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 Auteur, c'est un vrai métier ?

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    Masculin
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Brodsky  /  Petit chose


Effectivement... Mais soyons sérieux, Balzac et Dumas avaient également beaucoup de "protecteurs" et n'étaient pas sans le sous. Comme pas mal d'aventuriers, ils avaient besoin d'être sous pression, de ressentir une forme d'urgence afin de forcer leur talent. Mais ils n'étaient pas "salariés", et n'étaient pas aux ordres d'une maison d'édition.
De plus, personne ne leur dictait la trame de leurs romans...
 
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Ombelle  /  Autostoppeur galactique


J'avais trouvé cet article sur la rémunération des écrivains du XiXe:
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/roman_0048-8593_1977_num_7_17_5127
Pour les feuilletonistes, on leur disait quand même ce qu'il fallait écrire, que ça soit compatible avec la ligne éditoriale du journal (voir http://www.lemondededartagnan.fr/SITE/FRA/fiction_feuilleton.htm : on leur demande même d'adapter leur style d'écriture au format). D'ailleurs à l'époque, on traitait leur littérature de "littérature « industrielle » tout juste bonne pour les concierges, les femmes, les enfants, les vieillards, les oisifs, le peuple enfin" (voir l'article entier ici : http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-1990-02-0173-007).
Comme quoi, nul n'est prophète en son temps What a Face
 
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Mha  /  Chose simple


J'espère, Brodsky, que tu auras l'occasion un jour de constater qu'être auteur salarié et se voir dicter la trame de son roman sont deux choses différentes. Tu as une vision très noire de l'auteur attaché à tel ou tel groupe marchand. Mais ne les mets pas tous dans le même panier, c'est ce qu'on appelle, me semble-t-il, un amalgame.
 
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Brodsky  /  Petit chose


Merci pour tes articles Ombrelle.

On y voit bien dans le second, comment les quelques grands auteurs (déjà connu par leur talents) comme Sue ou Dumas ont pu s'adapter à cet exercice de style qui a donné des choses formidable. Et comment hélas, cette contrainte a été fatale à des écrivains de seconde catégorie.
Et dans le premier, la volonté des écrivains de se mettre à l'abris des contraintes du "marché" afin de ne pas perdre leur liberté est également souligné.

Mha, je n'ai pas une vision noire... Je considère juste qu'écrire n'est pas un métier (ce qui est le sujet de ce fil).
Et que lorsque l'art, quelque soit sa forme se met à dépendre du monde de l'argent, il perd son honnêteté, son âme, et son sens.
Je conçois que la jeunesse d'aujourd'hui, élevée dans ce monde où tout est devenu marchandise ne soit pas du même avis. Je suis sans doute un vieux con, ou un dinosaure au yeux de certains, mais je crois savoir faire la différence entre Les liaison dangereuses, et les cinquante nuances de Grey. Le premier est un livre subversif, le second une grosse daube commerciale. Le premier écrit par un écrivain libre, le second par un salarié (qui a sans doute été bien payé, finalement).

 
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Nyzette  /  Gloire de son pair


Une question, Brodsky : penses-tu qu'être écrivain, à l'heure actuelle, est en passe de devenir un métier? (les maisons d'édition tenues de faire des profits ou du moins de justifier de revenus suffisants pour faire marcher l'entreprise ; la mondiamarchandisation, mot que j'invente et que je trouve très clair, hu hu ; l'abaissement de la qualité littéraire pour pouvoir vendre à la multitude ; etc etc etc).
https://www.facebook.com/pages/Petits-crayons/802987966449472
 
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Brodsky  /  Petit chose


Nyzette,

Qu'une maison d'édition cherche à gagner de l'argent, c'est normal. Cela lui permet de vivre, de payer son personnel, d'assurer la promo des auteurs, etc... Un éditeur ne peut pas éditer à fonds perdus. Il est normal qu'il essaie de faire des bénéfices. Comme il est normal qu'il prenne parfois des risques et tente de promouvoir de nouveau auteurs. Bref, éditeur est un métier... Un vrai.

