PortailAccueilFAQRechercherS'enregistrerGroupesConnexion

Partagez|
Aller à la page : 1, 2  Suivant
 

 Internet, le retour.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

 
avatar
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  58
   Âge  :  22
   Date d'inscription  :  15/09/2014
    
                         
Ravioli  /  Clochard céleste


Parce qu’Internet c'est une ouverture hors du commun, l'effacement de la linéarité, des informations à pêcher partout, tout le temps, via tout le monde. Parce qu'Internet c'est aussi la peur de la surveillance, de l'abrutissement des masses, de l'endoctrinement rapide.
Parce que sans Internet, pas de forum; parce qu'Internet vous permet de vous rejoindre sur une même plateforme, des individus qui ne se seraient sans doute jamais rencontrés (enfin je suppose). Parce que grâce à Internet je peux poster ceci :

Bonsoir à tous !

Sans chercher de grandes théories sociologiques à élaborer, j'aimerais simplement connaître des témoignages personnels, des réflexions d’ensemble : il y a ici, malgré le nom, de tous les âges; beaucoup d'expériences, des vies qui ont dû s'adapter ou sont nés avec cet outil.

Personnellement : Qu'est-ce qu'Internet a changé dans vos vies ? Le (désolé si je masculinise Internet, je ne sais pas trop quoi lui mettre) considérez-vous véritablement comme une prothèse cérébrale – nouvelle approche de la mémoire, de la lecture, de la conscience, … ?
Socialement : Quelle influence des sociétés sur Internet, d'Internet sur les sociétés ? Quelles conclusions en tirer sur l’influence des médias ?
Anticipation : Allons-nous vers une humanité totalement connectée ? L’ubiquité absolue de la pensée ?
+ les autres questions qui vous passent par la tête.

Pour l’instant je suis dans le fondamental (le scolaire) : Macluhan, Foucault et Debray.
Je suis ouvert à toute proposition.

Pour la définition d'Internet :

Larousse:
 

Pour le repérage chronologique :

Wikipédia:
 

PS : OUI, il existe déjà, ce topic. J’ai recherché. Mais il s’agit d’actualiser le sujet qui concerne tout le monde ici, et encore (plus) aujourd’hui – Internet grossit toujours. Puis de poser plus de questions. Et il s’agit aussi de moi, parce qu’à l’avenir il se pourrait que je bosse dans la chose – et NON, malgré l’aspect formel des questions je ne cherche pas des arguments pour une dissertation, c’est simplement pour aiguiller le débat.

Puis après 8 pages de débat sur l'Art, ça fait du bien de s'aérer un peu.

EDIT : Paradoxalement, ma connexion Internet est moisie (Wifi gratuits, manque d'argent, tout ça). Si réponses il y a, ne m'en voulait pas de ne pas contre-répondre immédiatement !
 
avatar
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  416
   Âge  :  26
   Date d'inscription  :  24/07/2014
    
                         
Noctis  /  Pour qui sonne Lestat


.


Dernière édition par Noctis le Lun 18 Juil 2016 - 21:54, édité 1 fois
 
avatar
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  3823
   Âge  :  112
   Pensée du jour  :  ;gloireàmay;
   Date d'inscription  :  24/01/2009
    
                         
Le Condor des Andes  /  Rapace du monde


Il est certain qu'Internet change radicalement énormément de choses dans notre société, nos cultures, nos rapports, nos activités, nos perceptions, nos processus cognitifs... il ouvre énormément de possibilités, en terme d'information, de gestion de communication, d'action. J'ai du mal à trouver dans l'histoire humaine beaucoup d'innovations qui aient une telle importance et je n'en trouve aucune qui soit arrivée et se soit répandue si brusquement.

De mon point de vue, lié aux changements sociaux et politiques, aux mobilisations des sociétés civiles, aux dynamiques contestataires, Internet est incontournable à double titre : d'une part cet un outil qui simplifie énormément de choses, qui nous permet beaucoup de choses qui étaient jusqu'à présent possible uniquement aux grandes organisations publiques ou privées et qui facilite donc techniquement l'émergence et la diffusion de nouveaux acteurs et de nouvelles idées. D'autre part (et c'est lié), à travers sa structure même et son emploi, son usage par la population, à travers les valeurs qu'il véhicule (et je ne parle pas là de communication) et les nouvelles manière et de faire et de penser qui y sont associées, c'est un outil qui créé par lui-même des alternatives et qui impulse des changements, des évolutions dans nos sociétés.

