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 Ai-je assez lu pour avoir la prétention d'écrire un bon roman, voire un chef d'oeuvre ?

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Inconstant  /  Magicien d'Oz


Bonsoir,

Sachant qu'un livre n'est qu'un ensemble de mots, de phrases, de paragraphes, ne vous arrive-t-il jamais de penser à renoncer devant l'ampleur de la tâche que représente l'écriture d'un bon roman?
Ne faut-il pas connaître le dictionnaire dans ses moindre recoins,
maîtriser chaque possibilité syntaxique, stylistique,
pour essayer de formuler une idée avec la forme la plus originale et la plus percutante ?
Je veux dire par là qu'il est nécessaire, sinon impératif, de travailler, de sculpter ses phrases tel un artisan qui peaufine sans cesse son œuvre, afin d'arriver à ce sentiment de contentement devant l'une de ses phrases, ou de ses paragraphes que l'on vient de jeter sur la feuille.
Celui qui lit très peu sera limité dans son écriture, étant donné que le nombre de ses possibilités stylistiques sera très faible: il ne pourra faire passer une émotion qu'avec une expression pauvre et banale, là où le vrai  lecteur aguerri -j'entends par là un lecteur qui a analysé rigoureusement une quantité suffisante d'œuvres-  ayant en tête un millier de possibilités stylistiques, un riche vocabulaire, pourra se surprendre lui-même et par la même occasion surprendre son lecteur.
La fond ne me fait pas défaut, mais c'est la forme qui me tétanise : j'ai l'impression que je pourrais toujours mieux faire, car je n'ai pas assez lu.
N'est-ce pas se précipiter dans un fossé que de prétendre écrire un bon roman sans avoir assez lu ?
Ne faut-il pas au préalable lire, lire, et encore lire, pour ensuite avoir la prétention d'écrire un bon roman ?
Les lecteurs inexpérimentés, ayant la prétention d'écrire un bon roman, ne suivent-ils pas un chemin sans issue ? Puisque le fond du problème sera toujours le même : ils n'auront pas assez lu, donc pas de riche vocabulaire, pas de combinaisons syntaxiques diversifiées, pas de style unique, et pas de chef d'œuvre à la clé.  

Le chemin est encore long, très long ...
Bon courage à tous les perfectionnistes !
 
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Nyzette  /  Gloire de son pair


Tu te poses trop de questions. Ecris, déjà, ensuite tu verras. Je ne sais plus qui (un auteur célèbre) a dit : si vous voulez être écrivain, commencez par écrire une nouvelle par jour pendant un an, si toutes ne seront pas bonnes, vous en aurez au moins une d'excellente. Ce qui veut dire écrire, écrire, écrire, sortir ce que tu as au fond de toi et à la finale n'en garder que ce qui est bon. Car nous parlons bien de chef d'oeuvre, n'est-ce pas? Et honnêtement, je ne pense pas que ceux qui ont écrit les chefs d'oeuvre depuis l'antiquité se posaient la question de savoir s'ils avaient assez lu ou s'ils connaissaient le dico par coeur (c'est une boutade hu hu).
https://www.facebook.com/pages/Petits-crayons/802987966449472
 
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Kylie Ravera  /  Hé ! Makarénine


Nyzette a écrit:
Je ne sais plus qui (un auteur célèbre) a dit : si vous voulez être écrivain, commencez par écrire une nouvelle par jour pendant un an, si toutes ne seront pas bonnes, vous en aurez au moins une d'excellente.
Bradbury. (C'était une nouvelle par semaine, c'est déjà pas mal Wink )
http://www.aproposdecriture.com/le-projet-bradbury-marathon-decriture-et-defi-personnel
http://www.kylieravera.fr
 
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Inconstant  /  Magicien d'Oz


La théorie conditionne la pratique, tout comme nos lectures améliore notre façon d'écrire.
Plus on lit, plus on améliore son sens esthétique, on l'aiguise pour ainsi dire, et moins on sera enclin à écrire quelque chose de mauvais. Là est ma vision de la littérature.
Mais écrire, écrire, et écrire, sans vocabulaire et sans maîtrise technique, ne sert à rien à mon avis.
Il faut bien apprendre l'alphabet pour commencer à écrire, goûter plein de vins pour produire du bon vin.
En tout cas, je prends note de ton conseil et merci à toi.
 
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Mikaroman  /  Jeune et fringant retraité


Faut-il avoir été malade pour être un bon soignant ?
Faut-il avoir beaucoup mangé pour être un bon cuisinier ?
Faut-il avoir beaucoup regardé de match à la télé pour être un grand sportif ?
Faut-il avoir beaucoup aimé pour être un grand amant ?
Faut-il avoir beaucoup écouté pour devenir un grand orateur ?

