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 La poésie aujourd'hui

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DC  /  Gueule d'ange et diable au corps


Oh il y a plus simple comme définition.

Est poésie ce qui est présenté comme tel dans le champ social de la littérature, de préférence par le maximum de monde (autres auteurs, universitaires...)
 
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art.hrite  /  Chantre brahmane ज्ञानयोग


une définition n'est viable que lorsqu'elle retourne à la chose même pour en saisir le principe. il y a une différence - et d'ambition et de rigueur - entre tenter de conceptualiser les choses humaines et se borner à les décrire comme des faits purement et simplement sociaux. en quoi ce type de sociologismes, sans rien définir, ne fait qu'énoncer des poncifs creux.
 
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DC  /  Gueule d'ange et diable au corps


Toutes les définitions que j'ai lu ici n'ont fait qu'aller s'empêtrer dans les sables mouvants la notion de bonne poésie de fait, de qui a le droit ou non de se revendiquer de la poésie...

J'ai décidé d'une approche plus modeste, étant entendu qu'on peut pas définir les critères de la poésie...

Mais c'est sûr que ça vend moins de rêve que de belles phrases
 
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Pasiphae  /  Truquage geniphasien


Mais tu comprends bien, Domini, que ta définition n'est pas suffisante
Les hommes se sont (à peu près) mis d'accord sur ce qu'était la poésie, et ensuite ils reconnaissent chaque oeuvre comme étant ou non prête à rentrer dans leur définition. Définition évolutive, qui s'élargit au fur et à mesure grâce à des oeuvres limites qui remettent en question quelques paramètres de la définition, tout en ayant quelques points reconnaissables, sans quoi on le refuserait.
Mais on voit bien que le fond de la définition est resté le même depuis qu'on écrit de la poésie - depuis l'Antiquité ou encore avant, je ne sais pas trop. Chose écrite qui se détache du strict utilitaire, qui vise à exploiter le langage en tant qu'il est langage pour produire une oeuvre belle, étrange, déroutante. Chaque oeuvre reconnue poème depuis l'Antiquité rentre dans cette définition, non ? et si dans 1000 ans les universitaires s'accordent pour reconnaître qu'un sac à main est de la poésie, le mot aura simplement changé de sens

(edit : ce qui n'exclut pas les définitions d'art.ri en tant que préférences : moi aussi en général, c'est la poésie qui me révèle le déjà-là, l'intuitif, que je préfère, mais ce n'est évidemment pas une définition suffisante puisqu'elle exclut une partie de la production poétique universelle)


Miettes - Elèves - Nouvelles -Poésie mietteuse
 
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art.hrite  /  Chantre brahmane ज्ञानयोग


hm je ne fais pas de distinction entre la poésie comme oeuvre étrange, belle, déroutante (inutile, cela reste à voir : que faire de la poésie engagée?) et la poésie qui révèle le déjà-là

toute forme de mimesis littéraire - que l'on aille de la comédie et de la tragédie antique aux formes les plus spécieuses de la poésie contemporaine qui prétendent s'en débarrasser - pour moi a fondamentalement la même finalité (ce que j'appellais pompeusement, pour reprendre le style de Genette, la motivation ontologique)

seul le mode opératoire (le type de motivation signifié-signifiant) diffère radicalement d'un genre à l'autre et, pour un même genre, ("présenté comme tel dans le champ social de la littérature"), d'un style à l'autre. personne ne s'entend tout à fait sur la manière et c'est fort naturel. c'est cela qui fait le charme de l'histoire littéraire et la diversité des "points de vie".

c'est aussi à ce niveau que se joue le conflit des interprétations, "l'humilité méthodologique", les jugements de goût, la reconnaissance ou pas du génie des uns et des autres.

mais on doit s'accorder pour dire que le fond de toute création reste le monde, le monde de la vie humaine. c'est l'évidence première. et la seule chose qui vaut réellement lorsqu'on lit une oeuvre c'est la manière dont celle-ci nous le fait redécouvrir. quoi de plus universel? je ne connais aucune exception. ni en poésie ni en art. l'esthétique, même lorsque l'art affirme son autonomie totale, révèle toujours le monde de la vie. nous recréons sans cesse notre relation à l'être. c'est la contradiction vitale de l'esprit humain.


