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 La légitimité

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Fisch Ton Kan  /  Autostoppeur galactique


Salut salut,

Peut-être que ce sujet a déjà été traité ailleurs, mais je n'en ai pas trouvé la trace.

Voilà. Durant ces trois dernières années, j'ai souvent tenté d'écrire un roman. Après de nombreuses ébauches infructueuses, j'ai fini par aller au bout de mon envie, et me voilà avec un manuscrit prêt à être envoyé, lourd de 346 pages et de beaucoup d'orgueil.

Seulement je ne suis pas satisfait. Je ne me sens pas légitime. Je l'étais, au début, mais les mois passant ont ébranlé mes certitudes. J'ai l'impression d'être un nain qui a commis un vague pastiche d'oeuvre littéraire et qui avance des prétentions inconcevables : être publié, être reconnu, etc.

Le problème n'est pas tant celui d'être validé ou non par un éditeur, car même si j'étais accepté par je ne sais quelle grande maison, je me sentirais toujours comme un amateur qui n'a pas vraiment sa place dans le métier.

Pourquoi ? Et vous, vous sentez-vous légitime ? Si oui, comment ?

Et puis d'abord, est-on jamais vraiment légitime en littérature ?

Bisous.
 
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Lolo  /  Gloire de son pair


C'est pas encore un bestseller Wink

Tu te poseras cette question à ce moment-là !
 
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Plume d'elle  /  Guère épais


Je crois qu'on passe tous par cette phrase !
Pour tenter de répondre à cette question : il faudrait se demander qui donne la légitimité à l'auteur. Une ME, les lecteurs, soi-même ? Je n'ai pas la réponse à cette question et je doute qu'il en existe une. Tout est aussi affaire de goût. On peut adorer un livre non publié (par exemple en le suivant sur JE) et détester un bouquin publié dont on trouve la qualité littéraire plus que moyenne.
Qu'est-ce qu'un bon auteur ? Celui qui vend ses livres ? Celui qui manie bien la langue ? Celui qui invente une histoire vraiment originale ? Celui qui nous plonge au milieu de ses personnages ?
Par ailleurs, tous les écrivains reconnus ont été des inconnus au début.

Pour conclure, la légitimité n'est-elle pas que confiance en soi ? Alors, sors de cette phrase ! Si tes bêta-lecteurs t'ont renvoyé des commentaires positifs, allez vas-y, lance-toi !
 
   
    
                         
Invité  /  Invité


C'est vraiment une question que je ne me pose pas et dont je me "fiche" personnellement.

Tu aimes /as besoin/ envie d'écrire, t'as en plus un projet abouti dans les mains (bravo !) et t'as envie de le partager si on résume ça pragmatiquement, et donc que vient faire la légitimité là-dedans ?

Mais t'es pas le seul, visiblement, aux topics du genre qui fleurissent et qui tiennent à mon sens  plus de la projection de ce que l'on peut être derrière l'écrit, que l'écrit lui même, et parallèlement, peut-être à un regard fantasmé de ce que peut être un auteur. Et je trouve que ce genre de post, sans te viser, alimente un peu le délire général d'un égotique qui je suis qu'est-ce que je vaux, c'est vraiment des trucs que j'ai du mal à comprendre, toutes ces questions qui tiennent pour beaucoup, c'est mon ressenti, d'une projection fantasmée où l'on retrouve souvent un parfum/ besoin de reconnaissance, de je ne sais quoi qui m'échappe.

edit, c'est à dire que je comprendrais que tu doutes de l'écrit, parce que tu es dans la période de recul d'après le moment créatif, que tu te remettes en question pose des questions sur ce que tu as fait, de la façon dont tu as écrit, tout ça, mais ce n'est pas ce que tu exprimes ici.
 
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Ahava-brumes  /  Guère épais


Si tu es publié par une grosse ME, si tu ponds un best-seller, là tu pourras te poser la question si tu es légitime ou non.
Enfin, cette question est nulle de toute façon. Qui est légitime ? Qui ne l'est pas ? Qui c'est qui décide d'ailleurs ?
Détends-toi, occupe-toi de ton manuscrit, envoie-le à des ME.
Tu verras ensuite.

Mets-toi dans la tête que tu envois un manuscrit, un manuscrit parmi des milliers d'autres, des dizaines de milliers d'autres. C'est un travail, une proposition, tu ne joues pas ta vie.
 
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Trench  /  Le bruit et la pudeur


Ouais tu te torture le coquillard pour rien là
 
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Pangolin  /  Très premier degré


La seule légitimité qui vaille, c'est celle qui point dans les yeux de la femme à qui tu fais l'amour, bro.
(*referme L'amour pour les Nuls*)
 
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Raven  /  ☠ Corps ☠ Beau ☠ Blond ☠


[Edit. Ça m'agace qu'on prétende que cette question est inutile, voire « nulle ». C'est quand on temporise ce genre de questions qu'on se retrouve pris dans le système de l'édition alors que ce n'était peut-être pas ce qu'on voulait, par exemple. Et non, c'est pas quand on a écrit un best-seller qu'on se demande si on est légitime, parce que le fait même d'être un best-seller est un critère légitimant qui vient vous carresser l'égo dans le sens du poil.]

