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 Édition par un tiers vs autoédition, ou l'autoédité vu comme une startup

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fabiend  /  Autostoppeur galactique


Bonjour,

je réfléchissais à ces débats récurrents sur le thème "si un manuscrit est refusé par plein de maisons d'édition, c'est qu'il est mauvais, donc ceux qui autopublient ces manuscrits publient de mauvais textes". Ce raisonnement me semblait en partie fautif, mais je n'arrivais pas vraiment à trouver pourquoi. Je crois que j'ai enfin réussi.

Désolé, mais ici on ne va pas parler art, on va parler business Wink

Selon moi, en fonction de leur taille, les maisons d'édition ont des objectifs et des stratégies différentes, comme n'importe quelle autre entreprise :


  • La grosse maison, en tant que multinationale, n'a pas besoin de prendre de risques. Elle publie ce qui fait du chiffre, prend quelques risques de temps en temps histoire de ne pas être dépassée par rapport à la concurrence, mais pas plus qu'il ne faut. Lignes éditoriales classiques, genres classiques, pas trop d'ovnis littéraires. Leur business model : vendre ce qui marche, sortir des nouveautés fortement pressenties pour "marcher", viser le public de masse. Sortir un best-seller de ci de là, et avoir un fond de catalogue qui se vend bien.

  • La moyenne et la petite maison sont des PME. Elles visent des marchés plus restreints, se spécialisent dans un ou quelques genres très ciblés, peuvent se permettre de prendre quelques risques, histoire d'investir des marchés qui n'intéressent pas les poids lourds, mais doivent maintenir une cohérence à leur catalogue. Business model : investir fortement, voire se spécialiser dans quelques niches (littérature régionale, littérature de genre, etc.) délaissées par les plus gros.

  • L'auteur indépendant est une startup. Il ne peut pas (sauf coup de bol) vendre dans les mêmes volumes que les éditeurs plus gros, il doit donc devenir hyperspécialisé, viser des marchés très précis, très limités et pour lesquels l'offre est très limitée : littérature surréaliste, uchronies post-apocalyptiques humoristiques, fantasy épique en vers, etc. Les lecteurs sont peu nombreux mais, parfois, voraces, et ne trouvent pas toujours leur bonheur parmi l'offre des autres maisons d'édition (qui ne s'intéressent pas à des marchés aussi restreints). L'auteur indépendant, au plus près de ses lecteurs, peut tenter des expériences, prendre des risques, s'hyperspécialiser et/ou devenir très productif pour satisfaire et fidéliser des lecteurs voraces mais peu nombreux. Il peut facilement investir de nouveaux marchés (livres audio, microfiction, abonnements, séries, etc.) et s'en retirer rapidement si ça ne marche pas. Il peut être au plus près de l'actualité, là où un paquebot mettrait plusieurs années à mettre en vente un manuscrit envoyé par un auteur. Il peut échouer mais rebondir facilement.


Il peut donc y avoir de très bons textes (c'est-à-dire des textes pour lesquels il y a un lectorat) qui ne trouveront malgré tout jamais d'éditeur. Il peut aussi y en avoir de très mauvais, malheureusement.

Corollaire : pour un auteur indépendant, il peut être intéressant, stratégiquement parlant, de s'adresser à un public très spécifique qui ne trouve pas son bonheur ailleurs, pour éviter par exemple de se retrouver en concurrence frontale avec Gallimard. Plutôt que de se dire "j'écrirais bien tel bouquin, mais jamais aucun éditeur ne l'acceptera, il n'y a pas de marché pour ça, je laisse tomber", en faire un atout et se dire que c'est une bonne opportunité pour se démarquer.