Il y a donc d'une part la technique (l'outil) et d'autre part la technologie (le rapport à l'outil) qui sont porteurs de changement. Ce que je remarque, c'est qu'on n'a pas encore atteint le niveau de la science (le savoir, la compréhension théorique) : pour la plus grande part d'entre nous, Internet reste finalement assez obscure, on ne saurait pas dire exactement comment fonctionne la machine, on en discerne relativement mal toutes les implications. Ce qui me fait dire que les évolutions induite sur nos sociétés et nos cultures par et à travers Internet ne se sont pas encore toutes révélées.

Il faudra sans doute encore une génération ou deux avant qu'Internet se "normalise" comme l'a pu l'être l'électricité ou n'importe quelle innovation. Et il faudra également une génération ou deux de plus pour qu'on voit objectivement les limites et qu'on émette des critiques qui ne soient pas uniquement fondées sur la peur de la nouveauté, de l'inconnu, du changement. Point intéressant : Internet est lui-même une des causes de l'accélération des générations...

Un documentaire intéressant


J'ai donc beaucoup d'enthousiasme à l'égard d'Internet en tant que nouveauté elle-même vecteur de nouveauté, mais tout en n'étant pas naïf : Internet est à la fois un outil qui peut donner, en fonction de qui l'emploi, le meilleur comme le pire, et c'est un enjeu, un lieu de luttes où se reproduisent les effets de domination et de manipulation qu'on connaissait auparavant. Tout change et rien ne change, et c'est ça qui c'est intéressant, je trouve.

Citation :
Le côté positif du net, c'est qu'il permet de trouver rapidement des informations, ce qui est très utile pour les études, ou pour trouver un numéro de téléphone important, une adresse, etc. Attention néanmoins : il y a beaucoup de bêtises dessus, donc rien ne vaut les livres quand on fait des recherches sérieuses sur un sujet.

Internet accélère l'accès à l'information ? Oui, à condition qu'on cherche des informations simples, objectives, neutres. Dès lors que l'information recherchée est plus complexe ou sensible, on se heurte aux mêmes problèmes qu'auparavant : erreur d'interprétation, mensonge, manipulation, dissimulation. D'autre part, le chercheur sur Internet n'est pas maître de son outil de recherche : globalement, c'est l’algorithme de google qui nous sert l'information que nous lui demandons. Avec, forcément, un biais propre à google, à la façon dont cet algorithme a été conçu. Globalement, il faut noter que c'est le nombre (de vues, de clicks, de commentaires, de référencements) qui détermine la valeur d'une information sur Internet, et non sa qualité / pertinence / originalité / autorité. "Chercher sur Internet", donc, ne s'improvise pas, et je trouve que nous sommes, actuellement, un peu désarmés intellectuellement pour faire face à cet aspect d'Internet.

Pour autant, je ne mets pas en balance les livres et Internet. "Il y a beaucoup de bêtises sur Internet", mais il y en a aussi beaucoup dans les livres. Peut-être encore davantage, car les livres ne peuvent pas être réactualisés, critiqués, confrontés (sauf à le faire soi-même...). D'autre part, de plus en plus de livres sont aujourd'hui accessibles par Internet. Il n'y a finalement pas de fossé entre le savoir des livres et celui d'Internet, le premier étant progressivement (et à terme il le sera totalement) inclus, intégré au second.



Je suis assez en désaccord avec tout ça :

Citation :
Le consommateur perd tous ses droits sur les objets physiques puisqu'ils n'existent plus, et finalement ne fait que louer des services virtuels
le fait que la consommation, notre rapport aux biens et services se déplace depuis l'appropriation vers l'utilisation est pour moi une bonne chose, une façon plus responsable et collaborative d'exploiter nos ressources, nos biens et nos services. Avec ce que ça implique au niveau de l'environnement, des relations sociales et de l'optimisation de la production.

