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 L'édition fait-elle l'écrivain ?

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Le Condor des Andes  /  Rapace du monde


J'en reste à l'analogie de la musique. Je joue d'un instrument avec une démarche d'apprentissage et de perfectionnement, donc je suis musicien. J'écris avec une démarche semblable, donc je suis écrivain.

Métier ? "Ce que je fais dans la vie" ? L'argent qu'on y gagne ? Le statut ? La carte de visite ? Le CV ? Tout ça rien n'a voir. Fort heureusement, nous ne sommes pas (tous) définis par ce qui est inscrit sur notre fiche de paie.
 
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JAS17  /  Autostoppeur galactique


Bé pour moi, écrivain est un statut, avec la dimension "officielle" qui va avec. Nos bafouilles ne font pas de nous des écrivains, tout comme les coups de pinceau ne font pas le peintre, etc... Bien sûr, ce n'est pas parce qu'on a ce statut qu'on ne peut pas rester dans une démarche d'apprentissage. Peut importe ce que l'on fait dans la vie, peu importe le domaine, on doit toujours chercher à se perfectionner. Mais cette volonté, si noble soit-elle, ne justifie pas à mon sens la reconnaissance du statut d'écrivain Smile
 
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e-bou  /  Double assassiné dans la rue Morgue


C'est avant-tout un vrai problème identitaire : suis-je ou ne suis-je pas (là est la question).

Beaucoup d'entre vous tentent des analogies avec d'autres disciplines, ce qui présente l'avantage de la distance. J'utilise moi-même cette approche avec mes étudiants (futurs enseignant en arts plastiques), et je la transpose ici à notre centre d'intérêt : l'écriture.

Prenons le football (je lis d'ici votre circonspection) What a Face

Un gamin qui prend un ballon et retrouve ses copains dans une pâture est-il un footballeur ? Naturellement, oui. Il joue au foot, il est donc footballeur. Point final. Maintenant que la question ontologique est réglée, se pose la question critique : Ce gamin est-il un footballeur talentueux, atypique ? Est-il promis à un avenir comme joueur international, national, régional, départemental, inter-pâture ? La question qui se pose est de savoir s'il est un bon footballeur, pas s'il est footballeur.

La seconde question est de savoir s'il peut vivre du football, et donc de déterminer quelle valeur la société va lui reconnaître, financièrement et symboliquement, en vertu de son talent sportif. Sera-t-il recruté (édité), dans un grand club de foot (Flammarion), ou dans une toute petite équipe (maisons d'édition sans distributeur), sa carrière sera-t-elle longue ou courte, paisible ou mouvementée... Pourra-t-il se consacrer uniquement au ballon rond, ou devrai-t-il travailler pour se nourrir ? Aura-t-il le ballon d'or (prix Goncourt) etc.

Les artistes en général, et les écrivains en particulier, entrent de fait dans cette double détermination : ontologique et critique. C'est, selon moi, le seul point commun qu'ils peuvent concéder avec le monde du football.

Par exemple, ce texte que j'écris ici-même, je ne le propulse pas dans le champ de l'art. Quiconque voudrait, à son analyse, en déterminer la valeur artistique commettrait une erreur ontologique. Autant chercher la poésie dans une liste de course. Là, je ne suis pas écrivain, car je ne l'ai pas décidé.

La critique peut, en revanche, s'attacher à la valeur des arguments, à la clarté du propos... sans risque d'erreur, et peut discuter pour prolonger le débat.

En revanche, quand je sors un roman, je le propose en tant qu'oeuvre, relevant de la littérature populaire de qualité raisonnable. Il s'agit d'un texte romanesque, artistique et littéraire car je l'ai décidé ainsi.

La critique peut donc l'analyser sur ce plan : le style, la cohérence, la fluidité, le concept, l'originalité, le charme, les procédés littéraires etc, avec ce cela suppose de subjectivité. Elle ne court pas le risque de se tromper d'objet intellectuel tant qu'elle utilise des grilles d'analyse adaptées au roman (chercher l'essai ou le poème dans Le Sang des 7 rois revient à chercher la valeur littéraire d'un annuaire téléphonique).

Par nature, est donc artistique ce qui prétend à l'art, est donc écrivain qui écrit dans ce but et l'énonce comme tel. Il n'y a pas débat sur cette question.