Par contre (ce n'est que mon avis), l'art, la création, ne doivent pas devenir des "métiers". Dès lors que l'on se soumet à une mode, ou à la loi des marchés, la création n'est plus libre. Elle perd toute forme de subversion, elle devient respectueuse, bien pensante, bref commerciale.
Je ne dis pas que tout ce qui se vend est à jeter, que l'écrivain doit crever de faim, qu'il n'a pas droit à un statut particulier. Je dis que la création ne peut pas être soumise à des règles, que certains écrivains écrivent un livre tous les dix ans, et d'autres un par mois, et que s'il est normal qu'ils touchent des droits d'auteurs, le statut de salariés est une folie en ce qui les concerne. Ce serait prendre le risque de détruire toute forme d'art que de "fonctionnariser" les créateurs, comme jadis on le fit en Union Soviétique. Qu'on se rappelle le calvaire de Boulgakov ou de Soljenitsyne.
 
   
    
                         
Invité  /  Invité


L'art n'a de corrélation qu'avec lui-même. Il est trompeur de vouloir en diminuer, disons les vertus, en le mêlant à l'argent ou à la liberté. Il y a des collaborations fructueuses comme il y a des collaborations stériles, qu'un éditeur passe commande n'est pas une preuve en soi d'un nivellement de l'art vers le bas, de la même façon qu'une liberté entière - le fait d'écrire de son propre chef en n'obéissant qu'à soi-même - ne garantit ni d'aboutir à un objet d'art, ni de réaliser quoi que ce soit de plus fantastique. On se masturbe encore beaucoup aujourd'hui devant les peintures de De Vinci, dont la plupart n'ont été que des réponses à des commandes. C'était me semble-t-il la coutume à l'époque. Céline a écrit le Voyage au bout de la nuit pour s'assurer des mois de loyer d'avance, Vian J'irai cracher sur vos tombes pour se payer entre autres choses une voiture ; tandis que francis lalanne au nom de l'art et de la poésie, avec un sentiment d'infime gratuité et revendiqué incorrompu par la finance, nous gratifie d'horreurs versifiées depuis des années - voilà j'espère suffisamment d'exemples pour les sceptiques de l'idée.

Mais bien loin des grands auteurs, les maisons d'édition qui passent commande aujourd'hui ne doivent pas avoir en tête de faire de la grande littérature, et je ne doute pas non plus que les sollicités soient tout aussi mauvais lorsqu'ils conçoivent leur petit roman d'artiste que lorsqu'ils répondent à quelque offre rémunérée - tout aussi mauvais, tout aussi bons, pour ne faire de procès à personne. De toute façon le destinataire final n'est autre que le grand public, qui par définition réduit l'éducation à l'alphabétisme et, en matière de goût, a encore tout à apprendre. Commande ou non, métier ou non, c'est par le nombre que peut venir l'argent, la rémunération. Il faut donc faire dans le populaire ; ce qui revient à dire qu'il n'est pas nécessaire de faire de l'art, mais bien plus de comprendre les rouages, les mécaniques et les attentes d'un public sans grande ambition, que les oeuvres difficilement accessibles rebutent. (Et que l'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit : le public n'a pas mauvais goût, il n'est tout simplement pas éduqué, confond souvent et titube avec aisance. Certaines fois il lui arrive de couronner des génies - bien que le plus souvent il passe à côté - et certaines fois, pour ne pas dire presque toujours, il encense son image au travers de personnalités qui lui ressemblent, au mieux talentueuses, au pire profiteuses - c'est-à-dire d'un niveau d'intelligence moyenne, produisant des oeuvres de qualité moyenne, car à destination d'un public d'exigeance moyenne.)

Que les auteurs prennent ce qu'ils peuvent prendre. Ceux pour qui c'est une activité alimentaire, s'ils ne peuvent plus manger, n'ont qu'à savoir qu'il existe d'autres métiers - les boîtes de communication sont par exemple pleines d'artistes refoulés - mais à bien y réfléchir et après avoir considéré le genre de commandes qu'une maison d'édition est susceptible de passer aujourd'hui, c'est sans doute déjà être artiste refoulé que de souscrire à ce genre de choses, que d'écrire un guide de la jeune femme à l'usage de la jeune femme, un catalogue des objets disparus, une suite de trucs et astuces pour apprendre à élever ses enfants sans crier, un sérieux condensé de psychologie pour pouvoir penser comme steve jobs, et j'en passe. (Étant entendu que celui qui n'est pas refoulé se moquera bien de l'argent et réalisera la chose de la meilleure manière possible, je l'espère.)