Citation :
du chômage avec la fermeture des magasins (r.i.p. Virgin Megastore)

La fermeture des magasins, et plus généralement le chômage provoqué par l'arrivée d'une innovation dans le domaine du travail (et là, il ne s'agit pas uniquement du magasin, mais de la totalité du secteur du travail qui est touché par Internet), en particulier par l'automatisation / robotisation de la production, est un réel et profond problème. C'est aussi un problème ancien qui resurgit à chaque révolution industrielle et qui forme les crises sociales et politiques qui y sont associées. On pourrait faire l'histoire de l'humanité à travers la succession de ces innovations et de leurs effets sur les travailleurs et des capitalistes. Bon, on tombe un peu trop vite dans le marxisme orthodoxe, mais il est difficile de faire abstraction de cet auteur quand on parle de révolution industrielle et de rapports de production.

Ceci dit, il faut vraiment comprendre ce mécanisme, celui de la révolution industrielle. Si une amélioration technique est introduite dans un système de production (mécanisation, robotisation, aujourd'hui "internétisation"), c'est parce qu'elle permet de produire autant qu'auparavant, mais à moindre coût. Il y a donc, fondamentalement, un gain, une richesse nouvelle. Le problème est que dans le cadre de la division du travail, ce gain est absorbé par les capitalistes, et en l'absence (ou insuffisance) de systèmes sociaux, il n'est pas redistribué aux (ex)travailleurs. Qui se retrouvent donc privés de ressources en même temps que de travail. L'abolition du travail devrait être vue (et vécue) comme une libération, mais tant que les systèmes sociaux ne changent pas (et à travers eux, les rapports économiques et les représentations du travail et de la richesse), elle reste synonyme de souffrance et d'appauvrissement.
Là-dessus, la révolte des luddistes est très intéressante.

En somme, le problème de chômage induit par Internet n'est pas imputable à Internet, mais à notre système de production et de distribution de la richesse, trop rigide et trop orienté vers la valeur "travail" pour accompagner efficacement l'évolution induite par l'innovation et en faire un facteur de richesse collective et d'efficacité économique. Une révolution des consciences, avec la mise en avant de concepts comme les "biens communs", le "revenu mininum universel", le "bonheur national brut", me semble donc nécessaire. Et parfaitement en phase avec Internet, aussi bien en tant qu'outil que de pratique.

Citation :
à l'obésité que cela peut entraîner quand on achète tout sur le net au lieu de se déplacer jusqu'aux magasins

Je ne suis pas convaincu que l'obésité soit due à Internet. Pour moi, elle a plusieurs facteurs, et les principaux sont :
- la sédentarité (et le fait d'avoir des loisirs "à la maison", c'est vrai, mais l'Internet-loisir n'est qu'une petite partie de l'Internet, et d'autre part les usages mobiles d'Internet se développent de plus en plus).
- la mauvaise qualité de notre alimentation : qualité des produits, qualité des pratiques.
Et puis, surtout, j'ose espérer qu'on ne se réjouisse pas de lutter contre l'obésité en valorisant les magasins et la consommation Very Happy



A titre très personnel, je pense que je ne pourrais pas facilement vivre aujourd'hui sans Internet : pour mon travail, mes relations sociales, ma formation intellectuelle, ma culture... une bonne connexion à Internet est aujourd'hui plus importante, pour moi, qu'un certain nombre de choses qui auraient été considérées il y a quelques temps - et sans doute encore aujourd'hui par certaines personnes - comme des composants élémentaires de la vie et du confort quotidien.
 
avatar
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  58
   Âge  :  22
   Date d'inscription  :  15/09/2014
    
                         
Ravioli  /  Clochard céleste


Juste pour dire que je n'ai pas oublié ce topic, mais je ne m'attendais pas à autant de contenu dans deux réponses. Du coup je vous préviens que je passerai ce soir en éditant ce message Very Happy
 
avatar
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  58
   Âge  :  22
   Date d'inscription  :  15/09/2014
    
                         
Ravioli  /  Clochard céleste


Je vais te répondre à toi seulement, Le Condor, puisque tu as déjà répondu à Noctis (et que je te rejoins sur ces réponses) :

Citation :
Il y a donc d'une part la technique (l'outil) et d'autre part la technologie (le rapport à l'outil) qui sont porteurs de changement. Ce que je remarque, c'est qu'on n'a pas encore atteint le niveau de la science (le savoir, la compréhension théorique) : pour la plus grande part d'entre nous, Internet reste finalement assez obscure, on ne saurait pas dire exactement comment fonctionne la machine, on en discerne relativement mal toutes les implications. Ce qui me fait dire que les évolutions induite sur nos sociétés et nos cultures par et à travers Internet ne se sont pas encore toutes révélées.