Le second volet du raisonnement est la question critique :

- La critique de l'éditeur : ce texte, selon moi, est-il assez bon pour que je l'édite dans une de mes collections ?
- La critique des critiques littéraires : ce texte artistique qu'on nous propose est-il de bonne qualité artistique ? Y a-t-il un caractère de nouveauté ? Faut-il en conseiller ou en déconseiller la lecture ?
- La critique du lecteur : ce livre semble-t-il mériter que j'ouvre ma bourse pour en faire l'acquisition ? Une fois lu, mérite-t-il que j'en fasse la promotion autour de moi ? Que j'en dise du bien sur mon blog ? Que je fasse l'acquisition du tome 37 après avoir lu les 36 premiers ?

De ces questions critiques, découleront le succès de l'écrivain, sa notoriété, sa prospérité... C'est donc la société civile qui, avec les travers que nous connaissons (budget pub, réseaux relationnels...), fixera la valeur d'un livre. Exactement comme au foot : international, national, régional, inter-pâture... matchs truqués, dopage...

Après, il y a la terminologie : Écrivain fait pompeux et classique (Times New Roman), Auteur fait modeste et moderne (Arial), Romancier joue dans le romantique, cela écrit en Cancellaresca à la lumière tremblante d'une chandelle.

En fait, c'est exactement la même chose, sur le plan pratique. Il s'agit d'un type ou d'une nana qui s'engourdit les fesses des heures durant pour raconter une histoire, dont il (ou elle) espère qu'elle aura le bon goût d'émouvoir quelques-uns de ses contemporains. Si possible des millions. :mrgreen:

Être écrivain ou non ne pose donc pas question, puisqu'il s'agit d'un choix personnel : "Je propose ce texte comme littéraire, donc je suis écrivain, je propose ce texte comme poétique, donc je suis poète". Mais cela reste risqué, bien entendu, car de ce fait, celui qui prétend s'expose : à la critique, à la déconvenue (tout ce travail pour une volée de bois vert." Sad ).

Tous les artistes, tous les écrivains sont donc, et cela n'est pas assez dit, des gens vraiment très courageux. En cela, tous méritent le respect.
 
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Donnie Jeep  /  Autostoppeur galactique


Je ne vais pas apporter une grande valeur ajoutée à la conversation avec ce message, mais juste : clap clap clap M. e-bou pour cette brillante démonstration. Wink
http://donnie-jeep-productions.com/
 
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Kylie Ravera  /  Hé ! Makarénine


Juste excellent, M. E-bou Smile
Me trompé-je en résumant ta réponse à la question posée en titre par: ce n'est pas l'édition qui fait l'écrivain, mais le choix que chacun fait de se définir comme tel ?
http://www.kylieravera.fr
 
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e-bou  /  Double assassiné dans la rue Morgue


Pas de mérite, sur ce coup-là. What a Face

Vous avez seulement un aperçu de ce que subissent mes étudiants quand ils posent la question : Mais,professeur e-bou, comment expliquer que ce machin-là est de l'art à des élèves de sixième ? En ce cas, je sors le ballon de l'armoire, on va faire un foot, et quand on rentre en classe, ils ont compris. Basketball

Allez, une expérience, pour le fun, et pour Kylie qui a parfaitement compris, et dont je suis certain qu'elle aime à la fois le football et la poésie ;-)

Ô, vaillants auteurs du forum
avec plaisir je partagerais un rhum
avec vous au détour d'un podium
et s'il n'y en a pas, eh bien, je mangerais bien une pomme.


:mrgreen:

Voilà. Je suis un poète. Qui peut dire le contraire si je me positionne comme tel ? Suspect

Personne ? What a Face

Ben tien, c'est normal, puisque la question ontologique est résolue sans contestation possible par l'auto-proclamation, et ce depuis 1917 et l'invention du ready made par Marcel Duchamp. Vous voulez démontrer que ce texte en italique n'est pas de la poésie, en lui même ? Je vous souhaite bon courage... Or, comment appelle-t-on quelqu'un qui fait de la poésie ? Eh bien... un poète.

La question critique :

Mon poème ne vous plait pas ? C'est votre opinion, je la respecte, il plaira peut-être à d'autres (les amateurs de rhum, par exemple). On pourra naturellement dire que je suis un médiocre poète, que ce quatrain ne révolutionnera pas la manière de considérer cet art au XXIe siècle, que ne je suis qu'un versificateur de niveau inter-pâture...

Il n'en reste pas moins vrai que si on peut contester que je sois un bon poète (question critique), on ne peut pas contester que j'en sois un (question ontologique).