Quoi qu'il en soit la vision même de l'écrivain en tant que métier n'est pas très sérieuse. La perspective d'un gros profit, d'un one shot, est tout de même plus attrayante. De quoi devenir rentier, de quoi flâner soucieusement, de quoi mener un bon train de vie car débarassé de toutes ces questions pécuniaires inutiles, bref de quoi s'adonner à ce qui compte vraiment sans se soucier des contraintes, bref vivre richement, aisé de temps et d'argent, pour n'avoir plus qu'à branler l'âme et enfin pouvoir avancer les pions, par exemple, d'une nouvelle poétique - mais j'entre là dans le fantasme.
 
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Brodsky  /  Petit chose


Que tout cela est dit avec élégance, Jadsée. Et, mis à part ta critique de Francis Lalanne, je souscris à tout ce que tu avances. Razz
 
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Le Condor des Andes  /  Rapace du monde


"La création est liberté (et vice versa)", "Les livres étaient de bien meilleure qualité dans le passé", "Aujourd'hui tout n'est que marchandise", "L'argent salit", "le bas peuple ne comprends rien à la littérature", ou encore "L'art ne doit se référer qu'à l'art lui-même", ce sont des lieux communs qu'on a déjà usés jusqu'à la corde, par ici...

Et nous sommes revenus à l'idée qu'un métier dépend d'une rémunération - pire ! d'un salaire.
Ce qui est totalement incorrect.

C'est quand même amusant (hum) de constater que ceux qui défendent la liberté comme valeur sont aussi ceux qui retirent à l'individu la liberté de se définir un métier. Car si on ne conçoit le métier que sous l'angle du contrat de travail et de la rémunération, on donne à l'employeur, au patron, le pouvoir de nous attribuer un des plus importants éléments par lesquels on s'identifie socialement. C'est au patron de nous dire "qui" on est, donc. Ce qui est, très clairement, une aliénation de plus.

Dans le passé, le métier était plus souvent reconnu par les pairs, au sein de corporations de métiers. Jamais un menuisier, par exemple, n'aurait accepté qu'on lui retire la fierté de se dire menuisier sous prétexte qu'il n'aurait vendu aucun meuble depuis des mois.
 
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DC  /  Gueule d'ange et diable au corps


Michel Onfray philosophe ? Sérieusement ? Et tu aurais appelé Bukowski philosophe devant lui tu te serais pris son point dans la gueule...

Tu me diras, on sort bien une édition de la pléiade consacrée à Jean D'Ormesson, alors les définitions...

Sur l'esclavage salarié, j'aurais trouvé d'autres auteurs... Mais au delà de ça, pour faire reculer les petits chefs et gagner en liberté au travail, il y a des trucs qui sont pas mal même si ça a été inventé au XIXe siècle et que c'est donc passéiste et archaïque: les syndicats.

Le vrai écrivain qui n'écrit pas des carnets de voyage, c'est la première fois que je l'entends celle là...

J'aurais pas le temps de découper tous les messages de Brodsky pour cibler ce qui me gêne. Pour résumer j'y vois surtout de la posture. Une posture confortable, bien juchée sur ses ergots et le poitrail en avant.

Elle est très simple: Adopter une vision ultra élitiste et pseudo romantique de l'écriture. Une fois ce postulat fait, constater que pas mal d'écrivains contemporains n'y correspondent pas. C'est le moment de faire comme Francis Cabrel aux guignols "Oh c'était mieux avant". Cibler l'ennemi de manière superficielle: l'argent. A cause de l'argent, on écrit plus que de la merde pour le peuple. Se rappeler ensuite que nous "on est pas comme ça, on ne gagne pas de l'argent grâce à l'écriture, on est libres", et que par conséquent "on est un vrai écrivain, génial, pas sali par l'argent".