Dernière édition par Art. Ri le Lun 1 Juin 2015 - 13:18, édité 2 fois
 
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art.hrite  /  Chantre brahmane ज्ञानयोग


et le grand poète est celui qui rend cette contradiction fertile ET SENSEE.
 
   
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Jean le Baptiste  /  Clochard céleste


mais ça veut rien dire la motivation ontologique. au delà du fait qu'ontologique est mal employé. ça ne veut rien dire "volonté de représenter le monde". si tu en donnes une définition précise, elle ne serait pas applicable à toutes les formes de poésie, et donc fausse ; si, comme tu le fais, tu n'en donnes qu'une définition très large, on peut y mettre tout et n'importe quoi et donc ça n'a aucune utilité, descriptive ni explicative. un peu de rigueur merci
 
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Eliakim  /  Clochard céleste


Recentrage sauvage.


La poésie aujourd'hui semble en effet se vider de ses écritures car,  comme quelqu'un l'a souligné, faut compter les morts...On connaît surtout les "grands noms", et il faut commencer à sérieusement se pencher sur la question pour engranger les anonymes (combien d'années en lettres pour balancer une liste se trouvant à peine dans une bibli municipale ?). Peu de poètes vivants, et parmi ceux qui sont édités, comme l'a dit Paziphaé, peu arrivent à me convaincre.

Cela étant, internet permet aux poètes de se rassembler et de partager des textes désormais. Des jeunes générations, sans doute, avec des écritures en évolution, en maturation, essayant plein de choses, souvent inintéressantes, innovantes, dans tous les cas diversifiées. Je ne crois pas aux nécessités de l'auto-publication, aux tentatives de mouvements, mais plutôt à l'échange d'idées, aux propositions de groupe éclectique, comme le substrat d'un forum de poètes. Un rassemblement venus de tous les horizons, proposant un nouveau format/support pour la poésie, une multitude de mouvements singuliers sur la même page d'un bouquin.

On parle beaucoup de la poésie, comme si c'était une religion que de vagues gens devraient sauver, alors que chacun d'entre nous peut la saisir, physiquement. Faire de sa poésie sa propre vie, la posséder, être soi-même une œuvre d'art, et défendre dans le temps et dans l'espace une poésie nouvelle, ou du moins la sienne, puisque votre débat - aussi intéressant soit-il - montre qu'aucune définition n'est satisfaisante, dès lors qu'un poème particulier donne une autre définition de la poésie.
Il y a une attitude de résignation générale, alors que nos prédécesseurs écrivaient, sortaient des revues, échangeaient des idées, se combattaient violemment, s'engageaient, etc. Le forum tend à reproduire ce schéma, mais dans un bocal de formol. Pour faire vivre la poésie, et se la foutre en intraveineuse, il me semble qu'il faudra se sortir le crâne des écrans et se rencontrer pour de bon, proposer des projets, trouver des innovations, créer de nouveaux supports, et penser avec humilité que la poésie d'aujourd'hui peut dépendre aussi de nous. Non pas nous comme grands génies, ni futurs auteurs à succès, mais nous les anonymes se donnant des coups de taloche au cul pour sortir quelques poèmes pas dégueulasses. Qu'importe les comités d'accueil et les grands noms à partir de là. La postérité et le succès sont comme des idéaux, alors que la moitié d'entre nous ne saisit qu'à peine le sens de l'écriture (qui échappe à tout le monde au final).  Penser l'écriture et la rencontre entre poètes comme des finalités, non plus voir "la poésie" ou "les grands poètes".