Par contre, si je pose que ce quatrain est une blague, on peut alors se demander si je suis un bon humoriste clown , mais on ne peut plus se demander si je suis un bon poète. Je ne peux pas l'être, puisque ce n'est pas le projet. La grille d'analyse critique à utiliser doit donc s'adapter à ma démarche, faute de quoi analyste produit une erreur ontologique, ce qui ridiculise automatiquement l'ensemble de ses efforts.

C'est donc au créateur lui-même de choisir le champ d'inscription de son travail (humour, poésie, peinture, roman...), aux autres d'accueillir l'artefact en question avec le statut auquel il prétend, et d'en définir la valeur sociale. Un juste partage des tâches entre l'individu, démiurge, et la société qui choisit les signes qui la construisent.

C'est l'une des grandes leçons que Marcel Duchamp a offert à l'humanité (fontaine, 1917). CQFD

C'est une question extrêmement importante, et je pèse mes mots. Elle est capitale pour les artistes, et donc pour les écrivains, car elle en croise une autre, celle du statut et de la probabilité d'être édité. Reprenons, et je m'en excuse, des discussion que nous avons déjà souvent tenu.

1/ Deux mille personnes écrivent un texte dans l'espoir qu'il devienne un livre.
2/ Ces deux mille personnes adressent leur fichier chez un éditeur.
3/ Sur les huit livres que l'éditeur en question peut sortir dans l'année, il ne dispose que d'une seule place libre dans son catalogue.
4/ Pour un unique chanceux qui deviendrait écrivain, en grande partie par l'intercession de la sainte chance, les mille neuf cents quatre vingt dix neuf autres n'auraient rien fait du tout et ne mériteraient pas ce substantif ? C'est absurde. Un écrivain ne le devient pas sur un coup de dé, mais par son travail.

Tous les autres ont écrit des romans, ils sont donc ontologiquement des écrivains, mais ils n'accèdent pas cette fois-ci à la reconnaissance sociale du fait de la cruauté des statistiques, et de la cruauté du marché. C'est juste un problème critique ou financier.

La question devient alors celle de la reconnaissance (parce que c'est un problème à tiroirs).

1/ L'écrivain édité : On sait qu'il est écrivain (c'est écrit partout dans l'Internet). Il est reconnu pour avoir été sélectionné par l'éditeur "Machin". C'est une référence, et il accède à la reconnaissance sociale, il mange des petits fours et passe pour un demi-dieu. Cool Si vous voulez, il est sur le banc de touche du PSG, autant dire que c'est la gloire.

2/ Un écrivain n'est pas édité : presque personne ne sait qu'il est écrivain, il n'accède pas à la reconnaissance sociale et ce n'est écrit nulle part sur le réseau. No Mais ce n'est pas parce qu'il n'a pas été édité ce coup-ci qu'il n'est pas écrivain. C'est seulement un écrivain qui a eu moins de chance, et qui n'accède pas à la visibilité. La partie immergée de l'iceberg, c'est de l'iceberg aussi, non ?

Les deux mille sont tous des écrivains, tous ont mal aux fesses, tous ont eu le courage d'aller au bout de leur rêve, et le courage d'affronter le regard des autres. Ce qui, vous le savez bien, n'est pas donné à tout le monde.

Maintenant, mon avis personnel : Pour moi, on devient écrivain quand on a posté son tapuscrit à destination des éditeurs, car c'est précisément l'acte de proclamation, le moment précis où on demande à la société civile de porter un jugement critique sur ce que nous avons produit. C'est donc qu'on a dépassé la question ontologique. On devient un écrivain parce qu'on on a fini un écrit, et on l'a fini quand il nous quitte pour partir vivre sa vie.

PS : Et n'oubliez pas le dicton : Pour être édité, il faut 10% de talent, 90% de travail et 50% de chance.

PS2 : Bien sûr, si on s'est fait plaquer par un président de la république, les pourcentages peuvent changer.  Je vous laisse juge. tongue  Mais bon, je n'ai pas besoin de reconnaissance au point d'aller draguer François Hollande.
 
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e-bou  /  Double assassiné dans la rue Morgue


Et je complète ma réponse en constatant que Kylie possède un art de la concision qui me fait parfois défaut. :mrgreen:
 
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Kylie Ravera  /  Hé ! Makarénine


Laughing
L'interrogation, en tout cas, est largement partagée.
Les témoignages sur ce blog: http://page42.org/ceux-qui-savent/#more-4461
sont aussi intéressants, et pile dans la ligne du sujet.
Je pense qu'au bout d'un moment, "on sait".

