Insane:
-Spontanément (et sans chercher), quelle planète préfères-tu entre Saturne, Neptune et Uranus?Neptune, spontanément.
-Décris-moi enfin ta rencontre avec Rimbaud.
De "Pour l'amour de Rimbaud"quand je/Léo reçoit les oeuvres complètes de Rimbaud de la part de sa mamie:
Les feuilles chantonnent. Rapidement. Dans la brise qui s’est égarée, s’arrête, se retourne –distraite– et repart…Mirage/Erreur/Intrusion.
Diversion.
Le monde retient son souffle. Le monde est mort ?
Les ronflements du ciel passent sur la lune qui jette…
un rayon clair, sur un visage…
entre les feuilles des arbres.
Clac !
Un revolver ?
Ou ses yeux.
L’ombre recouvre un mirage fiévreux.
Le satin noir sur les éclairs bleus.
Les doigts tremblent. Le souffle s’enfuit sans même prévenir ;
Il a peur.
Le monde s’éclaircit, une vague glacée balaie le satin ; la silhouette vit !
Elle vit…Tant ! Trop !…Un autre.
Il y a « un autre » ; un « moi » qu’on ne reconnaît pas ;
L’apprentissage de l’identité.
Un « autre » qui nous ressemble trop pour être différent ; l’instinct qui renifle…
un homme.
Un homme ?
Il a les cheveux presque blonds : comme un soleil d’automne caressant. Blonds à la française : délicate mesure de Nord et de Sud. Ils sont mal coupés.
Mal coupés…
Pas encore longs, mais embourbés, immobilisés dans une bataille violente, irréguliers.
Restes d’enfance, d’une main qui n’est jamais passée dans la tignasse de
l’enfant ; rébellion ; marque extérieure d’un désordre intérieur ?…
Les rayons du Soleil moribond.
dans le froid, l’eau glacée de l’éternel soir.
Tatouage racé ? Signe ostentatoire d’une théorie de la liberté… ? Ou…une main, finalement, une main, qui passe et repasse ; la trace d’un amour qu’il a « oublié » d’effacer… ?
En tous cas : mimétisme.
Même jeunesse, mêmes cheveux, même…interrogation profonde bâillonnée par l’orgueil. Même « Verwirrung », même « prétention ».
Le même
?
Les feuilles qui dansent…encore, encore…qui dansent…encore. Encore…
Lui. Et lui.
Lui, et l’Autre.
L’Autre…
Les phares bleus de ses yeux qui déchirent l’ombre végétale… ; sonar pour une âme en dérive lente. (Pas contrôlée, non : lente).
Le silence d’une rose posée sur ses lèvres ; avalée (à moitié). Prisonnière de l’élan sauvage et moqueur de son nez. Moqueur ?
L’ombre est joueuse...Ou avare. Elle donne, elle reprend ; elle montre, dévoile...jamais assez, et renferme son luisant secret dans l’obscurité de son néant. Goût de mort ? Goût ou... ? Trou noir ; chemin intergalactique... ?
Pourquoi pas ?
Chemin interdimensionnel...Eclairs...
Morse ?
Flashs ?
Appels de détresse.
Ombres chinoises : jeux de lumière(s)
ou égarements : étoiles filantes aus dem Paradis (oder der Hölle), perdues
Affolées.
Pressées.
Ca pourrait être des souvenirs, aussi : extraits violemment d’une âme qui se débat.
De doux souvenirs :
La peau d’un enfant
Le rose de ses lèvres
L’humble naïveté du ciel de ses yeux.
La fièvre qui gratte, juste en-dessous ;
La tendresse avalée, fermement tenue par une mâchoire d’acier
Des pervenches empoisonnées.
=>l’envie de refouler.
(cette impossibilité)
Parfois, il disparaît (vraiment). Puis il revient : comme la projection presque régulière d’une lumière affolée.
Et l’esprit intense attend. Il ne s’étonne pas ; enfin, pas vraiment ; il attend.
Sa présence gronde...
Comme un miroir,
une surface plane
Un récepteur.
Pas un écran, non : un récepteur.
Esprit ? Trop fort, trop compact.
Corps ? Trop étendu : universel.
Alors quoi ?
-La poésie marque, obsède, elle hante, es-tu d'accord?
Bien sûr que je suis d'accord! Puisque j'en fais l'expérience puisque je le vis. Et parce que la poésie est un art. Son essence même peut-être.
-Peux-tu t'épanouir via la beauté de penser, de ressentir, comment?
Je ne le peux même que comme ça

Tu vois, c'est ça que j'appelle le regard. Comment? Je ne saurais pas te le dire exactement. Avec toi déjà. En récoltant tous ce que mes sens attrapent du monde, tout ce que ma pensée formule, en mélangeant les constructions mentales à la perception...Comme ça je crois.
Mais le week-end familial, bien que génial a un peu réduit mon cerveau en compote^^
-As-tu conscience que l'existentialisme est vain?
Nan mais bon, toute théorie philosophique...Pour le peu que je sache de l'existentialisme, je ne le dirais pas "vain". On peut contester, bien sûr, mais c'est une position qui se tient, je trouve.
Ex-Nihilo:
-En peinture, quel est ton courant préféré ?
Franchement, je connais trop mal...(à ma grande honte d'ailleurs...)
-Si tu étais une rue, tu serais ? Pourquoi ? Décris-la moi.
Je serais une rue parisienne. Vers le quatorzième. Une rue calme -enfin pour Paris^^-entourée d'immeubles bas, un peu sales et typiques de la capitale, élégants, avec des trottoirs gris, mouillés.
Il y aurait des arbres, aussi, devant un petit jardin, . Bien verts.
Parce que ce sont ces rues qui m'ont vue grandir alors je suppose que je leur ressemble.
- Toi qui suis mes écrits depuis ton arrivée sur le forum, penses-tu que je devrais reprendre "Comment je suis fou" ou me lancer dans un autre projet ?
Sincèrement un autre projet. "Comment je suis devenu fou" ne te ressmblait pas je trouve. Tu peux faire tellement mieux...
Le Condor:
As-tu trouvé ton pseudo en éternuant ?
Le pire, c'est qu'à cette époque-là, j'étais enrhumée, je m'en souviens.
Mais non.
Si on le prononce correctement, ça ne fait pas éternuement^^