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 Spatule (pièce débile et inutile façon Graesch)

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Graesch Nahmoffski
Déité de la bouteille
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MessageSujet: Spatule (pièce débile et inutile façon Graesch)   Mer 25 Oct 2006 - 17:26

Et bien voici une petite pièce absolument idiote en cinq scènes (écrite en une jounée avant le bac anticipé, à savoir) qui devrait ravir les amateur d'absurde et de choses qui ne riment à rien.

Bonne lecture.

Spatule


Persos : Lucien (permanent), la psy, le chef de la secte et son acolyte, le banquier, Janette.

Matos : bureau au centre de la scène (permanent), un divan, 3 spatulo-colliers sacrés, 2 déguisements de prêtres (toge noire + capuche), une corde, une spatule sacrée (une spatule quoi.).

Scène 1


Lucien, la psy. 1 bureau , 1 divan.
Qd la lumière s’allume, P et L sont déjà à leurs places respectives (bureau et divan).

Lucien :Vous comprenez docteur, les gens ne m’aiment pas. Ils me jugent taciturne, renfermé, méprisable, égocentrique, petit, malingre, moche comme un pou pour certains, laid comme une huître pour d’autres… flasque comme un bourrelet aussi, je l’ai déjà entendu quelque part. En clair, docteur, je n’intéresse personne.

Psy sur un ton faussement intéressé :A oui ?

L :oui vous dis-je. Mais le pire dans tout ça, c’est qu’ils ont raison ! La vérité docteur, c’est que je rate misérablement tout ce que j’entreprend.

P se contemplant les ongles : Continuez …

L : Tenez, aujourd’hui même, au bistro de mon quartier, une serveuse splendide, contre toute attente, m’accoste et me dit d’une voix suave: « Je vous sert quelque chose ? »
Et moi, tout fier, de lui répondre : « Avec plaisir ma demoiselle. Mais vous n’avez rien d’une cruche pourtant. » ( Psy le regarde consternée) Et bien, figurez vous qu’elle n’a pas même daigné rire de mon calembour ! J’ai complètement foiré, une fois encore !

P : Ne dites pas cela, allons…

L : Et j’ai beau chercher, me démener comme un pauvre diable, rien n’y fait…je ne parviens pas à mettre le doigt sur l’origine de cet incommensurable mal être. Peut être un événement remontant à mon enfance…qui sait ?

P subitement très intéressée : Votre enfance ? Auriez-vous par hasard subi une expérience … traumatisante ? Un jumeau mort né par exemple ?

L : Heu, non, désolé.

P : Une mère alcoolique qui vous molestait déjà in utero ? Un père particulièrement violent ? Le suicide sanguinolent d’un proche auquel vous auriez assisté, impuissant …

L : Pas à ma connaissance du moins.

P visiblement dépitée : Pas de pendaison ? Pas de poignés sectionnés ? Ni même une simple histoire de gaz ?

L : secoue la tête Non.

P :Et bien… (son visage s’illumine) Je sais ! (petite pause, ménage son effet) Auriez-vous été victime de …sévices sexuels ? De la part de votre père ?

L : Non.

P : De votre mère ?

L : Pas plus.

P : Des deux à la fois ?

L : (secoue la tête)

P :Bon… j’ai bien peur que vous ne soyez un cas désespéré. A moins que …

L : A moins que … ?

P se rassoit : Monsieur. Que vous évoque le mot « spatule » ?

L : Spatule ?

P : Oui Lucien, Spatule. nom féminin.
1. Instrument ayant une extrémité arrondie et l’autre aplatie ou comportant une lame plate et souple, qui sert à remuer, étendre, modeler une matière pâteuse. Spatule de mouleur. Spatule à beurre.
2. Extrémité antérieure d’un ski, recourbée vers le haut.
II. ORNITH Oiseau ciconiiforme (genre Platalea) au bec aplati et élargi à son extrémité, qui niche dans les roseaux des marais littoraux.

L : J’ai bien peur de ne pas saisir. Êtes vous en train d’insinuer que le remède à mes maux réside dans la pratique des sports d’hiver ?

P affligée : Approchez-vous je vous prie. (à l’oreille) J’ai eu ouï-dire d’une secte spécialisée dans ce problème qui est vôtre. Ces partisans se sont auto-baptisés « les adorateurs de la Stapule sacrée ».

L : Stapule ?

P :Vous m’avez bien comprise. Stapule. Spatule si vous y tenez.

L méfiant : Et que font ils exactement avec leurs « Stapules » ?

P : Que voulez vous donc que j’en sache ? Je suis psychologue, pas théologienne.
Bon, je vous donne leurs coordonnées. Mais évitez d’ébruiter cette histoire. J’ai une réputation à préserver.

