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 Auteur, c'est un vrai métier ?

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Pangolin  /  Très premier degré


BASTON.
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Mikaroman  /  Jeune et fringant retraité


À ma connaissance toutes les sociétés comptent des conteurs, qu'ils soient écrivains, griots, montreur de marionette ou parent racontant une histoire pour s'endormir. Nous abons besoins de mots pour exister (et sans doute besoin de personnes pour faire exister ces mots) .

Soit les auteurs, d'une forme ou d'une autre, doivent bien, d'une façon ou d'une autre, être utiles aux sociétés qui les hébergent, soit il s'agit d'une forme de parasitisme répendu à un degrès rarement atteint. Un complot des auteurs contre le reste du monde ? Wink

Facétieusement votre, Mika.
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@now@n  /  @n, bête @lph@


Pardonne-moi Geadore, j'avais oublié que le sujet de la légitimité de point de vue t'était sensible.

Je ne dis pas que tu trolles. Je dis qu'au-delà de ton intervention, honnête et légitime, la conception purement utilitariste du "est-ce que des gens meurent si on supprime telle activité de l'équation économique" est du troll vis-à-vis de deux choses :

- Une conception plus large des "besoins humains", qui admet l'existence de la culture comme essentielle dans tout son bouillonnement de créatifs connus et inconnus ;
- Le marché qui emploie des personnes occupant des "activités inutiles" à la survie, et qui n'a surtout pas envie de les diminuer comme n'étant pas de "vrais métiers".

Ça nous ramène à la question plus large de ce qu'est un "vrai métier", sur laquelle tu as donné un point de vue plus précis dans ton post précédent, et dont je ne suis pas certaine que ce topic soit le meilleur endroit pour débattre. (Notons que selon cette définition, "parent" est un vrai métier, ce à quoi j'agrée totalement.)

Cette question n'est toujours pas fermée pour moi, même si j'ai pu donner cette impression auparavant - disons qu'elle s'est rouverte.



Blāūg
http://anowan.blogspot.com/
 
   
    
                         
Invité  /  Invité


Vous êtes marrants.

Un livre, même par passion, ça demande une tonne de boulot. C'est normal que ce boulot soit rémunéré.

D'autant plus dans le cas d'une commande. Plein d'auteurs font ça, et gagnent leur vie plus avec ça qu'avec les droits d'auteurs(Xavier Deutsch notamment).

L'art, c'est du taf. Et un taf ingrat: si on compte que le revenu moyen oscille entre 6 à 8 pourcent du prix de vente d'un livre pour un auteur débutant, souvent sans à valoir, parfois avec 500 à 1000 euros si l'éditeur mise sur le livre, on va dire 1000euros plus un tirage de 1000 livres, en Belgique c'est déjà énorme pour un premier livre. En France c'est rarement plus. Ca fait 1000 d'à valoir plus 8% de 20 euros environ, en tout 2600 euros et c'est optimiste.

2600 euros, c'est trois mois de revenu d'intégration(smic belge) pour un célibataire. C'est pas foufou. Et écrire un livre bon en trois mois, c'est pas évident.

Les travaux de commande c'est très bien foutu, c'est génial d'en recevoir. Personnellement je trouve que c'est une aubaine, après faut se faire un nom.

Je ne suis pas d'accord de brader son talent sous prétexte qu'il s'agit d'une passion. Ca rend juste le boulot plus agréable, et pas toujours, c'est ultra prise de tête l'écriture, loin d'être un taf de dandy branleur comme on se l'imagine souvent. (pas vous hein, mais pas mal de proches/connaissances me balancent plus ou moins ça à la gueule quand je dis un jour vouloir en vivre).

J'aimerais en vivre, un jour. Du coup je suis super réaliste quand aux efforts à faire: se faire un nom, connaitre des gens pour avoir du taf, travaux de commande, l'éditeur qui charcute mon bouquin, arrondir un peu les angles, bref de la politique. Ca ne salit rien, ca ne m'effraie pas du tout, je ne suis pas cynique non plus. C'est normal, c'est comme ça; qui n'a jamais obtenu de job d'étudiant via un proche?

