Rahlàlà ce cycle est vraiment trop trop bon, quand j'y repense.
En tant que fan de Fantasy, je sais déceler la bonne de la mauvaise. Celle qui nous fait rêver, réfléchir, celle qui nous inspire, de la commerciale, plagiée, surfaite.
Et ça, ben, c'est juste énorme.
Bon, les hermétiques de la Fantasy risquent pas de se réconcilier avec avec ce cycle: un univers extrêmement riche, des nains, des ogres, des mages de la nuit et du jour, des écoles magiques... Bref, de l'Heroic Fantasy, quoi.
Pourtant l'histoire tient plutôt de la Dark Fantasy. Elle raconte le destin d'Agone, fils du baron de Rochronde, mais se refusant à suivre le chemin belliqueux de son père, récemment décédé. Agone ne le regrette pas, Agone ne l'a jamais aimé. Mais le testament du baron demande à Agone d'aller dans un collège spécial, le Souffre-Jour, pendant six jours. Passé ce délai, il pourra vivre sa vie comme il l'entendra.
Le fils obéit donc aux dernières volontés du défunt, persuadé que rien n'ébranlera son désir de devenir instructeur itinérant.
C'est sans compter sur ce qu'il trouvera au Souffre-Jour...
Je ne vous ai révelé qu'un infime pan de l'immense voyage que nous offre ce livre, mais trop en dire tuerait le suspense, non?
Franchement, dévorez ce bouquin. Je n'ai jamais autant aimé un livre depuis A La Croisée Des Mondes. C'est juste une grande histoire. Une histoire qui remplit l'attente de tout lecteur de Fantasy: elle nous apporte des rêves.
D'Agone à Mésume, de Pénombre à Arbassin, de Lerschwin à Eihydiaze, d'Amertine à Hurlanc... Il y a cette petite touche séduisante, cette magie qui nous tient en haleine jusqu'à la dernière page. J'aime.
Un grand cycle, suivi d'Abyme, tout aussi magistralement écrit (le style de l'auteur est l'un des grands atouts du livre), à ranger aux côtés de Conan, SDA, ALCDM ou le Trône de Fer.