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| | Les c l é s de la réussite | |
| | Auteur | Message |
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Invité Invité
 | Sujet: Les c l é s de la réussite Sam 6 Déc 2008 - 14:24 | |
| En tant que premier véritable fil, je commence par un thème de réflexion assez osé : Quelles sont les clés, les éléments, qui déterminent la réussite d'un roman ?Personnellement, c'est un sujet que je trouve serait très intéressant à développer avec d'autres écrivains en herbe. Il n'est pas nécessaire d'avoir en tête l'envie de pondre un roman qui marche du tonnerre, pour pouvoir participer à ce débat. Quiconque peut apporter sa contribution, proposer une réponse, émettre des suppositions sur ce qui ferait qu'un roman marche, ou ne marche pas. Vous avez une ou plusieurs petites idées sur la questions ? Mettez-les !  |
|  | | Kebeon *Ne sert strictement à rien*

 Nombre de messages: 3683 Age: 22 Localisation: En bas à droite. Pensée du jour: Penser ? Moi ? Jamais ! Date d'inscription: 25/12/2006
 | Sujet: Re: Les c l é s de la réussite Sam 6 Déc 2008 - 15:30 | |
| Une bonne publicité, une jaquette attirante, un titre catchy et/ou provocateur, une photo sexy de l'auteur en 4' de couv, et avec ça on est bien parti. Si le contenu de l'histoire est assez attendue, le style pas trop ampoulé, et que les pages sont illustrées de photos, cela permettra de maintenir le niveau des ventes. Si possible, avoir un ou deux oncles dans l'édition et/ou la com. Coucher avec un ou deux critiques-clé ne fera pas de mal (de préférence, sans vomir pendant l'orgasme).
Je sais, c'est dur.
De bien choisir les critiques, je veux dire... |
|  | | Mokkimy Passe un coup de fil à Cthulhu


 Nombre de messages: 4447 Age: 23 Pensée du jour: La procréation est plus aisée que l'éducation. Date d'inscription: 12/12/2006
 | Sujet: Re: Les c l é s de la réussite Sam 6 Déc 2008 - 21:43 | |
| Pour la gloire et la fortune, la méthode de Keubeu est la bonne.
Mais faut ajouter à ça un texte très fluide de petites phrases courtes avec du vocabulaire simple. Puis de préférence, un gentil gentil et un méchant méchant, ça marche bien. Avec un traitre qui finalement reviendra gentil avant la fin. Et pas trop de pages, genre pas plus de 150, comme Amélie Nothomb.
___
Sinon, pour la satisfaction personnelle, les trois clefs d'un roman sont :
- un bon style - une bonne intrigue - de bons personnages.
Et c'est tout. |
|  | | Mrs Moon Autostoppeur Intergalactique