Vous en pensez quoi ?
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Julie  /  Petit chose


Moi je pense qu'avec ces préjugés du type "parce que les personnes se sont fait refusé, leur manuscrit est mauvais, donc elles s'auto-publie", beaucoup de gens n'osent pas se lancer, pensant qu'ils vont juste se tirer une balle dans le pied et je trouve ça dommage.
Personnellement si j'avais les moyens je préfèrerai 1000 fois mieux m'auto-éditer. Au moins je gère comme je veux et tout ça quoi mais le problème c'est qu'entre le prix d'un correcteur (parce que bon, on espère ne pas vendre un bouquin bourré de fautes), le prix d'un illustrateur (c'est quand même mieux une jolie couverture non ?) et le prix des bouquins si on veux les acheter en lots pour que ça nous revienne moins cher (et peut etre en proposer plus souvent pour espérer être lu ?), je ne vois pas comment je pourrai me lancer...
En fait je trouve ça juste dommage que des perles ne soient pas publiés juste parce qu'ils ne sont pas jugés suffisamment vendeur.
Et pour être honnête : je ne crois pas au fait que parce qu'un livre est refusé c'est parce qu'il est mauvais. Certains le sont certainement mais je trouve ça parfois trop facile de dire à quelqu'un "faut peut etre se remettre en cause, si ton roman est refusé c'est parce qu'il est nulle". Oui il faut se remettre en cause mais pas tout le temps.
Bref...

Mais je comprend le point de vue des grosses maisons d'édition aussi. Il faut bien qu'ils fassent leur beurre s'ils veulent pouvoir vendre d'autres livres.
 
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DC  /  Gueule d'ange et diable au corps


Encore ce vieux débat

Citation :
Et pour être honnête : je ne crois pas au fait que parce qu'un livre est refusé c'est parce qu'il est mauvais. Certains le sont certainement mais je trouve ça parfois trop facile de dire à quelqu'un "faut peut etre se remettre en cause, si ton roman est refusé c'est parce qu'il est nulle". Oui il faut se remettre en cause mais pas tout le temps.

La question c'est refusé quand et par qui.

Si au bout de 50 envois dans toutes les maisons d'édition possibles, il y a toujours un refus, on peut s'interroger sur la qualité générale de l'ouvrage.

Enfin bon, j'ai déjà dû l'écrire un milliard de fois... Quand malgré la diversité des maisons, un ouvrage n'est pas publié, c'est qu'il n'est pas (encore ?) publiable.
 
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fabiend  /  Autostoppeur galactique


DC a écrit:
Enfin bon, j'ai déjà dû l'écrire un milliard de fois... Quand malgré la diversité des maisons, un ouvrage n'est pas publié, c'est qu'il n'est pas (encore ?) publiable.
Connais-tu une maison d'édition qui accepterait de publier une nouvelle isolée de 20 000 mots du genre romance érotique dans un univers steampunk ? Écrite par un auteur inconnu, tant qu'à faire. Ou une thèse de doctorat sur les similitudes linguistiques entre les différents dialectes régionaux des Ouïghours de l'Est ? Et pourtant, dans chaque cas, il y aurait quelques lecteurs qui seraient ravis de mettre la main dessus.

Les éditeurs ne sont pas des mécènes. Un texte de qualité mais qui serait un gouffre financier ne sera pas publié.
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Tes exemples sont un peu gros Fabien.

Je suis partisan de la remise en question. Attendre que quelqu'un voit le génie en vous est certes plus facile que faire un travail sur soi-même (humilité, désillusion, déception) et sur son œuvre (qualité.)

Il y a probablement des romans très bons mais non publiables, mais je pars du principe qu'il faut rester humble même dans ce cas là. Ne pas s'ériger en artiste martyr de la société mercantile.

Smile

Te décourage pas !


Dernière édition par Maspalio le Mar 26 Jan 2016 - 19:10, édité 1 fois
 
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fabiend a écrit:
DC a écrit:
Enfin bon, j'ai déjà dû l'écrire un milliard de fois... Quand malgré la diversité des maisons, un ouvrage n'est pas publié, c'est qu'il n'est pas (encore ?) publiable.
Connais-tu une maison d'édition qui accepterait de publier une nouvelle isolée de 20 000 mots du genre romance érotique dans un univers steampunk ? Écrite par un auteur inconnu, tant qu'à faire. Ou une thèse de doctorat sur les similitudes linguistiques entre les différents dialectes régionaux des Ouïghours de l'Est ? Et pourtant, dans chaque cas, il y aurait quelques lecteurs qui seraient ravis de mettre la main dessus.