No offense mais c'est comme ça que je comprends tes interventions.
 
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Brodsky  /  Petit chose


Ma chère Domini-coll

Tu as raison sur un point, je pense... Philosophe, ce n'est pas un métier non plus, Razz et seul l'avenir lointain nous dira si Onfray était ou pas philosophe. Il n'en reste pas moins que je trouve sa pensée "stimulante", et sa démarche assez bénéfique.

L'écrivain écrit ce qu'il veut, et peut pas conséquent écrire des carnets de voyage. Je soulignais simplement que ces derniers se vendaient mieux actuellement que les romans, ou que la poésie.

Ne crois pas que la posture qui consiste à avoir le poitrail en avant soit confortable. Elle attire pas mal d'animosité, et je te concède qu'elle peut parfois être ridicule. Mais elle a l'avantage de faire sortir les griffes des débatteurs comme toi, qui ne semble pas avoir peur du débat. Et cela me plaît...

Tu parles des syndicats... Je connais, et je pratique. J'essaie même de moderniser les moyens d'actions afin de les rendre plus adaptés au nouvelles luttes d'aujourd'hui. On n'a jamais eu autant besoin de syndicats qu'aujourd'hui, et ce ne sont pas leurs causes qui sont passéistes, mais leurs méthodes. On pourra en parler ailleurs si tu le souhaites.

Ma vision n'est pas élitiste, bien au contraire. Si elle l'était, je ne serai pas sur ce forum... Je me désole au contraire du fait que notre société marchande ne permet plus au "peuple" d'avoir accès à la culture, et ne lui procure que des produits de substitution. Le peuple n'est pas bête...mais on tente de le rendre ainsi. J'essaie donc de le réveiller en lui donnant un point de vue que certains jugent iconoclaste. Avec toujours ce doute de me tromper parfois, ce qui, comme l'affirmait Arthur Koestler me met en position d'infériorité face aux imbéciles qui ne doutent de rien. Alors...le poitrail en avant...Razz

Une fois de plus, je n'ai rien contre le fait "d'avoir de l'argent". Si tu veux faire un don, je prends, et tant pis pour la pureté de mon âme... Et tu as raison, être pauvre ne signifie pas qu'on soit un génie. Et peut-être suis-je un écrivain calamiteux. Et certains best sellers sont de bonnes factures.
Je prétends juste qu'un artiste ne doit pas être un salarié. Que ce n'est pas un métier... De nombreux écrivains, peintres, comédiens, ne vivent pas de leur art. Ca ne les empêche pas d'être remarquables. D'autres sont nuls, et squattent en permanence les plateaux télés. Société de l'image, et des apparences... C'est contre cela que je me révolte.
Juré dans un concours de nouvelles, dernièrement, j'ai vu passer des textes qui étaient des perles de sensibilité, d'humour, des textes dans lesquels les auteurs prenaient des risques, mettaient leurs tripes sur la table. Ce sont de vrais écrivains, qui font des métiers divers et variés pour payer leur loyer. Pendant ce temps, le fils de Sheila et les star de la téléréalité nous vendent leurs daubes dans les supermarchés et se font un fric fou, juste parce que CA SE VEND.

Quand au c'était mieux avant... J'en ai fait une chanson, que je ne peux pas mettre ligne pour l'instant (pas inscrit depuis assez longtemps), mais je te fais cadeau du texte. Une précision quand même : c'est de l'humour (mais pas que...)

Ils vivent seuls avec Maman
Dans de très beaux appartements
En plein Paris
Et tous les soirs ils font la fête
En retrouvant sur internet
Des tas « d'amis ».
Tous les soirs ils sont connectés
Avec des gens du monde entier

Mais c'était mieux avant
Quand les potes avaient des voitures
Et qu'on partait à l'aventure
Et qu'on laissait du temps au temps
Oui c'était mieux avant
Quand on retrouvait ses copains
François, Gérard ou bien Lucien
En bas de son appartements
Des vrais gens avec des vrais noms
Pas des avatars à la con...