Il faudra sans doute encore une génération ou deux avant qu'Internet se "normalise" comme l'a pu l'être l'électricité ou n'importe quelle innovation. Et il faudra également une génération ou deux de plus pour qu'on voit objectivement les limites et qu'on émette des critiques qui ne soient pas uniquement fondées sur la peur de la nouveauté, de l'inconnu, du changement. Point intéressant : Internet est lui-même une des causes de l'accélération des générations...

J'ai donc beaucoup d'enthousiasme à l'égard d'Internet en tant que nouveauté elle-même vecteur de nouveauté, mais tout en n'étant pas naïf : Internet est à la fois un outil qui peut donner, en fonction de qui l'emploi, le meilleur comme le pire, et c'est un enjeu, un lieu de luttes où se reproduisent les effets de domination et de manipulation qu'on connaissait auparavant. Tout change et rien ne change, et c'est ça qui c'est intéressant, je trouve.

Sans être "enthousiaste", je te rejoins sur le "meilleur comme le pire" Smile
En admettant ton propos comme probable (nous n'avons pas saisi tous ses implications; la normalisation d'Internet; un lieu de luttes), là où ton avis m'intéresse c'est le "Comment ?", le "Pourquoi ?", et le "Vers quoi ?". Ces causes que tu listes, quelles en seront les conséquences ?

Ensuite, nous entrons dans les sociétés tout en économie :
Citation :
La fermeture des magasins, et plus généralement le chômage provoqué par l'arrivée d'une innovation dans le domaine du travail (et là, il ne s'agit pas uniquement du magasin, mais de la totalité du secteur du travail qui est touché par Internet), en particulier par l'automatisation / robotisation de la production, est un réel et profond problème. C'est aussi un problème ancien qui resurgit à chaque révolution industrielle et qui forme les crises sociales et politiques qui y sont associées. On pourrait faire l'histoire de l'humanité à travers la succession de ces innovations et de leurs effets sur les travailleurs et des capitalistes. Bon, on tombe un peu trop vite dans le marxisme orthodoxe, mais il est difficile de faire abstraction de cet auteur quand on parle de révolution industrielle et de rapports de production.

Ceci dit, il faut vraiment comprendre ce mécanisme, celui de la révolution industrielle. Si une amélioration technique est introduite dans un système de production (mécanisation, robotisation, aujourd'hui "internétisation"), c'est parce qu'elle permet de produire autant qu'auparavant, mais à moindre coût. Il y a donc, fondamentalement, un gain, une richesse nouvelle. Le problème est que dans le cadre de la division du travail, ce gain est absorbé par les capitalistes, et en l'absence (ou insuffisance) de systèmes sociaux, il n'est pas redistribué aux (ex)travailleurs. Qui se retrouvent donc privés de ressources en même temps que de travail. L'abolition du travail devrait être vue (et vécue) comme une libération, mais tant que les systèmes sociaux ne changent pas (et à travers eux, les rapports économiques et les représentations du travail et de la richesse), elle reste synonyme de souffrance et d'appauvrissement.
Là-dessus, la révolte des luddistes est très intéressante.

En somme, le problème de chômage induit par Internet n'est pas imputable à Internet, mais à notre système de production et de distribution de la richesse, trop rigide et trop orienté vers la valeur "travail" pour accompagner efficacement l'évolution induite par l'innovation et en faire un facteur de richesse collective et d'efficacité économique. Une révolution des consciences, avec la mise en avant de concepts comme les "biens communs", le "revenu mininum universel", le "bonheur national brut", me semble donc nécessaire. Et parfaitement en phase avec Internet, aussi bien en tant qu'outil que de pratique.
Oui.
Là, à froid, juste oui.
Je n'ai à redire puisque c'est le genre de réflexions que je soupçonne et recherche, mais auxquelles je n'ai rien à ajouter étant donné mon manque de connaissances en la matière politico-socio-économique.

