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 [Master Création littéraire]

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HarryBeth  /  Clochard céleste


Bonjour à tous,

J'ai découvert il n'y a pas longtemps cette formation. Elle existait depuis presque un siècle outre-atlantique mais a été ouverte en France il y a 2 ou 3 ans. On y apprendrait à devenir écrivain, ou tout du moins à faire de la littérature notre métier.

(Je vous encourage à faire des recherches, ceux qui le veulent. En tant que bleu, je n'ai pas le droit de poster des liens.)

Je souhaiterai savoir si certains d'entre vous en savent un peu plus, ont approché la formation, y ont participé, ce qu'ils en pensent.

Bien à vous,
 
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Insane.  /  Avant, j'avais un rang. Mais c'était avant.


J'ai du mal à concevoir qu'être écrivain puisse être un métier. Je pense trop à Céline, ouvrier puis médecin et à d'autres qui vivaient de leurs rentes ... J'ai comme l'impression que les considérations économiques, et donc l'association de l'écriture à un métier corrompt les lignes qui peuvent surgir, les fulgurances qui font le style.

Le master forme bel et bien à un métier. Mon imagination est sans doute bien négative mais j'imagine des tas d'étudiants apprenant à écrire des romans de gare à la chaîne pour servir une école Luc Besson de l'écriture et de la production. Tiens, d'ailleurs, à quand l'école Marc Lévy ?

Je me demande sincèrement comment quelqu'un pour qui la littérature est une passion, une vocation peut se laisser tenter par une telle usine à gaz.

Enfin. Chacun voit midi à sa porte.
 
   
    
                         
Invité  /  Invité


Pour moi, ça n'est pas une question d'usine à gaz ! Justement, quoi de mieux que de pouvoir faire de notre passion notre métier ! Évidemment, il faudrait être pigiste, et de plus être assez doué pour pondre vite et bien. Mais moi, être écrivaine de métier, ça me mettrait l'eau à la bouche !
 
   
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Eurydice  /  Clochard céleste


J'ai suivi le master métiers d'écriture à Toulouse (créé en 2012) et effectivement, on peut difficilement enseigner l'écriture. Si on ne l'a pas en soi, ce master ne crée pas un don ou un talent.

Les enseignements y sont encore trop théoriques pour mériter son appellation de master pro et les enseignants ne sont pas tous crédibles.

Le système d'écriture créative présent aux USA est plutôt un ensemble de sessions qui encouragent l'écriture et qui sont encadrées par des écrivains (à Toulouse, il y en a aussi, mais inconnus au bataillon et pas nécessairement brillants - mais c'est subjectif évidemment).

En revanche, ce master aide à maîtriser l'organisation de rencontres littéraires et te fait pratiquer l'écriture, à défaut de te l'enseigner.

Je reste dispo si tu as des questions supplémentaires
 
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Rulae  /  Guère épais


Les seules disciplines qui peuvent aider dans l'apprentissage de l'écriture sont : la lecture et l'écriture elle-même. Par conséquent, les formations utiles pour "devenir écrivain" existent déjà : les études de Lettres.
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Eurydice  /  Clochard céleste


Oui, la lecture est vraiment un des meilleurs tremplins pour l'écriture
 
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AppleCokes  /  Pectine sauvage


Rulae a écrit:
Les seules disciplines qui peuvent aider dans l'apprentissage de l'écriture sont : la lecture et l'écriture elle-même.

Je pense que cette phrase résume assez bien mon opinion sur la question. Sans aller jusqu'à l'usine à gaz, je me méfie de ce genre de formations, qui dénaturent le côté artistique de ce métier que j'admire.

http://applecokesread.blogspot.com
 
   
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Eurydice  /  Clochard céleste


C'est d'ailleurs parce que ce n'est pas un métier mais un don et une passion qu'on peut difficilement en donner les clés
 
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Quod  /  Pouyoute (© Birdy)


Insane. a écrit:
J'ai du mal à concevoir qu'être écrivain puisse être un métier. Je pense trop à Céline, ouvrier puis médecin et à d'autres qui vivaient de leurs rentes ... J'ai comme l'impression que les considérations économiques, et donc l'association de l'écriture à un métier corrompt les lignes qui peuvent surgir, les fulgurances qui font le style.

Le master forme bel et bien à un métier. Mon imagination est sans doute bien négative mais j'imagine des tas d'étudiants apprenant à écrire des romans de gare à la chaîne pour servir une école Luc Besson de l'écriture et de la production. Tiens, d'ailleurs, à quand l'école Marc Lévy ?

Je me demande sincèrement comment quelqu'un pour qui la littérature est une passion, une vocation peut se laisser tenter par une telle usine à gaz.

Enfin. Chacun voit midi à sa porte.
Sans forcément penser à du formatage littéraire, ça me semble une belle usine à gaz, en effet.

À ceux qui parlent du sacerdoce d'écrivain comme d'un "métier" au sens de gagne-pain, je rappelle que pour près de deux millions de romanciers en France, il y en a à peine une vingtaine qui vivent de leur prose. Ça fait juste vingt fois qu'on a fait le tour de la question.


 
 
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HarryBeth  /  Clochard céleste


Je partage vos opinions un peu à tous, ou plutôt je les ai longtemps partagées.
Je ne sais pas s'il est l'heure de tuer l'image sacrée de l'écrivain, mais je crois qu'on peut s'accorder sur quelques points:

Vous parlez de Céline : lui parlait d'artisanat. Son bureau était son atelier. L'artisanat s'enseigne.
Autre exemple : Pensez-vous que nos grands peintres ont pris le pinceau un beau jour d'illumination et ont accouché leurs toiles ? La peinture s'enseigne.
@Rulae nous parle d'études de Lettres. Pour les avoir subies, je peux dire qu'il n'y a pas meilleur formatage. C'est cet académisme, cet intellectualisme, cet onanisme théorique qui a pondu les déchets de notre siècle.

