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 Profusion de verbes pauvres / faibles

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Lohengrin  /  Chevalier au Pancréas


Non, c'est pas un dialogue. Tout le livre est écrit comme ça.
 
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Lohengrin  /  Chevalier au Pancréas


PS : Si je vais chercher dans du Levy ou du Musso, ce ne seront pas les verbes qui seront ternes, mais ce que l'auteur en a fait. J'en reviens à ce que je disais précédemment.

 
   
    
                         
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Ben si tout le roman est de cette teneur c'est plutot très mal écrit et moche à lire... mais chacun ses gouts.


Ceci dit, oui, tu pourras sans doute me trouver d'excellents passages de grands maitres sachant vraiment manier être et avoir en verbe. Je n'en doute pas un instant. Mais encore une fois, personne n'a dit qu'il fallait les pourchasser jusqu'au dernier...
 
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Pêche Melba  /  Pour qui sonne Lestat


Et pourtant...
Levy et Musso : les éditeurs disent banco et les gens achètent par milliers...
Indéniablement, ça plaît.
Rolling Eyes
Que faut-il en déduire ? Qu'une écriture plate ne rebute que ceux dont le souci de bien écrire dépasse celui de vouloir être lu.

C'est triste.
 
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Natanaël Esykie  /  Autostoppeur galactique


Carrère, l'Adversaire, folio, p.87 (policier-journalisme/fiction de la réalité):

Les amis commençaient à se marier. Jean-Claude et Florence étaient des témoins très demandés. Nul ne doutait que ce serait bientôt leur tour. Les parents de Florence y poussaient beaucoup : ils adoraient leur futur gendre. C'est dans leur maison près d'Annecy que le mariage a été célébré, en présence de cent cinquante invités. L'année suivante, Florence a soutenu sa thèse de pharmacie avec les félicitations du jury et Jean-Claude a été reçu au concours de l'internat de Paris. D'abord chargé des recherches à l'INSERM de Lyon, il a été détaché avec le titre de maître de recherches auprès de l'OMS à Genève. Ils ont alors quitté Lyon pour s'établir à Ferney-Voltaire. Luc Ladmiral venait d'y reprendre le cabinet de son père et Jacques Cottin une pharmacie où Florence pourrait travailler à temps partiel. En une heure de route, on était à Annecy d'une part, à Clairvaux de l'autre. On avait les agréments de la campagne, de la montagne et d'une capitale à deux pas; un aéroport international; une société ouverte et cosmopolite. Enfin, c'était idéal pour les enfants.
Les amis commençaient à en avoir. Jean-Claude et Florence étaient des parrain et marraine très demandés et nul ne doutait que ce serait bientôt leur tour. Jean-Claude raffolait de sa filleule Sophie, l'aînée de Luc et de Cécile, qui en étaient déjà à leur second.


Dernière édition par Natanaël Esykie le Sam 22 Sep 2012 - 16:20, édité 1 fois
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Pas impressionnée un poil désolée, Natanael...
Pire, des passages exécrables avec " c'est, c'était, on..." et un propos aussi vide et chiant qu'un tuyau de poele...

Mais chacun ses gouts...
Je préfère une langue variée, agréable à l'oreille quand je lis et intéressante surtout...
La pauvreté de la langue souligne très bien l'indigence du contenu ceci dit Wink
 
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Pêche Melba  /  Pour qui sonne Lestat


Je trouve que l'exemple de Natanaël est assez parlant.

Ce que ça prouve une fois de plus, c'est qu'un éditeur ne va pas compter les occurences comme on enjoint un auteur débutant à le faire.
On prend ce réflexe pour s'obliger à améliorer son propre style, et c'est ce qu'il faut faire dans un premier temps. Mais il vaut mieux quelques verbes mous que des verbes qui claquent, surtout lorsque ces derniers donnent une impression d'artificialité ou que le synonyme n'en est pas vraiment un.

Certes, on pourrait donner davantage de relief à ce texte, mais je pense que quand un auteur qui connait son affaire ne le fait pas, c'est qu'il a une bonne raison.
 
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Molly  /  Didon de la farce


Je pense que l'auteur joue ici de ce côté trop simple, voire simpliste. Ainsi, il utilise aussi les répétitions :

Citation :
Jean-Claude et Florence étaient des témoins très demandés. Nul ne doutait que ce serait bientôt leur tour.

et plus bas :

Citation :
Jean-Claude et Florence étaient des parrain et marraine très demandés et nul ne doutait que ce serait bientôt leur tour.

Il y a certainement une intention là derrière, mais je n'ai pas lu le roman^^.

Quant à Virginia Woolf, n'oublions pas qu'il s'agit d'une traduction.


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Vous avez publié un roman et vous souhaitez le faire voyager pour recueillir des avis ? C'est là que ça se passe !
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Natanaël Esykie  /  Autostoppeur galactique


Avec une page, tu ne peux pas profiter d'un contenu comme celui de l'adversaire^^ Je le recommande d'ailleurs, c'est un peu l'histoire du plus gros mensonge jamais utilisé, qui m'a vraiment transporté et marqué (mais je sais qu'ihlam aime bien piquer).

