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 Ecrire est-ce souffrir ? Ceci est un témoignage et une demande de conseils.

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    Féminin
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anny-passion-ecriture  /  Clochard céleste


Bonsoir tout le monde !
Alors voilà, depuis une semaine je m'interroge sur une des passions qui m'a tenue à coeur depuis maintenant quatre ans : l'écriture.
Comme je n'ai personne autour de moi qui pourrait comprendre ce que je ressens chaque fois que je me plonge dans le monde de la littérature, je me tourne vers vous, et aimerais avoir vos opinions, mais aussi savoir si vous vous êtes déjà posé cette question.

Est-ce que l'écriture est le reflet d'une souffrance intérieure ?

Aujourd'hui j'ai fait le bilan de tout ce que j'ai pu écrire en 4 ans. Il y a de nombreuses histoires, mais je me suis aperçue que les 5/6 étaient amères et tristes. En ouvrant mon fichier Word ce matin, j'ai redécouvert celle sur la Seconde Guerre mondiale et, outre le fait que ce n'est pas une période facile, j'ai lu des passages remplis de colère et de frustration ! J'ai été choquée. Je ne me suis même pas aperçue en écrivant ces mots (qui viennent pourtant de moi !) que l'atmosphère créée était insupportable. Pareil pour les autres histoires. Il y a des passages où je n'arrive pas à croire que c'est moi qui ai écrit ça tant c'est sombre et torturé.

Il y a une semaine, j'ai eu de bonnes nouvelles dans ma vie et je me suis tout à coup sentie très heureuse. Deux jours plus tard, mon envie d'écrire s'est pratiquement envolée. Comme ça, du jour au lendemain.
J'ai alors commencé une introspection de mes années antérieures, et je me suis rendue compte que mon envie d'écrire était liée aux moments où je me suis sentie extrêmement seule et incomprise par les autres. Autrement dit, à des moments où je souffrais, et parfois même s'en m'en rendre compte !

Depuis hier soir, j'écris sur le mode de l'écriture automatique pour me vider de toutes ces pensées négatives qui me poursuivaient depuis si longtemps et comprendre ce qui m'est arrivé. En l'espace d'une semaine, j'ai l'impression que mon rapport au monde a changé et que je vois enfin le monde ! Bref, je me suis pris la plus grosse claque de ma vie.

A présent, je me retrouve avec à peu près 7 ou 8 grosses histoires, bien entamées, qui faisaient partie intégrante de ma vie et de mes loisirs, et je n'ai plus le courage de les lire, ni même l'envie de les poursuivre. Sur les 8, il n'y en a qu'une qui me fait du bien, parce qu'elle exprime des sentiments agréables. De ce fait, j'ignore quoi faire de celles qui restent. J'ai envie de les mettre à la poubelle, mais j'hésite. C'est là que je vous demande conseil Smile

En espérant avoir été claire,

P.S : attention, je n'ai jamais dit que toute la littérature était torturée (vive les histoires d'amour et d'amitié <3)
 
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Laurd  /  Gloire de son pair


Ecrire, ce n'est pas souffrir, c'est d'une manière ou d'une autre parler de la souffrance.
Je ne vais pas citer Schopenhauer mais le malheur est l'état naturel de l'Homme. Ecrire selon moi c'est exprimer ce malheur, que ce soit par la tristesse pure, le cynisme, le sarcasme, le grotesque, l'humour même...
Le but étant toujours in fine de créer une catharsis, dont la fonction est précisément de se libérer de la souffrance.

My 2 cents.
 
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Le poète mercurien  /  Autostoppeur galactique


Alors à mon avis lorsque l'auteur écrit, il écrit forcement un peu sur lui.

Dans l'écriture l'auteur se dénude, mais il ne dénude pas son corps mais son âme. Il est donc logique qu'il parle de ses drames. Pour faire simple, lorsque l'on use de mots, c'est souvent pour parler de nos maux ou de ceux des autres. ( après tout je ne connais aucune histoire qui ne contient aucune souffrance que ce soit pour le héros, le méchant ou les personnages secondaires )

Après cela n’empêche pas un auteur d'écrire des écrits joyeux et peu centré sur ses malheurs, ou bien d'autres écrits où il plongera en apnée dans ses dépressions. Cela dépend de ses envies et de ses besoins.