Et le personnel en conclusion (le plan se tient) :
Citation :
A titre très personnel, je pense que je ne pourrais pas facilement vivre aujourd'hui sans Internet : pour mon travail, mes relations sociales, ma formation intellectuelle, ma culture... une bonne connexion à Internet est aujourd'hui plus importante, pour moi, qu'un certain nombre de choses qui auraient été considérées il y a quelques temps - et sans doute encore aujourd'hui par certaines personnes - comme des composants élémentaires de la vie et du confort quotidien.

Une dépendance que nous sommes beaucoup à porter.

Questions restantes :
Le (désolé si je masculinise Internet, je ne sais pas trop quoi lui mettre) considérez-vous véritablement comme une prothèse cérébrale – nouvelle approche de la mémoire, de la lecture, de la conscience, … ?
Allons-nous vers une ubiquité absolue de la pensée ?
 
   
    
                         
Invité  /  Invité


Je n'ai pas tout lu ce qui précède, mais comme Noctis, la première chose qui m'est venu à l'esprit, c'est que comme dans toute chose : il y a balance entre du bon et du moins bon.

Internet en tant qu'outil, c'est tout simplement génial.

Sociologiquement parlant, je reste plus modéré sur la bête.  Quand tu dis ça :
Citation :
des individus qui ne se seraient sans doute jamais rencontrés
ça me parle à moitié. Oui, il y a des échanges, rien que Skype par exemple permet beaucoup de liberté, mais pour moi : c'est "dématérialisé". La plupart du temps et pour la plupart des personnes, quand ils vont sur le Net pour se livrer à "des milliers de personnes", ils ne se livrent à personne : ils veillent sur leur marionnette.

J'ai malgré tout une bonne opinion d'Internet, je reste optimiste sur le truc.
 
avatar
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  71
   Âge  :  44
   Date d'inscription  :  03/12/2014
    
                         
Le chien  /  Clochard céleste


Internet, pour les mélomanes, c'est extraordinaire !
D'abord pour écouter ; toute les musiques du mondes y sont, il n'y a qu'à piocher, et découvrir.
C'est infini.
Ensuite pour jouer.
Avant, il fallait se payer des méthodes de musique et suivre des cours.
Maintenant, ne serait-ce qu'avec Youtube - mais pas seulement - on peut apprendre n'importe quel morceau, sans connaître le solfège.
Pour chaque musique, il y a une dizaine de tutoriels avec des types qui vous montrent où poser les doigts, comment appréhender le rythme. Ils s'arrêtent sur les difficultés spécifiques du morceau pour les disséquer, ils font des zooms, vous montrent la manière dont il faut s'y prendre pour jouer ledit passage et par la même, démystifier ce que l'on croyait injouable.
Mieux, il y a des vidéos et des sites pour apprendre le solfège de manière ludique.
Quand on sait que le solfège ludique tient directement de l'oxymore, c'est pas rien !

Même chose pour les langues étrangères.
Internet est un outil idéal pour parfaire ou carrément apprendre une langue.
Je passe sur les poncifs qui englobent l'accès à l'information et à la culture, parce que c'est évident, mais ça n'en reste pas moins vrai.

Bref, internet est un moyen extraordinaire pour APPRENDRE.
Et comme j'aime apprendre, je passe sur les multiples défauts de cet outil que je lui passe sans effort pour tout ce qu'il m'apporte.