Ils vivent seuls avec leurs bières
Dans les banlieues de leur misère
Et ça les mines
Alors pour pas devenir fou
Ils se sont inscrit sur Badoo
C'est la déprime
Ils font l'amour avec des mots
En fantasmant sur des photos

Mais c'était mieux avant
Quand on rencontrait chez des potes
Des filles qui gardaient leur culotte
Et qu'on laissait du temps au temps
Oui c'était mieux avant
Quand elles étaient un peu farouches
Et que l'eau glacée sous la douche
Était le seul médicament
Qu'il fallait ramer comme un fou
Pour obtenir un rendez vous


Oui, c'était mieux avant
Quand frôlant le bout de leur doigts
On atteignait le Nirvana
Et qu'on prenait tout notre temps
C'était bien mieux avant
Quand après un premier baiser
Elles se laissaient raccompagner
Et qu'on rentrait seuls en chantant
Mais aujourd'hui l'informatique
Flingue les derniers romantiques
 
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L'Elfe  /  « On le sait que t'es nyctalope »


Sinon je connais un paquet de couples qui se sont rencontrés par internet mais bref. (et tu peux poster dans la catégorie poésie ou miscellanées... bref. Again.)

Et pour mettre mon grain de sel sur cette conversation, que penser de Molière, de Vinci et les autres, complètement salariés puisqu'à la Cour des grands Princes et rémunérés par eux ? N'ont-ils écrit, peint, joué que de la merde ?

Il me semble que le débat "doit-on travailler ou pas à côté d'écrire pour être un bon" est superflu. Certains écrivent des merveilles sans vouloir un jour être publié parce que ça ne les intéresse pas. D'autres vont tout faire pour trouver comment être publié. Ce sont des choix. Personnellement même si je vivais de l'écriture, je continuerai à travailler parce que ça me permet de me nourrir de contacts, d'histoires, de moments... Mais on s'en fout de moi. Si certains peuvent ne se consacrer qu'à leur plume c'est un choix et probablement une chance pour eux. L'important c'est qu'ils soient heureux.

De tous temps, des hommes (et quelques femmes) ont été payé pour leur art par les Princes, les bourgeois ou même les petites gens. Parce que oui, vous avez des écrivains publics ou des menuisiers ou que sais-je encore qui étaient probablement de vrais artistes dans leur domaine. L'Art ne se résume pas aux grandes oeuvres, en tout cas pas d'un point de vue historique, donc de quel droit juger que ceci est une daube incommensurable qui est là pour abrutir le peuple ou telle autre un pur génie qui élèvera votre âme ? Laissez le peuple faire ses choix. S'il est attiré (et encore c'est à voir) par 50 nuances de Grey, qui n'est probablement pas un chef d'oeuvre par ses grandes phrases, son vocabulaire ou même son histoire, ce n'est pas parce que les grands méchants (qui d'ailleurs ?) ont essayé de l'abrutir avec une pseudo histoire de SM. Il y a probablement des raisons à chercher dans le marketing agressif de la maison d'édition, l'envie de "transgresser" une société qui se "puritanise" aux Etats-Unis depuis plusieurs années (mais en Europe aussi hein), le sexe omniprésent de manière plus ou moins subtile et les injonctions récurrentes pour se surpasser/être au top dans tous les domaines/pimenter sa vie sexuelle etc.

Cessons de juger de ce qui est bon et mal, ce sont des débats qui ne mènent nulle part si ce n'est dans un mur. Laissons les gens écrire et faire ce qu'ils veulent de leurs écrits. Au mieux, ce que l'on peut se demander c'est "comment faire en sorte, pour ceux qui le veulent, de vivre de leur plume ?". Mais ceci est vrai aussi pour les autres artistes, pour les testeurs de jeux vidéos, les passions en tout genre et j'en passe. Chaque société essaye de répondre à cette question, il est probable qu'aucune n'ait trouvé la bonne formule. Mais existe-t-elle ? ....
 