Les éditeurs ne sont pas des mécènes. Un texte de qualité mais qui serait un gouffre financier ne sera pas publié.

Sauf que le steampunk est à la mode, Fabiend, et que la romance est un genre qui revient en force.
Du coup : pourquoi serait-ce un gouffre financier ?

Un ouvrage sur la psychologie collective des martiens dans l'oeuvre de F.Brown, ça oui, ce serait un gouffre
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fabiend a écrit:
Les éditeurs ne sont pas des mécènes. Un texte de qualité mais qui serait un gouffre financier ne sera pas publié.

Exactement. Beaucoup de gens prennent hélas le raccourci de dire "si vous ne recevez que des lettres de refus, c'est que votre manuscrit n'est pas bon". Ce n'est pas vrai. Un manuscrit très bon, s'il est trop intellectuel ou décalé pour plaire à un nombre important de lecteurs, ne sera pas publié. Parce que l'éditeur sait très bien qu'il y serait perdant financièrement.
C'est aussi vrai dans l'autre sens. Un roman totalement mauvais peut être très vendeur. Beaucoup d'éditeurs ne se gênent pas pour en publier.
Il ne faut pas confondre un "bon" manuscrit avec un manuscrit "vendable".
 
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Citation :
Connais-tu une maison d'édition qui accepterait de publier une nouvelle isolée de 20 000 mots du genre romance érotique dans un univers steampunk ? Écrite par un auteur inconnu, tant qu'à faire.
Il y a de plus en plus d'éditeurs de romance numérique. Le numérique fait que la taille n'est plus vraiment un problème. Un éditeur comme l'Ivre-Book par exemple, pourrait être intéressé. Et beaucoup d'éditeurs publient d'illustres inconnus.

Citation :
Ou une thèse de doctorat sur les similitudes linguistiques entre les différents dialectes régionaux des Ouïghours de l'Est ? Et pourtant, dans chaque cas, il y aurait quelques lecteurs qui seraient ravis de mettre la main dessus.
L'Harmattan est assez spécialisée dans les thèses de doctorat. Les droits ne sont versés qu'à partir du 501 ouvrages parus ce qui est limite dans la plupart des cas. Mais généralement, on publie une thèse de doctorat pour avoir une ligne sur son CV et pas vraiment pour s'enrichir.

Sinon, je rejoins DC et Maspalio. Ne fantasmez pas trop sur les chefs d'oeuvres qui dorment dans les tiroirs. Un livre refusé des dizaines de fois a 99,9 % de chances d'être faible et non un OVNI génial et incompris. Surtout, si c'est un OVNI génial mais compliqué à vendre, croyez bien que les éditeurs se fendront de lettres personnalisées. Des dizaines de refus-types, ce n'est pas vraiment bon signe.

Dans tous les cas se pose la question de la diffusion. Comment un auteur inconnu publiant dans son coin sans distributeur pourra-t-il se faire connaître suffisamment auprès de ses rares lecteurs ? En quoi l'autopublication sera là un gage de qualité suffisant pour des lecteurs a priori assez pointus et spécialisés ?



 
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Maspalio a écrit:
Il y a probablement des romans très bons mais non publiables, mais je pars du principe qu'il faut rester humble même dans ce cas là. Ne pas s'ériger en artiste martyr de la société mercantile.

Smile

Te décourage pas !

Ah il y a erreur Wink
Je ne me décourage pas, je n'ai encore jamais rien soumis à un éditeur (et je n'envisage pas pour le moment de le faire, sauf concours de nouvelles et autres appels à texte).