Donc si en ce moment tu ne veux plus lire ou écrire tes textes sombres ne le fait point, mais ne les jettes pas. Qui sais peut être que dans l'avenir, tu les continueras, ou bien tu useras de ces textes pour créer quelque chose d'encore mieux.
 
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Séléné.C  /  La femme qui tomba amoureuse de la lune


Hum...
Si tu as l'impression que certaines de tes histoires expriment trop de sentiment négatifs, c'est peut-être que tu as purgé de toi le mal-être qui as fait naître ces pages et que cela te donne un autre regard
Cela ne veut pas dire que tu dois jeter.
En laissant dormir encore un peu, tu auras peut-être des idées pour ajouter les éléments positifs qui semblent y manquer pour le moment.

Oui, la souffrance est un bon terreau pour écrire... Pas forcément des choses sombres et sans aucun sentiment positif. Elle s'accompagne très bien de choses comme Espoir,  Amitié etc.
Mais il ne faut pas non plus que te confronter à tes propres écrits deviennent un miroir douloureux (autre souffrance)
http://scriptorium2.canalblog.com
 
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Lysere  /  Barge de Radetzky


A mon sens, l'écriture n'est pas une souffrance, je suis assez d'accord avec ce que disent Laurd et Le poète mercurien sur la question.
Lorsque tu écris, tu couches sur le papier ou sur ton disque dur, une partie de ton âme, celle qui ressent le besoin de s'exprimer.
J'ai connu exactement la même chose avec la "Connexio Sybarite", mon premier texte que je considérais comme abouti. Il s'agissait d'un roman de science fiction dans un monde dur et complexe, avec des personnages qui ont du mal, qui ne savent pas où ils vont et qui se laissent porter par les évènements.
J'ai du reprendre et réécrire le premier tome une bonne dizaine de fois, mais à ce jour, mon état d'esprit est très différent de celui dans lequel j'étais initialement, le tome 2 qui est quasi fini n'a plus rien à voir dans l'esprit, l'écriture est très différente, le style, la manière de faire et même la psychologie des personnages change.
Alors, pour rester cohérent, j'ai laissé cette série là de côté, en attendant d'avoir suffisamment maturé le truc pour tout reprendre et garder une cohérence globale de style et d'ambiance.
Donc, en premier lieu, tes anciens textes, ne les jette pas, ne les supprime pas, tu as exprimé à un moment quelque chose, tu le dis toi-même, quelque chose de très fort, si intense que tu ne te reconnais pas toi-même dans tes propres mots. Mais, il est possible qu'un jour, à l'instar d'un trésor perdu, ou au cours d'une épiphanie, tu reprendras peut-être, et je dis bien peut-être, l'un ou l'autre de ces textes.
Il est également possible que ceux-ci te permettent de puiser de l'inspiration, pour une ambiance, ou pour revenir à un état d'esprit particulier.
Je sais que pour ma part, je ne supprime jamais un projet, je le garde au chaud dans un coin, certains sont heureux, d'autres très différents. Mais, écrire quelque chose, surtout un roman, c'est avant tout un état d'esprit. Ton état d'esprit va influencer ton écriture, ton style va se nourrir de ce que tu acceptes, consciemment ou non de lui donner.
Je ne sais pas si c'est très clair (moi ça me paraît évident, mais ce n'est pas certain).
En synthèse, ton texte se nourrit de TOI à un instant donné, ce qui lui donne sa forme. En résultat, tu peux également te nourrir de ton texte si tu veux rechercher justement ce petit quelque chose.
Bien sur ce n'est qu'un avis très personnel, d'autres personnes te dirons tout autre chose, je pense que tout est une question de ressenti. En revanche, la réponse à la question : écrire est-ce une souffrance ? La réponse est non, absolument pas. Après, certaines personnes te diront que si et qu'ils aiment ça hein, chacun ses trucs.
En espérant avoir pu t'aider.
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Aomphalos  /  Gloire de son pair


Je trouve très belle ta manière de décrire ta "claque" existentielle (puisqu'il semble s'agir de ça) par la phrase toute simple "je vois enfin le monde". Or justement, pour moi écrire c'est souffrir dans la mesure où j'ai toujours le sentiment d'écrire trop ou trop peu, ou d'écrire à côté, de faire du surplus de monde ou de n'être qu'à la surface des choses. De ce point de vue, je crois que la souffrance associée à l'écriture est fondamentalement liée à la souffrance associé à l'impossibilité d'écrire. Souvent je me retrouve avec des textes qui n'avaient du sens qu'au moment de l'écriture même et qui, une fois ce moment passé, sont surfaits au sens précis où ils en font trop.