[Edit². Et qu'on vienne pas culpabiliser Fisch Ton Kan ou quiconque vient poser des questions affectives comme ça — qui sont toujours pertinentes et valables — sur JE ! Il me semblait qu'on était un site d'entraide et pas un site de distribution de reproches « tu penses trop fort » ou « freine coco, tu mets l'égo avant la publication ! » !
Contrairement à certains, Fisch Ton Kan me paraît bien moins égotiste que les auteurs (ceux qui veulent ou envisagent d'être publiés) qui ne se posent pas cette question, qu'ils soient déjà des best-sellers ou qu'ils soient encore des amateurs sur JE. Bref.]

À partir de cette réflexion, on pourrait comprendre pourquoi la majorité des auteurs est dite égotiste : cela immuniserait les « grands » auteurs à ce genre de doutes et d'inquiétudes. Peut-être aussi parce que ces auteurs sont au clair avec l'instance légitimatrice de la littérature : le grand public (ou les ventes (ou la couverture médiatique (entre autres))).
Et puis d'abord, est-on jamais vraiment légitime en littérature ?
Puisque la légitimité se construit, oui, on finit par être légitime en littérature : aujourd'hui, ce serait suspect de dire que Shakespeare, Goethe, Cervantès ou Hugo sont illégitimes.
Pour tenter de répondre à cette question : il faudrait se demander qui donne la légitimité à l'auteur. Une ME, les lecteurs, soi-même ?
À mon avis, Plume d'elle pointe la bonne question, la seule pertinente. Il s'agit de savoir comment toi, tu perçois la légitimité : qui te la donne ? Est-ce que c'est une MÉ, ou toi-même, ou les lecteurs ? Sachant que les lecteurs, ça recoupe plein de compréhensions différentes : est-ce que tu veux autant de lecteurs que possible ? ou ton petit groupe de lecteurs fidèles ? juste des lecteurs amateurs, sur JE ? etc.
Tu aimes /as besoin/ envie d'écrire, t'as en plus un projet abouti dans les mains (bravo !) et t'as envie de le partager si on résume ça pragmatiquement, et donc que vient faire la légitimité là-dedans ?
Parce qu'éditer quelque chose, ça n'est pas juste aimer, avoir envie ou avoir besoin d'écrire : éditer, ça représente un acte esthétique, artistique, social, éventuellement intellectuel et éventuellement politique. Si Fisch Ton Kan est incapable d'accorder à quiconque la capacité de le rendre légitime — si par modestie il ne peut pas le faire lui-même, ce qui est sans doute préférable à mes yeux —​, alors il se trouvera toujours mal à l'aise avec la diffusion de ses œuvres et finira avec un syndrome de l'imposteur gros comme ça. Que vient faire la légétimité ici ? Hé bien elle vient lui offrir la sérénité de l'esprit, ce qui n'est pas rien. Est-ce que rejeter en bloc la question de la légitimité est pertinent ? Pour ceux qui a priori n'en souffrent pas, bien sûr, on peut la rejeter. Mais dès lors qu'on éprouve ce problème, alors il faut lui trouver une solution et pas le rejeter comme s'il n'existait pas…

Bref, la nature collective de l'acte de publication fait qu'on a de bonnes raisons de se demander si on a le droit, si on est légitime à parler de ce dont on parle — qu'est-ce qu'on vaut, pas comme individu, mais comme partie de l'organe littéraire ? Après, il s'agit aussi de savoir si c'est une bonen idée de céder notre salut littéraire, notre persona d'auteur aux MÉ dont l'action légitimante (bien plus que la pub et la distribution inévitablement très inégales) est peut-être le fond de commerce…


Avatar : The White Dress: A Portrait of Joan Clarkson (détail), Philip Alexius de László.
 
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Fisch Ton Kan  /  Autostoppeur galactique


Merci à Raven qui m'a devancé dans la réponse que j'allais faire à tous vos précédents messages.

Qu'on me comprenne bien : ce n'est pas une question d'égo contrarié. C'est une question d'égo trop timide, ou d'absence d'égo. Je trouve qu'il faut une assurance incroyable pour prétendre que ce qu'on a écrit mérite d'être lu, écrasé sous le poids de cinq mille ans de littérature et de chefs-d'oeuvres en tout genre.

Je n'ai pas cette assurance et je me demande si vous l'avez – et si oui, comment.

Voilà tout.

Mais visiblement, la question ne se pose pas pour certains d'entre vous. C'est un point de vue qui en vaut un autre.

Quant au besoin de reconnaissance, oui, évidemment. Du haut de mes vingt piges, je ne me sens pas assez philosophe pour prétendre que ça ne me concerne pas.
 
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Lolo  /  Gloire de son pair


Quand on se regarde, on se désole ; quand on se compare, on se console... ou on doute et on développe un complexe.