 Nombre de messages: 230 Age: 18 Localisation: dans une vieille bibliothèque où j'ai réussi à me faire enfermer pour la nuit Pensée du jour: Crève, meurs, tu apprendras ce que c'est de mépriser les femmes. Date d'inscription: 04/10/2008
 | Sujet: Re: Les c l é s de la réussite Dim 7 Déc 2008 - 12:20 | |
| hmm... de quoi décourager tous ceux qui rêvent d'un avenir littéraire... mais enfin, on n'a rien sans rien. Vous êtes trop réalistes. C'est triste.
Personnellement, le livre avec la photo de l'auteur en 4e de couverture, un résumé accrochant du genre "Elle ne savait pas. Et puis c'est arrivé. D'un seul coup. Elle ne s'y attendait pas. Sa vie en fut chamboulée à jamais..." et puis les commentaires enthousiastes de tous les critiques de la terre "Magnifique, bouleversant, un style libre et unique." "Très touchant, Machine-Bidule joue formidablement avec nos émotions profondes afin de nous faire passer du rire aux larmes sans même s'en apercevoir..." Pfff. C'est lourd. Un bouquin que je vois encensé avant même de l'avoir lu, je sais pas vous mais moi ça me décourage d'avance.
Selon moi, un bon roman doit au départ être discret, m'attendre sur le coin d'une étagère avec sa couverture modeste et son humble sourire de livre. Après, je préfère me faire ma propre opinion, mais généralement lorsque le style sert bien l'histoire (fluide sans être trop simpliste ni trop lourd, vous voyez ce que je veux dire ?) que celle-ci est un minimum originale, que les personnages me touchent et que je m'identifie à eux, c'est gagné.
Les deux seules choses que je désapprouve pour la réussite d'un roman c'est : - quand il me met mal à l'aise (trop de sexe, de violence ou de brutalité gratuite... j'estime qu'un bon bouquin n'en a pas besoin pour fonctionner) - quand le style m'énerve. Je m'explique : les phrases nominales à la pelle, je supporte pas. Du genre "Elle longea l'allée. Seule. Sa main appuyée sur les fauteuils. S'arrêta. Fatigue. S'assit. Devant elle, le grand rideau. Noir." C'est ridicule, cette peur du verbe. |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Les c l é s de la réussite Dim 7 Déc 2008 - 13:27 | |
| Merci pour vos 3 réponses. Je constate que les deux premiers, Kebeon et Mokkimy, vous êtes partis dans le cynique. Pour ma part, je me dois de me faire l'avocat du Diable. | Mokkimy a écrit: | | Et pas trop de pages, genre pas plus de 150, comme Amélie Nothomb. |
Je me suis justement renseigné sur cette Amélie Nothomb. Effectivement, elle semble avoir une cadence d'écriture très soutenue puisque elle sort plusieurs romans par ans. Et on peut imaginer qu'à ce rythme, ces derniers ne pourront que difficilement se vanter d'être épais.
Cependant, elle vend. Elle vend même redoutablement bien. Alors, qu'importe les 150 pages si cela plait ? Quelle est la vraie différence entre un livre de 150 pages et un autre de 400 ? Réponse : celui de 400 est plus long. Est-il meilleur pour autant ? Rien ne permet de l'affirmer. 150 pages, c'est une nouvelle un peu longue. Et alors ? Y-a-t-il un nombre critique de pages à atteindre avant de publier ?
Personnellement, même si je trouve que 150 pages c'est quand même un peu léger, je pense que c'est un bon point pour le lecteur. Après tout, se dit-il, un livre si petit, facile et rapide à lire, ça ne peut pas être une trop grosse perte - au cas où ça le serait. Le lecteur lambda lit pour prendre du plaisir et non pas pour chercher des formules littéraires rares. C'est comme Harry Potter qui a était un formidable tremplin pour ceux qui n'ont jamais lu. Après l'avoir lu, les jeunes lecteurs ont pu être tenté de lire d'autres livres plus spontanément - chose qu'ils n'auraient jamais fait dans un autre cas. J.K. Rowling n'a pas volé les lecteurs d'autres auteurs.
Je rebondirai plus tard sur les autres points. Mais il serait intéressant que vous définissiez un peu plus précisément ces points clés : > Qu'est ce qu'un bon style ? > De bon personnages, selon vous ? > Une bonne histoire, à quoi ressemble-t-elle ? |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Les c l é s de la réussite Dim 7 Déc 2008 - 15:32 | |
| Pour ma part j'attends des personnages : un passé (du vécu quoi) et qu'il soient décrits physiquement et psychologiquement. Je demande pas une fiche, mais un minimum dilué dans le récit pour que le personnage respire dans l'histoire.
Après je ne saurais définir le style qui me plait, ni l'histoire.
Peut-être du suspens, de l'humour, et de l'érotisme. Mais c'est encore trop vague :-seul-: |
|  | | Mokkimy Passe un coup de fil à Cthulhu


 Nombre de messages: 4447 Age: 23 Pensée du jour: La procréation est plus aisée que l'éducation. Date d'inscription: 12/12/2006
 | Sujet: Re: Les c l é s de la réussite Dim 7 Déc 2008 - 18:46 | |
| | Citation: | | Y-a-t-il un nombre critique de pages à atteindre avant de publier ? |
Non, mais il y a un nombre critique de pages à ne pas dépasser, pour être publié. Un nouvel auteur qui proposerait un roman extraordinaire de 800 pages, impensable, faut le couper en trois tomes, voir quatre.
Sinon, pour préciser un peu :
De bons personnages sont des personnages crédibles qui intéressent et surprennent. Une bonne intrigue possède un rythme équilibré, avec un début et une fin, des noeuds dramatiques majeurs et des noeuds dramatiques mineurs. Un bon style doit sortir du commun et être une signature de l'auteur, capable de le distinguer parmi d'autres gens. |
|  | | Mrs Moon Autostoppeur Intergalactique