Et pour ce qui est de s'ériger en victime de la société mercantile : c'est tout le contraire que j'exposais dans mon premier message. Je me demandais justement comment m'intégrer au mieux dans la société mercantile, en dehors de toute considération artistique Smile

Coline a écrit:

L'Harmattan est assez spécialisée dans les thèses de doctorat. Les droits ne sont versés qu'à partir du 501 ouvrages parus ce qui est limite dans la plupart des cas. Mais généralement, on publie une thèse de doctorat pour avoir une ligne sur son CV et pas vraiment pour s'enrichir.
L'Harmattan, ce n'est pas vraiment de l'édition à compte d'éditeur. En général, c'est l'auteur qui paye l'éditeur (il faut acheter ses propres livres) et non le contraire (à cause des 500 premières ventes à perte), et ça, c'est le propre de l'édition à compte d'auteur.

Citation :
Surtout, si c'est un OVNI génial mais compliqué à vendre, croyez bien que les éditeurs se fendront de lettres personnalisées. Des dizaines de refus-types, ce n'est pas vraiment bon signe.
Ça, je suis d'accord. Mais l'auteur qui reçoit des lettres de refus personnalisées n'est pas plus avancé.

Citation :
Dans tous les cas se pose la question de la diffusion. Comment un auteur inconnu publiant dans son coin sans distributeur pourra-t-il se faire connaître suffisamment auprès de ses rares lecteurs ? En quoi l'autopublication sera là un gage de qualité suffisant pour des lecteurs a priori assez pointus et spécialisés ?
L'auteur spécialisé a souvent un réseau que l'éditeur lambda n'a pas. Notre docteur en linguistique ouïghoure participe à des conférences, notre auteur de romance érotique steampunk a un blog réputé et très fréquenté, un metteur en scène qui écrit et met en scène ses propres pièces de théâtre peut en vendre le texte à l'issue de la représentation, etc. Certains livres se vendent mieux dans leur "milieu naturel" que sur l'étal d'une librairie.
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Pour l'Harmattan, je suis d'accord et je ne la conseillerai pas pour un roman. Mais pour une thèse, la publication en elle-même est plus recherchée que le lectorat. Enfin, si tu passes 8 ou 10 ans juste pour gagner ta vie sur la publication de ta thèse, c'est un peu dommage. Et si la personne est vraiment calée dans son domaine, elle gagnera plus en crédibilité en utilisant des filières universitaires.

Citation :
notre auteur de romance érotique steampunk a un blog réputé et très fréquenté, un metteur en scène qui écrit et met en scène ses propres pièces de théâtre peut en vendre le texte à l'issue de la représentation, etc. Certains livres se vendent mieux dans leur "milieu naturel" que sur l'étal d'une librairie.
Certains livres, oui, si tu veux des exceptions, tu en trouveras toujours. Tu peux faire un business en pariant sur l'exception, pourquoi pas. Cela suppose un énorme travail de diffusion et publicité, et nécessite une légère tendance à harceler le lecteur (comme l'a fait Agnès Martin-Lugand, certes avec succès, et d'autres auteurs que j'ai connus publiés chez de petits éditeurs). Je suis le genre d'auteure qui préfère passer son temps libre à écrire et non à se vendre. Mais j'ai bien compris que tu parlais business ici.



 
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Et pour les thèses, il y a toutes les presses universitaires...

Sinon rien a ajouter à Coline et Maspalio...
 
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P.M. Lorenz  /  Tapage au bout de la nuit


Alors, j'apporte ma petite pierre à l'édifice parce que je viens tout juste de m'auto-éditer.

http://www.amazon.fr/Eruptions-Vous-nen-sortirez-indemne-ebook/dp/B01B00Y3ZG (et hop, un peu de pub).

Et là je ne suis pas forcément d'accord avec fabiend, c'est que je n'ai envoyé mon manuscrit qu'à une poignée d'éditeur et que je n'ai aucun refus pour l'instant (après 7 mois) et que je sais que mon roman est passé dans deux comités de lecture...

L'auto-édition pour ce roman, ce n'est pas un choix par défaut, mais bien une aventure voulue et c'est justement que j'estime que mon texte est bien que je tente l'auto-édition.
 
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Nagio  /  Pippin le Bref


Fabien a raison sur un point, à mon humble avis: la qualité d'un roman n'est pas la seule chose qui va faire qu'il est publiable, il faut encore qu'il soit susceptible de toucher un public suffisamment large pour être édité.

