Koltès est un auteur, que j'ai découvert grâce à mon livre de français, ce fut un grand auteur (malgrès sa courte vie ) mais qui semble souvent être inconnu souvent des gens, dont peut-être qu'ici vais-je trouver des personnes qui connaissent Koltès. Pour prouver qu'il est pas connu, à mon oral de français, j'avais fait une fiche de lecture sur un œuvre de Koltès et la prof qui m'interroge fut choquée de voir un auteur, qu'elle ne connaissait pas (moi aussi je fus choqué, car il est quand même dans le livre de français....).
Voici une courte bio de sa vie :
Bernard-Marie Koltès (1948-1989) est né dans une famille bourgeoise de Metz. Il mène alors une vie violente, solaire et ancrée dans la révolte comme celle de Jean Genet, tout en s'initiant à la musique de Jean-Sébastien Bach avec l'organiste Louis Thiry. Après avoir vu, à l'âge de vingt ans,Maria Casarès dans "Médée", il décide de devenir comédien au Théâtre national de Strasbourg, puis y réalise une dizaine de mises en scène. Il commence alors à écrire pour le théâtre. En 1970, il monte sa propre troupe de théâtre, le « Théâtre du Quai » et écrit "L'Héritage" que Maria Casarès lit pour la radio. Entre un passage au Parti communiste français (1974-1978), de nombreux voyages en Amérique latine, en Afrique et à New York Koltès crée de nombreuses pièces, comme le long monologue écrit pour Yves Ferry "La Nuit juste avant les forêts", qui est montée en off au Festival d'Avignon en 1977 par l'auteur, puis à sa demande, par Moni Grégo au CDN de Lille. Son théâtre, en rupture avec la génération précédente du théâtre de l'absurde, est une recherche permanente sur la communication entre les hommes. Au début des années 1980, il rencontre Patrice Chéreau qui devient son metteur en scène.
Mais l'écrivain, malade, décède à quarante et un ans du SIDA. Bernard-Marie Koltès, dont les textes sont traduits dans une trentaine de langues, est un des dramaturges français les plus joués dans le monde. En février 2007, avec "Retour au désert", il entre au répertoire de la Comédie Française.
Le théâtre de Koltès, basé sur des problèmes réels, exprime la tragédie de l’être solitaire et de la mort. Son écriture accentue la tension dramatique et le lyrisme de ses pièces. Il est évident que Genet et la théorie de l'absurde ont influencé le théâtre de Koltès. Comme les auteurs absurdes, il se sent exilé. Cependant Koltès se fonde sur des racines classiques : Marivaux, Shakespeare dont il traduit "Le Conte d'hiver", que l'on retrouve dans "Roberto Zucco", Rimbaud et Claudel, dont il retient l'idée de communion avec le spectateur lors du théâtre. Théâtre de révolte, Koltès est homosexuel dans un monde hétérosexuel. En Afrique, il voit la culture africaine écrasée par les Européens. Ce sujet devient la pièce Combat de nègres et de chiens. Après une visite en Amérique, il écrit "Quai Ouest", sur un frère et une sœur dans une culture étrangère.
Dans "Prologue & autres textese, il écrit de manière explicite son sentiment d'étrangeté face au théâtre et à la culture de son temps : alors que le film de kung-fu Le Dernier Dragon n'a reçu pratiquement aucune critique et peu de spectateurs à Paris - "encore un film de kung-fu" - il se propose, en sortant des films habituellement au cinéma, de cracher à terre de dépit en disant "encore un film d'amour". Car la supériorité des films de kung-fu, termine-t-il, c'est qu'ils parlent le mieux d'amour tandis que les films d'amour parlent "connement de l'amour, mais en plus, ne parlent pas du tout de kung-fu". De même, dans Dans la solitude des champs de coton mais aussi la plupart de ses pièces, les relations humaines sont envisagées parfois sous une perspective éthologique (les êtres humains se rencontrent comme des chiens et des chats, sur des problèmes de territoire), voire une perspective économique (le deal comme métaphore des relations entre individus et moteur d'une rencontre).
Source : Wikipedia
(pour voir à quoi il ressemble, il suffit de voir mon avatar ^^)
Voici un extrait de "Combat de Nègre et de Chien":
Alboury.- Vous m'aviez promis le corps de Nouafia.
Horn.- Le corps, oui, ce sacré corps. On ne va pas en reparler, non ? Nouofia, c'est cela. Et il avait un nom secret, m'aviez-vous dit ? Quel était ce nom encore ?
Alboury.- C'est le même pour nous tous.
Horn.- Me voilà bien avancé. Quel était-il ?
Alboury.- Je vous le dis : le même pour nous tous. Il ne se prononce pas autrement ; il est secret.
Horn.- Vous êtes trop obscur pour moi [... ]