Les expériences vécues permettent d'apprécier différemment, de façon plus riche, plus complète, les nouvelles expériences.

Vouloir vivre la lecture avant de s'autoriser à vivre l'écriture, c'est se priver du plaisir de bénéficier du regard d'écrivain sur ce que l'on lit, d'apprécier mieux le travail, le gout, la beauté de l’œuvre.
Vouloir écrire sans avoir lu, c'est se priver de tout un univers enrichissant, de tout un bagage littéraire, de toute une expérience de lecteur sur ce qu'on écrit.

La vie est trop courte alors que les journées sont parfois trop longues. Vivez ! Ecrivez et lisez ! Et appréciez chacune de ces deux expériences à l'aulne de ce que vous aura apporté l'autre, plutôt que de ne goûter qu'un demi plaisir en cherchant une perfection qu'à 80 ans vous n'aurez pas trouvé.

Pourquoi entretenir cette dichtomie plaisirolytique ?
http://romainmikam.free.fr/
 
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Inconstant  /  Magicien d'Oz


Je dois être névrosé.
Pardonnez-moi
je m'en vais de ce pas écrire.
Merci de m'avoir fait ouvrir les yeux.
 
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Coline  /  L'ivre de la jungle


Ta question m'a fait penser à cet article.

Extrait :
Editeur chez Tristram a écrit:
Côté certitudes, je ne vois pas comment quelqu'un qui se passionne pour l'art d'écrire, avec ses différents niveaux d'apprentissage et de sophistication, peut passer à côté de la formation de son outil. L'écrire est soumis à la technique. L'écriture s'apprend. L'expression personnelle immédiate à 99 % de chance d'être un cliché absolu.

Il faut même un certain temps à un jeune écrivain pour comprendre que la littérature commence par la destruction du cliché. Mehdi Belhaj Kacem a lu tous les titres de la Comédie Humaine entre 9 à 13 ans. À 13 ans, sa mère lui mettait entre les mains Les Chants de Maldoror de Lautréamont. Puis l'aventure surréaliste, les situationnistes, etc. Lorsque nous l'avons rencontré, il avait 17 ans et sa pensée était élaborée par les grands auteurs. Chez lui, chaque pensée était faite phrase. Il était écrivain, et n'avait aucun effort à faire pour que son idée, sa sensation, puisse devenir une phrase littérairement intéressante. Mais le geste initial était la lecture.

À moins de souffrir d'autisme, et d'avoir pu développer des mondes intérieurs dans une forme de génie monstrueux – et on a rencontré dans le passé de jeunes gens dans ce cas –, je ne vois pas comment parvenir à la littérature autrement. Aucun intellect ne se monte ex nihilo. Lorsque l'on demande aux jeunes écrivains que l'on croise ce qu'ils lisent, on leur demande en fait : « à quel autre type de discours vous êtes-vous déjà frottés dans votre vie ? »
Je dirais, et ça rejoint la réponse de Mika, que pour bien écrire, il faut beaucoup lire et beaucoup écrire.


 
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Jasy-Santo  /  Tapage au bout de la nuit


Je suis tout à fait d'accord avec Coline et avec l'extrait.
Oui, il faut beaucoup lire avant d'écrire, et continuer à lire pendant qu'on écrit:
- déjà parce que lire, c'est quand même génial. Ca permet d'apprendre du vocabulaire, d'exercer son imagination, et de ressentir les choses en tant que lecteur - ce qui te permettra de penser à ton lecteur pendant que tu écris.
- parce que lire et écrire sont intimement liés: la lecture (active) est déjà en soi une forme d'écriture, si on veut
- parce que d'un point de vue complètement terre à terre, ça te permettra de voir ce qui a été déjà fait, ce qui marche, ce qui ne marche pas, ce que toi tu as envie de faire (tu as envie d'être plutôt Hugo ou Duras - d'ailleurs on se souviendra de la phrase culte de Victor Hugo: "je veux être Chateaubriand ou rien")
- parce que la Littérature ne se construit pas ex-nihilo comme le dit la citation précédente: on est les héritiers de ce qui nous précède, mais aussi, on est condamné à écrire les mêmes histoires, au fond, et savoir comment les autres les ont traitées ça peut aider (à être différent, original, ou carrément à copier des éléments venant des autres, beaucoup le font et il n'y a pas de mal à ça).
 