Qu'on le veuille ou non, il y a un savoir-faire nécessaire dans la construction d'une oeuvre. Pourquoi ne pas l'apprendre ?
Êtes vous si peu sûr de votre intégrité, de votre style, pour penser qu'ils seront aliénés par deux années de master ?

Je te remercie @Eurydice, je te contacterai pour en connaître un peu plus  pirat
 
   
    
                         
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Je rappelle qu'ici, on est sur un forum pour partager nos écrits et se faire aider à s'améliorer... Donc en un sens, on prend des cours, non ? Et dans un autre sens, c'est une autre manière d'apprendre à être écrivain, n'est-ce pas ? La lecture, l'aide d'autrui, et même l'écriture lorsqu'elle est hors contexte d'un projet sérieux, sont des outils pour être de meilleurs écrivains... pas d'accord ? Smile
 
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Rulae  /  Guère épais


HarryBeth a écrit:
@Rulae nous parle d'études de Lettres. Pour les avoir subies, je peux dire qu'il n'y a pas meilleur formatage. C'est cet académisme, cet intellectualisme, cet onanisme théorique qui a pondu les déchets de notre siècle.

Tu as eu de drôles de cours. Moi j'ai pris plaisir à découvrir des auteurs, des styles, des méthodes, des idées que parfois je n'approuvais pas mais qui m'ont aidée à mûrir. J'ai eu beaucoup de professeurs intéressants aussi, avec lesquels il était possible de discuter, sans subir un lavage de cerveau. 
Résultat, aujourd'hui (en ce qui me concerne), je ne me permets pas de traiter qui que ce soit de déchet. Ce serait assez prétentieux, du reste.

@Hypocondriaque : D'accord avec toi Smile
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HarryBeth  /  Clochard céleste


Rulae a écrit:
Résultat, aujourd'hui (en ce qui me concerne), je ne me permets pas de traiter qui que ce soit de déchet. Ce serait assez prétentieux, du reste.

Il n'y a pas de prétention à juger ce que l'on lit si l'on a les arguments pour. La prétention est plutôt de croire que l'on sera écrivain par la seule volonté divine.
Ce que je dis des études de Lettres, c'est qu'elles se noient dans des théories. Elles intellectualisent la chose jusqu'à la rendre inaccessible au non-converti. Et les auteurs ont suivi. On se perd là où la lecture et l'écriture doivent rester une pratique. La théorie pour la théorie, j'appelle ça de la masturbation.
De fait, on distingue deux lignes d'écrivains aujourd'hui : les écrivains à succès et les écrivains pour universitaires.
 
   
    
                         
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HarryBeth a écrit:
La prétention est plutôt de croire que l'on sera écrivain par la seule volonté divine.

Je parlerais plus de narcissisme, ici ! Selon moi, la prétention dont Rulae parlait, c'est d'avoir une opinion trop avancée sur un sujet vague et qui a trop de diversité pour s'accorder le droit de mettre tous ces cours dans le même bateau. C'est mon avis, en tout cas.

HarryBeth a écrit:
Elles intellectualisent la chose jusqu'à la rendre inaccessible au non-converti.

Totalement d'accord sur ce point. Apprendre la théorie de comment bien écrire, comment faire ci ou ça, sans pratiquer de façon spontanée, c'est tuer l'art. On apprend pas l'art, on le crée. Je veux dire par là qu'on peut bien apprendre à écrire et à utiliser des techniques d'écriture, mais si on ne fait que suivre un manuel, ou un professeur dans ce cas-ci, qui utilise lui un manuel, on n'est pas sortit du bois. La théorisation de l'écriture tue toute imagination créative en la rendant quasiment "défendu" ; il faut suivre les instructions et aller en ce sens pour rester dans la moyenne de la classe. Ainsi, après, on en ressort traumatisé, parfois certains que c'est ainsi que ça marche, d'écrire, alors que ça devrait être spontané et personnel. Je suis un peu extrêmiste, je n'ai jamais pris de cours de ce genre, mais c'est ainsi que je m'imagine les pires. Je ne vois pas les masters comme étant néfastes en soi, mais je sais très bien que dans certains cas, le cours parle d'une ligne de conduite droite et autoritaire.

 
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HarryBeth  /  Clochard céleste


Hypocondriaque a écrit:
Selon moi, la prétention dont Rulae parlait, c'est d'avoir une opinion trop avancée sur un sujet vague et qui a trop de diversité pour s'accorder le droit de mettre tous ces cours dans le même bateau

Tu as mal suivi : en parlant de déchets, je ne parlais pas des cours. Je parlais des écrivains qu'on porte aujourd'hui au pinacle. Et je ne les mets pas tous dans le même bateau, quoique ce serait plus facile pour tous les noyer.
J'ai énormément d'admiration pour beaucoup d'écrivains contemporains, ma présentation sur le forum en témoigne à l'égard de Maurice G. Dantec.

Je clarifie mon discours : si nous sommes tous d'accord que le talent de l'écrivain ne s'enseignera jamais, appartient à l'inné et non à l'acquis, je ne suis pas sûr qu'apprendre à structurer un roman, un chapitre, une scène, une description, remette cela en cause. C'est une manière d'apprendre le solfège de l'écrivain. La musique s'apprend, écrire une partition aussi, et bien qu'il existe des autodidactes, ça n'enlève rien aux autres compositeurs.
 

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