Pour le coup, je ne vais pas comme les autres te conseiller de garder ces textes qui te paraissent curieux, étranges, déplacés. Fondamentalement, je ne crois pas avoir de conseil à donner, mais je comprends simplement ta tentation d'en finir avec eux et je ne pense pas qu'il faille à tout prix conserver l'écrit. Je ne sais pas bien d'où vient cette tendance à vouloir tout conserver et je sais que, pour ma part, écrire signifie souvent supprimer.

Pour revenir au sujet, je crois qu'il existe effectivement une liaison intime entre l'écriture et la souffrance. Souffrir au sens strict signifie "porter" et je pense qu'écrire c'est justement chercher à faire porter quelque chose aux mots. Par ailleurs, j'ai le sentiment qu'écrire c'est ressentir une double distance entre soi et le monde. D'abord c'est éprouver la distance qui existe entre ce que je ressens, ce que je pense et ce que je parviens à exprimer, à faire sortir. Ensuite c'est éprouver l’irréductible distance qui existe entre ce que je lis devant moi, ce que je viens d'écrire, et ce qui était mes intentions initiales, l'idée que je me faisais du monde au moment où j'écrivais. L'épreuve de cette distance est une souffrance qui peut être terrible, parfois physique.

Je trouve qu'écrire c'est se sentir toujours anachronique et qu'écrire c'est exister à rebours. Si exister veut bien dire "être hors de soi", c'est à dire se porter au devant du monde, je crois qu'écrire c'est opérer un retour sur soi, exister dans le dedans et c'est alors faire l'épreuve du sens que l'on peut se donner. Peu-être que si tes mots te paraissent si abscons aujourd'hui, c'est parce qu'ils n'ont précisément plus de sens au sens où ils ne disent plus rien pour toi, ils ne disent plus rien de toi, ils sont inactuels et donc insensés, absurdes. Peut-être qu'écrire c'est souffrir parce que c'est accepter de conserver dans sa mémoire des mythologies auquel on ne croit plus ? Les vrais écrivains doivent être ceux qui parviennent à dépasser cette souffrance en faisant de leur mythologie intime la mythologie des autres. Peut-être qu'écrire c'est souffrir de ne plus pouvoir se lire ?
https://aomphalos.wordpress.com/ En ligne
 
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anny-passion-ecriture  /  Clochard céleste


Merci à vous tous pour vos réponses. Je rejoins Aomphalos sur cette idée de distance par rapport au monde, et je vais suivre vos idées : à savoir garder ces histoires. Je crois que ce sera une manière de garder en mémoire ce que je ne veux pas être, car, pour ce qui est de mon expérience personnelle, j'ai vraiment l'impression de m'être identifiée à chacun de mes personnages (j'espère que c'est clair xD) et de souffrir avec eux par la même occasion, or je ne le veux plus Smile
N'hésitez pas à poster d'autres commentaires !
 
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    Féminin
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Maud  /  Autostoppeur galactique


Une question aux réponses modulaires !
Suivant les jours, suivant la vie les mots reflètent notre baromètre de l'humeur du jour !
Je ne peux que parler de ma propre expérience :
quand les vannes du pouvoir écrire se sont ouvertes, les premiers textes étaient noir d'encre, petit à petit ils se sont éclairés.
Je les relis aujourd'hui après les avoir "cachés" au fond d'un dossier.
Petit à petit, en les reprenant, ils vont, peut être, me permettre d'écrire mon histoire ..
Garde précieusement tes textes !
Nous les amoureux des mots avons cette chance extraordinaire de pouvoir panser nos blessures en les écrivant
http://www.univers-de-maud.com
 
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Patricia Douce  /  Pour qui sonne Lestat


Allons bon... Ne nous voilons pas la face. L'écriture est toujours une thérapie... Il y a des écrivains qui ont mieux écrit dans la souffrance que d'autres mais bon parler de son bonheur d'écrire finira toujours par irriter ou pire encore, paraître suspect, puis qu'a t-on à dire quand on est heureux ? Il est vrai que pouvoir coucher ses angoisses, ses peurs, ses émotions, ses douleurs et aussi ses joies est une grande chance...Alors profitons Very Happy mais je garde tout mes écrits aussi depuis très longtemps Very Happy
http://Patricia.Douce.free.fr  http://jeunesecrivains.superforum
 