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Nyzette  /  Gloire de son pair


inconstant a écrit:
Je ne suis pas un grand lecteur, je l’admets, mes quelques lectures portent essentiellement sur des classiques et sur des livres à succès. Cependant, si je devais retenir des livres, cela serait : Le château de Kafka, pour son flair prophétique concernant l'administration déshumanisante, ou encore L'Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche de Cervantès pour des situations comiques et absurdes.
Je suis partie du principe que tu es déjà un lecteur et que depuis 2012, tu as dû lire encore. Je me trompe? Parce que je suis de l'avis des membres plus haut. Il faut lire, bien sûr, et écrire.

Kylie a écrit:
Bradbury. (C'était une nouvelle par semaine, c'est déjà pas mal Wink )
oups, j'ai pensé semaine et écrit jour, désolée. Merci Kylie pour le lien!
https://www.facebook.com/pages/Petits-crayons/802987966449472
 
   
    
                         
Invité  /  Invité


Qu'est-ce qu'un bon roman !
La question ne fait pas sens : c'est faire preuve de prétention qu'écrire un bon roman ? Ah bon !
 
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Pangolin  /  Très premier degré


Hé hé, moi j'avais rien écrit d'aussi long (en dehors du taf et des études) depuis une fausse lettre d'amour envoyée à une pote à l'âme en peine.
Je suis en quelque sorte le spectateur constant de mon évolution ! (Un peu comme le générique d'Il était une fois l'Homme.)
Fascinant.
 
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Orée  /  Pippin le Bref


Tout d'abord, on ne peut juger son œuvre comme exceptionnelle soi-même. Tu ne peux affirmer qu'elle déborde de génie à chaque page engagée. Le concept même de chef-d'œuvre, ou de bon roman, n'est laissé qu'au seul jugement des lecteurs et de leurs critiques. Aussi, laisse donc de côté les questions qui t'animent, et entreprends ta rédaction sans t'extasier à son sujet, ou craindre pour la portée de sa consistance. Si tant est que la passion t'habite, alors engage toi sereinement sur le sentier, et fais en un chemin balisé. Ceux qui te liront décideront de sa qualité. Attention néanmoins de ne pas tomber dans une approche mal inspirée, car pour en retirer une critique globale, il faut que les lecteurs soient nombreux, et ne se comptent pas sur les doigts des deux mains, ou des deux pieds.

La perfection n'est qu'un genre au final très subjectif, car si l'un peut voir en toi un écrivain au talent certain, l'autre, au contraire, peut fort bien laisser tes écritures dans sa corbeille. Peut-on être apprécié de tout un chacun ? Non. Le but étant d'être adopté par le plus grand nombre possible, sans pour autant se trahir.

Quant au fait de devoir nécessairement lire pour être en mesure de créer un roman digne de notre ambition, somme toute assez égoïste, la question mérite réflexion. Certes, les personnes qui lisent n'ont pas toutes l'envie d'écrire, et encore moins n'actent cette pulsion. Aussi la relation de cause à effet s'en trouve écartée. Mais, si nous prenons l'approche inverse ? L'écrivain a t-il envie de commencer des lectures, et plus encore de toutes les finir ? Voilà bien un passage qui nous laisse de premier abord plutôt démunis. Pour autant, je peux me risquer à proposer une potentielle réponse. Et celle-ci se résume en un mot, non. L'écriture ne se motive ni ne s'érige pas qu'à travers nos lectures. Ce serait avoir une vision bien amoindrie de la littérature. L'écriture trouve ses origines dans ce que l'on est, et dans ce que l'on vit. Emotions, événements, évolution, tout cela impacte considérablement notre vision et notre rédaction. Or, les gens disposent de moyens pour s'exprimer de façon intelligible. Ecole, collège, lycée, et pour certains études. Sans parler des échanges incessants dispensés au cours de sa vie avec nos multiples environnements.

Si bien que la lecture, bien qu'aide précieuse, ne le nions pas, ne constitue pas une nécessité pour bien écrire. Et si par hasard tu souffres de lacunes, notre société moderne est toute prête à te fournir des aides en un clic ou en un achat de dictionnaires. Synonymes, orthographe, grammaire, contraires, expressions... La liste est vaste, et riche.

Donc ! Comme Mikaroman à la verve développée le proclame, prends place à ta table, et cuisine ton œuvre. D'un premier jet qui te paraîtra moyen, car bien des idées ayant reçu, repasse plusieurs fois dessus afin de l'enrichir, de le structurer, et de le préparer à affronter le monde extérieur.

Holà compagnon ! De ces pensées parasites fais en le deuil, pour si léger vers ton public trouvé t'envoler.
 
