue pour ses coquilles et son absence de sérieux sur les livres, par exemple.
Sauf pour les versions numériques. Wink


 
 
avatar
   
    Féminin
   Nombre de messages  :  655
   Âge  :  38
   Date d'inscription  :  12/07/2016
    
                         
Valéry K.  /  Hé ! Makarénine


Quod a écrit:
Sauf pour les versions numériques. Wink
Sérieux ? Et comment ils font pour le papier ? Normalement, les corrections sont les mêmes.
http://www.baran-tiefenbrunner.com/
 
avatar
   
    Féminin
   Nombre de messages  :  5653
   Âge  :  36
   Pensée du jour  :  "Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux."
   Date d'inscription  :  27/05/2012
    
                         
Quod  /  Pouyoute (© Birdy)


Valéry K. a écrit:
Quod a écrit:
Sauf pour les versions numériques. Wink
Sérieux ? Et comment ils font pour le papier ? Normalement, les corrections sont les mêmes.
Ils ne maîtrisaient pas trop, à l'époque, et ont eu recours à un logiciel OCR (reconnaissance optique des caractères) sans tenir compte du fait que cette technologie n'est pas fiable à 100 %. Donc les coquilles se sont glissées d'une version à l'autre. Ça avait fait beaucoup de bruit à l'époque (justement à cause de la réputation de sérieux de Gallimard), depuis je pense qu'ils ont changé le process ou qu'ils font gaffe.


 
 
avatar
   
    Féminin
   Nombre de messages  :  655
   Âge  :  38
   Date d'inscription  :  12/07/2016
    
                         
Valéry K.  /  Hé ! Makarénine


D'acc'. Bon ben l'exemple n'était pas le bon, alors, mais c'était anecdotique. xD
Tout ça pour dire que tous les éditeurs ne font pas du taf pourri, avec pas de corrections, des coquilles, pas de promo, etc.
Ça dépend de 2 choses, même 3 :
- De l'éditeur en question,
- Du moment (un raté, ça peut toujours arriver, à tout le monde),
- Du fait que l'auteur soit promu en tant que potentiel maillot jaune ou placé direct dans le peloton.
http://www.baran-tiefenbrunner.com/
 
avatar
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  214
   Âge  :  21
   Date d'inscription  :  24/08/2013
    
                         
Fisch Ton Kan  /  Autostoppeur galactique


Il ne faut pas y penser. Fermer les yeux et s'en foutre. C'est le seul moyen, je crois, pour préserver son intégrité mentale et sa foi en l'écriture.

Pas facile, j'en conviens.
 
avatar
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  1232
   Âge  :  26
   Localisation  :  Sous l'éclipse
   Pensée du jour  :  Ô Satan, prends pitié de ma longue misère.
   Date d'inscription  :  08/12/2015
    
                         
Nordgia  /  No fun allowed


Sûr qu'écrire en vue du contrat, se dire "voilà qui plaira à tel éditeur", c'est dommage. Chacun a droit a son moment de gloire, aussi petite peut-elle se montrer. Reste à savoir chez quel éditeur et à quel moment -ce qui est infiniment plus délicat-.
D'ailleurs, j'en profite pour poser une question peut-être (très sûrement) idiote, mais est-ce que ça peut valoir le coup de renvoyer le même projet à un éditeur ? Juste en pensant que le comité de lecture doit être constitué de pas mal de monde. Ça serait étonnant que tous les gens qui en font partie l'ait lu lors du premier envoi. Du coup, si on tombe sur d'autres personnes au second envoi...
 
avatar
   
    Féminin
   Nombre de messages  :  750
   Âge  :  28
   Pensée du jour  :  Pantagruélisme : vous entendez que c'est certaine gaieté d'esprit confite en mépris des choses fortuites
   Date d'inscription  :  01/08/2015
    
                         
Nedjma  /  Blanchisseur de campagnes


Très bonne question, je me la posais aussi Nordgia, surtout si on a apporté des modifications substantielles au texte. J'avais lu ce conseil donné par Bernard Werber :

Citation :
26. Les lettres de refus
Les éditeurs reçoivent une centaine de manuscrits par jour. Donc ils ont du mal à distinguer le bon grain de l'ivraie. Ils utilisent pour cela des lecteurs, soit des professeurs de français à la retraite, soit des étudiants, soit des amis qui aiment lire qui leur font ensuite des fiches. Ces gens sont souvent payés pour ce travail mais font aussi parfois cela par passion personnelle. Si les éditeurs vous répondent tous que cela ne leur plaît pas, ce n'est pas définitif. Essayez de savoir pourquoi en les appelant et refaites un manuscrit en tenant compte de leurs remarques. Ou s'il n'y a pas de remarque, refaites quand même un manuscrit en tenant compte de l'avis de vos lecteurs négatifs ou de votre propre évolution. Puis renvoyer, il y a quand même une part de chance en renvoyant au même éditeur vous pouvez finir par tomber sur quelqu'un qui vous comprenne et vous défende dans les comités de lecture (personnellement j'ai renvoyé mon manuscrit pendant 6 ans à tous les éditeurs et j'ai reçu trois lettres de refus de mon éditeur actuel). Le découragement fait partie du mode de sélection.
 
   
    
                         
Contenu sponsorisé  /  


 

 Réalité du monde de l'édition...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 3 sur 4Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum des Jeunes Écrivains :: Atelier :: Édition et Autopublication-