Dernière édition par Le chien le Ven 5 Déc 2014 - 13:48, édité 2 fois
 
avatar
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  1573
   Âge  :  113
   Localisation  :  À l'Ouest mais sans rien de nouveau
   Pensée du jour  :  Cueillir les escargots sur les baobabs
   Date d'inscription  :  12/09/2013
    
                         
Shub  /  Roland curieux


Connaissez-vous le Darknet ?
Au départ certains browsers très connus (je ne donne pas le nom c'est facile à trouver!) permettaient de contourner les barrières mises dans certains pays pour empêcher les gens et surtout les journalistes de communiquer à l'extérieur: la Chine, l'Iran, l'Afghanistan et bien sûr la Corée du Nord. Il y en a encore d'autres bien sûr.
Ce Darknet regroupe surtout maintenant la partie obscure du Net (désolé de contredire votre joyeux optimiste!) et permet à toutes sorte de malfaiteurs d'exercer leurs activités en parallèle et surtout sans crainte d'être pistés ou repérés:
— Trafic d'armes, de came, de faux papiers, de fausse monnaie,...
— Tueurs à gages offrant leurs services
— Activité de hackers peu recommandables voire hautement illégales, etc.

La liste est malheureusement longue et il y a de temps en temps des reportages à la télé là-dessus.
J'y ai mis les pieds une fois et me suis quasiment juré de ne plus retourner dans ce qui ressemble à un premier cercle de l'enfer.
Hélas, les chats internationaux ne sont pas abordables ni visibles au premier coup d'œil et il faut chercher longuement ce qu'on appelle ces "espaces de liberté", destinés surtout à des peuples qui vivent sous des dictatures ou régimes autoritaires et fermés.
RSF (reporters sans frontières) se servent beaucoup de ce Darknet mais dans l'optique uniquement du journalisme évidemment.
 
avatar
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  71
   Âge  :  44
   Date d'inscription  :  03/12/2014
    
                         
Le chien  /  Clochard céleste


Et oui, de la même manière, la découverte faite par Pierre et Marie Curie a permis de faire, entre autre, des radiographies, pour mieux soigner les gens et d'un autre côté, Iroshima et Nagasaki ont été rayées de la carte.
Chaque Yin a son Yang.
 
avatar
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  416
   Âge  :  26
   Date d'inscription  :  24/07/2014
    
                         
Noctis  /  Pour qui sonne Lestat


Je pense qu'il faut utiliser le Darknet, c'est plus sécurisé pour les particuliers, les gens ne sont pas pistés et il y a le respect de la vie privée. 80 % de ma navigation se fait sur le Darknet, les 20 % restants concernent hélas certains sites qui bloquent les navigateurs du Darknet.

Après le fait qu'il y ait des criminels dessus j'en sais rien et ça ne m'intéresse pas, dès qu'il y a de la liberté il y a des risques, c'est à chacun d'utiliser les outils pour faire le bien et non le mal. On ne peut pas rester non plus dans cet état d'espionnage permanent qu'est l'internet "normal", d'autant plus qu'il y a énormément de criminels sur l'internet "normal", rien que pour la pédophilie c'est une mine d'or.
C'est un peu le même principe dans les dictatures, sous prétexte de sécurité tout le monde est surveillé...

Citation :
D'abord pour écouter ; toute les musiques du mondes y sont, il n'y a qu'à piocher, et découvrir.
C'est infini.

Gratuitement ? C'est du piratage si l'autorisation n'est pas donnée par l'auteur, et le piratage a eu un impact négatif sur plusieurs industries, tout en développant la "culture du gratuit", qui a également un côté malsain. Les gens pensent désormais que la culture doit être gratuite sinon à un prix dérisoire, et que l'artiste (écrivain, chanteur, concepteur de jeux ou autre) n'a pas besoin d'être payé.
 
avatar
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  71
   Âge  :  44
   Date d'inscription  :  03/12/2014
    
                         
Le chien  /  Clochard céleste


Noctis a écrit:

Citation :
D'abord pour écouter ; toute les musiques du mondes y sont, il n'y a qu'à piocher, et découvrir.
C'est infini.