L : Comptez sur moi. Je suis une personne affidée.

P petit rire sardonique : Je n’en doute pas une seconde


Dernière édition par le Mer 25 Oct 2006 - 17:33, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Spatule (pièce débile et inutile façon Graesch)   Mer 25 Oct 2006 - 17:32

Scène 2


Musique poignante. Lumière sur le bureau où siège désormais la spatule sacrée.
2 prêtres entrent alors en procession et gesticulent majestueusement.
Lucien arrive, attend un peu puis tapote l’épaule du plus proche de son doigt. La musique s’arrête à cet instant précis.

Prêtre 1 agacé : Quoi !?

Lucien : Et bien voilà, j’ai entendu parler de vous et alors …

Prêtres 1 et 2 : Impiété ! Hérésie ! Blasphème ! Sacrilège ! (baisent leurs colliers, ostensiblement)

L : J’vous d’mande pardon ?

P1 : Impudent ! C’est par la volonté de la Stapule Sacrée, et par elle seule, que tu as croisé notre route !

L : Mais non vous dis-je ! C’est une connaissance qui m’a entretenu de vos spatules et…

P1 et 2 : Impiété ! Hérésie ! Blasphème ! Sacrilège ! (re-baisent leurs colliers, re-ostensiblement)

L un peu irrité : Quoi encore ?

P1 : Impudent ! C’est témoigner d’irrespect envers les forces divines que de prononcer ce mot sacré ! Sache, profane impénitent, que seuls les saints de l’Ordre de la Stapule Sacrée se voient accorder le privilège de pouvoir le proférer librement !

P1 et 2 : S-P-A-T-U-L-E ! (baisent colliers)

L : Bon, admettons. Et en quoi il consiste votre culte, au juste ?

P1 : C’est en fait fort simple. Nous prions en direction de la Stapule Sacrée 5 fois par jour.
A notre mort, si nous avons été de bon fidèles, nous montons au Ciel Spatulaire, lieu de volupté où tous nos fantasmes les plus inavouables prennent enfin forme.
Enfin, un de nos préceptes est de faire fi de tout bien matériel. Car si nous aspirons à obtenir les grâces de la Stapule Sacrée, il nous faut nous abstraire de ce monde régit par le vice et le désir de possession.
Développer notre axe cosmique spirituel pour mieux entrer en communion avec les forces de l’autre monde…atteindre la béatitude spirituelle, le désintérêt total…

L soulagé : C’est tout alors ? Pas besoin de payer d’inscription ou quoi que ce soit ?

P1 retire sa capuche, change tout à coup de ton, excité : A mais non ! Il ne faut pas commettre la grossière erreur de confondre biens matériels et pécune ! A notre époque où le libéralisme, tout comme la concurrence outrancière, dominent, plus rien n’est gratuit ! De la même façon qu’un four micro-ondes se paie, les faveurs divines se marchandent ! Tout marché, tout domaine, s’il est habilement exploité, peut de métamorphoser en une source de bénéfices intarissable ! Prenez l’exemple de l’or noir, du marchandage d’armes à feux, de la vente d’alcool et de tabac qui permettent la subsistance de millions de personnes à travers ce monde ! Et bien les sectes, à l’instar des religions qui ne sont, comme chacun sait, rien de plus que des sectes entérinées par nos sociétés, ne font pas exception à cette règle d’or ! Difficile en effet de dénicher une entreprise plus lucrative et sûre que celle de la foi. Il est pas né le macchabée qui reviendra nous dire que l’on se trompe, ha ha ! (se calme un peu) Bon allez, nous vous acceptons en notre sein. Signez ce chèque sacré et closons l’affaire.

L : Oula ! C’est une sacrée somme en effet !

P1 : Allons, les avantages dont vous allez bénéficier surpassent et de loin la modicité du prix à payer.

L : J’hésite…

P1 : Vous hésitez ? Mon cher, les tergiversations qui vous assaillent sont un obstacle sur le chemin de l’illumination qu’il vous faut éliminer sur le champs. Et la solution gît en ce chèque !

L signe à contre-cœur : Bon, s’il le faut…

P1 : Parfais ! Vous avez fait le bon choix. Suivez-moi à présent, nous allons vous dégoter un accoutrement adéquat. C’est quoi votre tour de taille ?
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MessageSujet: Re: Spatule (pièce débile et inutile façon Graesch)   Mer 25 Oct 2006 - 17:37

Scène 3


Banquier et Lucien, assis de part et d’autre du bureau.

B : Monsieur, je me vois dans la très douloureuse nécessité de vous annoncer que votre situation financière est, sans user de faux-fuyants, catastrophique.