Changeons alors :

Bottero, Ellana, tome 1, rageot, p.397-398 (fantastique-jeunesse)

Ellana boitillait mais ne souffrait plus. Elle avait renoncé à emporter un arc, consciente que, tant que la blessure de son épaule ne serait pas cicatrisée, elle serait incapable de s'en servir. Nillem et elle s'étaient en revanche chargés d'eau, seul moyen, à leur connaissance, de lutter contre les Ijakhis.
Le premier jour, ils guettèrent les dunes, prêts à réagir à une éventuelle attaque mais seule la chaleur se montra menaçante. Ils se traînaient sous un soleil de plomb, un foulard noué sur leurs cheveux, vêtus de simples tuniques et transpirant à grosses gouttes.
La fatigue accumulée tout au long de l'expédition nouait leurs muscles et pesait sur leur vitalité. Ils accueillirent le coucher du soleil avec soulagement. Ils continuèrent à avancer sous les étoiles pendant un moment puis, à bout de forces, ils durent s'arrêter. Ellana dormit la première. Trois heures d'un sommeil sans rêves.
Lorsque Nillem la réveilla en lui caressant les cheveyx, elle avait l'impression de s'être assoupie juste un instant et se sentait à peine reposée.
Elle prit son tour de garde et Nillem s'allongea.
Son sommeil s'avéra long à venir et, quand enfin il ferma les yeux, ce fut pour se mettre à trembler et à geindre. Ellana se pencha sur lui. Il dormait et ses paroles, empreintes d'inquiétude, étaient inintelligibles. Nul doute toutefois qu'il était assailli par des cauchemars. Des cauchemars dont elle ne connaissait que trop la cause.
Elle saisit sa main, sursautant en la découvrant brûlante. Ce contact parut le calmer et il bascula dans un sommeil plus serein. Ellana ne le lâcha pas.
Elle regrettait le baiser qu'ils avaient échangé la nuit précédente. Elle n'était pas certaine que Nillem éprouvât pour elle autre chose qu'une sincère affection fraternelle et elle était sûre de ne pas être amoureuse de lui. Elle ne voyait toutefois pas comment elle aurait pu agir autrement. Nillem faisait face à la situation avec opiniâtreté mais elle le savait blessé et ne se sentait ni le courage ni le droit de le blesser d'avantage.


Dernière édition par Natanaël Esykie le Sam 22 Sep 2012 - 16:17, édité 1 fois
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Personne n'a parlé de compter, mais bon... autant causer à un mur.
Personne n'a dit qu'il valait mieux des phrases artificielles à une ou deux répétitions... mais autant pisser dans un violon...

Ce que tu as choisis comme extrait, Natanael suffit à m'en détourner.

Le dernier est bien meilleur.

Mais encore une fois faudrait-il savoir lire les réponses que l'on vous fait...
et comme j'ai la flemme d'aller chercher plus haut pour m'autociter, je te laisse chercher la raison de mon agacement.

EDIT : bonne réflexion cependant de Molly sur la traduction. Ce n'est pas le cas de toutes, mais beaucoup sont faites par dessus la jambe ( à se demander si y'a vraiment un traducteur et non pas une machine derrière quand on voit certaines erreurs) et contiennent des horreurs.


Dernière édition par ilham le Sam 22 Sep 2012 - 16:10, édité 1 fois
 
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Natanaël Esykie  /  Autostoppeur galactique


Vis ta vie. Je ne fais que donner quelques exemples d'auteurs publiés, connus et reconnus, pour justement voir le nombre d'occurrences d'être/avoir/faire que peuvent avoir ces textes. Ca peut sûrement aider l'OP, voir ce qu'il appelle "profusion". Tout est relatif, et autant voir ce que font les auteurs publiés afin de se faire une idée. J'ai surtout beaucoup de traductions sous la main mais vu que c'est publié également, je pense qu'on peut s'y référer également.

Je suis en forme, j'enchaîne avec Queneau dans Les Fleurs Bleues, folio, p.105 (fantastique-absurde)

Il regarde attristé sa pièce d'artillerie transformée en racine, en voilà deux qu'il paume dans la même journée, ça finit par lui revenir cher les inventions modernes. Il remet son braquemart dans son fourreau et entreprit de considérer, un tantinet soit peu, la situation historique.
Elle était, pour le moment, forestière et dépeuplée. Les arbres poussaient en silence et le règne animal limitait sa présence à des actes obscurs et muets. Le duc d'Auge, qui consacrait habituellement peu de temps à la contemplation de la nature, décida de rejoindre des régions plus habitées ; pour ce faire, il jugea particulièrement intelligent de reprendre le chemin qu'il avait suivi pour venir en ces lieux et qui, normalement, devrait le reconduire à son châtiau.
Sans hésiter, il identifie le sentier qui lui paraît adéquat et marche d'un bon pas pendant une petite heure environ. Il s'aperçoit alors que le sentier était heideggerien. Bien embrené, il fait demi-tour et marche d'un bon pas pendant une petite heure environ, espérant retrouver la clairière où sa couleuvrine gisait, l'âme emplie d'humus et de feuilles pourrissantes. Il débouche bien dans une clairière, mais il n'y trouve trace de son petit canon. Examinant avec attention les données du problème, il conclut que : de deux choses l'une, ou bien ce n'était pas la même éclaircie ou bien sciurus communis et tineola biselliella lui ont bouffé sa pièce d'artillerie. Comme Buridan l'avait enseigné quelques lustres plus tôt, un tel dilemme ne pouvait conduire qu'à la famine, et le duc d'Auge redoutait par-dessus tout les repas sommaires, à plus forte raison les inexistants. Utilisant une méthode probabiliste, il s'engagea dans une direction non moins aléatoire qu'arbitraire et il se mit à errer ainsi jusqu'à ce que vînt le crépuscule.
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Invité  /  Invité