 Nombre de messages: 230 Age: 18 Localisation: dans une vieille bibliothèque où j'ai réussi à me faire enfermer pour la nuit Pensée du jour: Crève, meurs, tu apprendras ce que c'est de mépriser les femmes. Date d'inscription: 04/10/2008
 | Sujet: Re: Les c l é s de la réussite Lun 8 Déc 2008 - 21:17 | |
| Bien d'accord avec Mokkimy, mais pas du tout par rapport à la longueur du bouquin. Je déteste cette idée qu'il faut toujours des tomes et des tomes et des tomes, c'est un outil marketing bien pensé mais que je désapprouve totalement. Les suites sont toujours moins bonnes que les premiers livres, et lorsque la suite est pensée dès le départ, bon... parfois elle aurait pu faire un seul vrai bon livre. Pourquoi toujours des tomes, qui ne servent qu'à faire acheter, acheter, et encore et toujours plus acheter ? Pourquoi une histoire ne pourrait-elle pas être écrite en un seul jet ?
Pour ce qui est des trois points à développer, je dirais que : - avoir un bon style n'a pas de règles, mais j'ai déjà dit ce que je pensais du style "nouveau roman" et "phrases nominales". Excepté ça, je supporte tous les styles, pourvu qu'il me donne cette subtile et magique illusion romanesque qui m'emporte et me coupe du monde extérieur. Je ne supporte pas non plus l'extrême inverse : les longues phrases ampoulées qui ne servent qu'à perdre le lecteur et qui disent tout et son contraire (bien que j'adore Proust).
- de bons personnages ne sont pas cliché, ils ont une personnalité propre qui se dessine au fil de l'histoire et n'est pas crachée de but en blanc au début du livre. Après, ça gêne, je trouve. Ils doivent avoir des défauts et des qualités, des secrets, une complexité qui fait qu'on ne les cerne pas dès le premier abord et qu'il est difficile de bien les décrire. On ne peut que les voir se comporter de telle manière dans telle ou telle situation. Pour tout dire, ils doivent être vivants et dès lors, le tour est joué.
- une bonne histoire, pour finir, c'est comme un bon style, il y en a de toutes sortes : il faut qu'elle sorte un peu de l'ordinaire, qu'elle surprenne, qu'elle soit un minimum complexe. Qu'on n'aie pas l'impression de l'avoir déjà entendue quelque part. J'aime beaucoup aussi quand elle utilise des thèmes humains forts et qu'elle fait vibrer notre corde sensible (fonction catharsis... si certains ont lu des tragédies en français, ils comprendront... et si Pouiik est dans le coin, elle doit bien se marrer ^^) |
|  | | Zéphyr Petit Chose