Je ne dis pas non plus de se prostituer complètement, mais si on veut manger et avoir un toit et surtout la chance d'écrire en activité principale, j'ai bien conscience que mes idéaux devront un peu être écornés par la réalité de la vie.

Du coup je comprends tout à fait l'indignation des auteurs. Demander un travail aussi conséquent sans aucune garantie, avec l'à valoir versé si c'est accepté, c'est indigne d'un éditeur. C'est dégueulasse.
 
   
    
                         
Invité  /  Invité


Citation :
« Pour guérir les grands aliénés, les obsédés, les tordus, il fallait leur en mettre un grand coup qui leur raidissait les muscles, leur bouleversait la moelle, et faisait un peu bouillir leur matière grise. Beaucoup y retrouvaient leur raison. Tel qui s’était assis Napoléon ou Dieu le Père se relevait tourneur sur métaux, employé de banque ou poinçonneur au métropolitain, et toujours enchanté, ce qui montre que l’homme se satisfait facilement de son sort. Il était, en tout cas, récupéré en tant que citoyen utile à la collectivité. »

Barjavel, Ravage.
 
   
    
                         
Invité  /  Invité


Encore cette vieille dichotomie à l'agonie de l'utile/inutile. Elle ne marche pas, n'est pas réaliste, est floue, ne veut rien dire.

Lassant.
 
   
    
                         
Invité  /  Invité


ça semble bien fonctionner, vu que l'on nous dit plus haut qu'auteur=inutile à la société...
 
   
    
                         
Invité  /  Invité


C'est une belle ânerie. C'est geadore c'est ça qui a dit ça?

Déjà utile est très flou. Utile à quoi? utile à la survie de l'espèce? Donc ce qui mérite salaire c'est ce qui est utile à la survie de l'espèce?

C'est grossier, ça ne tient pas debout.

EDIT: même entendu comme "la société ne serait plus pareille". Donc la culture a un impact nul ou quasi sur la société et son fonctionnement. C'est tout aussi bancal.


Dernière édition par Fabre le Sam 25 Avr 2015 - 18:37, édité 1 fois
 
   
    
                         
Invité  /  Invité


Ah mais on est entièrement d'accord! Cela n'a juste aucun sens d'avancer ça.
 
   
    
                         
Invité  /  Invité


Mikaroman a écrit:
À ma connaissance toutes les sociétés comptent des conteurs, qu'ils soient écrivains, griots, montreur de marionette ou parent racontant une histoire pour s'endormir. Nous abons besoins de mots pour exister (et sans doute besoin de personnes pour faire exister ces mots) .

Soit les auteurs, d'une forme ou d'une autre, doivent bien, d'une façon ou d'une autre, être utiles aux sociétés qui les hébergent, soit il s'agit d'une forme de parasitisme répendu à un degrès rarement atteint. Un complot des auteurs contre le reste du monde ? Wink

Facétieusement votre, Mika.

Je ne dis pas qu'une société quelle qu'elle soit ne compte pas d'artistes ni de conteurs. Je dis que ce n'est pas un métier que d'être artiste ou conteur, voilà. Nombre d'auteurs font des métiers à côté de leur activité artistique. Je crois aussi que nous avons besoin personnellement d'artistique pour exister, mais je ne crois pas que la société pour exister et perdurer ait besoin d'artistique.
 
   
    
                         
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Pour les guignols qui parlent de survie (Laughing) :
je pense que dans la société française on peut dépasser un petit peu ce stade de survie et ajouter les notions de confort, de sécurité, de luxe etc etc...

Et lis ce que je dis, avant de traiter mes propos d'âneries, boulet.
Et dis-moi en quoi la culture a un impact réel sur le fonctionnement de la société ? RÉEL, CONCRET. En quoi la société en a besoin pour exister telle qu'elle existe.
à part tout le truc économique qui tourne autour là.

Je ne parle pas d'utile à l'espèce, je parle d'utile à la société, relis.

Je conçois que ce que je dis peut paraître grossier à des gens qui croient encore qu'ils vont pouvoir survivre (individuellement) comme ils peuvent (avec l'aide de l'Etat bien sûr HAHA ! heureusement qu'il est là celui-là) en écrivant leurs oeuvres utiles à la société ... Cool


Tout cela étant dit, je ne peux pas changer d'avis si on ne me donne pas de quoi. Donc donnez-moi matière, si le coeur vous en dit, je suis open.