L l’air hagard : Je sais bien mais…ma mission était de la plus haute importance. (baise collier) Il m’était impossible de me soustraire à mon devoir. Cela aurait été…

B narquois : …un crime de lèse-spatule ?

L outré : Impiété ! Hérésie ! Blasphème ! Sacrilège ! (baise son collier)

B : Bon, bon, pardonnez moi, je ne voulais pas vous froisser… Et cessez de me dévisager de la sorte enfin ! Nous sommes dans une banque enfin !

L méchamment, parle par à coups : Ne réitérer jamais plus un tel outrage !

B un peu effrayé, se ressaisit : Alors revenons au sujet qui nous préoccupe. Comme vous pouvez le constater, ce dossier stipule …

L : Spatule !

B : Ce dossier laisse clairement apparaître un découvert astronomique dont votre compte bancaire se trouve être la victime. En outre, et c’n’est pas …

L : …Tule !

B agacé : En outre, et sans vouloir vous inquiéter, vos accointances avec cette … secte vous placent en très mauvaise posture pour formuler une éventuelle requête face à un tribunal. Dans votre position, il serait vain d’escompter vous voir allouer le moindre délai supplémentaire quant au remboursement de vos dettes mirobolantes. La liste de vos créanciers qui ont tous, je vous le rappelle au passage, déposés une plainte à votre encontre, est en effet assez impressionnante.
Toutefois, je détiens peut être une solution à votre fâcheuse situation…

L : Qu’elle est-elle ?

B : Premièrement, hypothéquez votre demeure. Je suis bien conscient de ce que cela implique et soyez assuré que j’éprouve en ce moment même une commisération sans borne pour vos soucis.

L : Et deuxièmement ?

B soupire : Quittez votre secte. (L se lève brusquement). Ne vous récriez pas et écoutez jusqu’au bout !
Quittez votre secte donc, ce qui vous permettra d’exciper de votre bonne foi et par là, avec un peu de chance, d’obtenir quelques faveurs de la part du juge.

L solennel :En somme, me voici face au choix suivant : trahir l’Ordre de la Stapule sacrée, ou bien me donner la mort.

B :Voyons, ne soyez pas si dur envers vous même. Contrôlez vos émotions.

L : Et bien, cette décision, je la prend sans l’ombre d’une hésitation ! (pause suspense) Je choisis la mort ! Je dis adieu à ce cruel monde et au cheptel d’ignares vaniteux qui souillent son sol de leurs impies chaussures ! (se dirige vers les coulisses)

B : Monsieur, la porte c’est de l’autre coté. Là bas c’est …: (crie de femme au loin : «mon dieu, appelez les pompiers viiiiiite ! ») …la fenêtre . (Banquier rassemble quelques dossiers épars) Voici une affaire définitivement réglée.
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MessageSujet: Re: Spatule (pièce débile et inutile façon Graesch)   Mer 25 Oct 2006 - 17:42

Scène 4


Lucien gît sur le sol, attaché à une corde qui provient des coulisses.
Le bureau trône tjrs au beau milieu de la scène. (Il ne sert à rien je sais mais j’apprécie la fausse impression d’unité qu’il peut susciter entre les différentes scènes. Et puis la psy peut l’utiliser pour se positionner de manière aguicheuse, sans pour autant tomber dans le porno. Faut penser aux enfants tout de même !) La psy arrive et lui tapote le dos.

Psy : Lucien ?

L : Mais… mais… où suis-je ?

P : Aux cieux Spatulaires voyons ! Aurais-tu donc tout oublié ?

L la contemple, hébété : Mais alors vous…vous …

P : Oui Lucien, je suis bien ton fantasme le plus inavouable. Et tu sais, tu peux me tutoyer ou même m’appeler par mon prénom maintenant, mon chou.

L : Hé…Hélène ! Je vous désire si ardemment ! Depuis tant d’années !

P : Je sais bien, mon sucre d’orge adoré, je sais bien. Et à présent, tu peux exiger tout ce que tu désires de moi. Je m’y soumettrai avec grand plaisir…

L : Tout ?

P : Absolument tout !

L : Absolument tout ? Tout comme tout T-O-U-T ?

P : Mais oui te dis-je ! Tout comme tout T-O-U-T !

L souriant béatement : J’ai l’impression d’être au paradis…

P : C’est bien normal, mon flan à la vanille, puisque tu y es.

L :Je dois rêver !

P : Mais non, mon poussin, je suis on ne peut plus réelle ! Tiens, palpe moi, tu en auras le cœur net !

L la palpe : Bigre ! Vous avez raison ! Et mon cœur n’est pas le seul à le certifier !