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Renyu  /  Autostoppeur galactique


Le sujet est intéressant au fond. Je pense que tout dépend de la personne qui écrit, de ce qu'elle écrit et du but - autant conscient que subconscient - dans lequel il l'écrit. Certains diront qu'il faut, d'autre non, mais personnellement je garde tout ce que je fais d'artistique. Dessin. Ecrits. Production graphique pc. Je trouve que c'est du gâchis de faire autrement, mais ça reste un avis personnel. Je ne te dirais pas de les jeter ou de les garder, mais simplement de faire ce que tu estimerais le mieux !

Effectivement, comme l'a dit Patricia, y'a pas grand-chose à vraiment écrire quand on est heureux. A retenir aussi que peut importe nos vies, on souffre tous un peu quelque part qu'on l'admette ou non. Certains prennent des médicaments, d'autre font du sport. Ou alors se gavent de chocolat. Ou bien regardent des films, passent du temps avec des amis... Tout nos loisirs/passions sont aussi une forme de combat contre la souffrance.

Encore une fois ce n'est que mon avis de très jeune homme Smile !
 
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   Pensée du jour  :  "Et à l'intérieur j'ai tellement mal que je ne peux pas croire qu'il y aura un temps soulagé, un jour"'
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Mâra  /  Mérou


Hello

Citation :
Sur les 8, il n'y en a qu'une qui me fait du bien, parce qu'elle exprime des sentiments agréables.

Je crois que tu as donné la réponse à ta question. Ecrire n'est pas forcément souffrir, mais au moins exprimer une certaine idée de soi et du monde. Dans une phase heureuse, tu écriras des choses heureuses et te sentiras en phase avec l'heureux. Alors tes écrits tristes te parleront moins.

Citation :
Deux jours plus tard, mon envie d'écrire s'est pratiquement envolée.

Ça peut vouloir dire deux choses. Soit en effet l'écriture n'est pour toi qu'une libération, et une fois libérée il n'y a plus rien à écrire.
Soit, en changeant d'état, tu as rendu le "mode d'emploi" précédent obsolète, et c'est avec le temps et la stabilisation de ce nouvel état que tu vas retrouver le goût d'écrire (s'il est ancré en toi).

Dans tous les cas: ne t'inquiète pas, tu vas bientôt repasser par des phases down, donc même si ce n'était pas ta question initiale, il y a peu de chances que tu ne trouves plus jamais l'inspiration.

Et ne jette pas tes écrits antérieurs. Il est probable qu'ils te choquent maintenant parce que tu en es trop proche... Mais dans quelques mois/années, ils seront devenu des sortes de documents d'archives, qu'il te sera très instructif de relire, pour toi et pour tes propres progrès littéraires.

Edit : zut, c'était en fait un topic repêché... Je serais curieuse de savoir ce qu'en dirait maintenant son auteure
 
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    Féminin
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   Pensée du jour  :  Qui sera ma prochaine victime?
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Jana-Ships  /  Barge de Radetzky


Tiens, ça ferait un bon sujet de philosophie. Je me permets de le garder sous la poche, celui-là! D'ailleurs, je me permets aussi de citer mon prof de philo qui pense que les auteurs sont en général torturés et un peu tarés, selon ses propres mots. Ceci n'est pas une critique envers les scribouillards, bien sûr, mais personnellement, j'aurais tendance à être d'accord avec lui sur ce point (le point torturé, j'entends), sans doute à cause de mon propre vécu.

En ce qui me concerne, c'est justement le contraire de la question. C'est quand je n'écris pas que je souffre le plus. Je me désespère moi-même, et c'est quand j'écris, quand je ne pense qu'à mon histoire, que je suis paisible, parce que là, je n'existe pas à proprement parlé. La vie ne me dit rien, elle me fait mal, alors je m'enferme dans l'écriture. Quand j'écris, je reste assez distante avec mes personnages, s'ils doivent souffrir, ils souffrent, mais moi je reste imperturbable. En ce moment, je planche sur un papyrus, mais étrangement, je n'y rêve jamais, je suis déjà passée à autre chose alors que j'écris toujours sur la même histoire. Bizarre, probablement.