Gratuitement ? C'est du piratage, et le piratage a eu un impact négatif sur plusieurs industries, tout en développant la "culture du gratuit", qui a également un côté malsain. Les gens pensent désormais que la culture doit être gratuite sinon à un prix dérisoire, et que l'artiste (écrivain, chanteur, concepteur de jeux ou autre) n'a pas besoin d'être payé.
Holà, descends de ton cheval ami courroucé.
Qui a parlé de gratuité ? Moi ?
Je ne crois pas. Tu te fais les questions et les réponses tout seul.
Non, je disais qu'avec le net, l'accès à la musique est grandement facilité, on trouve de tout et il n'y a qu'à piocher.
Il y a du streaming, des supports comme Deezer ou mieux pour les artistes, des plateformes comme : Itunes, qui permettent d'écouter les extraits et d'acheter à des prix raisonnables des albums sans se ruiner.
Parce que moi qui suis de la génération 80's, je peux te dire qu'entre 1980 et 2000, j'en ai engraissé des maisons de disques. D'abord  en achetant des 33 tours et ensuite des CD à des prix stratosphériques à l'époque. Alors si maintenant, on est tombé dans l'exagération d'un côté, il y a de cela une quinzaine d'années, nous étions dans l'outrance de l'autre.
 
avatar
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  416
   Âge  :  26
   Date d'inscription  :  24/07/2014
    
                         
Noctis  /  Pour qui sonne Lestat


J'achète les disques à 24 euros, c'est sans doute aussi cher que dans les décennies précédentes.
Et il faut préciser que, comme les jeux vidéo, les plateformes internet ne vendent pas de musique, elles les louent ; dès lors que le consommateur n'a aucun droit sur un produit il ne fait finalement que louer son utilisation, qui se présente alors comme un service.
Je suis donc totalement contre les plateformes telles ITunes et évidemment le streaming - bien qu'il serait juste de baisser un peu le prix des supports physiques, sur lesquels certaines maisons de disques se gavent un peu trop.
 
avatar
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  58
   Âge  :  22
   Date d'inscription  :  15/09/2014
    
                         
Ravioli  /  Clochard céleste


Porthos a écrit:
ça me parle à moitié. Oui, il y a des échanges, rien que Skype par exemple permet beaucoup de liberté, mais pour moi : c'est "dématérialisé". La plupart du temps et pour la plupart des personnes, quand ils vont sur le Net pour se livrer à "des milliers de personnes", ils ne se livrent à personne : ils veillent sur leur marionnette.

Peut-être peut-on voir la chose ainsi : la nature de l'échange n'est certes pas la même, mais au moins il y a échange. Puis il y a tout le potentiel culturel d'Internet : via des plateformes (Youtube, Facebook, etc.) rassemblant toutes les classes sociales, des sources d'informations faciles apparaissent - il suffit d'un clic pour s'intéresser un tantinet -, pouvant sensibiliser toutes sortes de personnes différentes.

shub a écrit:
Connaissez-vous le Darknet ?
Au départ certains browsers très connus (je ne donne pas le nom c'est facile à trouver!) permettaient de contourner les barrières mises dans certains pays pour empêcher les gens et surtout les journalistes de communiquer à l'extérieur: la Chine, l'Iran, l'Afghanistan et bien sûr la Corée du Nord. Il y en a encore d'autres bien sûr.
Ce Darknet regroupe surtout maintenant la partie obscure du Net (désolé de contredire votre joyeux optimiste!) et permet à toutes sorte de malfaiteurs d'exercer leurs activités en parallèle et surtout sans crainte d'être pistés ou repérés:
— Trafic d'armes, de came, de faux papiers, de fausse monnaie,...
— Tueurs à gages offrant leurs services
— Activité de hackers peu recommandables voire hautement illégales, etc.

La liste est malheureusement longue et il y a de temps en temps des reportages à la télé là-dessus.
J'y ai mis les pieds une fois et me suis quasiment juré de ne plus retourner dans ce qui ressemble à un premier cercle de l'enfer.
Hélas, les chats internationaux ne sont pas abordables ni visibles au premier coup d'œil et il faut chercher longuement ce qu'on appelle ces "espaces de liberté", destinés surtout à des peuples qui vivent sous des dictatures ou régimes autoritaires et fermés.
RSF (reporters sans frontières) se servent beaucoup de ce Darknet mais dans l'optique uniquement du journalisme évidemment.