Et je crois avoir trouvé une formule encore plus lapidaire: c'est l'intention qui fait l'écrivain.
http://www.kylieravera.fr
 
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e-bou  /  Double assassiné dans la rue Morgue


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Et je crois avoir trouvé une formule encore plus lapidaire: c'est l'intention qui fait l'écrivain.

Cette formule lapidaire est un bijou Wink

Oui, ce qui est désolant, c'est la détresse des auteurs qui ne parviennent pas à se situer, à trouver le mot qui les définit avec précision. Romancier, auteur, écrivain, rien du tout, ai-je le droit de vivre alors que mon texte n'est disponible qu'en numérique, faut-il que je renonce aux mots pour la pèche à la ligne si nrf refuse mon texte...

Dans mon domaine professionnel quelqu'un qui sculpte est un sculpteur, c'est tout. Après, il peut-être amateur, semi-professionnel ou professionnel, mais c'est un sculpteur. Je pense que la confusion vient du fait que ces mots peuvent définir l'activité et/ou le métier.

N'est-on écrivain que quand on peut en vivre ? En ce cas, je ne suis pas un écrivain et, en dehors de Pierre Bordage, je dois dire que je n'en connais pas beaucoup. Tous sont traducteurs, éditeurs, travaillent pour les jeux vidéos, des projets divers, sont inspecteurs à la répression des Fraudes, profs, ingénieurs en aéronautique, intervenants en milieu scolaire, que sais-je...

La moyenne de revenu d'un auteur francophone étant de 500 euros par mois, il faudrait alors un projet de vie sérieusement ascétique pour se prétendre écrivain.

Définitivement, est écrivain celui qui fait circuler ses textes, avec plus ou moins de fortune : depuis le cercle amical jusqu'aux grandes maisons d'édition.
 
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fabiend  /  Autostoppeur galactique


Bon, je suis assez pragmatique sur ce sujet. On est écrivain à partir du moment où l'on écrit.

Après, on peut être écrivain professionnel, amateur, écrivain du dimanche, grand écrivain, écrivain reconnu, etc.
http://fabiendelorme.fr
 
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Alphonsine  /  Bile au trésor


Notez que j'ai mis beaucoup de temps à oser m'inscrire sur ce forum à cause de son titre. On est sur Jeunes écrivains, non ? D'une part, je me disais que je n'étais plus si jeune (même si le fait que je me sois remise à l'écriture est récent) et... écrivain ? J'assumais pas du tout le terme. Comme quoi...
http://gnossiennes.wordpress.com
 
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e-bou  /  Double assassiné dans la rue Morgue


Et moi, que dirais-je donc ? Wink

Allez, allez, on n'a jamais que l'âge de sa plume. :mrgreen:
 
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   Pensée du jour  :  "Toute personne qui aime la musique ne sera jamais vraiment malheureuse"- F. Schubert
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Molly  /  Didon de la farce


Juste en passant : quelqu'un pourrait-il se dévouer ici aussi pour corriger la grosse faute dans le titre ? Muchas gracias ! (je fais ma ch...)
http://alice-adenot-meyer.blogspot.fr
 
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Bosie  /  Il fut Bosie, il n'est plus


Damn Molly ! j'allais le dire...
http://www.insequis.net/
 
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Shub  /  Roland curieux


Tu aurais pu aussi bien poser la question sous la forme: "le joueur de loto fait-il le gagnant ?"
Dans un sens on a envie de répondre oui à ta question car une fois qu'on est édité version papier (pas numérique) les portes s'ouvrent sans doute. C'est le cas d'Agnes Martin-Lugand qui a fait le buzz: concours de circonstances, chance, coup de pouce, impossible de déterminer avec certitude quels sont les facteurs qui rentrent en jeu et de quel poids sont-ils. En discutant avec elle par mail, elle ne m'a pas éclairci sinon qu'elle a pris un coach pour la réécriture dont elle m'a dit que ça ne lui a servi à rien et qu'elle est passée dans plusieurs émissions de télé, ce qui lui a été sans doute d'une grande utilité.
Sans pub ou coup de pouce, on n'est rien dans ce milieu quand on n'est pas connu.
Ce qui est sûr par contre c'est qu'elle en est à son troisième roman et ils sont en vente à la Fnac, et ailleurs. Par contre, j'ai pas franchement envie de la lire.
Ça viendra peut-être...
 
   
    
                         
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