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DC  /  Gueule d'ange et diable au corps


Bah et puis se rencontrer sur internet, en quoi c'est pire que se rencontrer bourréEs en boite, ou au boulot, oui rencontrer la soeur/le frère d'unE amiE qui nous a arrangé le coup ?
Parce que les histoires d'amour qui commencent parce qu'on s'est croisés dans la rue genre big coup de foudre, ça existe que dans Coup de Foudre à Notting Hill (au demeurant un bon film)... En général, dans la rue, c'est plutot le port de l'angoisse ou ça pour les filles avec les gros lourds et le harcèlement ^^
C'est vachement endogame la rencontre d'un conjoint et la mise en couple. C'est très rare statistiquement parlant les couples issus d'un milieu social complètement différent... A la limite, on a des femmes d'un milieu social inférieur qui se retrouvent avec des mecs d'un milieu supérieur...

Pour le reste, je suis content de voir que tu reviens un peu sur tes précédents propos, brodsky. Après je pourrais aussi tiquer sur cette prétention à réveiller le peuple depuis l'extérieur... C'est que donc tu ne te considères comme ne faisant pas partie du peuple, comme étant au-dessus... Soit... Mais je t'en veux pas pour ça, on a tous besoin d'ego pour continuer d'écrire (et malgré le caractère rude de la phrase, ce n'est pas un jugement hein). Je viendrais juste t'ennuyer quand je jugerai que tes propos sont élitistes et faux. ^^
 
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Brodsky  /  Petit chose


Domini-COLL a écrit:
. Je viendrais juste t'ennuyer quand je jugerai que tes propos sont élitistes et faux. ^^

Razz

Non, pas au-dessus du peuple, camarade...

Mais...si les infos sont justes, nous n'avons pas le même âge. Et j'appartiens à une génération qui, contrairement à la tienne, n'a aucune excuse. A mon époque, on pouvait très bien avoir accès au savoir et à la culture, même sans aller à l'université. On pouvait apprendre par soi-même, et devenir à peu près ce qu'on voulait.
Après, j'ai considéré que cette culture devait pouvoir profiter à tout le monde. Et j'ai créé des associations pour permettre aux mômes des quartiers sensibles d'y avoir accès. Jusqu'à ce que l'"élite" actuelle nous coupe les vivres, pour refus de soumission au système.

Alors, tu vois, le peuple, j'en viens, et j'y suis resté... Le réveiller, oui...en disant par exemple à certains de mes collègues : "Eh, les gars, je suis comme vous, je fais le même taf, je n'ai pas plus de thune...mais je refuse de regarder les anges de la téléréalité, je ne veux pas qu'on bousille mon cerveau, prenez donc un bouquin... Non, pas cette merde de "50 nuances de Grey" !!! Lisez donc Sacher Masoch !!!" Razz

 
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Bah si je calcule bien, tu es de la génération début du chomage de masse, jeanne mas qui chante en rouge et noir, vive la crise, reagan, thatcher, bernard tapie, le début du sida, et le gym tonic.

Je sais pas si ton époque est plus bénie que la mienne personnellement niveau accomplissement personnel ^^

Et je persiste à penser qu'on a au contraire plus de possibilités d'accès à la culture aujourd'hui... Après redonner cette envie d'accès aux cultures (plus qu'à LA culture en fait) à ceux et celles qui sont si bas dans les hiérarchies sociales, c'est pas simple...

Mais niveau développement technologique, il y a de quoi faire. En 30 secondes, alors que tu es dehors, que tu entends parler d'un auteur; tu peux avoir accès à tout un tas d'infos sur lui, voire acheter en ebooks.

Tu peux découvrir les genres les plus obscurs de musique grace à youtube et autres sites... A part tomber un soir sur thalassa, ou avoir un concert à coté de chez toi, comment tu pourrais découvrir le didgeridoo par exemple...

Si tu ratais une émission radio, a moins que quelqu'un ait pu faire une k7, tu l'avais dans l'os. Maintenant on a des podcasts.

Il y a donc le potentiel de faire plus, de faire mieux.

Enfin bref, je trouve que ca a pas trop de sens de comparer les epoques comme ca, surtout si c'est pour dire c'était mieux avant ^^

Parce que pour avoir connu les forfaits club internet de 10h par mois a 56k qui bloquaient le téléphone, les 2be3, etc. non c'était pas mieux avant ^^
 

 Auteur, c'est un vrai métier ?

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