 
   
    
                         
Invité  /  Invité


Déjà une société c'est une représentation symbolique, culturelle. Donc dis-moi ce que tu entends par "fonctionnement concret de la société".

Ensuite ce que tu entends par société.

Définis utile aussi,donc. Tout ces termes sont loin d'être évidents.

Et quand je dis grossier, ce n'est pas dans le sens d'impoli mais d'un raisonnement très basique.

Après on pourra débattre. Smile
 
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Un bol de riz et de lentilles + un verre d'eau par jour. Et une couverture.
Tout le reste ne serait donc que... de la littérature ?

Smile
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Le Condor des Andes  /  Rapace du monde


Dans notre société, le chômage a son utilité, il est même indispensable à son fonctionnement. Il régule l'ensemble de la chaîne et chacun de ses maillons. C'est bien pour ça qu'on rémunère le chômage d'ailleurs. "Chômeur" est donc un métier ???
Ok, là, je trolle un peu.

Mais Geadore, c'est un peu n'importe quoi ce que tu racontes. Comme si une société était un simple amoncellement de pratiques productives. En somme, comme si la société était une chaîne de montage industriel.

Mais jouons le jeu. Qu'est-ce que la culture nous apporte, en terme de capacité productive ? Elle nous permet de communiquer, d'appréhender le monde et d'échanger avec d'autres à partir de bases communes et de différences. Elle permet d'agir en tant qu'individu mais également d'agir en tant que groupe. Elle protège nos conscience, atténue la violence des rapports sociaux, ainsi que notre propre violence à l'égard du monde. Elle nous donne confiance en notre milieu de vie, notre environnement social et politique, à tel point que nous finissons par l'aimer et nous n'envisageons pas d'autre façon de vivre et de nous comporter.
Tu sais, les compétences de communication, de compréhension, d'apprentissage, d'analyse, de travail d'équipe, l'autonomie,  la stabilité psychologique, la gestion de crise, la docilité, l'enthousiasme, sont recherchées dans pas mal d'emplois...

Tout le développement de la culture, sa "démocratisation", le soutien dont elle a toujours profité de la part des riches et des puissants, encore aujourd'hui à travers les subventions publiques par exemple... tout cela peut être analysé (si on est un peu cynique) comme un mouvement historique vers la pacification des individus et l'augmentation de leur capacité de travail. Pour faire de nous de meilleurs travailleurs et de plus sages contribuables. Sans cette productivité, nous ne serions jamais parvenus au niveau de confort sur lequel est fondé notre société (société de consommation, Etat providence, notre "way of life").

L'utilitarisme est un piège intellectuel pour esprit trop mécaniste. Même si ça donne parfois d'admirables résultats. Pour le reste, il faut s'intéresser un peu au constructivisme. Tout n'est que représentation.

Citation :
Un livre, même par passion, ça demande une tonne de boulot. C'est normal que ce boulot soit rémunéré.

Rien à voir. L'auteur n'est pas rémunéré sur le travail qu'il fournit, mais sur l'usage qu'il permet de son bien, de sa propriété (intellectuelle).
Et puis, si vraiment on rémunérait les gens à la quantité de travail qu'ils fournissent, les manutentionnaires seraient millionnaires.
 
   
    
                         
Invité  /  Invité


Fabre a écrit:
Déjà une société c'est une représentation symbolique, culturelle. Donc dis-moi ce que tu entends par "fonctionnement concret de la société".

Ensuite ce que tu entends par société.

Définis utile aussi,donc. Tout ces termes sont loin d'être évidents.

Et quand je dis grossier, ce n'est pas dans le sens d'impoli mais d'un raisonnement très basique.

Après on pourra débattre. Smile

Malgré le fait que (d'après toi) je n'ai rien défini, il semble que tu sois en désaccord avec mon propos. Je pense donc que tu as bien compris ce que je voulais dire (vraiment !). Et j'aimerais que tu m'expliques pourquoi ! C'est trop ? 🐰

Si tu ne veux pas ou que tu n'en es pas capable, ce n'est pas grave : Condor a dit des choses suffisamment intéressantes (auxquelles le vais répondre).
 
   
    
                         
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