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Patricia Douce  /  Pour qui sonne Lestat


Nyzette a écrit:
Tu te poses trop de questions. Ecris, déjà, ensuite tu verras. Je ne sais plus qui (un auteur célèbre) a dit : si vous voulez être écrivain, commencez par écrire une nouvelle par jour pendant un an, si toutes ne seront pas bonnes, vous en aurez au moins une d'excellente. Ce qui veut dire écrire, écrire, écrire, sortir ce que tu as au fond de toi et à la finale n'en garder que ce qui est bon. Car nous parlons bien de chef d'oeuvre, n'est-ce pas? Et honnêtement, je ne pense pas que ceux qui ont écrit les chefs d'oeuvre depuis l'antiquité se posaient la question de savoir s'ils avaient assez lu ou s'ils connaissaient le dico par coeur (c'est une boutade hu hu).


Tout à fait d'accord avec toi Nyzette, il n'y a pas d'un côté les écrivains qui ont beaucoup lu et les autres, je crois avoir eu beaucoup de chance que mon père m'ait laissée une bonne bibliothèque ce qui me pousse à lire plus que je n'écris, mais c'est dans le choix des oeuvres littéraires, poétiques et politiques que je trouve, enfin que j'essaye de trouver l'inspiration et si je viens de moins en moins ici, c'est que j'ai un grand projet, il alliera la littérature, la poésie et la politique qui ne peuvent me quitter pour mon épanouissement personnel... Je vous souhaite à tous de le trouver... Je mettrais peut-être quelques pages de mon roman "Contacts" en ligne d'ici quelques jours quand je vous aurais parlé du grand projet qui est en moi Very Happy

Et pour paraphraser Nyzette, il faut écrire, écrire et encore écrire Very Happy
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fabiend  /  Autostoppeur galactique


Inconstant a écrit:

Les lecteurs inexpérimentés, ayant la prétention d'écrire un bon roman, ne suivent-ils pas un chemin sans issue ?
Ça va de soi. L'aspirant écrivain qui ne lit pas est sûr de se planter. Et puis, qui va lire un auteur qui considère que la lecture est une activité vaine ?

Ce qui est sûr, c'est que plus on lit, plus on devient un bon écrivain en puissance. Par contre...

Citation :
Ne faut-il pas connaître le dictionnaire dans ses moindre recoins,
maîtriser chaque possibilité syntaxique, stylistique,
pour essayer de formuler une idée avec la forme la plus originale et la plus percutante ?
[...]
Puisque le fond du problème sera toujours le même : ils n'auront pas assez lu, donc pas de riche vocabulaire, pas de combinaisons syntaxiques diversifiées, pas de style unique, et pas de chef d'œuvre à la clé.
Je veux dire par là qu'il est nécessaire, sinon impératif, de travailler, de sculpter ses phrases tel un artisan qui peaufine sans cesse son œuvre, afin d'arriver à ce sentiment de contentement devant l'une de ses phrases, ou de ses paragraphes que l'on vient de jeter sur la feuille.
Là je ne suis pas d'accord. Simenon utilisait volontairement un vocabulaire très limité, Hemingway aussi. Pareil pour le style, d'ailleurs. Tu ne trouveras pas de mot inconnu ou de tournure de phrase obscure chez eux. Simenon torchait ses romans en une semaine, alors l'artisan qui peaufine et peaufine encore...

Citation :
Ne faut-il pas au préalable lire, lire, et encore lire, pour ensuite avoir la prétention d'écrire un bon roman ?
Un style unique et inimitable, quand on débute, j'y crois pas trop. Un truc à faire, très bon pour le moral : lire des écrits de jeunesse des auteurs qu'on apprécie. Idéalement, des trucs qui n'ont été publiés qu'a posteriori, une fois la célébrité atteinte. On y trouve très rarement la qualité des chefs d'oeuvre plus tardifs. Ce qui est sûr, c'est que ces auteurs ont lu, mais aussi qu'ils ont... écrit, y compris des trucs très très moyen. Alors, si tu veux écrire un chef d'oeuvre, pense aussi à écrire des non-chef d'oeuvre.
http://fabiendelorme.fr
 
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Plume d'elle  /  Guère épais


Je pense que le problème est pris à l'envers.
Écrit-on pour faire un chef d’œuvre ou pour le plaisir d'écrire ?
Pour ma part j'ai passé 15 ans à écrire avant de me dire que j'étais capable d'écrire un roman. Cela m'a pris un an. J'ai ensuite laissé mijoter le projet pendant un an encore, j'ai retravaillé mon texte et je me suis enfin dit : il n'est pas si mal.
Enfin, peut-on écrire aujourd'hui en pensant que l'on sera meilleur que les autres ? Que notre texte sera le plus original et le meilleur jamais écrit ?
 

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