Dire qu'il n'est pas egotiste (c'est le mot, je crois), de se situer en regard de cinq mille ans de littérature (seulement publiée, qui a survécu, qui nécéssairement a été diffusée, etc... cela va de soi), c'est déjà se comparer, et pas qu'au voisin. C'est plutôt contradictoire. D'où mon (apparemment inutile) intervention un peu plus haut : quand ce sera un succès, qu'il sera diffusé, distribué, pose-toi de nouveau la question et compare-toi à ce moment-là.

Si la question existe toujours en ton sein, alors il y a matière à réfléchir effectivement. Sinon, tu as ta réponse.

La légitimité est extérieure à soi-même, c'est une forme de reconnaissance d'autrui. Si c'est personnel, c'est autre chose, j'ai nommé ça le complexe tantôt.

Raven a écrit:
syndrome de l'imposteur

Tant pis pour le discours nuancé, hein ! Je ne suis pas très politicien Laughing
 
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Fisch Ton Kan  /  Autostoppeur galactique


De là à dire que l'égotisme est le caractère obligé de l'humilité, puisque l'humble se regarde lui-même pour pouvoir dire qu'il est humble, il n'y a plus qu'un pas, lol.
 
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Lolo  /  Gloire de son pair


La ligne est mince, plus qu'on croit, lol Wink

Contrairement à ce que tu avances, tu es plutôt philosophe.
 
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Ahava-brumes  /  Guère épais


Moi je maintiens que la question de la légitimité est "nulle", non pas que celui qui la pose est un gros loser. Je trouve juste que c'est une question paralysante, non-productive, symptôme d'un réel malaise dont il serait salutaire de se passer.
Il faut savoir se distancier de ce que l'on écrit, souffler un peu. J'ai remarqué que pas mal de JE rechignaient à dire à leur entourage qu'ils écrivaient. On dirait qu'il y a un tabou.
C'est bon quoi, il y a des gens qui font du judo, d'autres qui écrivent, y'en a qui font même les deux. Pourquoi dit-on "ouais j'écris" au lieu de "je suis écrivain, je suis auteur" ? On dirait que c'est la honte. Que se prétendre "écrivain" c'est faire preuve de narcissisme, de mégalomanie. Comme dirait Cyprien : POURQUOI ?


Ça me rappelle le roman de Laclavetine,Première ligne, où écrire était assimilé à une maladie. Certes c'était drôle, beaucoup d'humour et de détails croustillants sur l'univers de l'édition, mais enfin quand je relis le livre maintenant je me dis que c'est un peu puant ce type de raisonnement.

Il faut vraiment se décomplexer. Je m'y attelle moi-même en mentionnant de plus en plus régulièrement que j'écris de la fiction et que c'est un loisir comme un autre (après tu te tapes les réactions du type "ah, j'espère que t'écris pas sur moi hein!" *rires gras* Mais on va dire que c'est mignon).
C'est en venant sur ce forum que j'ai appris à prendre du recul, à relativiser et à reléguer la question de la légitimité au placard.
Encore une fois je ne sais pas ce que "légitimité" veut dire. Je pense sérieusement qu'il faut en faire le deuil.
Tu écris, sois fier, prends ton pied, ce n'est pas une tare, flûte ! Very Happy

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Mikaroman  /  Jeune et fringant retraité


Ce sentiment de ne pas être légitime participe sans doute à ce qui nous pousse à écrire encore, pour le devenir. L'impression qu'on peut écrire quelque chose de mieux.

Un peu comme si on écrivait pour se racheter, pour se prouver quelque chose à soi même.

Et c'est sans doute pour ça que les auteurs qui pondent sans arrêt la même chose nous agacent : cette complaisance dans une zone de confort ne pousse pas à innover, à améliorer, à produire mais à reproduire.

Au contraire de ton sentiment d'illégitimité, cette sensation de se sentir suffisamment bon au point de se plagier soi-même me semble beaucoup plus délétère pour la vision que j'ai d'un auteur.

Sans aller jusqu'à se torturer, il me semble sain de maintenir un certain degré d’inconfort et de critique sur notre propre production.


Dernière édition par Mikaroman le Mer 20 Avr 2016 - 23:05, édité 1 fois
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second degré  /  Hé ! Makarénine


définition Wikipedia

Citation :
La légitimité est la qualité de ce qui est fondé en droit, en justice, ou en équité (définition du Petit Larousse).

La légitimité repose sur une autorité qui est fondée sur des bases juridiques ou sur des bases éthiques ou morales, et permet de recevoir le consentement des membres d'un groupe.

Au sens sociologique, la légitimité est un accord tacite subjectif et consensuel axé selon des critères éthiques et de mérite quant au bien-fondé existentiel d'une action humaine.

ton œuvre est elle illégale ?

est elle injuste ?

est elle inéquitable ?

si tu as répondu Non aux 3 questions, tu as déjà fait un pas vers la légitimité

a t elle des lecteurs ? et si oui approuvent ils ou désapprouvent ils ton œuvre ?

as tu gâché de l'encre et du papier *

(comme au cinéma on peut gâcher de la pellicule **)

au cinéma les avis sont plus tranchés, on n'hésite pas à parler de chef d’œuvre ou de film nul

* sauf si tu n'a utilisé qu'un traitement de texte

** sauf si tu as utilisé une caméra numérique
 

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