Dans ce que tu décris, anny-passion-écriture (wow, quel beau et long pseudo au passage!), j'ai l'impression que l'écriture agit comme thérapie sur toi, peut-être que je me trompe, mais je crois savoir que ça a souvent cet effet sur plusieurs auteurs. Lesquels, je n'ai pas d'exemple dans l'instant, mais ça arrive fréquemment. Tu mets ta douleur dans tes mots, et après, si tu les relis, tu as l'impression que c'est l'écriture qui te fait mal, alors que ce sont en fait tes souffrances mises à l'écrit.

Bon, bien sûr, ce n'est qu'une interprétation, et en aucun cas la vérité universelle, souvenez-vous en!
 
   
    
                         
Invité  /  Invité


attention ce qui suit n'est que mon avis Very Happy

Selon moi, dans tous ce que tu écris, il y a inconsciament une part de toi. En tout cas pour moi ca marche. Quand je suis triste ou dépprimé (j'ai deja fait une dépression), j'écris des histoires tristes qui finissent mal ou des histoires de personnes dans mon etat qui s'en sorte comme pour me rendre l'espoir
Alors que quand je suis heureuse, comblée, ma gaité se ressen...

Maintenant, je suis une fille plutot solitaire, j'aime etre chez moi, tranquillement et je pense que j'ai écris pour ca, car je pouvais me créer un nouveau monde. Mais je ne souffre pas pour autant ^^


Est-ce que l'écriture est le reflet d'une souffrance intérieure ?

Je pense que tout dépend de ce que tu écris et de ta situation personnelle mais pour écrire ce n'est pas le fruit d'une souffrance, ce que tu écris peut l'etre par contre


En espérant avoir répondu à tes attentes Very Happy

Est-ce que l'écriture est le reflet d'une souffrance intérieure ?
 
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    Féminin
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anny-passion-ecriture  /  Clochard céleste


Bonsoir,
eh bien je suis agréablement surprise que ce sujet soit encore sujet à de nombreuses réponses :-) j'aurais donc laissé une trace sur ce forum. Le temps a passé et je sais maintenant que l'écriture aura été pour moi une thérapie pour extérioriser tout ce que je n'arrivais pas à formuler à haute voix depuis un certain temps. Je garderai donc un souvenir étrange de cette période de ma vie qu'aura été l'écriture, où j'avais l'impression d'être physiquement présente, mais l'esprit presque constamment ailleurs. Un jour, sans doute, je reprendrai la plume pour témoigner de ce qu'il m'est arrivée. Mais pour l'instant, je vais vivre pleinement mes années de prépa :-) Je garde sous la main mes écrits, qui vont me permettre par décodage de comprendre comment je raisonnais, et peut-être, comprendre pourquoi j'en suis venue à tout intérioriser, moi qui suis en fait une fille si extravertie ! C'est pourquoi, ce soir, je vous écris une dernière fois pour vous dire au revoir, mais aussi pour vous dire à quel point cette aventure m'aura fait découvrir le pouvoir extraordinaire de l'imagination. Je ne regrette rien. Ni les jeux littéraires auxquels j'ai participé, ni les échanges que j'ai eus, ni les paysages que j'ai découvert grâce à ces histoires. Alors, êtres amoureux des mots, je vous souhaite bonne route à vous tous dans cette vie, que mes meilleurs voeux vous accompagnent toujours. Dans ce forum, j'ai partagé tant de choses, et j'ai maintenant de beaux souvenirs en tête. Merci !
 
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MarieNadézda  /  Clochard céleste


Mince, j'arrive trop tard ! Razz Tu as l'air d'avoir trouvé tes propres réponses, c'est déjà une excellente chose ! Il y a des gens qui (se) cherchent toute leur vie...

Personnellement, clairement, l'écriture a toujours été associée à la douleur. Ecrire m'a toujours fait du bien. Je me suis mise à raconter des histoires pratiquement dès que j'ai su écrire à peu près convenablement. Mais je me suis mise à vraiment me plonger dans l'écriture il y a 5 ans, suite à un événement particulièrement dramatique qui m'a marquée à vie. Depuis, les choses ont évolué mais je crois que j'ai accumulé suffisamment de souffrances pour que ma plume ne puisse se tarir...

Ecrire me soulage. En revanche, bien que je sois animée d'un furieux désir de partage, partager m'est très difficile...

Bref, ces échanges sont très intéressant. J'y apporte mon petit témoignage !
 

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