Pour ce qui est de "contredire le joyeux optimiste", je te renvoie à la réponse de Porthos :
Citation :
il y a balance entre du bon et du moins bon.
ou du Chien :
Citation :
Chaque Yin a son Yang.
Je ne cherche pas que des louanges, ou que des condamnations, seulement pleins de nuances  Smile

L'outil permet de multiples usages, et les déviances tiennent de l'auteur et non de l'outil.
J'avais entendu parler de l'Internet profond, pas du Darknet. Deux choses du coup :
* Comment sais-tu que "Ce Darknet regroupe surtout maintenant la partie obscure du Net" ?
* Peux-tu aller plus loin ? Tu donnes des faits mais quelles conclusions peux-tu en tirer dans le cadre - par exemple mais tu peux en prendre d'autres - des questions posées dans mon premier post ?
 
   
    
                         
Invité  /  Invité


Quand j'étais petit j'me prenais des baffes
Parce que je faisais des fautes d'orthographe
Mais maintenant j'ai google

Avant quand chez moi y'avait personne
J'imaginais nue Scarlet Johanson
Mais maintenant j'ai Google

Avant j'avais jamais vu un cadavre écrasé sous un camion grue
Mais maintenant j'ai google


Avant je payais ma place de ciné 10 euros 50
Mais maintenant j'ai google


Avant quand je m'ennuyais, je lisais des livres, je me cultivais
Mais maintenant j'ai google

Avant je me posais plein de questions qui dans ma tête étaient sans réponses
Mais maintenant j'ai google


Avant au téléphone j'étais trop inculte j'avais rien à dire, pas une seule phrase culte
Mais maintenant j'ai google

Avant je voulais aller à l'hôpital pour un bouton sur mon organe génital
Mais maintenant j'ai google

Moi dès qu'on me pose une question, je tape sur google

Avant j'avais une meuf, maintenant j'ai google
J'avais la télé, maintenant j'ai google
Je mangeais en famille, maintenant j'ai google
Avant j'avais une chaise, maintenant j'ai google

Avant quand y'avait une coupure de courant, ça nous faisait bien marrer
Maintenant plus du tout
 
   
    
                         
Invité  /  Invité


Nocturne a écrit:
Quand j'étais petit j'me prenais des baffes
Parce que je faisais des fautes d'orthographe
Mais maintenant j'ai google

Avant quand chez moi y'avait personne
J'imaginais nue Scarlet Johanson
Mais maintenant j'ai Google

Avant j'avais jamais vu un cadavre écrasé sous un camion grue
Mais maintenant j'ai google


Avant je payais ma place de ciné 10 euros 50
Mais maintenant j'ai google


Avant quand je m'ennuyais, je lisais des livres, je me cultivais
Mais maintenant j'ai google

Avant je me posais plein de questions qui dans ma tête étaient sans réponses
Mais maintenant j'ai google


Avant au téléphone j'étais trop inculte j'avais rien à dire, pas une seule phrase culte
Mais maintenant j'ai google

Avant je voulais aller à l'hôpital pour un bouton sur mon organe génital
Mais maintenant j'ai google

Moi dès qu'on me pose une question, je tape sur google

Avant j'avais une meuf, maintenant j'ai google
J'avais la télé, maintenant j'ai google
Je mangeais en famille, maintenant j'ai google
Avant j'avais une chaise, maintenant j'ai google

Avant quand y'avait une coupure de courant, ça nous faisait bien marrer
Maintenant plus du tout

Some fan of Norman, eh ? :mrgreen:

Pour répondre au sujet, j'appuie un peu ce que transcrit Nocturne. Internet a tout simplifié, jusqu'à l’écœurement, quasiment.

Après, je l'utilise H24 à cause de mes études, et ça reste une évolution d'une société over-simplificatrice que tout le monde accepte, donc je vais pas me plaindre.

Moi j'ai pas découvert les joies d'internet avant mes 16 ans. Mes parents ont eu raison. J'ai eu une enfance, j'en suis bien content. Bon, en même temps, je suis un jeune-vieux : pile dans la génération entre le rush de l'équipement de tout les foyers d'ordi dernière génération (et la normalisation de l'accès à l'immensité du contenu d'internet), et celle qui jouait à rembobiner les VHS avec les doigts.

En conclusion : un outil, à utiliser de la bonne manière, et aller sur les bons sites (mais tout ceux qui parcourent ce forum l'ont bien compris).
 
   
    
                         
Contenu sponsorisé  /  


 

 Internet, le retour.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum des Jeunes Écrivains :: Dépendances :: Discussions générales :: Agora-