Melusine, le mieux serait que tu postes un extrait de ton roman ( ou nouvelle) dans la partie concernée du forum.
A part discuter du sexe des anges, ça va pas beaucoup t'aider je pense tout ça, surtout que tu dis lire énormément déjà...
On peut trouver 36 extraits d'auteurs connus maniant tous ces éléments avec habilité, ça ne dit en rien comment se dépatouiller avec son propre texte quand on a le sentiment que quelque chose cloche.
Et pour ça rien ne vaut de se faire lire ( betalire même) par un oeil extérieur qui repérera mieux que toi les répétitions, etc.

sinon, je ne connais pas bien la dyslexie, mais je pense que ça ne doit pas aider sans doute à résoudre ton probleme.
 
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Nywth  /  Ex-Ombre passée du côté encore plus obscur.


Bordel.
Tu te rends compte à quel point c'est stupide, tout de même, d'aller chercher un livre d'une personne et de compter les verbes ? Surtout que voilà, je ne vais pas être méchante, mais Bottero ça reste à la hauteur du bottero niveau style, hein... Faut pas chercher l'illumination là où il n'y en a pas et des exemples pour illustrer ce qu'on a pas dit.

Et puis, en général, quand il y a vraiment tropde ''verbes faibles'', et que l'on s'en aperçoit, c'est souvent que le texte est mal tourné, tout de même. Sans faire une chasse absolue, voilà, il vaut mieux ciseler, repréciser tes phrases et les laisser couler du mieux qu'elles le peuvent avec un autre verbe au lieu de vouloir les changer à tout prix.
Si tu as beaucoup trop de ''était'' et ''avait", il faut voir aussi s'il n'y a pas un problème de description ou d'action trop pauvres, ça peut venir de là ; soit trop succinctes, et, si le succinct est ton style, trop mal maitrisé. Smile

Citation :
C'est stupide d'y faire une chasse absolue... si ces mots existent c'est qu'ils sont utiles. Et ils le sont : "être" utilisé une fois en verbe dans un texte aura une puissance mille grace justement à sa rareté.
Voilà. Moi je prends parti là-dessus.
Citation :
La chasse aux verbes dits "faibles" est un réflexe scolaire hérité du temps des rédactions.
Il y a répétition et répétition, aussi. C'est clair qu'il ne faut pas névroser avec la répétition, et sauter sur le document dès que tu as deux fois le mot au même paragraphe. Autant, parfois, en virer certaines ça me semble vraiment nécessaires.
 
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Natanaël Esykie  /  Autostoppeur galactique


Vous avez mangé du lion ou vous êtes chiants de nature? Je ressens tellement de colère dans les propos ci-dessus que j'en viens à me demander si ça n'est pas de la frustration.

Allez relire mon premier post dans ce sujet au lieu de cracher sans raison votre vanité haineuse. Je cherche à aider Melusine et si ça ne vous convient pas, pas besoin de faire la harpie venimeuse à vouloir chercher le conflit là où il n'a pas lieu d'être.
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Pêche Melba  /  Pour qui sonne Lestat


Il faudrait faire une dissertation afin de comprendre comment ce sujet est parti en vrille.

Pourquoi basculer dans la grossièreté ? Ce sujet aurait-il un lien quelconque avec la récente couverture de Charlie Hebdo ?

Bottero est un auteur jeunesse qui selon moi, fait très bien le job. Il a été dans la position de nombreuses personnes ici, à savoir envoyer son texte par la poste à des gens qui ne le connaissaient pas. Certes, il emploie de nombreux verbes mous, pourtant son texte passe tout seul sans donner une impression de platitude. Ce n'est que mon avis.

Le texte de Queneau, au contraire, utilise des astuces pour colorer son texte. C'était au programme du bac de français l'année où je le passais, je m'en souviens très bien.
Mais n'est pas Queneau qui veut. Il joue avec la concordance des temps, avec le double sens des mots et avec des références littéraires tout au long de son livre.

Autant s'arrêter ici pour les exemples. Moi, j'estime que Natanaël a bien contribué au débat.

Ilham : je suis désolée que tu te sentes à ce point incomprise. A certains égards, chacun de nous est en droit de dire qu'à un moment donné, les autres l'ont mal lu. Personnellement, je n'en fais pas tout un fromage.
 
   
    
                         
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