 Nombre de messages: 26 Age: 18 Pensée du jour: Le coq est roi sur son fumier. Date d'inscription: 29/11/2008
 | Sujet: Re: Les c l é s de la réussite Mar 9 Déc 2008 - 17:35 | |
| Je pense que ça dépend si on veut faire le roman "populaire" par excellence ou le "bon" roman par excellence.
Dans le premier cas, il faut tout d'abord une intrigue fortement manichéenne, avec un grand-méchant-pas-beau et un héros gentil, un peu naïf et le plus banal possible. Un style simple, facile à lire, une histoire assez simpliste ou un scénario qui se répète, le tout avec quelques centaines pages maximum (300 est un grand maximum). On peut jouer avec la psychologie, mais il faut que les personnages restent suffisamment creux pour ne pas avoir de personnalité, de peur que le lecteur se sente différent d'eux (ce qui sera le cas si les personnages ont des raisonnements logiques ou connaissent leurs tables de multiplication). Si l'ouvrage contient un message religieux chrétien, c'est encore mieux. Da Vinci Code en est la preuve. On peut également rajouter, comme dit précédemment, de belles images, des critiques approbatrices, une biographie de l'auteur et une jolie couverture, ça ne fait pas de mal. Une adaptation au cinéma ou à la télévision sera également un bon coup de pouce.
Si on veut créer le "bon" roman par excellence, c'est déjà plus compliqué. Tout simplement parce que ça change suivant les personnes. Si on est un mouton, le roman décrit ci-dessus est le roman idéal. Si on a un peu plus d'affection pour la lecture, on goûtera mieux à un livre au scénario plus complexe, avec davantage de rebondissements, des personnages originaux et un thème accrocheur. On appréciera également un style un peu plus évolué, des éléments ou des énigmes dans la lecture qui font réfléchir davantage ou qui donne une autre vision du monde dans lequel on vit. Enfin, si on est un lecteur accompli, je pense (je dis"je pense" car je ne crois pas faire partie de cette catégorie pour le moment) qu'on cherchera un livre plus profond, avec plusieurs niveaux de lecture, un style plus affirmé, un but philosophique ou démonstratif de notre société. |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Les c l é s de la réussite Mer 10 Déc 2008 - 21:29 | |
| Merci pour vos nouvelles répliques.  | Mrs Moon a écrit: | | Pourquoi toujours des tomes, qui ne servent qu'à faire acheter, acheter, et encore et toujours plus acheter ? Pourquoi une histoire ne pourrait-elle pas être écrite en un seul jet ? |
Pourquoi ne pas faire un seul tome de 800 pages, Mrs Moon ? C'est très simple : ça fait peur. Imagine, c'est comme une falaise à escalader ; c'est plus facile si on peut faire des pauses, se reposer entre. Evidemment, pour un professionnel de l'escalade, la question ne se pose pas : plus c'est haut, plus il aime ça. Mais pour un amateur, ou quelqu'un qui n'a rien demandé à personne, la hauteur est un frein à l'ascenssion.
| Zéphyr a écrit: | Je pense que ça dépend si on veut faire le roman "populaire" par excellence ou le "bon" roman par excellence. Dans le premier cas, il faut tout d'abord une intrigue fortement manichéenne, avec un grand-méchant-pas-beau et un héros gentil, un peu naïf et le plus banal possible. |
Zéphyr, là, c'est toi qui est manichéen dans ton analyse ! Je crois au contraire qu'un roman peut être plus profond que ça et se vendre redoutablement bien en même temps.
Si la profondeur du roman est austère, c'est parce qu'elle est sombre. Il est donc très important quand on se lance là dedans de descendre avec une bougie : des choses avec lesquelles le lecteur lambda puisse s'éclairer pour ne pas être totalement déboussolé, des choses un peu classiques, mais pas forcément vulgaires. |
|  | | Tim Morceau de musique survitaminé

 Nombre de messages: 4742 Age: 23 Localisation: Nancy Pensée du jour: En fait, sans vitamine C, je ne suis plus moi. Date d'inscription: 23/12/2007
 | Sujet: Re: Les c l é s de la réussite Mer 10 Déc 2008 - 21:48 | |
| | Is a écrit: | | Pourquoi ne pas faire un seul tome de 800 pages, Mrs Moon ? C'est très simple : ça fait peur. |
Tiens, moi ça a jamais été un problème. Je me souviens d'avoir lu les trois tomes de fourmis il y a quelques années dans un recueil d'un seul bloc (ça doit pousser dans les 1600 pages).
Pour ce qui est du sujet de base du topic, je n'ai pas grand chose à ajouter, je rejoins à peu près ce qui a été dit précédemment... y compris dans le cynisme ^^ |
|  | | RB Autostoppeur Intergalactique