Ensuite, nous ne leurrons pas, les pedzouilles français sous Baudelaire sont les prolétaires d'aujourd'hui. N'en déplaise à mon idéal socialisant. Oui, personne ne lit de poésie, mais tout le monde trouve ça beau. La postérité d'un Rimbaud a fait plus de mal à la poésie pour l'individu non-lecteur que de bien (je me souviens de l'expo Rimbaud Mania à Paris, véritable invitation à la Rimbaud-fashion - finie en dix minutes). Elle appartient donc à une classe plutôt aisée, cultivée, qui se touche par les petits doigts en citant des auteurs apparaissant en notes de bas de page (oui, j'adore les clichés). Qui a dit que la poésie ne pouvait pas plaire à la masse ? On a essayé ? Je veux bien citer des noms, mais dans ceux que je connais, la moitié m'a endormi pendant une phase d'insomnie. La question du débat est intéressante, car elle montre notre constat : ça fait quelques décennies que nos pères poètes échouent gravement dans leurs écritures. De ce que j'ai lu (certains noms dans la liste énoncée par Pazi), y'a rien qui emballe, qui parle directement, qui frappe, qui heurte, qui te tient en haleine.

Art Ri parle du génie se reconnaissant les uns les autres, je ne reconnais quasiment personne depuis les vingt-trente dernières années (mais je n'ai aucun génie). Par contre je vois du Houellebecq présent sur les tables des magasins, dont les poèmes sont vraiment passables, ou pire, Patrick de Carolis. Je suis pour la critique facile (on tire sur l'ambulance, et après ?), mais on propose quoi en face ? Face au système de l'édition, des bouquins prêts-à-lire de la masse, que propose-t-on ? Quid de l'engagement du poète - non pas politiquement, mais poétiquement ? Je retiens la phrase d'une amie écrivain "ferai-je la révolution avec mes voisins ou sur facebook ?". La poésie aujourd'hui, avec son point d'interrogation, reste dans cette question. Est-ce qu'on se décidera de faire quelque chose ensemble, ou alors le forum et le cercle de quarante potes qui applaudit le moindre message suffiront ? Est-ce qu'il est nécessaire de vouloir se montrer à tout prix comme des poètes à la face du monde ? Comment casser les rotules de la poésie contemporaine ? Que devons-nous chercher de nouveau ? Est-ce que le fait d'écrire ne suffit pas ?


Ne lisez pas Art. Ri, il écrit toutes ses réponses comme ses poèmes.  :flower:
 
   
    
                         
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Very Happy

Cool, j'ai envie d'envoyer du gros son...

Il parle bien Eliakim !
Yann-Flanch, si je ne me trompe.

Je suis pour faire quelque chose, j'essaie j'ai quelques petits projets donc écrire toujours et toujours des poèmes compréhensibles accessibles sympa du mieux que je peux quoi pour la libération et l'apaisement !!!

Les rencontres entre poètes c'est toujours sympa en fait.
Smile

https://youtu.be/nc1zB5-wuYg
 
   
    
                         
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En tout cas, je suis très déçue par les bots générateurs de poèmes.

 
   
    
                         
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En même temps, je pense qu'un bot et la poésie sont tout ce qu'il y a de plus opposé.
 
   
    
                         
Invité  /  Invité


J'ai froid, je sais pas quoi dire...

J'ai jamais essayé le bot générateur de poèmes, c'est quoi un faux cerveau qui pense selon des mots clefs et envoie d'autres mots comme pour écrire un poème ?

Je vais peut-être enfin pouvoir gagner le concours !!!!!
Mais c'est GÉNIAL !!!!

Very Happy
 
   
    
                         
Invité  /  Invité


Tout à fait, tu mets le mot clef dans le bot et il te fait un poème !

Ma banane claire
Aux mains de javel fardées de glu
De mon tyrannosaure,
Nous ne saurons jamais la vérité.
 
   
    
                         
Invité  /  Invité


lol trop cool !

Smile
 
   
    
                         
Invité  /  Invité


Citation :
Ma banane claire
Aux mains de javel fardées de glu
De mon tyrannosaure,
Nous ne saurons jamais la vérité.

Une sorte d'écriture automatique version 2.0 quoi...
Je travaille sur la poésie avec mes 2ndes en ce moment et je constate toujours la même chose : c'est le mot qui fait peur. Sinon, la poésie, tout le monde l'aime et on en lit souvent sans le savoir.
 
   
    
                         
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