P rire mielleux : Mais avant de pouvoir nous adonner pleinement aux plaisirs éternels, il nous faut rompre le lien qui t’unie encore avec le monde barbare des vivants. (Elle prend un truc qui coupe, comme une sécateur, une paire de cisailles ou, mieux, une hache. (Le cutter est à éviter à tout prix car peu crédible.) Elle ne parvient pas à trancher la corde. (Normal, c’est une femme, hahaha))

L : Que se passe-t-il donc ?

P change de ton : suave / colérique : Et merde, c’est quoi c’te connerie là ? C’te con de corde refuse de s’ laisser couper !

L : Mais qu’est-ce que cela signifie-t-il donc ?

P un peu déçue : Mon pov’ gars, j’crois ben qu’t’as pas encore expiré. Sauter tête la première du 5° étage ça t’a manifestement pas suffi.

L désespéré : Mais alors … (bruit de sirène, la corde se tend, Lucien est attiré vers les coulisses, inexorablement …) Hélène ! Venez-moi en aide, je vous en supplie !

P : Désolé, on a dû se planter dans les horaires. Toute façon, je peux plus rien pour toi. Et pis faut qu’j’aille m’occuper d’un autre client. Les gens n’ont pas idée du nombre de paumés qui fantasment en secret sur leur psy ! ( Lucien disparaît en vociférant dans les coulisses. Psy regarde sa montre et sort à son tour en secouant la tête.) J’vous jure ! Et y’en a qui osent appeler ça un travail!


Dernière édition par le Mer 25 Oct 2006 - 17:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Spatule (pièce débile et inutile façon Graesch)   Mer 25 Oct 2006 - 17:49

Scène 5


Psy, infirmière, Lucien.
Noir. Une voix chevrotante épelle le mot « Spatule » avec difficulté. Lumière.
Lucien est recroquevillé sur un fauteuil roulant. La psy se tient près du tableau (imaginaire) qu’il est censé lire, une baguette à la main. (Très important la baguette. Ca sert à rien non plus.)

Psy : Mais bon sang Lucien ! Pourquoi donc persistez vous à épeler le mot « Spatule » ?!
C’est ergastoplasme, le mot marqué au tableau ! Celui que vous devriez normalement lire ! Er-ga-sto-plasme ! C’est pas compliqué pourtant ! Si ?

Lucien soliloquant : Stapule …stapule…sta…pu…leux ….

P résignée, retourne à son bureau : Bon, malgré quelques écueils, votre état ne cesse de s’améliorer. Doucement certes, mais sûrement. A ce stade, je préconise un internement immédiat en hôpital psychiatrique, et ce pour une durée indéterminée. Vous allez vous y plaire, vous verrez Lucien ! Vous imaginez ? Une foule de ravissantes infirmière dévouées rien que pour vous, qui vous feront tout plein de piqûres et de perfusions, toute la journée ! Une magnifique cellule entièrement capitonnée que vous pourrez décorer à loisir et où vous goûterez à un calme absolu ! Mais ce n’est pas tout ! La formule comprend aussi cinq séances d’électrochocs par semaine, toutes gratuites ! C’est tout de même formidable non ? Et dire que certaines personnes n’ont même pas l’opportunité de se payer des vacances ! C’est quand même malheureux… Ah ! J’ai failli omettre un avantage de taille : vous serez tellement drogué que l’ennui n’aura plus la moindre prise sur vous ! Finis les tracas ! A la trappe les inquiétudes ! Vous ne serez même plus capable de penser ! Evanouie votre obsession monomaniaque des Spatules !

L : Impiété ! Hérésie ! Blasphème ! Sacrilège ! (baise son collier avec difficulté)

P : Bon, il me faut votre accord, Lucien. (Lucien, tjrs tourné vers le tableau, ne dit rien). J’infère donc de votre silence que vous faites confiance à votre psychologue. (à l’infirmière) Janette ? (l’infirmière approche le fauteuil du bureau.) Si vous voulez bien vous donner la peine d’apposer votre signature ici…

L ne bouge pas : Hé…lè …ne ….

P : Lucien ? C’est pour confirmer votre transfert. Cela ne peut que vous être bénéfique enfin ! (pas de réaction) Je vois. Janette ? (l’infirmière prend la main de L et lui fait signer la feuille)
Parfait Lucien. Vous avez pris la bonne décision. La santé passe avant tout, n’est-il pas ?
(l’infirmière et Lucien sortent de la scène. Qd ils sont partis, la psy sort un collier de dessous sa veste et l’embrasse.)

Zi End


Graesch Nahmoffski

Ps : Voilà. J'espère que le temps que vous perdîtes à lire cette pièce fut au moins agréable.
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