Donc, si vous avez écrit dans un genre qui se vend (thriller, policier, érotique...) sans avoir touché de tabou particulier et que c'est refusé partout, là, il y a des questions à se poser.

Si en revanche votre roman est du genre "inclassable", "ne rentre pas dans les cases des maisons d'édition", "littérature de niche" ça peut tout à fait valoir le coup, à condition de ne pas s'attendre à des ventes faramineuses.

Malheureusement, un certain nombre d'auto-édités ne semblent pas penser qu'investir dans un correcteur soit indispensable, si j'en juge par le nombre de quatrième de couverture avec une orthographe fantaisiste...
 
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Noctis a écrit:
Un manuscrit très bon, s'il est trop intellectuel ou décalé pour plaire à un nombre important de lecteurs, ne sera pas publié. Parce que l'éditeur sait très bien qu'il y serait perdant financièrement.

Cela dépend des éditeurs. Je n'ai pas d'exemple précis mais un éditeur peut éventuellement parié justement sur ce type de manuscrit. Avec un bon coup de pub, de marketing j'en passe et des meilleurs, ce manuscrit très bon peu vite devenir un best seller.

Noctis a écrit:
C'est aussi vrai dans l'autre sens. Un roman totalement mauvais peut être très vendeur. Beaucoup d'éditeurs ne se gênent pas pour en publier.

Je ne sais pas pourquoi, le livre de Valerie Trieweller m'est venu en tête... :mrgreen: Après je n'ai pas lu son bouquin mais je ne vois pas l’intérêt de laver son linge sale en public...

Noctis a écrit:
Il ne faut pas confondre un "bon" manuscrit avec un manuscrit "vendable".

Un manuscrit peu être bon et vendable très cher ami :write: What a Face

De mon point de vue, il y a deux cas d'écrivain :

===> Celui qui a écrit une petite histoire et qui souhaite uniquement la partager avec sa famille et compagnie.
===> Celui qui écrit par passion et qui souhaite en vivre (mais on peut aimer écrire et ne pas vouloir publier cela existe aussi même si c'est plus rare).

Après ce n'est pas parce qu'une maison refuse que le manuscrit est mauvais ! Après comme disais, je ne sais plus qui (Gomenasaï :mrgreen: ), si une cinquantaine de maison le refusent, il faut effectivement se poser des questions.

En ce qui concerne l'auto publication : ce n'est pas parce que quelqu'un le flanque en auto édition après plusieurs refus que le manuscrit est mauvais ! Et j'ai un très bon exemple la dessus. Maintenant, il y a aussi des "Kevin" de la littérature, qui estime que leur projet "est trop de la balle que tu vas surkiffer !" alors que leur histoire est médiocre et bourré de fote d'ortograf.

Bon, c'est un peu mis en vrac comme ça mais j'ai écrit en fonction des idées qui venaient Razz
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Nagio a écrit:
Si en revanche votre roman est du genre "inclassable", "ne rentre pas dans les cases des maisons d'édition", "littérature de niche" ça peut tout à fait valoir le coup, à condition de ne pas s'attendre à des ventes faramineuses.
Et c'est là que le fait d'être seul à partager le gateau, ou au pire, de partager uniquement avec l'imprimeur et/ou le vendeur, fait la différence. Quand on n'a pas l'espoir de vendre plus d'une centaine d'exemplaires de son oeuvre, toucher 50% ou plus du prix de vente plutôt que 8 à 10% fait toute la différence.

Citation :
Malheureusement, un certain nombre d'auto-édités ne semblent pas penser qu'investir dans un correcteur soit indispensable, si j'en juge par le nombre de quatrième de couverture avec une orthographe fantaisiste...
Oui, je pense que le recours, au minimum, à un "proofreader" pro (je ne connais pas la traduction exacte en Français, mais je veux parler d'un relecteur qui se focalise uniquement sur la forme, pas sur le fond) s'impose avant de publier quelque chose.
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