 Nombre de messages: 257 Age: 27 Date d'inscription: 27/06/2008
 | Sujet: Re: Les c l é s de la réussite Jeu 11 Déc 2008 - 9:19 | |
| Zéphyr, je te trouve assez méprisant dans ton message, et toi-même assez manichéen ("mouton" vs. "lecteur accompli"). D'autant que si tu regardes bien, la plupart des critères que tu donnes comme clés d'un roman "populaire" (comme si c'était un synonyme de médiocre) se trouvent dans des textes qui n'ont aujourd'hui rien de "populaire" : les intrigues "manichéennes" sont au centre de toute la littérature épique, les romans où l'histoire est plate et sans intérêt sont très nombreux (L'Étranger ? À rebours ? Mme Bovary ? La Princesse de Clèves ? d'autres ?), le "héros" de tous les romans d'éducation/d'initiation (au hasard et parmi d'autres, L'Éducation sentimentale, Les Souffrances du jeune Werther...) est généralement "gentil, un peu naïf et le plus banal possible" (ce qui ne veut pas dire qu'il soit creux), etc. Et pour finir avec les "niveaux" de lecture, ils dépendent généralement plus du lecteur que du texte lui-même. N'importe quel texte, même celui qui est en apparence le plus pauvre, a plusieurs niveaux de lecture. |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Re: Les c l é s de la réussite Jeu 11 Déc 2008 - 9:44 | |
| Zéphir, je ne pense pas que les lecteurs "moutons" ne sont pas à même d'apprécier de la grande littérature. On peut sans pour autant en saisir toutes les finesses, les niveaux de lecture, aimer des chef d'oeuvres a priori peu accessibles aux néophytes. C'est là la force de la littérature. Les plus intellectuels la comprennent, les autres la ressentent. C'est comme ça que je vois les choses  |
|  | | Zéphyr Petit Chose


 Nombre de messages: 26 Age: 18 Pensée du jour: Le coq est roi sur son fumier. Date d'inscription: 29/11/2008
 | Sujet: Re: Les c l é s de la réussite Jeu 11 Déc 2008 - 11:50 | |
| J'ai un peu trop grossi le trait, effectivement, mais c'est l'idée générale que je me fais. Bien sûr, un lecteur peut lire et aimer un chef-d'œuvre sans en comprendre toute la portée. Cependant, on croisera rarement quelqu'un qui ne lit qu'occasionnellement se lancer dans des livres de Dumas, Mérimée, Balzac etc. Il préférera un livre plus simple, et je penses que c'est normal. Enfin, il arrive que d'autres personnes se cantonnent dans ces lectures simples et ne cherchent jamais à les dépasser. C'est eux que j'appelle "moutons" car il ne cherche pas à avancer. Et par "populaire", je ne dis pas "médiocre". Je dis simplement qu'un roman qui a pour but de plaire à un maximum de gens ayant des goûts très différents les uns des autres manquera forcément de profondeur, puisque s'il prend le parti d'un style précis il négligera ce qui détestent ce style et en préfère un autre. Étant donné que le manichéisme correspond à une vision simple (qui peut être poétique ou héroïque) du monde, c'est forcément un bon élément pour un roman de ce style. Après concernant ma vision manichéenne... Là, je dois dire qu'en effet, je crois que je me suis beaucoup trop laissé aller (la fatigue, déjà, à 17h35 ?!). Ce que je voulais dire, c'est que, comme il y a des niveaux de lecture différents (des gens qui ne lisent pratiquement pas, sauf pour l'école, des gens qui lisent juste un peu pour se distraire, d'autres pour la même raison mais plus poussée, d'autres pour être confronté au point de vue de l'auteur sur certains sujets etc) on aboutit forcément à des points de vue différents. Mais ma façon de m'exprimer était beaucoup trop réductrice et mesquine, je m'en excuse.  |
|  | | once_upon_a_time Entre au Pays des Merveilles


 Nombre de messages: 916 Age: 77 Date d'inscription: 09/02/2009
 | Sujet: Re: Les c l é s de la réussite Lun 9 Mar 2009 - 12:44 | |
| J'crois que la clé de la réussite est le travail et le fait de croire en soi, jusqu'au bout et quelque soit la difficulté du projet.
Et puis, le facteur chance n'est pas à négliger. Quand les auteurs envoient les tapuscrits aux éditeurs, ils n'ont aucune idée de la tournure des événements.
Ensuite, je dirai qu'il faut écrire pour soi et pas dans l'espoir de plaire à un public. C'est le public qui viendra à nous...pour cela le phénomène de bouche-à-oreilles fait le reste. |
|  | | | | Les c l é s de la réussite | |
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